L’académie en faillite vous présente la sélection grecque pour l’Euro

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Otto Dantagueule connait bien la Grèce pour y passer toutes ses vacances

grécie

Kalimera les amis, ici la Grèce. Vous savez le pays de la feta, de l’ouzo, du raki, de l’huile d’olive et des contrôleurs des impôts au chômage technique. Ti kanete ?

 

Bon je ne fais pas un rappel géopolitique, hein, mis à part que les Grecs ne peuvent pas voir les Turcs, historiquement ils se sont souvent mis sur la gueule. Bon, depuis deux ans, les Allemands ne sont pas appréciés non plus. D’ailleurs espérons un match Allemagne/Grèce avec une victoire des Hellènes et les garçons allemands médusés.

Le championnat est dominé par la triplette d’Athènes ; Olympiakos Le Pirée, Panathinaïkos et AEK Athènes. Bon depuis la quasi-faillite de ce dernier, le championnat voit surtout un duel Olympiakos/Panathinaïkos. Petit chiffre, depuis 1960 l’Olympiakos a remporté 23 fois le championnat, le Pana se contentant de 17 couronnes et l’AEK de 9 titres. Derrière ? Le vide, ou presque. Les deux clubs de Salonique, à savoir l’Aris et le PAOK détiennent respectivement 3 et 2 titres. Pour finir Larissa à 1 titre. C’est tout, aucune autre équipe n’a jamais réussi à gagner le championnat.

Cette année c’est l’Olympiakos qui a triomphé, assez largement, avec 73 points. Derrière, le championnat balance un système de play-off pour les équipes classées de la deuxième à la cinquième place. Y ont participé le Pana, le PAOK Salonique, l’Atromitos Athènes et l’AEK Athènes. Au final, le Pana remporte les play-offs devant l’AEK Athènes, l’Atromitos et le PAOK Salonique.

Les relégués, vous ne les connaissez pas et eux non plus ne vous connaissent pas. C’est Doxa Drama qui obtient 17 points et le Panetolikos et ses 28 points.

Le meilleur buteur du championnat n’est autre que Kevin Mirallas avec 20 buts, succédant ainsi à Djibril Cissé et à des personnalités comme Blanco, Salpingidis ou Nikolaidis.

Maintenant place à la liste concoctée par Fernando Santos, le sélectionneur portugais de cette équipe grecque. Il est arrivé à la tête de la sélection en juillet 2010, remplaçant la légende vivante Otto Rehhagel, en poste depuis 2001. Un coach étranger, tout simplement parce que les grands clubs grecs ne font pas confiance aux locaux. Ainsi l’Olympiakos était dirigé cette année par l’Espagnol Ernesto Valverde, le Pana par le Portugais Jesualdo Ferreira, le PAOK par Laszlo Boloni etc. exception faite de l’AEK dirigé par Nikos Kostenoglou.

Pour revenir à nos moutons, Santos a entrainé le PAOK Salonique, l’AEK Athènes, avec qui il a remporté la Coupe de Grèce en 2002 et le Pana. Bon là, l’expérience a durée quatre matches. Il a également la particularité d’avoir entrainé, Porto (un championnat et deux coupes), le Benfica et le Sporting. Bref, un gars expérimenté et surtout élu meilleur entraineur du championnat grec pour la décennie 2000/2010.

La campagne des qualifications s’est relativement bien passée, avec une première place et 24 points devant la Croatie, Israël, la Lettonie, la Géorgie et Malte. A noter le titre de meilleure défense des éliminatoires avec cinq buts encaissés en 10 matches, et une attaque correcte avec 14 buts. Bon après, faut pas s’attendre à de la folie dans le jeu. Le jeu grec est comme les Grecs eux-même, posé et calme, sans exubérances. Bien sûr quelques joueurs manient bien la gonfle, Karagounis, Ninis, Lyberopoulos ou encore Torosidis, mais globalement c’est limite techniquement. Tactiquement par contre, c’est royal. Vous vous souvenez de la Grèce en 2004 ? Ben c’est globalement la même chose.

