Parce que nous aussi on veut faire dans le commercial et mettre nos plumes en avant, nous créons pour vous, un face à face unique en son genre, le onze contre onze.

C’est très simple, afin de tirer vers le haut nos académiciens et les footballeurs notés (ils se ruent sur les notes d’horsjeu.net afin de connaitre leur réel niveau ; les connivences avec L’Equipe font que leurs notes ne valent plus rien, et ils le savent), le service rédaction choisit chaque semaine les meilleurs et les pires performances avec les meilleurs et les pires commentaires de nos académiciens.

Le Coach Mondial est tranquille comme tout et tente un 3-5-2 de belle facture qui devrait nettoyer la lucarne du gardien anal du jour, ça va être saignant.

Les Titulors

Carrasso, Bordeaux (5/5 –Tu la veux en or ou en argent ta statue ?) : En 2012, Cédric emmerde la malchance et sort gros match sur gros match sauvant son équipe à plusieurs reprises avant d’être le héros de la séance de tirs au but. Du grand art.

Chiellini, Juventus (4/5) Et voilà. Un bon match, après une performance Natacha Anale il y a deux semaines. Ma théorie s’appliquera encore en 2012. Il a bien pris la mesure de Germaine Denis tel un tailleur professionnel. Un p’tit duel de catin par moment, et des bons jaillissements pour rester dans le même champ lexical.

Mertesacker, Arsenal : 5/5 : Fort bien. Oui, bravo Bradwurst (c’est rigolo à dire). Lord Saucisse n’a pas été ambitieux sur ses capacités pour une fois (il a peut-être compris) et il a toujours gardé quelques mètres de recul pour compenser sa lenteur. C’est pas révolutionnaire mais tout de suite ça marche mieux. Il a quand même tapé le (seul) sprint de sa vie pour sauver une balle qui filait dans les cages de Szczesny. Agréablement surpris.

Kana-Biyik, Rennes 4/5 : Dur comme du granite, zen comme le chêne et plus solide qu’un roc(k), Jean-Mamelle en fait, c’est un morceau de stoner. Il est tellement fort que dans quelques années, c’est Stéphane M’Bia en personne qui l’appellera « patron ».

Busquets, Barcelone /5 : Impeccable dans ses interventions et balle au pied. Il a remonté le ballon tel un Xavi des grands soirs (l’élégance en moins) et a coupé toutes les sorties de balles adverses. Més que indispensable.

M’Vila, Rennes 5/5 : Aurait eu 6 s’il avait marqué. Aurait pu avoir 4 pour cause de crêtes bi-colores non rouge et noire, mais depuis qu’on a vu Jérémy Ménez, on est devenu vachement plus tolérant capillairement parlant. Sinon, il a grave la classe quand il joue comme ça, marquant le jeu de son emprise et dictant le rythme à son équipe. Même avec une crête bi-colore non rouge et des grosses fesses.

Giaccherini, Juventus 4/5 : plus pressant que Marlon Brandao sur la banquette arrière d’un 4×4, il a enchainé les courses et les appels, récompensé d’un joli but. Par la suite, il a bien distribué les ballons au poste de Marchisio.

Silva, Man City (5/5): Quel bel homme. Je l’ai déjà dit et répété et sa première mi-temps n’était d’ailleurs pas énorme, mais quelle seconde période ! Des passes que seul Xavi God Hernandez n’aurait pas à lui envier, et une classe définitivement sans égale dans ce championnat.

Ozil, Real Madrid (4/5) : Hyperactif, hyperdécisif, hyperjuste, hyperparfait. Il a permuté sans arrêt avec Kaka et Ronaldo et à chaque fois il a créé quelque chose. Quand il vient au centre, on ne voit que lui. Il ne perd quasiment aucun ballon. Il provoque le second penalty. Il confirme qu’il est de retour au top. S’il marque, ce qui a failli être le cas, il prend un 5.

Lewandowski, Borussia Dortmund (5/5 : the Polish connection) : Le Lewi de cette année vous ferait oublier tous les Barrios du monde. En ce moment, il sait tout faire. Alors il fait tout.

Messi, Barcelone /5 : CJP s’est fracturé 3 fois le prépuce et a fait imploser ses testicules en regardant le match de l’Argentin. Moi aussi.

 

Remplaçants

Casillas, Real Madrid (4/5) : Très bon match. Innocent sur le but, il a été sollicité à plusieurs reprises et n’a pas tremblé. Dans les airs, il n’a pas pris l’eau non plus, donc c’est bien.

Valdés /5, Barcelone : Il va chercher un ballon dans la lucarne avant de sortir une double parade monstrueuse sur le corner qui suit. A la fin du match, il détourne du regard deux têtes qui auraient dû finir au fond. Super match. C’est con, mercredi c’est Pinto qui sera sur la pelouse…

Digard, Nice : 4/5 En constante progression depuis ces dernières semaines. Il a beaucoup tenté offensivement même s’il y eut du déchet. Il avait de gros clients en face et il s’en sort avec les honneurs. Vraiment encourageant.

