Le Havre Nancy 0-1: La Chardon à Cran académie se gausse

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Un débarquement réussi

marcel-picon

Salut les couilles de loup,

l’étape du jour de notre tour de France des trous à rat prend lieu au Havre, charmante bourgade ravagée par la guerre, et retapée à l’équerre depuis par un certain Perret, fan des angles droits et du béton.

Selon une de mes sources, les gens qui vivent là-bas sont plutôt sympas, fidèles en amitié et bons vivants, ce qui devrait faire de ce déplacement une petite balade mignonne au cours de laquelle nos joueurs auront une occasion de respirer un peu le bon air marin et, qui sait, de bouffer autre chose que des potées lorraines et des flammekuches (oui parce que les Alsaciens nous l’ont piqué, ça).

Manque de pot pour la sus-dite source, qui ne brille pas pour son objectivité puisqu’elle est havraise, elle semble ignorer que cette ville pue la mort et l’affliction (comme je vais bientôt vous en entretenir), et que ses ressortissants comprennent même un groupe de supporter ignoblement jumelé avec ceux de notre voisin conchié, le FC Metz.

Y a un Finlandais qui a réalisé un film sur la ville ; surement qu’il trainait sa tristesse d’être né dans le même pays que Sami Hyppia…en tout cas, il ne s’est pas gouré, et pour jouer des Havrois authentiques, il a carrément ramené des acteurs maison, qui s’expriment dans un finno-normand imbitable, ce qui contribue parfaitement à donner un cachet pittoresque au film. Le seul vrai Havrais qui joue dans le chef d’œuvre, c’est une espèce de pseudo-rockeur nain qui ressemble à une femme, mais qui ne porte franchement pas autant ses couilles qu’elle. (Attention, ce clip contient une apparition de James Rodriguez)…

Bon, comme j’aime le cinéma de bon goût, je verrais bien le film sur Nancy de Virgnie Despentes, avec le gros Rossinot dans le rôle de Vernon Subutex…

Le Havre, un film avec Gaetan Bussman et Romain Métanire

 

Par ailleurs, et c’est le plus important, un type a tenu un discours resté célèbre sur Le Havre. Il s’agissait d’un jeune prof pas franchement beau gosse avec son œil qui disait merde à l’autre, qui venait d’être nommé là, et qui a décidé d’écrire un bouquin juste pour décrire à quel point cette ville lui donnait envie de gerber, c’est dire. Il a d’ailleurs appelé son livre La Nausée. Imparable.

On apprend donc dans ce document du plus haut intérêt que quand il fait noir là-bas, c’est comme regarder dans le fond du cul d’un bison avec une pelle devant chaque œil : on n’y voit que dalle, et c’est surtout particulièrement lugubre, carrément sépulcral dirait un habitué des cimetières (mais notre bonhomme était athée, donc j’en doute). À tel point que quand un réverbère s’allume dans ce coin, c’est un peu comme quand tu essayes de trouver ton chemin bourré dans une grotte à la lueur d’une allumette humide, et l’effet est le même : c’est carrément flippant.

On apprend aussi que les Havrins sont pas franchement des foudres d’intelligence, et que certains d’entre eux, pour passer le temps, discutent de choses profondément banales dans des restos miteux et tout aussi lugubres que dehors en essayant de se montrer intellectuels, mais le jeune prof, il est trop malin : il a bien compris qu’il ne suffisait pas de lire toute une bibliothèque dans l’ordre alphabétique pour devenir aussi malin que lui. Parce que c’est ce que fait son idiot d’interlocuteur tout le long du bouquin : il lit la bibliothèque municipale dans l’ordre des rayonnages, vu qu’il ne savait pas par où commencer. Ce gland.