 

La liste :

Gardiens: Kostas Chalkias (PAOK Salonique), Michalis Sifakis (Aris Salonique), Alexandros Tzorvas (Palerme/ITA)

Défenseur: Vasilis Torosidis (Olympiakos Le Pirée), Avraam Papadopoulos (Olympiakos), Kyriakos Papadopoulos (Schalke/GER), Stelios Malezas (PAOK), Jose Holebas (Olympiakos), Giorgos Tzavellas (Monaco/FRA), Sokratis Papastathopoulos (Werder Brême/GER)

Milieux de terrain: Grigoris Makos (AEK Athènes), Giannis Maniatis (Olympiakos), Kostas Katsouranis (Panathinaikos), Giorgos Karagounis (Panathinaikos), Giorgos Fotakis (PAOK), Kostas Fortounis (Kaiserslautern/GER), Sotiris Ninis (Panathinaïkos), Giannis Fetfatzidis (Olympiakos)

Attaquants: Giorgos Samaras (Celtic Glasgow/SCO), Dimitris Salpigidis (PAOK), Fanis Gekas (Samsunspor/TUR), Nikos Liberopoulos (AEK), Kostas Mitroglou (Atromitos)

 

-Les gardiens :

Kostas Chalkias, PAOK Salonique, 39 ans :

Lui c’est l’expérience. Il débute sa carrière en 1994 du côté du Pana, club qu’il ne quittera qu’en 2001. Durant cette période il est prêté durant trois saisons au club athénien de l’Apollon Smirny, participant à 75 matchs de championnat. Lorsqu’il revient au Pana, il se rend compte que la route est légèrement barrée et préfère se tailler en province, du côté de l’Iraklis Thessalonique. L’aventure durera deux saisons, le temps pour Kostas de faire 50 matchs et de taper dans l’oeil de Makarian, le coach Uruguayen du Pana. Chalkias arrive et Makarian se fait virer. Le nouveau coach, un Israelien inconnu au bataillon, ne compte pas sur lui et le pauvre Kostas ne sera titulaire que 21 fois en deux saisons. Il tente alors de se relancer à Portsmouth (5 matchs), puis à Murcie (4 matchs), mais sans succès. Alors, tel Ulysse, il revient dans son village, sans avoir conquis la Toison. Ce sera Salonique et l’Aris pendant deux saisons et 51 matchs. Et puis en 2008, c’est l’autre club de la ville qui le débauche. Kostas signe au PAOK et devient le titulaire indiscutable de cet outsider.

Au niveau international, ce géant (1m99), a longtemps été barré par Antonis Nikopolidis. Il a célébré sa première cape en 2001 contre l’Estonie. Il faisait également partie du groupe champion d’Europe au Portugal. Il devient enfin titulaire après la retraite de Nikopolidis, avant le début des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2010.

En bref, il facture 30 sélections.

 

Michalis Sifakis, Aris Salonique, 27 ans :

Un Crétois, un vrai, mais surtout un gars impressionnant dans ses réflexes. Formé dans un petit club d’Héraklion, il est très vite repéré par l’OFI Crète, le club phare de l’ile et y signe en 2002. Petit à petit, Michalis s’impose et devient titulaire lors de la saison 2004/2005. En 2007 et après 101 apparitions sous le maillot crétois, Michalis quitte son île pour tenter sa chance dans la grand-ville, dans le port du Pirée à l’Olympiakos. C’était en prêt, ce fût pas concluant. deux petites apparitions plus tard, le brave Sifakis signe EEN 2008 à l’Aris Salonique, pour remplacer Kostas Chalkias.

Sur le plan international, Michalis fête sa première sélection en 2009 face au Luxembourg. Il est surtout le portier titulaire depuis les éliminatoires, grillant la politesse au vieux Chalkias.

En bref, 11 sélections.

 

Alexandros Tzorvas, Palerme, 29 ans :

Si les deux autres portiers sont des provinciaux, lui c’est un pur Athénien. Un gars fier de sa ville, formé au Pana. Bon, faut se dire un truc, le mec il débute au Pana en 2001, il quitte son club en 2007. Pendant ce temps-là il a fait un match sous le maillot vert, entre temps il a été souvent prêté et dans des clubs à la con. Entre 2001 et 2003 il défend ainsi les couleurs de l’Agios Nikolaos (25 matchs), puis lors de la saison 2003/2004 c’est à Markopoulo (quel nom de con, 11 matchs) qu’il tente de percer. Enfin en 2005 il est prêté à Thrasyvoulos (6 matchs). A la fin de son contrat avec le Pana, il rejoint l’OFI Crète, qui vient de perdre Sifakis. Tout se rejoint, le monde est petit. Une saison et 24 matchs plus tard, il revient au Pana. Il y restera trois saisons, disputant 59 matchs. Puis en 2011, l’appel du large, un certain Zamparini téléphone et lui propose de venir en Sicile à Palerme. Il y va, il est déçu. Censé remplacer Sirigu, il ne joue que cinq matchs, ce qui est peu avant l’Euro. Du coup il tente depuis avril des appels du pied désespérés au Pana.

