L’Aiacciu Académie vous offre le Onze Anal Historique de l’A.C. Ajaccio

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De l’analité délicate de la Corse.

Malgré le peu d’années passé en professionnel, l’A.C.A possède un potentiel d’analité la plupart du temps méconnu du grand public. Oui, Ajaccio a eu des défenseurs foireux, des milieux pourris et des attaquants (surtout des attaquants) faisandés. Petit tour d’horizon de ces joueurs qui ont fait un tour en Corse plus pour le soleil et les plages que pour jouer (correctement) au foot.

Je vous préviens, le onze titulaire n’est pas le plus anal, mais il contient le plus noms ronflants. Ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont pas été anaux attention hein. Et vous retrouverez bien sûr une sélection des plus mauvais joueurs ayant évolué en rouge et blanc. Attention à vos yeux, vous allez être surpris devant tant d’analité.

 

Entraîneur : José Pasqualetti.

Le gardien du maquis :

Frédéric Roux : Grand gardien, par la taille bien sûr, à l’allure dégingandée Frédéric Roux restera l’un des pires gardien de l’A.C.A.. Avec ses mains en savon, son mental en carton, et un corps tout grippé il aurait eu une place de choix dans une déchèterie. Ou même sur le banc. Arrivé de Bordeaux où il avait passé six années sur le banc dans l’ombre d’Ulrich Ramé, Ruud Krol lui fît confiance, le préférant au jeune Perica Radic. Une erreur sans doute. Pour le confirmer, voici la stat’ qui tue : il a encaissé 50 buts cette saison. Ses plongeons avec trois temps de retard, son attentisme et ses sorties ubuesques y étant pour beaucoup. Un gardien à oublier. L’année suivante il reprendra une place adéquate à son niveau, c’est à dire sur le banc… à l’Olympique Lyonnais.

 

Les autres gardiens du maquis :

Tony Sylva : Barré par Fabien Barthez puis par Flavio Roma dans son club formateur de Monaco, Tony Sylva redécouvre Ajaccio lors de la saison 2000/2001. Effectivement, il avait déjà été prêté au G.F.C.O Ajaccio quatre saisons auparavant. Seul problème, le Sénégalais n’arrive pas seul car il emmène dans ses bagages un énorme strabisme divergeant, chose plutôt embêtante pour un gardien.  Les dirigeants ajacciens décident de le faire opérer. Une fois ce désagrément derrière lui, le portier réalisera une saison en tout point honorable. Rien n’est à lui reprocher, sa félinité a fait merveille au fur et à mesure des matches. En tout, il aura disputé trente et un matches et encaissé ‘seulement’ quarante buts, faisant de l’A.C.A l’une des meilleures défenses de Division 2. Il s’épanouira totalement à Lille durant quatre saisons, avant de partir relever le challenge sportif turc. Si sportivement, il a été irréprochable (mis à part quelques bourdes), ce n’est pas le cas mentalement. Deux exemples pour le prouver. En janvier 2008, il se rend à Dakar pour disputer un match amical avec sa sélection, mais ce n’est qu’une fois arrivé là-bas qu’il apprend que le match se déroule en fait à…Rouen. Furieux, il ne voudra pas jouer. Tête en l’air. Même année, même mois, il se fera surprendre en boîte de nuit avec son coéquipier et poète El Hadji Diouf 48 heures avant un match. Fêtard. Tony Sylva et sa sélection, une grande histoire d’amour.

Alexandre Negri : Ce grand gardien brésilien, arrivé après cinq saisons à Ponte Preta, ne s’est jamais mis en valeur. Et pour cause, il n’a joué aucun match…Recruté pour être la doublure de Stéphane Trévisan, il restera dans l’ombre de celui-ci, devenant même au fur et à mesure troisième gardien. Lui qui était présenté comme un espoir du football brésilien (comme tant d’autres) continue sa carrière dans l’anonymat le plus complet à l’AEK Larnaka, à Chypre.