Ce qui le rend vraiment lucide, lui, le prof, il ne sait pas trop ce que c’est, jusqu’à ce qu’une crise de gerbante le fasse ployer sous le poids de l’angoisse, et qu’il se retrouve assis sur un banc à mirer la nature normande, enfin, un arbre du Havre. Et là, il comprend ce qu’est vraiment le Havre : c’est la certitude qu’il n’y a rien d’autre que ça qui existe : le football, le fc Metz, la défaite, l’absence de palmarès, peut-être, mais surtout là, devant lui, autour de lui et comme dans lui (ce n’est pas sale), rien d’autre qu’une ville lugubre et sépulcrale, dans laquelle habitent de tristes sires ternes et lugubres. On ne peut pas dire qu’il était ami des oiseaux et de mère nature, le cochon. Encore moins des hommes, même s’il a voulu prouver le contraire après…Mais bon, il avait bien compris un truc, en tout cas, c’est que cette charmante bourgade, comme le reste du monde (mais ça il l’apprendrait plus tard), n’était pas franchement l’endroit rêvé pour accueillir un esprit fragile comme le sien.

Un œil sur le classement du HAC, un autre sur le calendrier, Jean Paul, pas serein, reprend le crack derechef

Autant dire que Pablo avait besoin de recourir à une préparation mentale un peu renforcée afin d’éviter le choc des cultures comme celui d’un déplacement en Corse.

Là où on peut faire confiance à l’entraineur, c’est dans sa connaissance parfaite des football crépusculaires de province. Pas de raison de céder à l’angoisse existentielle, du coup : pour Pablo c’est l’existence du classement qui précède l’essence du beau jeu, alors pour l’humanisme, on attendra.

Voyons donc ce que le génial stratège nous a dégoté de sa bedaine pour la

 

 

COMPOSITION

Tout d’abord, merci aux 15-20 pèlerins du Saturday fc qui ont fait le déplacement. Liberté pour les ultras et les mecs torse-poil grassouillets, et bravo à eux d’avoir ambiancé un peu le stade Océane, beau comme une coquille d’huitre, mais vide comme la même coquille après l’entrée dans un repas de Noël.

Par ailleurs, Ndy retrouve les bois sur le terrain, étrangement. Pablo, je crois en toi. Trois fois de suite, je m’incline devant ce choix fumeux et peu glorieux, alors que notre Nardi qui va partir à l’inter-saison a joué son premier match avec les espoirs la semaine passée. Tu ne peux même pas invoquer l’excuse de la fatigue des matchs internationaux, en plus : Walter et Lenglet sont sur le pré, alors qu’ils ont joué eux aussi (voir en dessous). Par conséquent, je ne vois qu’une chose à faire : approuver une fois encore ta décision, contre vents et marrés.

Devant le mou panda du Cameroun, Pablo reconduit la ligne de défense de la semaine passée : Cétout garde son couloir droit, papa Sami et bébé Lenglet prennent l’axe, et le jeune Badila est reconduit, suite cette fois à la blessure de Muratori (et non plus sa suspension pour accumulation de biscottes). Guigne.

Amadou devra trouver une proie en marquage individuel, seule activité qu’il parvienne à occuper sans trop laisser voir ses pulsions suicidaires, tandis que Rémi Walter, confiance à bloc suite aux propos élogieux de Mankovski sur nos espoirs (dont Lenglet est aussi), s’apprête à ratisser large du haut de ses petites jambes.

Le trident de milieux offensifs est à nouveau chamboulé, mais cette fois dans le bon sens : Arnaud Lusamba rejoint le banc et laisse sa place à Coulibaly, enfin de retour sur son aile gauche. C’est donc Grange qui devrait prendre la place de meneur de jeu axial, tandis que le grand Maurice Dalé arpentera son aile droite à la recherche d’Hadji.

Au front, chargé à bloc, prêt à toutes les guerres et à trois pions de notre meilleur buteur Mana Dembélé (porté disparu) avec un match en moins joué, Youssouf Hadji, sans doute l’attaquant le plus efficace des matchs retour (une annonce totalement à l’emporte-pièce, que je n’ai pas du tout vérifiée : je m’en tape, trouve l’info par toi-même, lecteur tatillon).