Sa carrière internationale fût semblable à celle en club : longue à démarrer. Première cape en 2008 contre l’Italie, il devient un héros lors du barrage contre l’Ukraine, préservant son but et permettant à la Grèce de partir à la Coupe du Monde en Afrique du Sud, compétition durant laquelle il sera titulaire. Depuis, il s’est fait chiper sa place, pas par Cheaper, mais pas Sifakis ce diable de Crétois.

En bref, 16 sélections.

 

-Les défenseurs :

Vasilis Torosidis, Olympiakos, 26 ans :

Vasilis nait le 10 juin 1985 du côté de Xanthi. Vasilis est plutôt doué avec un ballon, alors le club local le Skoda Xanthi (ne riez pas) le fait signer. Il y fait ses classes et rejoint l’équipe première en 2002, devenant titulaire en 2004, mais il rencontre alors des pépins physiques. Cela ne freine pas les ardeurs de l’Olympiakos, qu’il rejoint après quatre saisons et 76 matchs pour 800 000 euros. Il s’y impose très vite, devenant un taulier de l’équipe et surtout un des joueurs que l’on annonce à Marseille à presque chaque mercato. Évoluant le plus souvent au poste d’arrière droit ou gauche, il peut également jouer comme milieu droit ou défensif.

Avec l’équipe nationale, il débute contre l’ennemi turc en 2007 sur le flanc gauche. Il est dès lors régulièrement appelé, participant à l’Euro 2008. Cette année, je chantais pour la première fois et Torosidis marquait aussi pour la première fois avec l’équipe nationale. Contre le Luxembourg certes, mais il a marqué, entre ici Willy Sagnol. Il était bien évidemment titulaire lors de la dernière Coupe du Monde, marquant même le but de la victoire contre le Nigéria, ayant auparavant fait expulsé Sani Keita.

En bref, 44 sélections et six buts.

 

Avraam Papadopoulos, Olympiakos, 27 ans :

Lieu de naissance : Melbourne. Fruit de la diaspora grecque, Avraam ne connaît toutefois pas beaucoup l’Australie. Très vite, ce solide gaillard d’1m88, rejoint le centre de formation de l’Aris Salonique. Il y devient titulaire à partir de la saison 2003/2004. Dès lors, ce défenseur central dur sur l’homme ne cesse de rassurer les supporters du club jaune et noir. En 2008, l’Olympiakos décide de le faire venir, investissant 2,5 millions d’euro. Il est vrai que ses stats étaient plutôt bonnes, en cinq saisons il avait participé à 119 matchs, inscrivant 13 buts. Place à l’Olympiakos donc et pour ce faire bien voir, Avraam lâche la petite phrase contre le Pana « J’ai choisi l’Olympiakos parce que c’est le meilleur choix. Je ne voulais pas rejoindre un club du passé. », BING ! Il vient ainsi de signer une assurance vie. Bon, faut pas trop qui traine dans des quartiers verts, parce que bon… Avec le club du Pirée il a jusque là participé à 98 matchs et inscrit deux buts.

Avec la sélection, il joue pour la première fois en 2008 contre la République Tchèque. Il fut de la partie pendant la Coupe du Monde.

En bref, c’est 32 sélections.

 

Kyriakos Papadopoulos, Schalke 04, 20 ans :

A tout juste 20 ans, Kyriakos fait figure de puceau dans l’effectif grec. La Grèce ne fait pas confiance au jeune, c’est un constat. La preuve ? Kyriakos, formé à l’Olympiakos a débuté sous les couleurs rouges et blanches en 2007. Quand il quitte le club du Pirée en 2010, il n’a participé qu’à 12 matchs de championnat. Oui il se barre, en Allemagne, plus précisément à Gelsenkirchen et pour 2,5M d’euros. Pour sa première saison dans la Ruhr, le natif de Katerini, participe à 18 rencontres, scorant pour la première fois en Europa Ligue contre Helsinki. Depuis, il s’impose petit à petit et a disputé 48 matchs en deux saisons, pour deux buts. C’est en quelque sorte le grand espoir du foot grec en défense centrale.

Sur la scène internationale, Papadopoulos est un néophyte. Il est appelé pour la première fois en 2011, pour pallier la blessure de l’autre Papadopoulos et à la suspension de Papastathopoulos. C’était contre Malte et il poussa le vice jusqu’à marquer ce jour-là.