 

Les I Muvrini de la défense :

Yohann Demont : Bon j’avoue, il n’a rien à faire ici tant son comportement et son jeu ont été irréprochables. Si le blond décoloré est ici c’est bien sûr grâce à la suite de sa carrière qui s’est révélée bien pourrie. Accrocheur, battant, bon centreur, le ch’ti a pris ses aises dès son arrivée de Beauvais. Son caractère collait à la perfection au tempérament corse, c’est ainsi qu’il se fit une place de titulaire indiscutable très rapidement. Ses performances lui permettra d’être élu joueur acéiste de l’année 2004. La saison d’après, les supporters mettront encore une fois en avant ce joueur, puisqu’il terminera, cette fois-ci, second meilleur joueur de l’année, derrière Xavier Collin. Le Tunisien , à force de bonnes performances prendra la place de Fantomas Marcelinho en tant que milieu offensif droit. Par ailleurs, si le club s’est maintenu en 2004, c’est en grande partie grâce à lui et ses buts décisifs à Auxerre (à la dernière minute) et contre Sochaux. Son match le plus remarquable et remarqué fut néanmoins son match au Stade Vélodrome, contre l’OM, où l’A.C.A s’imposa 0-2. C’était la bonne époque… Dans cette partie, Demont marqua et délivra une passe décisive à Edson. Son bilan à Ajaccio est de 79 matches et de six buts. Puis vint la signature à Lens, la descente, le Ballon de Plomb, la deuxième place du Ballon de plâtre, les phalanges cassées contre le mur (ou la porte), la naturalisation tunisienne. Sa carrière se termine mal malheureusement, lui qui méritait mieux avec peut être un peu plus d’intelligence. Comble de la beaufitude, il a prénommé l’un de ses fils (fille d’après les cahiers, ndsmel) Ange. Oui, Ange Demont. En fait, cela résume bien ce joueur, ange et démon.

Sacha Opinel : Un prénom de dresseur de Pokémon, un nom de couteau. A Ajaccio, ce défenseur a joué les… seconds couteaux. Arrivé en provenance de Lille, celui qui a auparavant côtoyé Patrick Vieira à Cannes disputera seulement sept matches lors de cette saison 1998/1999. Défenseur maladroit, il fera ensuite de drôles de choix, choisissant de s’expatrier en Division 2 écossaise, à Raith Rovers. Suivront des clubs de sombres divisions anglaises tels que Plymouth, Leyton Orient, Billericay Town, Farnborough Town, Crawley, clubs dans lesquels il ne restera généralement pas plus d’une saison. Cependant, Opinel est une vraie légende à … Ebbsfleet United où il jouera 104 matchs en trois saisons. Aujourd’hui âgé de 34 ans, son seul trophée est une F.A Trophy et son dernier club connu est Harlow Town. D’autre part, Sacha Opinel est le cousin d’Eric Cantona. Pas pour autant qu’il sera président de la République.

Gaspar : Gaspar, de son vrai nom, José Gaspar Silva Azevedo, est un Portugal-trotter. Le Lusitanien a plus tourné dans les clubs de son pays qu’un rasoir dans une fratrie de six sœurs portugaises. Trofense, Tirsense, Sétubal, F.C. Porto, Leça, Alverca, Gil Vicente, Belenenses, Rio Ave, tels sont les clubs qui ont vu passer le roc d’1m90. Et malheureusement, celui-ci s’est perdu en route, atterrissant sur l’île de beauté en 2004/2005. Titulaire, puis remplaçant, puis blessé, Gaspar ne s’est jamais vraiment imposé, sans doute est-ce dû à une intégration problématique, lui qui n’avait jamais quitté son pays. Après dix-sept matches de championnat, le champion du Portugal (avec Porto en 1999) est parti comme il est venu, dans l’ombre, tel un fantôme. Parce que Gaspar fut plus un spectre qu’un Roi Mage.

Ousmane Nyan : Latéral droit norvégien d’origine gambienne (comme un certain John Carew), Nyan est recruté par on ne sait quel miracle en 2002. Vous imaginerez aisément qu’un norvégien de Gambie jouant à Stromsgodset sous moins vingt degrés ne puisse pas s’intégrer dans une ville méditerranéenne où il fait plus de vingt degrés toute l’année. Un petit tour et puis s’en va. Après ses trois matchs joués, il retournera en Norvège où il finira sa carrière.

 

Les doublures :

Laurent Wuillot : Déjà, avec un défenseur belge, on s’attend à une mauvaise blague. Il en sera une à lui tout seul. La sérénité et le talent n’avaient pas investi son corps. Défenseur moyen dans le championnat belge, il fut très médiocre en Corse. Et encore, heureusement qu’il était grand et potable lorsqu’il était question de jeu de tête. Son bilan de sept matches disputés est famélique. Mamadou Seck, David Terrier et les autres défenseurs n’ont jamais été inquiets de sa concurrence.