En face, on n’a pas affaire à des peintres non plus : les Havrais , une seule défaite à domicile cette saison, se présentent en 4-3-3 avec Le Bihan en pointe, meilleur buteur de ligue d’eux. C’est pas ça qui nous fait peur pour autant : notre bilan à l’extérieur n’est pas dégueu. Ce qui nous fait peur, c’est de prendre un but casquette sur une sortie forcément guignolesque de notre gardien, puis d’enchainer avec une partie de baballe inepte qui conduira aux confins du larmoyant, et de nous voir encaisser une défaite à l’extérieur contre un concurrent direct. Mais c’est pas tout à fait comme ça que ça s’est passé, voyons donc

 

 

EUL MÔTCH

1ère mi-temps

Dès l’entame, nos chardons opposent un gros impact physique aux normands (z’avez vu, j’ai révisé ma géographie). On montre les muscles, et les petites fiottes en bleu ciel d’en face font dans leur froc. Intimidés, ils se montrent même assez inoffensifs. Signe indubitable que nous allions gagner ce match, c’est Badila qui place la première frappe pour Nancy dès la cinquième minute. Autant dire que même nos joueurs les plus frileux semblaient à l’aise.

Du coup, on en profite pour placer quelques contres, comme à la 6è minute où il aurait dû y avoir but pour nous si Coulibaly n’avait pas un peu trainé pour frapper dans la surface, permettant le retour d’un défenseur. Content de sa titularisation, le même Coulibaly s’offre une belle occasion la minute suivante, mais sa frappe croisée passe de très peu à côté.

C’est le moment que choisissent Dalé et Grange pour permuter, et les Havrais ne bitent plus rien à notre jeu. De notre côté, on dirait une vraie équipe : quelques séquences de passes au sol se succèdent, le bloc est compact en phase de récupération/défense, ça joue vers l’avant, c’est plaisant.

Bon, il suffit de constater ça pour que certains vieux réflexes refassent surface, tout de même : Sami, bien dans son match, prend son jaune pour une « faute tactique » de pute à 45 mètres de son but, et le jeu long reprend ses droits assez vite, synonyme de retour du chiant. Mais un autre retour coïncide avec celui du chiant : celui de l’efficacité. À la 36è, alors qu’on s’emmerde grave, Ndy balance vers l’avant pour Dalé, positionné à gauche suite à une nouvelle permutation avec Coulibaly. Notre meilleur passeur prolonge le ballon de la tête, un défenseur havriste foire totalement son dégagement, laissant passer pour Hadji, qui avait bien senti le coup. Ce dernier fusille le gardien normand sans se poser de question, hop, 1-0.

Se sentant pousser des ailes suite à la tournure favorable des événements, Grange tente ensuite une frappe de l’impossible qui atterrit à Caen. En espérant qu’elle ait pété à la gueule de Julien Féret à l’atterrissage…

La première période se termine peu après que Dalé, furieux de ne pas avoir obtenu un penalty, se venge d’un ipon sur le premier adversaire venu.

 

2è mi-temps

La faute à un ami messin venu chez moi me narguer lors de la seconde période, le résumé en question risque d’être légèrement décousu. Toutes les blagues suivies d’un * sont du fait de mon « ami ».

Une première relance pourrave de Ndy dés-Assemblé achève de me pousser à bout de nerfs, j’ouvre une bière forte ET une bouteille de Gewustrazrmi…de Gewruthscha…de Riesling. J’appelle ça le double drinking,un truc que les anglais m’envient avec leur binge de mes deux qui ne sert qu’à dégueuler plus vite qu’on s’amuse.

Amadou subit une faute, puis se roule bien au sol pour Amadouer* l’arbitre. Il obtient un coup franc dans l’axe, à 35 mètres des buts. Sami vient placer sa tête, mais ce n’est pas cadré. En plus de sa montée en puissance depuis le début de la seconde période, il est présent offensivement : le mec joue le match de Sami*

« En fait, on n’est pas très loin de vous, tu sais ?

-Bah vous êtes en ligue 2, quoi.

-Ouais, enfin…vous aussi.

-T’es ouf, on va se sauver.

-Avec 23 points ?

-Euh. Oh, regarde, une passe réussie de Grange !

-Tu ne crois quand même pas que je vais me laisser avoir par un bobard comme celui-là ?

-Mais siiiii ! Sami a même failli marquer !

-Z’êtes bien tous pareils les Messins : pas foutus de mentir correctement, pis encore moins d’assumer derrière. Un peu à l’image de votre recrutement et de votre saison, quoi.