En bref, 8 sélections pour trois buts.

 

Stelios Malezas, PAOK Salonique, 27 ans :

Ah Stelios. Que dire ? Né en 1985, à Katerini comme son compère Kyriakos, Stelios se retrouve dans les équipes de jeunes du PAOK Salonique. En 2003, ceux-ci le prête à Irodotos, prêt durant lequel il joue 30 matchs pour 1 but. A son retour de prêt, il fait son trou dans l’effectif des Aigles du Nord, progressant chaque année, jusqu’à devenir titulaire lors de la saison 2008/2009. Homme d’un seul club si l’on excepte son prêt, Stelios est l’une des figures emblématiques du club de Salonique, ainsi que le chouchou des supporters.

Sur la scène internationale, il fête sa première sa première sélection en 2010 contre le Sénégal, puis est retenu dans la foulée pour la Coupe du Monde.

En bref, 2 sélections.

 

Jose Holebas, Olympiakos, 27 ans :

Bon, quand on voit son prénom et son nom on se dit que le José ce n’est pas un Grec pure souche. On a raison, le José il est né en Allemagne, d’un papa Grec et d’une maman Uruguayenne.

A la base il évoluait en pointe, en témoigne sa saison du côté du Viktoria Kahl, 33 matchs pour 15 buts. Après, il signe à Munich chez les Konigblauen. Il débute aussi en attaque, puis glisse sur l’aile droite, pour finir arrière droit. En 2010, après quatre ans à tirer en Bundesliga.2 l’Olympiakos vient le chercher contre un chèque de 500 000 euros. Depuis il joue pas mal, avec 47 apparitions et trois buts sous la liquette du club athénien.

Pour jouer sous le maillot grec, José a dû demander un passeport grec, puisqu’il est à la base de nationalité allemande. Il le reçut en novembre 2011 et fût appelé pour le match contre la Russie.

En bref, 3 sélections.

 

Giorgos Tzavellas, Francfort, 24 ans :

Né en 1987, Giorgos démarre sa carrière en 2006 dans le modeste club de Kerkyra. Il y restera deux ans, disputant 23 matchs et scorant par deux fois. En 2008 il veut changer d’air et ce natif d’Athènes rejoint le Panionios. Au bout de deux ans et de 45 matchs (2 buts), Giorgos est sollicité par l’Eintracht Francfort. Bon, faut dire ce qui est, il joue la première saison (25 matchs et un but) puis disparaît des écrans radar. En effet lors de la saison 2011/2012 il ne joue que deux bouts de matchs et est prêté, avec option d’achat, en janvier à l’AS Monaco. Là-bas il joue plus (14 matchs, 1 but), mais ce n’est pas suffisant pour que l’ASM lève son option. Du coup il repart du côté de Francfort…

Avec l’équipe grecque, il fait partie des 30 pré-sélectionnés par Rehhagel pour la Coupe du Monde, mais n’est pas retenue. Il fait finalement ses début en septembre 2010 contre la Croatie.

En bref, 5 sélections.

 

Sokratis Papastathopoulos, Genoa, 23 ans :

Son nom est difficile à écrire, il devrait donner des sueurs froides à beaucoup de commentateurs durant cet Euro.

La carrière de Sokratis démarre à l’AEK Athènes en 2005. Cette saison là, pour son premier et seul match de l’année, Sokratis marque. L’année suivante il est prêté au club de Niki Volou et participe à 11 rencontres. Puis retour à la case départ pour deux saisons, 38 matchs, un but et un transfert au Genoa moyennant 3,8 millions d’euro. Pendant deux saisons, Sokratis va impressionner son monde, évoluant à 51 reprises (pour deux buts) avec son nouveau club. Tellement impressionnant, que le Milan claque 4,5 millions pour le recruter. Et là black-out, il ne fait que cinq matchs pendant la saison, puis se retrouve transféré au Genoa pour 4 millions. Logique italienne. Dans la foulée le club de Gênes le prête en Allemagne au Werder Brême. Une saison difficile collectivement, mais pleine individuellement, puisque Sokratis a retrouvé le chemin des terrains (30 matchs pour un but).

Avec les Grecs, Sokratis démarre en 2008 contre la République Tchèque. La même année, Rehhagel annonce un pré-groupe de 24 joueurs pour l’Euro. A l’annonce des 23 retenus, Sokratis se fait lourder. Par la suite il devient un membre important de la défense des Héllènes, participant même à la Coupe du Monde.