Koscielny, Arsenal : 4/5 : Le gars Laurent maintient son niveau AAA, communsymbole de sélection chez les Bleus. Relance qui perce deux rideaux défensifs, un retour viril sur Welbeck qui s’était échappé dans son dos, des montées intelligentes : il reste le meilleur défenseur sur le terrain.

Br. Cheyrou, Nantes (4/5) : Enfin ! Enfin un match plein de Papy Chavroux cette saison. A l’expérience, Nono a maîtrisé Keserü dans un duel de tortues (Raynald a cru revoir, non sans émotion, le duel Diego Bustos / Maxime Flachez de septembre 98), enchaînant les interceptions et les relances propres. Chauvin peut donc le remettre dans le formol jusqu’à la prochaine suspension en défense centrale.

Chedjou, LOSC (4/5) : un roc. Et une fois n’est pas coutume il a fait preuve de concentration et de sérénité en en défense. Et comme il a hérité du numéro 8, il s’est amusé à se comporter comme un milieu (son poste de formation) en n’hésitant pas à monter et percuter balle au pied.

Balmont, LOSC (Balmont/5) : au four et au moulin, le divin chauve a livré sa prestation habituelle. Beaucoup de courses sur le côté droit, plusieurs tentatives de centres (dont un décisif pour Bruno), une grosse activité à la récupération. Il a beaucoup combiné avec Hazard et Debuchy. Il s’est en plus illustré en provoquant pas mal de fautes et a été pris en grippe par le public compiégnois qui sera châtié par une épidémie de choléra. Offre dans sa grande générosité un ballon au public à la 83ème.

Kagawa, Borussia Dortmund (4/5) : Jean a fini par se lasser de compter ses passes de trente mètres parfaites. Il est dans une forme qui rappelle ses meilleures heures. Peut-être mieux. Il a manqué le but, mais s’il les offre, Jean prend aussi.

Großkreutz, Borussia Dortmund (4/5) : Un but, une combinaison de dernière minute avec Lewi et une motivation permanente. Le Großkreutz habituel comme on l’aime à Dortmund.

Kuba, Borussia Dortmund (5/5 : the Polish connection) : Pour un remplaçant de Götze, il a fait les choses comme il faut : deux buts. Ses appels en profondeur ont fait beaucoup de mal à Hambourg, qui n’avait presque pas le courage d’aller le chercher sur son côté dès les premières minutes.

Del Piero, Juventus 4/5 : a enfin pu tirer la langue grâce à un enroulé phénomén-Ale qui a violé une transversale consentante. Son décrochage sur le premier but aspire Kjaer. Il Pinturicchio a dédié son but à l’Avvocato : « Je crois qu’il aurait baptisé mon but avec une de ses phrases ».

Oxlade-Chamberlain, Arsenal : 4/5 : Pourquoi faire une si belle prestation avec une coupe aussi merdique ? Non content d’avoir une gueule de Picasso, le gamin pousse le vice à se coiffer avec un bol. Heureusement qu’il sort un match de ouf et qu’il humilie Evra, du coup, on passe l’éponge. Plus sérieusement, belle prestation, beaucoup de mobilité et d’envie, c’est encore un peu brouillon, mais Cro-Magnon me fait beaucoup penser à Wilshere.

Féret, Rennes 4/5 : Trop la classe aussi. Il a brillé par intermittences mais d’un tel éclat qu’on ne pouvait alors voir plus que lui. Au final, toutes ses tentatives aussi merveilleuses les unes que les autres furent inefficaces, donc sans doute inutiles. Bref, de l’art, et pas du cochon malgré son côté costarmoricain. Mention spéciale pour son tir aux buts, premier du nom, qui  a posé les Rennais sur les bons rails dans le dernier virage.

Valencia, Man United (5/5) : A l’inverse de Nani, Valencia a fait le match qu’il fallait et c’est quand même plus compliqué de se débarrasser de Vermaelen que de Djourou, donc il n’en a que plus de mérite. Le match se débloque quand même deux fois en partie grâce à lui, d’abord avec sa tête victorieuse, puis son numéro en solo sur le second but. Arshavine a dû avoir le temps d’apprécier, vu comme il s’est laissé effacer. Même sans cela, il était dans un très bon jour, avec beaucoup de percussion, de décalages et un bon repli défensif quand il le fallait, ou presque… Enfin si ça continue comme ça, ce n’est pas lui qui aura à craindre le retour imminent de Young.

 

Pour retrouver le onze adverse foireux qui fouette de l’anal, cliquez ici.

4 thoughts on “Le Onze Mondial de la semaine

  1. Youhou ! yeah ! Balmont d’or et Chedjou remplaçant !
    Allez Lille OSC ohé !

    « depuis qu’on a vu Jérémy Ménez, on est devenu vachement plus tolérant capillairement parlant. »
    tu dis vrai, même si « capillairement » est un mot qui n’existe pas encore.
    Par contre Mertesacker titulaire dans ce onze mondial ça fait bizarre comme un cheveu de Menez sur le crane de kambouaré.

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