Hervé Alicarte : Comme la plupart des joueurs de ce Onze Anal, Hervé Alicarte n’est resté qu’une seule saison sur la pelouse du Timi, disputant 22 matches et marquant deux buts. L’ancien bordelais, champion de France 1999, n’a pas laissé le même souvenir en Corse qu’en Gironde. Venu pour  renforcer la défense du club en Ligue 1 en 2002, l’A.C.A finira la saison avec 49 buts encaissés, c’est à dire l’antépénultième défense du championnat. Alicarte n’apporte pas la stabilité voulue, il déçoit et retourne du côté de Bordeaux dès la fin de son prêt. Comme un symbole de carrière en queue de poisson, le natif de Perpignan terminera sa carrière… au Nîmes Olympique. Pour le rassurer, on notera que son frère Bruno n’a pas non plu eu une carrière brillante.

 

Les gars du Milieu :

Marcelinho Carioca : Youpi ! Telle fut la réaction des supporters ajacciens à l’annonce du départ du joueur brésilien. Et pourtant, avant son arrivée, il faisait office de joueur expérimenté au Brésil, pays dans lequel il reçut multiples trophées et honneurs. Ballon d’or brésilien en 1999, Ballon d’argent en 1994 et 2003, champion du Brésil en 1992, 1998 et 1999, international brésilien à quatre reprises, il vit à Ajaccio sa deuxième expérience en Europe après un bide à Valence (5 matches), deuxième expérience donc et deuxième échec. Il ne disputera effectivement que dix matches. Le petit joueur d’1m67, durant toute sa carrière n’aura réussi à s’imposer que dans son Brésil natal, ses expéditions au Japon et en Arabie Saoudite se soldant sur autant de fiascos. Ce lutin en surpoids ne brillera jamais, si ce n’est par son errance. Partisan du moindre effort, il aimera vaguer en milieu de terrain, attendant paisiblement que le match finisse. Ne redescendant jamais défendre et ne débordant qu’à quelques trop rares occurrences, son passage à Ajaccio sera raté sauf grâce à quelques coups d’éclats techniques. De ce spécialiste des coups de pied arrêtés et des frappes de loin, les Ajacciens se souviendront de ses deux buts, deux frappes lointaines. Comme un symbole. Arrivé avec André Luiz et Lucas, on aurait alors dû offrir Le recrutement pour les Nuls aux dirigeants de l’A.C.A.

« Et ta soeur, elle a sifflé faute ?« 

Stéphane Ziani : Si aujourd’hui Sammaritano a un maillot à son taille, c’est grâce à Stéphane Ziani. En effet, c’est à partir de son arrivée que les concepteurs de maillot ont commencé à fabriquer du XXXS. Premier milieu de terrain de poche, 1m67, à porter les couleurs du club, il fut aussi le premier à le quitter après seulement sept matches disputés. Ce qui lui vaut aujourd’hui le surnom de ‘déserteur’ chez les supporters. Arguant qu’il en avait marre et qu’il avait peur de faire la saison de trop alors qu’il était arrivé depuis deux mois à peine, l’ex-nantais a planté ses coéquipiers sans aucuns remords. De plus, ce départ a eu une conséquence négative sur le vestiaire, les joueurs craquant mentalement sur le terrain. Ce départ coïncida avec une période noire de la saison ajaccienne et amena l’A.C.A à la 17ème place du classement. Stéphane Ziani, Steed Malbranque avant l’heure.

 

Les petites mains du Milieu :

Moussa N’Diaye : C’est un champion de France (avec Monaco en 2000) et un finaliste de la CAN (en 2002) qui débarque à Ajaccio en 2005. On flaire la bonne affaire. Le colosse à la frappe surpuissante n’apportera pas beaucoup à l’A.C.A. En tout cas, pas assez. L’ancienne idole sedanaise ne restera qu’une saison au club, le temps de disputer dix-sept matches et de marquer, tout de même, six buts. Ses 1m80 pour 80 kilos repartiront ensuite en direction de Istres et Auxerre, avant de s’envoler vers le Qatar et de rentrer dans son pays, le Sénégal. Dommage qu’il ne soit pas resté au club plus longtemps, je l’aimais bien ce petit. Surtout qu’il a fait partie de l’équipe du Sénégal vainqueur de la France lors de la Coupe du Monde 2002.

Grégory Ursule : Jeune espoir girondin puis rennais voué à un brillant avenir, Ursule signe à Ajaccio en 1999. Vif et enjoué, il charme tout le monde dès ses débuts. Il joue 61 matches lors de ses deux premières saisons au club, alors en Division 2. En 2001, il est même élu quatrième meilleur joueur de l’effectif par les internautes de alours.com. Mais cet état de grâce ne va pas durer, malheureusement pour lui, il se blesse très gravement à l’entraînement lors d’un choc avec son coéquipier David Terrier. Ce choc marque la fin de sa carrière au plus haut niveau, en effet, à son retour de blessure, sa place est prise, l’A.C.A le prête donc à Gueugnon à deux reprises. Le petit Grégory retournera ensuite dans le club qui l’a formé : Rodez. Il y passera sept saisons, et son histoire avec ce club n’est pas fini puisqu’il y est actuellement adjoint de Rui Pataca. Ursule, il avance, il recule, comment veux-tu que je l’encule ?

