Marco Matrix a sorti son costume des grands soirs : pack de 24+1, crampons de 74, et doigt dans le nez. Michel Saint Doux de la LOSC Académie m’a dit un jour :  « on pleure 2 fois dans le Pas de Calais » … pas vu la deuxième !

Squadra Nerazzura :
Julio césar – Maicon, Lucio, Chivu, Nagatomo – Zanetti, Thiago Motta, Cambiasso – Sneijder – Pazzini, Zarate

Squadra Biloute :
Enyeama – Debuchy, Basa, Chedjou, Béria – Balmont, Mavuba, Pedretti – Cole, Sow, Hazard

Le Match :

Les Lillois se sentent forts avec leur composition habituelle et dominent ce début de match. Ils gardent l’Inter dans leur moitié de terrain, qui ne procède que par contre. Le premier quart d’heure est clairement attentiste, Lille n’osant pas accèlérer le jeu, l’Inter tenant à le ralentir.

21ème : But de Pazzini

Sneijder et Zarate combinent au milieu de terrain adverse. Pazzini décroche et est touché en déviation par Sneijder. Le meneur hollandais lance alors Zarate sur le côté gauche de la surface. Le centre en retrait de l’Argentin est parfait et trouve Pazzo lancé au point de penalty qui exécute le gardien adverse.

Par la suite, Lille se reprend et trouve enfin des petites combinaisons axiales grâce à Cole et Hazard. Pas de réelle occasion au final, à part une mine de loin de Debuchy mais il s’en faut de peu. Hazard enchaîne les bons dribbles face à Nagatomo, mais ne trouve pas de partenaire bien placé.

Côté Inter, le jeu est principalement axial car les latéraux doivent d’abord défendre. Mais Motta trouve bien Sneijder entre les lignes. Le Néerlandais lui cherche souvent Zarate, qui semble en jambe. Sur un de ses déboulés, il ridiculise Debuchy avant de voir sa frappe contrée (35ème).

L’Inter finit fort cette première période, avec de bonnes tentatives à 3 Cambiasso-Sneijder-Zarate (hors jeu imaginaire de ce dernier) ou une belle construction qui finit à droite pour la frappe de l’extérieur du pied droit de Maicon qui passe à côté.

La mi-temps est sifflée sur un temps fort intériste, une période d’ailleurs bien maîtrisée. Mais quand on se souvient du match à Catane avec 2 buts en 5 minutes, il n’y a pas de raison de s’enflammer…

Et d’ailleurs, dès la 47ème minute, Nagatomo nous pond une grosse crotte de passe en retrait pour Julio César qui est à deux doigts d’être interceptée par Moussa Sow.

Par la suite, l’Inter réussit à mettre le pied sur le ballon et atteint l’heure de jeu sans trop de dégats, puisque Chivu répare ses propres erreurs.

Double modification des équipes à la 61ème donc, avec la sotie de Pedretti remplacé par Payet et un passage au 4-2-3-1 avec Hazard derrière Sow. Côté Inter, c’est Obi qui remplace Zarate.

Et c’est le LOSC qui s’adapte le mieux, avec beaucoup de mouvement. « Manu Payeeeeeeet » (David Berger) sollicite Julio César après un bon dribble et une frappe du gauche. Mais Julio se détend parfaitement sur sa droite.

C’est ensuite Sneijder qui sort, remplacé par Stankovic (67ème), mais les nerrazzuri ne contrôlent plus du tout le ballon.

Les Lillois font bien tourner le ballon jusqu’à la ligne de tir à 3 points, mais ne rentrent presque jamais dans la raquette.

Sur l’un des rares contres, Thiago Motta trouve Maicon dans le dos de Béria. Son centre en retrait trouve Stankovic, qui arme du droit, mais sa bonne frappe est détournée en corner par Enyeama (72ème).

Obraniak remplace alors Joe Cole, qui s’était éteint (75ème) et le « Polonais » fait deux bonnes minutes avant de plonger dans le marasme alors que tout les ballons passent par lui.

Puis c’est au tour de Balmont et Pazzini de sortir, remplacés par Gueye et Milito (Gueye et Milito… quelle phrase étrange !) à la 81ème.

Les Lillois semblent quelque peu résignés et pêchent par déchet technique. L’Inter se contente de gérer à partir de ses 40 mètres. Il reste quelques possibilités pour les lillois, mais ils n’en font rien de bien concret. Les arrêts de jeu sont là, et Lille n’a toujours pas commencé sa seconde mi-temps.
Il note :

Arbitre : Howard Webb (8/10)

Enfin un arbitre non-italien ! Sa prestation est de qualité, avec des avantages laissés à bon escient, mais ses assistants ne l’ont pas aidé avec de nombreuses situations de hors jeu sifflées litigieusement (Zarate qui filait au but 43ème).
Interisti :

Julio César : 5/5 Tout simplement un match parfait. Invincible sur les frappes lointaines, sur les ballons lobés, sur les passes en profondeur… Il arrête même les frappes de Joe Cole hors jeu ! Génialissime !