En bref, 27 sélections.

 

-Les milieux :

Grigoris Makos, AEK Athènes, 25 ans :

Ce milieu défensif né en 1987 débute sa carrière en 2003 au Panionios. Très vite titulaire dans l’entre-jeu athéniens, Makos est transféré en 2009 à l’AEK Athènes pour un million d’euro. Malgré une concurrence plus forte, il continue à aligner les matchs. Au final c’est un joueur expérimenté, fort des 205 matchs en championnat pour sept buts.

Makos fait ses débuts avec la Grèce en février 2008 contre la République Tchèque. Il ne sera retenu ni pour l’Euro 2008, ni pour la Coupe du Monde 2010.

En bref, 11 sélections.

 

Giannis Maniatis, Olympiakos, 25 ans :

Comme Makos, ce milieu défensif débute et en 2003 et au Panionios. Après huit saisons, 164 matchs et huit buts, il quitte son club formateur pour l’Olympiakos, en l’échange de 500 000 euros. Sa première saison y est compliqué puisqu’il ne participe qu’à neuf matchs. Cette saison il refait surface et joue 22 matchs.

Maniatis fût appelé la première fois par Santos pour jouer contre la Serbie en 2010.

En bref, il compte aujourd’hui sept sélections.

 

Kostas Katsouranis, Panathinaïkos, 32 ans :

Kostas, un des historique du groupe. Il forme au Pana, avec Karagounis, l’une des plus belles doublettes du pays. Milieu défensif de formation, il débute sa carrière en 1996 avec le Panachaïki. En 2002, après 121 matchs et 14 buts il rejoint l’AEK Athènes pour quatre saisons, quatre saisons qui marquent en quelque sorte, son apogée footballistique. Avec les jaunes et noirs, il dispute 110 matchs et inscrit 29 buts, dont une saison 2004/2005 fantastique avec 10 buts en 28 matchs. Puis en 2006 il tente l’aventure au Benfica, contre un chèque de 2,3 millions d’euro. Il y restera trois saisons, le temps de disputer 80 matchs et de marquer ses 10 buts. 2,5 millions d’euro plus tard, il signe au Pana (87 matchs et 18 buts pour l’instant) et continue de régaler l’Olympic Stadium.

En équipe nationale, c’est un des tauliers. Première sélection en 2003 contre la Suède. Depuis il a remporté l’Euro 2004 et participé à l’Euro 2008 et à la Coupe du Monde 2010.

En bref, 90 sélections et neuf buts.

 

Giorgos Karagounis, Panathinaïkos, 35 ans :

Quand on parle de Katsouranis, Karagounis n’est jamais bien loin. Lui c’est l’archétype du joueur chiant à jouer. Il est petit, technique et à science du jeu sympathique. Alors, certes il courre de moins en moins, mais en une passe il peut déséquilibrer une défense.

Son club c’est le Pana. Formé au Pana, il sort en équipe première à 16 ans, en 1993. Il se fait prêter à l’Apollon FC durant deux saisons et accumule du temps de jeu avec 55 apparitions et 9 buts. A son retour à Athènes, il devient titulaire, enchaînant les matchs (118 matchs pour 25 buts). En 2003, après cinq années pleines, Giorgos se retrouve en fin de contrat et signe à l’Inter de Milan. 21 matchs en deux saisons, voilà le bilan, un échec cuisant. Plutôt que de revenir en Grèce, il pousse encore plus à l’Ouest et rejoint le Benfica de son pote Katsouranis. L’expérience est plus réussie, Karagounis totalisant 45 matchs pour trois buts. En 2007, son contrat n’est pas renouvelé et il signe avec le Pana. Il n’en a plus bougé, totalisant à l’heure actuelle 127 matchs pour 12 buts.

Il fête sa première sélection en 1999 contre le Salvador. En 2004 il remporte bien évidemment l’Euro et est depuis l’homme de confiance de Rehhagel puis de Santos. Il est aujourd’hui le deuxième Grec le plus capé (116 sélections), devant Basinas (100 sélections) et derrière Zagorakis (120 sélections).

En bref, 116 sélections et huit buts.