Souleymane Keita : Dans la lignée des cons qui ont porté le maillot ajaccien, Souleymane Keita est en pôle position. Il a été conseillé par Jean-Michel Cavalli qui a eu cette belle déclaration à son sujet : »Keita est un joueur qui va prendre une grande dimension en Europe« , le Malien s’engage à l’A.C.A alors qu’il avait signé un pré-contrat au Qatar, à Al-Arabi. Cinq matches plus tard, il s’enfuit du club et paraphe un contrat… à Al-Arabi. C’est ce qu’on appelle reculer pour mieux sauter. Pour couronner le tout, il livre une explication bien étrange à son départ : « Les gens sont racistes, les Corses vivent en vase clos et n’aiment pas les étrangers cela je l’ai tout de suite compris. Je suis noir, africain et musulman, toute la panoplie pour s’attirer les foudres des racistes. Voilà ce qui m’a fait fuir Ajaccio. » Pourtant tout le monde sait que les Corses apprécient les gens de couleur, la preuve, ils les enculent.

Ernst Atis-Clotaire : Formé à Monaco où il passe deux ans en pro, il rejoint l’A.C.A en 1998. Il est alors désigné comme un espoir du football français, bien que né à Port-au-Prince, en Haiti. En 1996, il avait remporté le championnat d’Europe des Moins de 19 ans, avec Thierry Henry, David Trézéguet, Nicolas Anelka, Yoann Bigné et Jean-Sébastien Jaurès, Kuami Agboh et Jean-Philippe Javary. Vous aurez compris qu’il a plus eu une carrière à la Javary qu’à la Henry. Son bilan à Ajaccio est plus que famélique : 18 matches, aucun but pour ce petit milieu de terrain. Sa carrière ira decrescendo, après Ajaccio, il signera à Cambrai, Draguignan puis Saint-Georges-les-Ancizes. A noter qu’il a porté à cinq reprises le maillot de l’équipe national d’Haïti, comme un symbole de Jean-Eudes Maurice. Une carrière en ruine pour un pays en ruine. Atis-Clotaire est désormais électricien du côté de Saint-Ouen. Un pote à Steeve Marlet sans doute.

Lassina Diabaté : Champion de France 1999 avec Bordeaux en compagnie de Kodjo Afanou, Kiki Musampa et Nisa Saveljic, l’international ivoirien a eu une carrière en pente douce. Il commence donc par ce titre, puis vient le déclin, tout doucement. Auxerre, Porstmouth, Ajaccio, Lausanne, Saint-Trond, Louhans-Cuiseaux, Mérignac se suivront sur son C.V. Plus il changeait de club, moins il devenait influent. Auteur de treize matches lors de saison passée à l’A.C.A (2003/2004), il a fortifié le milieu, récupérant une multitude de ballons. On n’a donc pas grand chose à lui reprocher. Ah si, de ne pas être resté plus longtemps. Je l’aimais bien ce con là malgré tout.

 

Les Patrick Fiori de l’attaque :

Xavier Gravelaine : On est alors en 2002, son C.V., aussi long que le membre de Van Bommoul, s’étoffe d’une nouvelle ligne : l’A.C.Ajaccio. Après Nantes, Pau, Saint-Seurin, Laval, Caen, PSG, Strasbourg, Guingamp, Marseille, Montpellier, Watford, Le Havre et Monaco, le voici qu’il signe à l’A.C.A, sous les ordres de Rolland Courbis. Mais malheureusement pour lui, et heureusement pour nous, il ne jouera aucun aucun match sous les couleurs acéistes, ne restant que quelques jours dans le port corse. Il ne fera donc pas subir ses maladresses au Timi. Spécimen de la même trempe que Stéphane Guivarc’h, Gravelaine ne réussira vraiment qu’à Caen même s’il fut élu meilleur joueur de Ligue 2 en 2004 alors qu’il était joueur d’Istres. Il faut aussi noter qu’il a quand même eu quatre sélections avec l’équipe de France, chose que j’ignorais totalement. Il est désormais un commentateur/consultant connu pour ses frasques littéraires, ses expressions alambiquées et ses déformations grammaticales. Extraits : « Torres, il a keuté une petite reprise dans les six mètres », « Il vient de vidanger une occasion » ou « C’est comme les pizzas ça, vous en avez à toutes les sauces et lui c’est sa spéciale », ou encore celle-ci «  Chuis obligé de me retenir parce que chuis en direct, mais franchement ça sent pas bon! ». Mythique.