-Et vous z’êtes bien tous pareils aussi les Nancéiens : incapables de vous poser quelque part confortablement, pis encore moins de serrer les fesses au moment où un type un peu méchant essaye de vous enfiler. Un peu à l’image de votre saison, quoi. »

Entre la 60è et la 68è environ, on se fait chier à un point à peine descriptible. Et pis Cétout*

Nancy commence à vraiment souffrir à vingt minutes de la fin. Ndy-donc-dis-donc* sort une balle improbable de sa lucarne, mais qu’on ne s’y méprenne pas : c’était un centre contré par le dos d’un de nos défenseurs (je ne me souviens pas lequel, j’ai commencé à être bourré à ce moment là – je dirais Badila).

On bénéficie de quelques contres, mais fidèle à leur habitude, nos gars les vendangent tous assez consciencieusement. Entretemps, notre défense continue de souffrir, et l’arbitrage commence à bien nous déplaire dès qu’un coup-franc est sifflé en notre défaveur. Sur son banc, énervé, Pablo a une tête bizarre, de dos*.

Les dix dernières minutes sont assez déplaisantes, mais plus parce que je ne distingue pas vraiment qui fait quoi ; du coup j’ai un souvenir assez flou que

-les Havrenais étaient nuls (même mon cher ami mosellan l’a dit).

-Ils tiraient des coup-francs indirects directement en 6 mètres.

-Certains de leurs joueurs faisaient parfois faute sur leurs propres partenaires.

-Leur public était d’une nullité crasse lui aussi, et n’a pu que se réfugier dans les « haut hisse enculé » sur les dégagements nombreux de Ndy.

Fin du match, victoire méritée, bière et vin ingurgités, cuite consommée. Les images (totalement inutiles, grâce à la qualité de mon résumé).

 

LES NOTES

Ndy : 3/5 Bonne prestation de notre cauchemar ambulant pour sa troisième titularisation de suite. Pour la première fois, il n’a pas pris de but, ce qui mérite bien la moyenne. Il a fait le ménage en fin de match alors que notre défense était fébrile, ce qui est, après tout, ce qu’on lui demande.

Cetout : 3/5 À défaut de monter, il défend. Son match a été plus complet que contre Auxerre, dans la mesure où l’on n’a donc vu absolument personne de son côté. On attend toujours qu’il délaisse son no man’s land pour apporter le surnombre quand Dalé en aurait besoin.

Sami : 3 puis 4/5 Papa défense a fait son boulot en première, mais avec du déchet et un peu de violence préjudiciable. En deuxième, il a montré qui était le patron avec des interventions précises et un placement impeccable. Il a même montré un visage offensif, ce qui prouve à quel point les Havristes ne faisaient peur à personne ce jour.

Lenglet : 4/5 Ses bonnes performances commencent à devenir habituelles. Toujours mal à l’aise à la relance, il sait qu’il peut s’appuyer sur son copain de nurserie Walter pour assurer cet aspect du travail. Le reste du temps, c’est duels gagnés, centres coupés et passes interceptées, le tout avec décontraction.

Badila : 3/5 Lecteur attentif de mon acad’, le jeune Tobias a compris que son rôle lui permettait de monter, et a donc corrigé ce petit détail qui manquait à sa dernière performance. Rassurant, en attendant de voir pour combien de temps encore Muratori va me manquer.

Amadou : 3/5 Perdu lorsqu’aucune terreur offensive adverse ne lui a été confiée au marquage par le coach, Amadou a eu l’idée tout seul comme un grand d’ajouter un peu de verticalité dans son jeu. Il comprend vite, même s’il faut lui expliquer longtemps en lui tapant dessus en morse.

Walter : 3/5 Starifié par Mankowski après une bonne performance (?) avec les espoirs, le jeune Rémi se sent pousser des ailes, et joue de plus en plus facile. Attention à ne pas te prendre trop tôt pour un Verrati de la ligue 2, s’il te plait : le melon s’acquiert plus vite que le talent, à ce niveau.

Dalé 2 + 1/5 Pas grand chose à se mettre sous la dent pour Junior, même si sa passe décisive (la dixième de la saison, meilleur passeur de ligue 2) lui offre la moyenne. Assez dingue la faculté qu’il a pour trouver Hadji, quand même. Presque flippant.