 

Giorgos Fotakis, PAOS Salonique, 30 ans :

Encore un Giorgos vous me direz. Bon lui c’est un milieu offensif, limite attaquant de soutien. Il est petit, mais va vite et manie bien la gonfle. Il a eu un parcours assez spécial par rapport aux autres. C’est-à-dire que formé au PAOK, il a été prêté (à Kallithéa, pas très concluent), puis vendu directement à un club de D2, Egaleo. Le club fait plusieurs fois l’ascenseur, mais Giorgos s’éclate et va disputer 138 matchs et marquer 12 buts en six saisons. En 2006, il tente un pari audacieux en s’engageant avec les Ecossais de Kilmarnock. Pari manqué, il n’apparaît jamais avec l’équipe A. Retour en Grèce à Larissa pour trois saisons, disputant 67 matchs et marquant par sept fois. Enfin en 2009, le PAOK son club formateur revient le chercher. Depuis il y a disputé 77 matchs et a inscrit 12 buts.

Il démarre sa carrière internationale en octobre 2009 contre le Luxembourg. Son premier but intervient contre l’Autrice.

En bref, 10 sélections et deux goals comme dirait Gerets.

 

Kostas Fortounis, Kaiserslautern, 20 ans :

Pareil que pour Fotakis, Fortounis a eu un parcours spécial. Milieu offensif ou ailier droit, Kostas joue dans les équipes de jeunes de l’Olympiakos jusqu’en 2008, date à laquelle ou le natif de Trikala se voit fermer les portes d’un avenir dans le club athénien. Alors, il repart dans sa province et signe un contrat avec le Trikala FC, alors en D3. Il y reste deux ans (30 matchs et trois buts) et en 2010, signe un contrat avec l’Asteras Tripolis. Très vite ce milieu plutôt grand (1m83) se met en évidence. Après seulement une saison, Kaiserslautern arrive et achète le Kostas. Joli coup financier pour l’Asteras au passage, ils l’avaient acheté 40 000, ils le vendent 850 000. Kostas se retrouve donc en Bundesliga, lui qui évoluait au troisième échelon grec deux ans plus tôt. Mais il s’adapte rapidement, disputant 28 matchs. Malheureusement il ne se montre pas assez décisif, ne marquant pas un seul pion dans sa saison. De plus Kaiserslautern, promu sympa y a deux ans, est relégué. Saison en demi-teinte quoi.

Du coup, il connaît une arrivée très récente en équipe nationale, sa première sélection remontant à février 2012 contre la Belgique.

En bref, 3 sélections.

 

Sotirios Ninis, Panathinaïkos (Parme l’an prochain), 22 ans :

Le prodige, tous les joueurs de FM le connaissent. Technique et rapide, c’est un régal de le voir jouer. Né en Albanie, Sotirios et sa famille font partie de la minorité grecque d’Albanie. Les Albanais ayant tendance à être méchant, ils furent obligés d’aller en Grèce. Le prodige intègre les équipes de jeunes du Pana à partir de 2003. Il intègre l’effectif pro en 2006, il n’a alors que 16 ans, joue 14 rencontres et marque trois fois. La saison suivante est marquée par une série de blessures, l’empêchant de jouer. En fait le soucis de Ninis, c’est qu’en plus d’être fragile, il marque peu. Trop altruiste peut être, il cherche surtout à faire de bonnes passes. Bon il est vrai que dans le foot ça change un peu, mais c’est dommage. Du coup ses statistiques ne sont pas énormes, entre 2006 et 2012, le génial petit ailier a disputé 100 matchs avec le Pana, n’inscrivant que 11 buts. Malgré tout, le joueur paraît bien entouré, puisque bien que sollicité par pas mal de gros clubs, il a préféré s’engager avec Parme. Histoire d’apprivoiser la Série A avant de partir vers d’autres cieux.

Sa carrière internationale suit un peu le même chemin que celle en club. Elle démarre très tôt et très fort. Premier match et premier but (5ème minute de jeu) en 2008, contre Chypre. Il devient dès lors le plus jeune joueur à avoir marqué un but avec la Grèce (18 ans et 46 jours). Il participe à la Coupe du Monde 2010, mais en qualité de remplaçant.

En bref, 19 sélections et deux buts.

 

Ioannis Fetfatzidis, Olympiakos, 21 ans :

Milieu offensif ou ailier, ce jeune joueur ne manque pas de talent. Ultra rapide et technique, formé à l’école de l’Olympiakos, il apparaît pour la première fois dans l’équipe pro en 2009 (2 matchs). Mais c’est en 2010 qu’il explose, puisqu’il prend part à 19 matchs et inscrit 2 buts. Cette saison, il a confirmé ses qualités en jouant 18 matchs et en marquant 3 fois. Alors ça vaut ce que ça vaut, mais en Grèce il est surnommé le Messi Grec.