Steve Savidan : Qui se souvient avoir vu évoluer Steve Savidan à Ajaccio ? On le connaît tous pour ses buts à Valenciennes, pour sa seule sélection en équipe de France (rentré à la mi-temps, son retourné restera dans les annales) et pour son transfert avorté à l’A.S.Monaco à cause d’une malformation cardiaque. Mais revenons sur son parcours ajaccien. Assez franchouillard, plutôt  paysan, beau (bon) parleur, il arrive à Ajaccio en 2000 après un passage à Châteauroux. Il disputera ainsi 37 matchs de championnat. Saison pleine donc pour l’attaquant même s’il n’aura marqué qu’à six reprises. Utile dans le pressing et l’animation offensive, il ne lui manquait plus qu’un peu plus d’efficacité. Mais bon lorsque l’on est soutenu par Bancarel et Soudani, ça ne facilite pas la tâche. Douzième à la fin de la saison, l’A.C.A possède l’avant-dernière attaque du championnat avec seulement 35 buts. Quand je vous parlais d’efficacité… En 2001, le gendre idéal quitte le club et  poursuit sa carrière dans la France profonde. Angers, Beauvais et Angoulême, tel un meurtrier il sévira dans ces villes au coefficient de consanguinité élevé. Puis viendra l’apogée de sa carrière, à Valenciennes où il fut promu au rang de meilleur joueur de l’histoire du club. Sa vivacité, son grain de folie et sa générosité aideront le V.A.F.C à grimper de National en Ligue 1. Les buts s’enchaînent pour lui jusqu’à finir deux fois à la deuxième place du classement des buteurs de Ligue 1. Caen, relégation, Monaco, anomalie du cœur, tels sont les mots qui auront jalonnés la fin de carrière du joueur au talent révélé trop tard. Comme un symbole de son amour pour la France profonde il évolue désormais dans l’équipe d’Eurosport, au poste d’homme de terrain pour les matchs de Ligue 2 et de Coupe de France. Putain de récession.

Patrice Loko : Recruté au mercato hivernal 2004 pour étouffer le groupe, Patrice Loko est, par la même occasion, entré dans l’histoire de l’A.C.A.. Malheureusement dans une histoire drôle. Libéré de son contrat à Lorient, il arrive à Ajaccio pour former une attaque du tonnerre avec Mamadou Bagayoko. Résultat des courses, l’ex-international français ne marquera qu’un seul but en treize matchs et l’A.C.A terminera la saison avec la deuxième moins bonne attaque du championnat. Autant vous dire qu’il n’aura pas eu le rendement attendu, qu’il n’aura pas apporté la folie nécessaire. C’est très logiquement que Michel Moretti ne prolongera pas son contrat, l’ancien coéquipier de Ouédec et Pedros mettra un terme à sa carrière dans la foulée. A part le F.C.N, il n’aura marqué aucun club, et certainement pas l’A.C.A.

Bruno Rodriguez : Le natif de Bastia, après une formation à Monaco, a été vendre son ‘talent’ au S.C.B, Strasbourg, Metz, Paris, Bradford, Lens avant d’arriver à Ajaccio en 2002. Habile de ses pieds, bien qu’un peu pataud, le Bastiais disputera trente matches lors de sa seule saison au club. Lors de cette saison 2002/2003, il inscrivit six buts, c’est à dire un cinquième du total des vingt-neuf buts de son équipe. Cette année-là, l’A.C.A a eu la troisième pire attaque du championnat, championnat duquel Ajaccio finira dix-septième (premier non relégable). Sa vaillance, sa puissance de frappe, sa percussion, sa solidité ont malheureusement été trop souvent aux abonnés absents, par contre les supporters ajacciens ont pu admirer son inconstance chronique et son grand nez. Dommage. Après avoir sillonné les quatre coins de la France, Bruno Rodriguez, amoureux de son île, y est revenu une fois sa carrière terminée afin d’aider le petit club de Borgo. Et dire qu’il a failli disputer la Coupe du Monde 1998… Se faire doubler par Bernard Diomède et Stéphane Guivarc’h, quelle vie de merde…

 

Les doublures des Patrick Fiori :

Juan Eduardo Esnaider : Forcément, lorsqu’un joueur ayant évolué au Real Madrid, à l’Atletico, à l’Espanyol, à la Juventus et à Porto débarque au club, tout le monde s’attend à un crack. Et pourtant. Arrivé à l’A.C.A à l’âge de 29 ans, Esnaider ne va pas s’y attarder. Juste le temps de disputer quatre matches et le voici déjà reparti en direction de Murcie. Forcément, passer d’un rôle de doublure de Zamorano au Real à doublure de Bruno Rodriguez à Ajaccio, ça peut faire mal. Cette étape marque le début du déclin du joueur, après Murcie viendra Newell’s puis la retraite, à l’âge de 32 ans. Comme quoi avoir trois sélections en équipe d’Argentine ne suffit pas à s’imposer en France. N’est-ce pas Pastore ?

