Le Onze Historique du Red Star par la Jules Rimet Académie

EXCLUSIF : LA LISTE DES ONZE JOUEURS HISTORIQUES DU RED STAR, LE N°7 VOUS SURPRENDRA !!!

Salut les jeunes,
Alors voilà, comme le Red Star remonte enfin en 2ème Division, SA division fétiche, je me suis dit que c’était enfin l’occasion de proposer un onze historique, chose que je n’avais pas encore fait depuis mes débuts sur HorsJeu il y a quatre ans (oui, jeune, quatre ans).

Alors avant qu’on me gonfle avec tel ou tel joueur que je ne citerais pas, genre c’est le meilleur, c’est le plus beau, t’es qui toi pour juger, moi j’étais là en 72 j’ai connu la D1 et blablabli blablabla, ben sachez que cette liste est foutrement subjective à la personne de moi-même. Et de toute façon vous avez tort.

J’ai pris comme critère principal les joueurs qui ont brillé ALORS QU’ILS JOUAIENT AU RED STAR, exit donc les vieilles gloire finissantes comme Magnusson ou Susic, ou les joueurs formés au club qui se sont révélés APRÈS être passés au Red comme Marlet ou Bras.
J’ai également favorisé les joueurs fidèles, c’est à dire ceux restés longtemps au club, plutôt que les éphémères du style Cascarino.
Et puis enfin, priorité aux joueurs ayant gagnés des TITRES, et là, forcément, il faut aller chercher loin.

Alors, cette équipe ? Je vous le dit tout de suite, elle a de forts relents d’entre-deux guerre... Ceci dit, je ne suis pas sûr de trouver beaucoup d’autres équipes en France avec une telle gueule :

                           
Eugène Maës                            Paul Nicolas

Marcel Pinel

                                                       
André Simonyi                                                       Alfred Aston

François Hugues

                                             
Helenio Herrera                                       Jacques Mairesse

                      
Maurice Meyer                 Lucien Gamblin


Pierre Chayriguès

Entraîneur :

 
Guillermo Stabile

Pierre Chayriguès : Premier véritable gardien qui n’hésitait pas à plonger dans les jambes des attaquants à une époque où les remplacements étaient interdits et les crampons en fer forgé couverts de rouille que tu choppais le tétanos en moins de deux. Chayriguès c’est quatorze années passées au Red Star, trois Coupes de France, vingt-et-une sélections en équipe de France et des blessures à faire tourner de l’œil un Gourcuff fragile (fractures du bassin, de l’épaule, du tibia et divers autres os à caractère utile). Officiellement amateur comme tous les joueurs français d’avant les années trente, il refuse cependant un pont d’or des Tottenham Hotspurs en 1913 pour rester au Red Star (où il gagnait très bien sa vie).

Maurice Meyer : Défenseur indissociable de son partenaire (#nogay) Gamblin, il fait partie de la charnière centrale de l’équipe triple vainqueur de la coupe de France (1921, 1922 et 1923). Resté six ans au Red Star, Il n’aura qu’une seule sélection en équipe de France.

Lucien Gamblin (capitaine) : Capitaine emblématique du Red Star lors du triplé de 1921 à 1923, il fut également international à dix-sept reprises et notamment capitaine de l’équipe de France lors de la première victoire contre l’Angleterre en 1921 (victoire 2-1 au stade Pershing). Il resta au club dix-huit ans, de 1907 à 1925. Une sorte de Dieu vivant, mais mort.

Helenio Herrera : Alors là, je sais que vous êtes tous ignares, mais celui qui ose dire qu’il ne connaît pas Helenio Herrera je le tabasse à coup de fruits confits jusqu’à ce que morve s’en suive. Avant d’être le plus grand entraîneur argentin de tout les temps ET de l’Inter de Milan, AINSI QUE l’inventeur du Catenaccio, HH était un joueur du Red Star. Il n’y passa que deux ans, certes, et en période troublée de guerre, oui, mais il remporta la cinquième et (à ce jour) dernière Coupe de France du club. Alors s’il vous plaît, je vous en prie.

Jacques Mairesse : Pas de Coupe de France pour Jacques, mais un championnat de D2 (1934) et une participation à la Coupe du Monde (1934, aussi). Il resta au club trois ans (de 1932 à 1935) et fut donc un des premiers joueurs professionnel du Red Star. Il meurt pendant la guerre en tentant de s’échapper d’un camp de prisonniers. Pas une couille molle, non.

François Hugues : Double vainqueur de la coupe de France (1921 et 1923). Avant-centre, il participe également à la victoire contre l’Angleterre en 1921. Il compte au total vingt-sept sélections en équipe de France et sera resté au total treize années au Red Star.

Andras Simonyi : Joueur hongrois ayant joué à l’Attila FC (REP à ça Tristan Trasca), Simonyi débarque au Red Star en 1936 et y restera jusqu’en 1946, un titre de D2 (1939) et une Coupe de France (1942) en poche (plus une finale perdue en 1946). Buteur, il marquera (environ, parce que les archives, bon…) cent-dix-neuf buts en D1 dont quarante-sept pour le Red Star ce qui fait que, voilà, hein. Naturalisé français, il jouera quatre match pour l’équipe de France.

Alfred Aston : Impossible de parler de Simonyi sans Aston, « Feu follet » joua de nombreuses années au Red Star, de 1932 à 1948, entrecoupé de quelques infidélités au Racing et au Stade Français. Outre son palmarès RedStarien (deux championnats de D2, une Coupe de France), Fred Aston c’est aussi trente-et-une sélections en équipe de France et la participation à deux Coupes du Monde (1934 et 1938).