Coulibaly : 3/5 Belle performance pour son retour, avec quelques occasions et des dribbles sympas. Le coach ne tolère toujours pas qu’il joue un match entier, alors qu’il semblait en avoir encore sous les crampons, dommage. Remplacé par Iglesias (80è).

Grange : 3/5 Romain jouait le poste maudit du 4-4-1-1 de Pablo, celui qui transforme en fantôme. Il s’en est mieux sorti que ses deux prédécesseurs Lusamba et Iglesias réunis, même s’il a encore envoyé une minasse ou deux directement à Douvres, et que sa tronche est toujours frappée de censure par la LFP. Remplacé par Zitte (88è).

Hadji : 4/5 Toujours vert, Youssouf nous a donné le meilleur de lui-même : courant seul au pressing 50 mètres devant ses partenaires, il a fureté à la tombée de tous les ballons, a fait les appels qu’il fallait, et a rempli son rôle de tueur devant le but dès qu’il en a eu l’occasion.

 

REMPLAÇANTS : instants cruels

Iglesias : NN Son entrée correspond à une sorte de rigidité cadavérique qui frappe l’équipe, et dont Pablo voudrait se protéger en faisant cavaler un grand mammifère triste. C’est pas gentil de se moquer, mais au moins nos adversaires se sont laissés prendre, et n’ont plus pensé à marquer, du coup. Y avait la place, pourtant.

Zitte : NN Encore une larme de tristesse qui se glisse dans le flot de la joie : de retour d’une blessure qui l’a éloigné des terrains pendant 21 ans, Florent compte sur un Pablo hilare pour l’aider à retrouver son football. À la 88è, le coach devait sentir le match gagné, et s’est payé la tronche des havrois en faisant jouer son équipe à neuf.

NOTE ARTISTIQUE DE L’EQUIPE : 5/5

C’est ça qu’il fallait : un bon match de merde tellement bien négocié qu’on se retrouve maintenant à trois points du podium (en attendant qu’Ajaccio et Brest s’étripent). Pour engranger le maximum de confiance et se préparer au mieux au sprint final, rien de tel qu’une victoire à l’extérieur un brin chanceuse.

Mais sur le pré, on n’a pas seulement vu de la réussite et de la gestion de score : les gars ont produit un match complet, serein et à la fois esthétique, avec des séquences de possession vraiment jolies, une défense solide et des attaquants parfois inspirés. C’est vrai qu’ils ont un peu lâché dans les 15-20 dernières minutes, et le coaching n’a pas aidé (Pablo a la fâcheuse tendance d’utiliser ses remplacements en toute fin de match). Toutefois, l’équipe complète n’a pas eu trop de mal à contenir des offensives asthmatiques de la part de normands qu’on aurait dit allergiques à leur propre pelouse. Sans nous avoir donné le match, ils ont eu l’air de céder à notre supériorité un peu de la même manière qu’Auxerre la semaine dernière, ce qui me pousse vers une légère euphorie sans conséquence (un bon nul bien moisi face à Niort la semaine prochaine pourrait me calmer, par exemple).

Aujourd’hui, Marcel Picon est donc content. L’esprit léger, je savoure ma gueule de bois et jette un œil plein de tendresse aux commentaires idiots des forumeurs qui ne voient toujours pas le signe annonciateur de jours heureux à venir. Je prends une nouvelle fois espoir en me remémorant le plan de jeu pour une fois digne de la ligue 1 que le coach nous a concocté. J’ose à peine me demander s’il n’aurait pas trouvé une composition susceptible de nous faire jouer à 11, pour une fois. Surtout, je me délecte à rebours de la sérénité avec laquelle nos fiers talents ont piétiné les normands, et je ne peux m’empêcher d’y voir une nouvelle fois l’aura d’un homme. Toujours le même homme.

 

Je crois en Pablo Correa. 

Marcel Picon.

 

3 réflexions sur “Le Havre Nancy 0-1: La Chardon à Cran académie se gausse

  1. l’ami mosellan se sent insulté et bafoué et ne tolère pas d’être le bon dos des blagues les plus nulles . Je souhaite à toute l’équipe de Nansinon une bonne Corréa de huntington bien dégeulasse.

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