Cyril Chapuis : A l’été 2004, les dirigeants ajacciens mènent une grande campagne de recrutement. Ainsi, quatre brésiliens rejoignent les rangs blanc et rouge. Malheureusement, arrive avec eux un attaquant, et un mauvais attaquant. J’ai nommé l’ancien talon d’achille marseillais : Cyril Chapuis. Cet attaquant, bien connu des gardiens pour sa tendresse et sa maladresse devant le but, a arpenté une foultitude de clubs (Niort, Rennes, Marseille, Leeds, Strasbourg, Brussels, Grenoble, Metz) comme beaucoup de joueurs présents dans ce onze anal. Dès son premier match, il inscrit le but de la victoire contre Istres, ce qui permet à l’A.C.A de se lancer pleinement après un début de saison compliqué. Après ce but ? Plus rien. Apathique, d’une faiblesse désolante, il deviendra au fur et à mesure des matches, le remplaçant d’Edson de Faria. C’est dire son niveau… En tout son bilan fait état de vingt-trois matches et de trois buts. Comme partout où il est passé, le Lyonnais ne s’impose pas et n’en impose pas. L’ex-espoir du football n’a jamais confirmé son supposé talent. Ex-espoir, ex-niortais, ex-attaquant, il est comme une ex. Embarrassante, et qu’on a pas envie de revoir.

Walter Guglielmone : Son nom ne vous dit sans doute rien. Sachez que même à Ajaccio , il n’a pas laissé un souvenir impérissable. Pourtant, il a joué dans les clubs les plus prestigieux du monde : Wanderers (mais pas Bolton, Montevideo), Liverpool (mais celui de Montevideo) et l’Inter (mais celui de Bakou). L’Uruguayen a accessoirement joué à Ajaccio en 2002-2003 ; son bilan : 19 matches pour 1 seul but. C’est ce que l’on appelle un bide.

Servais Konan Kan : Grand gaillard au nom de petit suisse et de Khagan mongol, Konan Kan est une énigme. Formé à Marseille, passé par Sion, il a joué à Ajaccio de 1999 à 2001. Enfin ‘jouer’ est un bien grand mot puisqu’il n’a disputé que dix-sept matches. L’A.C.A sera son dernier club pro puisqu’ensuite il ira s’enterrer en Serie C italienne puis dans d’obscures divisions françaises. Aux dernières nouvelles, il jouerait en sixième division, à Pierrots Vauban Strasbourg. Un presque homonyme d’un laboratoire mortifère pour un presque buteur. Mais un vrai bide.

Kaba Diawara : Dans notre attaque exclusivement composée par des globe-trotters confirmés, Kaba Diawara fait figure de pionnier. Passé auparavant par les plus grands clubs français et européens sans s’y imposer pour autant, il arrive à Ajaccio en 2005. Peu de personnes s’en souviennent, mais oui il a porté les couleurs rossubiancu à 20 reprises, inscrivant deux buts. Le Guinéen a essayé de marquer, a essayé de transpercer les défenses adverses, a essayé de dribbler, a essayé de faire des passes, il a passé son temps à essayer sans jamais réussir. Son seul fait d’arme fut de marquer trois buts en six matchs de Coupe de France avec l’A.C.A. Maladroit, malchanceux, il n’apporta pas grand chose et le club sera relégué en fin de saison. Il reprit alors sa Kaballe en Turquie et à Chypre avant de revenir en France, à Arles-Avignon. Le Choa expliquera le reste.

 

Bon j’arrête là avec ce Onze Anal, sinon j’en aurait encore pour quinze pages, comme pour le Onze Mondial. Mais pour se quitter en bon terme, je vous offre une sélection de joueurs anaux que je n’ai pas développé plus haut. Enjoy.

Giany Joinville : Joueur préféré de Doc Gynéco et de Joeystarr, le Guadeloupéen restera dans les annales ajacciennes pour n’avoir disputé qu’un seul match en équipe première. Auparavant, il avait été formé à Gueugnon puis avait joué en réserve. Ce colosse d’1m90 pour 90 kilos a ensuite fait ses gammes dans des clubs tels que Louhans-Cuiseaux et Libourne-Saint-Seurin. Depuis deux ans, il joue à Fréjus-Saint-Raphael. Putain, en voilà un qui aime les villes aux noms composés.