Il fait ses débuts avec la Grèce le 8 octobre 2010 face à la Lettonie, remplaçant un Ninis blessé. Le 9 février 2011, il marque le seul but du match opposant la Grèce au Canada.

En bref, 12 sélections et 3 buts.

 

-Les attaquants :

Giorgos Samaras, Celtic, 27 ans :

Milieu offensif ou ailier, ce jeune joueur ne manque pas de talent. Ultra rapide et technique, formé à l’école de l’Olympiakos, il apparaît pour la première fois dans l’équipe pro en 2009 (2 matchs). Mais c’est en 2010 qu’il explose, puisqu’il prend part à 19 matchs et inscrit deux buts. Cette saison, il a confirmé ses qualités en jouant 18 matchs et en marquant trois fois. Alors, ça vaut ce que ça vaut, mais en Grèce il est surnommé le Messi Grec.

Il fait ses débuts avec la Grèce le 8 octobre 2010, face à la Lettonie, remplaçant un Ninis blessé. Le 9 février 2011, il marque le seul but du match opposant la Grèce au Canada.

En bref, 12 sélections et trois buts.

 

Dimitris Salpingidis, PAOK Salonique, 30 ans :

Un buteur de talent, quoi qu’un peu sur le déclin. Formé au PAOK, il est prêté successivement à Larissa pour une saison (sept matchs, zéro but) et à Kavala pour deux saisons (33 matchs, 25 buts). Lorsqu’il revient à Salonique, les deux stars du club Okkas et Georgiadis se taillent, lui laissant la place en attaque. En 2004 il marque 16 buts, puis 14, puis 17. Devant des stats pareilles, les clubs d’Athènes sont tous foufous et c’est le Pana qui l’emporte contre 1,8 millions et trois joueurs (record de vente entre clubs grecs), Dimitris refusant de signer chez les rivaux historiques de l’Olympiakos. Au Pana il ne perd pas son efficacité, inscrivant 14,15 et 10 buts lors de ses trois premières saisons au club. La quatrième est moins prolifique, puisqu’il ne marque que cinq fois. Son contrat se termine et Salpingidis quitte Athènes pour retourner au PAOK. Celui qui avait été vendu pour éviter une faillite, revient gratuit et en baissant fortement son salaire. Pour son retour il marque neuf buts, puis sept buts cette saison.

Il fête sa première sélection en 2005 contre la Belgique, mais devra attendre 2008 pour ouvrir son compteur but, contre la République Tchèque. Il était à l’Euro 2008, ainsi qu’à la Coupe du Monde 2010 (1 but).

En bref, 55 matchs et sept buts.

 

Fanis Gekas, Samsunspor (sans club pour l’an prochain), 32 ans :

Né et formé à Larissa, Fanis y évolue entre 1998 et 2001, jouant 61 matchs et inscrivant 18 buts. Entre 2001 et 2004, on le retrouve à Kallithea (100 matchs et 44 buts). Il rejoint ensuite le Pana pour une saison et demi, continuant à scorer (23 buts en 41 matchs). En 2006 l’arrivée de Salpingidis au Pana le pousse au départ et il rejoint Bochum en prêt. Il y sera performant, signant 20 buts en 32 matchs, les fans allant jusqu’à le surnommé le Dieu Grec. L’option d’achat étant trop élevé, il rejoint le Bayer Leverkusen, inscrivant 11 buts lors de sa première saison. Sa deuxième saison est moins bonne et il est prêté en janvier à Portsmouth, un prêt raté puisqu’il ne joua qu’un match. Il est de nouveau prêté la saison suivante, mais au Herta Berlin (17 matchs et 6 buts). En 2010 il signe à Francfort pour un million d’euro et flambe littéralement en marquant 16 buts en 34 matchs. Franfort est relégué, Gekas y reste six mois, marque sept buts, puis signe un contrat de six mois avec le club turc de Samsunspor. Malgré ses huit buts en 11 matchs, il n’est pas prolongé et se retrouve sans club.

Il fête sa première sélection en 2004 contre l’Albanie et son premier but en 2007 contre la Hongrie. Présent à l’Euro 2008, il aide grandement son équipe à se qualifier pour la Coupe du Monde 2010 en terminant meilleur buteur de la zone Euro (10 buts). Le 9 septembre 2010 il annonce sa retraite internationale, mais revient sur sa décision suite à un entretien avec Santos.