Maicon : 3/5 Il a plutôt essayé de contrôler son couloir, et il est le seul à proposer dans la verticalité en première période. Il n’a toujours pas retrouvé son coup de rein, mais il a fait jouer son expérience et sa complicité avec Javier pour bien verrouiller.

Lucio : 4/5 Le combattant a apporté son sens du devoir. Pas de fioritures balle au pied, mais d’innombrables duels gagnés, et un Moussa Sow muselé.

Chivu: 3/5 Lui aussi a plutôt bien tenu Sow, et il a dû compenser dans le couloir gauche à de nombreuses reprises quand Hazard ou Debuchy était intercalé.

Nagatomo : 2/5 L’Intériste le plus en difficulté. S’il récupère le ballon du but, il a frisé la correctionnelle sur une passe en retrait, et  a été en difficulté face aux dribbles d’Hazard et aux combinaisons Balmont-Debuchy.

Zanetti: 5/5 Indestructible le mec ! Toujours là pour couvrir Maicon, il s’est même laissé pousser des ailes quand l’Inter est passé à 4 à plat au milieu. Encore un grand match du Capitano, mais bien évidemment, ces messieurs du Onze Mondial vont encore le boycotter je suppose…

Motta : 2/5 Honnêtement, son match est très discret. S’il a pu faire valoir sa qualité de passe en première mi-temps, c’est d’abord parce qu’il n’y avait absolument personne dans sa zone. Effacé en seconde, il a couru dans le vide et récupéré peu de ballons. Ceci dit, les Lillois ont très peu réussi à passer par l’axe, et c’est à mettre à son crédit.

Cambiasso : 3/5 Esteban milieu gauche, ça ne peut donner que ce genre de match : bonne complémentarité défensive avec le latéral, mais il accepte trop de jouer en position basse. Toujours présent au pressing quand il monte en pointe, il n’a pas eu son rayonnement habituel, mais le côté droit lillois Debuchy-Balmont-Hazard méritait qu’il soit prudent.

Sneijder : 3/5 Sa participation sur le but ne saurait pas masquer les lacunes inhérentes à un match de reprise. Manquant clairement de rythme, n’ayant pas les jambes pour presser, il s’est contenté de distribuer la plupart du match. Mais il est décisif, et c’est tout ce qu’on lui demande après tout ! Remplacé à la 67ème par Stankovic, qui a fait ce qu’il avait à faire : fermer !

Pazzini : 4/5 Une première mi-temps de haut niveau, avec de bonnes déviations, une bonne protection de balle amenant des coup-francs et un carton jaune pour Chedjou, et bien sûr : il plante ! Moins en vue par la suite surtout quand Zarate et Sneijder sont sortis. Remplacé à la 81ème par Milito qui n’a pas reçu un seul ballon potable le pauvre.

Zarate : 4/5 J’attendais de dire ça avec impatience : excellent match ! D’abord un peu brouillon dans le premier quart d’heure, il s’est libéré par la suite, apportant le danger sur chaque prise d’initiative, souvent balle au pied. Passeur décisif, il a réalisé un match… enfin une heure pleine ! Remplacé à la 61ème par Obi, qui a glissé côté gauche du milieu de terrain. Avec le 4-4-2 à plat, le couloir a finalement pu être bouclé.
Voilà la victoire qu’il fallait pour être en bonne position en ligue des champions.

Objectif championnat maintenant, et ce sera dimanche à 15h à domicile face au Chievo Vérone où les 3 points sont obligatoires !

Marco Matrix : 2/5

Pas au top, mais ça viendra !

 

Marco est un gars adorable sous ses airs d’obsédé, il vous file les images du match.

6 thoughts on “L’Internazionale Académie note Lille-Inter (0-1)

  1. Merci Marco Matrix. Sinon tu mérites bien plus qu’un 2/5. Et très bien la photo du car interiste et de la compo en début d’article !!! Forza Inter !!!

  2. En ayant vu que le résumé du match dans lagrandesoiree grégoire margothon, j’ai eu le sentiment de vivre un revival des 90s…
    À savoir des français qui dominent, des ritals qui malinent et que l’on ne voit quasiment jamais, mais une équipe italienne qui finit encore une fois victorieuse… Monde de merde

  3. Dans le Pas-de-Calais on pleure tous les jours. Dans le Nord, où se situe Lille, je ne sais pas.

  4. Dans le nord on pleure uniquement lorsqu’on perd contre le RC Lens.
    Et un peu quand on perd contre une équipe de bûcherons transalpins qui joue à 11 derrière.

  5. allez quoi, cachez votre joie !!
    on a gagnéééé, on a gagnééé !

    hé quoi, c’est pas tous les jours…

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