Daouda Jabi : Latéral droit guinéen plutôt costaud, il ne fera qu’une saison sur l’île de beauté. Il est vite devenu la risée des supporters. En même temps, avec un nom comme le sien… Il prit sa retraite à 27 ans après deux saisons en Turquie.

Laurent Merlin : n’a jamais rien prouvé, à part son incapacité à bien jouer et à marquer (enfin si , un but en douze matches). Il est désormais connu pour avoir jouer en MLS. Comme un symbole de carrière en déclinaison totale, il est actuellement en serie C italienne, après avoir porté la tunique de…Cassis-Carnoux.

Mikael Marquet : Milieu offensif assez imposant, il ne s’imposera pas pour autant à l’A.C.A. Le seul souvenir qu’il ait laissé au club, c’est ce but en Coupe de France.

Djamel Abdoun : Formé à l’ACA, il est avant tout ici à cause de son caractère de petit merdeux. Dribbleur né et doté d’une bonne force de percussion, l’Algérien n’a eu aucun respect pour son club formateur. Déçu du destin de son club qui est relégué en Ligue 2, Monsieur fait la gueule et se fait prêter à Manchester City, prêt qui se soldera par un échec monstre. Il y disputera un seul match et se fera prêter l’année d’après à Sedan où il sera visiblement plus à son aise. Ensuite il accompagnera Nantes dans sa descente aux enfers avant de se tirer en direction de l’eldorado grec, à Kavala. Kavala puis Olympiakos où il fait quelques bons matches et où il sort quelques éclairs de génie. Sans classe et avec le même melon que Cristiano Ronaldo (mais pas le même talent), il osera attaquer l’A.C.A. pour faux et usage de faux expliquant que le club a imité sa signature sur son contrat pour le faire prolonger de deux saisons. Il n’a eu aucune reconnaissance et aucun respect pour son club formateur, on aura donc aucune reconnaissance et aucun respect pour ce mercenaire.

André Luiz Moreira : Deux saisons au club pour le brésilien émaillées par 56 matches, six buts, son inconstance, ses frappes de loin et un caractère de fêtard/baiseur. Un bilan loin d’être catastrophique mais il restera cependant dans toutes les mémoires ajacciennes. Un preuve ? Son surnom est ‘le forniqueur’.

Olivier Fauconnier : Passé par une multitude de club, le Guadeloupéen ne s’est imposé nul part. Et encore moins à l’A.C.A.. Que ce soit à Nice, Angers, Le Havre ou Gueugnon, ce grand attaquant (par la taille) ne déchaînera pas les foules. Bon nombre d’enfants aidés par leurs pères, ont appris à siffler en le voyant jouer. Moqué à François-Coty et sur tous les autres terrains de France, on le surnomme encore le « faucon Maltais » dans les tribunes du Timi. Car oui, sa lenteur et sa maladresse ont laissé des souvenirs impérissables à tous les habitants de la cité napoléonienne. Toutoute Fauconnier atteignit le sommet de son art en se blessant gravement contre… Nîmes.

Martin Kolar : Milieu international espoir tchèque, les supporters du Timi voient en lui une bonne recrue. Ils se trompent tous. Réputé technique, Kolar éblouira moins les supporters que le soleil à Tchernobyl un 30 février. 23 matches en 2006/2007 et puis s’en va. Encore un que l’on ne regrette pas. Il sévit actuellement dans le championnat… chypriote.

Milan Martinovic : Défenseur serbe, passé par l’Espagne et l’Etoile Rouge de Belgrade, il échoit à Ajaccio en 2003. Souvent blessé, tout le temps mauvais, il n’aura l’occasion de porter le maillot rouge et blanc qu’à 24 reprises en deux saisons. Une carrière étrange pour ce joueur puisqu’il évoluera ensuite dans deux clubs israëliens, un club turc et un autre chinois.

Dmitry Ananko : Rugueux défenseur russe qui est venu se perdre le temps d’une saison dans la chaleur corse. Recrue incompréhensible, surtout au vu de son rendement qui est famélique. Bilan : 18 matches en 2002/2003.

Dalibor Mitrovic : Passé par la Serbie et la Belgique, Dalibor est prêté à l’A.C.A par son club du F.K Belgrade. Il fait partie des attaquants ajaccien tout au long de la saison 2003/2004 avec Diomède, Faderne, Bagayoko, Loko et Bezzaz. Bilan : 14 matches et deux buts. En voilà un. Puis une fin de carrière en eau de boudin qui se terminera dans le championnat…vietnamien.