 

Nikos Lyberopoulos, AEK Athènes (futur retraité), 36 ans :

Le brave Nikos démarre sa carrière en 1991 à l’Erani Filiatrion. Il y restera jusqu’en 1994, inscrivant 33 buts en 53 apparitions. Il rejoint alors le club de Kalamata pour deux saisons (78 matchs, 20 buts). En 1996, il signe au Panathinaïkos et y restera jusqu’en 2003, disputant 186 matchs et inscrivant la bagatelle de 72 buts. En 2003, il s’apprête à signer à Sochaux, mais une offre de dernière minute de l’AEK Athènes, son club de coeur, fait pencher la balance. Là-bas il devient un héros en inscrivant 67 buts en 141 matchs et en refusant une offre de Nuremberg (4 millions par an).

En 2008, il résilie son contrat et s’engage avec Francfort pour deux ans. Là-bas, il prend part à 50 matchs et inscrit 10 buts. Finalement il finit par s’engager avec l’AEK en 2010 pour un an (23 matchs, 7 buts), rempilant pour une dernière année en 2011 (30 matchs, 10 buts). En mai 2012, il annonce qu’il prendra sa retraite après l’Euro.

Il faut noter qu’il avait annoncé sa retraite internationale en 2009, mais que comme Gekas, Santos a tout fait pour le faire revenir.

En bref, 67 sélections et 12 buts.

 

Kostas Mitroglou, Atromitos, 24 ans :

Il démarre sa formation en Allemagne, notamment à Gladbach. Entre 2005 et 2007, il impressionne les observateurs en inscrivant 38 buts en 34 matchs avec la réserve du club. L’Olympiakos sent le bon coup et le recrute en 2007. Entre 2007 et 2011, il joue 49 matchs et marque 16 buts. En 2011, il est prêté au Panionios (11 matchs et 8 buts). Cette saison il était prêté à l’Atromitos, réalisant une très belle saison (21 buts en 32 matchs).

Il dispute son premier match international contre l’Ukraine en 2009 et marque son premier but contre Malte en 2011.

En bref, 16 sélections et deux buts.

Voilà pour cette longue présentation de l’effectif grec. Otto Dantagueule vous donne rendez-vous pour le match d’ouverture contre la Pologne, avec peut-être un live sur la page Facebook de Didier Feco.

 

Athio ,

 

Otto Dantagueule.

5 réflexions sur «L’académie en faillite vous présente la sélection grecque pour l’Euro»

  1. Depuis le glorieux passage de Basinas et Charisteas à arles avignon j’aime un peu moins cette équipe. Sinon je pense que il y a une erreur sur Samaras peut être surnommé le messi grec mais surement pas ultra rapide et technique

  2. Oui j’ai fais une erreur, j’ai mis deux fois la description de Fetfatzidis. Toutes mes excuses à vous lecteurs et surtout à ce gros bourrin de Samaras.

    Fetfatzidis c’est lui le Messi Grec. Samaras ce serait plus le Madar Grec.

  3. Enfin un grec qui ne parle pas de trous du cul dans un château.Sinon à part la crise; j’ai des questions importantes sur les hellenes:
    A-t-on compris là-bas où s’arrête l’amitié entre 2 hommes ou entre enfant et adulte?
    Qui a inventé le kebab?? Le grec ou le turc?

    Merci sinon!

  4. Cher Alain,

    C’est Otto qui te causes,

    Voici les réponses à tes questions :

    1/Le célèbre dicton « Pédé comme un Grec » qui s’adapte aussi aux phoques ou aux Bretons est une erreur. En effet, les Grecs passent énormément de temps entre eux dans des cafés réservés aux hommes. Ne fréquentant leurs femmes que le matin ou le soir. De fait, j’ai posé la question à une serveuse Crétoise. J’étais éméché tu t’en doutes bien et elle n’a pas compris où je voulais en venir. Finalement elle a finit par me dire que l’homosexualité était très peu répandue en Grèce, car les hommes y étaient virils. Alors je dirais que l’amitié deux hommes s’arrête au doigt dans l’anus. Entre hommes et enfants c’est comme en France. Dans les campagnes aucune limite. Dans les villes, un doigt dans le cul.

    2/Le kebab a été inventé par les Grecs. Sauf que vu que les Turcs avaient envahis la Grèce à cette époque, ils se sont honteusement attribués cette invention culinaire. A cause de ça que la Turquie à 6% de croissance et la Grèce -5%. SALAUDS !

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