Marcel Pinel : « Demi-centre » célèbre pour jouer en costume trois pièces, joueur du Red Star de 1925 à 1935, il connaîtra tout : La victoire en Coupe de France (1928), la participation à la première Coupe du Monde (1930, en Uruguay, avec un voyage d’un mois en bateau), l’invention du déodorant, la première année pro du club, sa première relégation aussi… Et son premier titre de champion de D2.

Paul Nicolas : Attaquant vedette du Red Star pré-professionnalisme (de 1920 à 1929), il remporta quatre Coupe de France (1921, 1922, 1923 et 1928). Il fut également sélectionné trente-cinq fois en équipe de France et y marque vingt buts. Il fut de l’équipe de France aux Jeux OIympiques de 1920, 1924 et 1928 (et notamment capitaine à partir de 1925). Il arrêta sa carrière juste avant la 1ère Coupe du Monde.

Eugène Maës : Un des premiers buteurs de l’équipe de France, Maës joue au Red Star de 1910 à 1914 et en équipe de France de 1911 à 1913 (quinze buts en onze sélections). Il marque notamment un triplé à Turin en 1913 pour la première victoire de la France face à l’Italie (3-4). Blessé pendant la 1ère guerre mondiale, il arrête sa carrière à vingt-quatre ans. Il meurt en déportation pendant la deuxième guerre mondiale, dénoncé par une salope de compèt’ pour « propos anti-allemands ».

Ent. Guillermo Stabile : Pareil que pour Herrera, dois-je insister sur Stabile ? Meilleur buteur de la Coupe du Monde 1930, joueur et entraîneur emblématique de Hurracan, il a également joué et entraîné le Red Star de 1935 à 1939 avec qui il remporte le championnat de D2 1939.

Il y en avait d’autres, ‘ai fait du tri :
Le poste de gardien a toujours été copieusement fourni au Red Star, hors Chayriguès, citons Alexis Thépot (gardien titulaire des premières Coupes du Monde) et Julien Darui.
Au milieu de terrain, j’aurais pu cité René Fenouillère et Robert Joyaut, ainsi que Juste Brouzes, Philippe Bonnardel et Marcel Dommergues dans la liste des internationaux RedStarien ainsi que Raymond Santubéry sur l’aile, Augustin Chantrel et Paul Baron en défense.

Pour l’anecdote, le Red Star détient toujours le record de joueurs internationaux sur un match avec pas moins de sept titulaires lors d’un match contre l’Espagne en 1923 (Chayriguès, Gamblin, Joyaut, Hugues, Bonnardel, Brouzes et Nicolas).
Au total, ce sont quarante-et-un joueurs ayant joués en Équipe de France alors qu’ils portaient les couleurs du club. Le dernier étant Jean Baeza en 1968, ce qui ne nous rajeunit pas.

Le site off. dénombre une bonne centaine de noms de joueurs dans ses historiques, parmi lesquels Nestor Combin ou Alexandre Scopelli ne sont pas les plus dégueu.

ET VOUS QU’EN PENSEZ-VOUS ? clic clic…

Pour revenir un peu plus près de nous :

Dans les semaines à venir, je vais sortir les onze mondial et anal de ces dernières années. Puisque le Red Star est en fin de cycle, toussa toussa. C’est le moment de faire le bilan, calmement, de quatre années de Natianal. VOUS N’EN REVIENDREZ PAS, LE TROISIEME VA VOUS ÉPATER !

Cordianalement,

Porthos Molise

Porthos Molise

Supporter historique du Red Star depuis 1897, Père fondateur de la Jules Rimet Académie avant que l’Etoile Rouge ne redevienne tendance auprès des hipsters d’HorsJeu (les horjpsters). Ethnographe de comptoir et amateur d’excès lipidiques, j’ai contemplé le visage de Dieu. Il est gros et il s’appelle Jean-Jacques. En exil depuis que le Red Star est une équipe professionnelle qui gagne.

17 commentaires

  1. Oui alors bravo, d’avoir choisi le pittoresque, la photo jaunie pour nous faire vivre les plus belles heures du club,, mais je tiens à défendre Marlet. C’est quand même le club où il a disputé le plus de matchs de sa carrière, là où il a marqué le plus de buts aussi, et là où il est revenu après sa carrière. Même si cette arrivée correspond à la bonté du club de sauver de la rue le gars qui a fait faillite tout en profitant de son image de dernier international du club.

    Bref.

    J’aurais bien aimé des vidéos de ces joueurs pour être dans le mouv des internets.

  2. Superbe historique. Et quitte à faire gerber tes dents par le nez, HH au Milan AC, c’est pas sérieux!!! Le grand Inter svp, merci!

  3. @Spooner : comme quoi, ça tiens à pas grand chose une légitimité, à des gens qui lisent jusqu’au bout.

  4. ETONNANT : IL FOUILLE DANS LES ANNALES DU RED STAR. VOUS NE DEVINEREZ JAMAIS CE QU’IL A TROUVE !!

  5. 7 internationaux titulaires! ben mon salaud!

    par contre j’aimerais savoir s’il y aura quand même, en bonus, des saloperies sur les Strasbourgeois ds la troisième partie?

  6. Je n’ai rien contre les Strasbourgeois. Je trouve que le National est un championnat qui leur va très bien.

  7. Bonjour,
    Je tiens à vous signaler une erreur dans votre article. Helenio Herrera n’a jamais entraîné le Milan A.C. mais son grand rival, l’Inter de Milan : de 1960 à 1968 et une autre saison, en 73/74.
    Cordialement, Alain Dautel

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