Georges Ba : A mi-chemin entre Ibrahim Ba et Guy Georges.

 

Une page se tourne, les Onze Mondiaux et Anaux sont terminés, en espérant que le Perfettu vous a correctement fait partager la passion qu’il a pour son club. En espérant aussi, que le Perfettu vous a fait découvrir ou redécouvrir des joueurs, et des éléments de l’histoire de l’A.C.A. Le Perfettu espère tout simplement avoir rendu son club plus accessible, et s’il a réussi cela, il a tenu son rôle. Merci pour votre attention, vos lectures, votre patience et votre fidélité. Merci aussi de donner plus de considération au football corse. Merci aussi aux forumeurs de l’Orsi Ribelli pour leur aide si précieuse et plus particulièrement à Rughjatore.
Merci à l’A.C.A de nous avoir fait vibrer, de nous faire vibrer aujourd’hui et demain.

Retrouvez Perfettu Erignacci tous les week end (ou presque) pour l’Aiacciu Académie.

 

Basgi anale, a frappocu.

Perfettu Erignacci.

5 thoughts on “L’Aiacciu Académie vous offre le Onze Anal Historique de l’A.C. Ajaccio

  1. alors là en tant que supporter marseillais je suis obligé de défendre Gravelaine(le joueur pas le commentateur analphabète).
    Mais son passage à Marseille est assez irréprochable, chose d’autant plus remarquable vu le taux de bides du recrutement de l’époque.
    15 buts la première saison au milieu d’un ramassis de chèvres incroyable (http://www.om-passion.com/effectif_saison_1996.html).
    La seconde saison, replacé numéro 10, il offre caviars sur caviars aux extraordinaires Becanovic et Titi Camara, marque 10 buts, et porte avec Laurent Blanc une équipe assez médiocre jusqu’en tête du championnat à 2 mois de la fin, avant d’être mis sur le flanc par des allergies (coïncidant avec une belle dégringolade de l’équipe).
    Et chose rare dans sa carrière, même pas de départ honteux, puisqu’il est plus ou moins foutu dehors à la fin de la saison, pour faire la place à Pirès.

  2. Que d’anciens bordelais dans ce 11 anal … désolé, pourtant on vous aime bien.
    D’ailleurs Planus adore la corse, et de source sûre, il se laisserai bien tenter par un dernier challenge sportif/culinaire au choix d’ici la fin de sa carrière.

  3. J’aime beaucoup la tendresse de Perfettu pour certain criminel.

    Petite anecdote, je me rappellerais toujours d’un OM Ajaccio très très pourri (comme quoi certain idéalise beaucoup trop l’année drogba puisqu’il n’y avait que drogba) gagné à la dernière minute sur un but de Marlet. Ajaccio avait égalisé sur un cafouillage par Mamadou Seck et comme un symbole tout le virage sud a cru reconnaître dans les gestes démesurés de Loko (qui se vengait de son traitement spécial), l’identité du buteur. Le capo fou des winners avait tourné les enceintes pour insulter les joueurs de l’OM en leur expliquant que prendre un but par un joueur qui, selon ses informations, se rendait régulièrement coupable de travail dissimulé dans le bois de Boulogne, était inacceptable. Loko est quand même d’une étoffe particulière pour suscité une tel réaction sur ce qui n’était qu’un soupçon.

    Sinon au sujet du forum:
    « On n’est pas raciste, la preuve on t’encule »

    Le racisme étant ici reconnu comme une attitude hostile du fait de la couleur d’une personne, la sodomie sans consentement serait donc en corse un acte de courtoisie, témoignage de respect et de grande sincérité.
    Dans le deux cas la perception que les auteurs ont de la banderole relève du pénal (j’ai vraiment hésité à marquer pet annal alors je le laisse en bonus).

  4. Bon par contre Gravelaine de la trempe de Guivarch ?
    On m’aurait menti, Xavier aurait marqué 45buts en une saison ? Fait le travail de deux attaquants ?

    Un des mecs les plus sous estimés de l’histoire le néo-vendeur de piscine.

    Sinon j’aime bien cette sélection de tête de con plus que de mauvais joueurs (même si il y en a…)

  5. C’est complet, très. Le Belge devait être tellement moyen qu’il me dit absolument rien… Par contre, j’ai relu la partie Savidan 2-3 fois. Je vois pas tellement anal, j’ai même l’impression que tu le défends sur ces performances pas terribles, je me trompe peut-être

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