Lusitanies de Satan
Les Fleurs du Mou.
Le culte du football possédait son idole.
Faisant autorité car cent fois médaillé
Et proclamé par tous du Beau-et-Bien symbole,
Barcelone régnait sur un sport dévoyé.
Irrité par l’éclat de sa fausse auréole,
Du Ciel ou de l’Enfer tu nous fus envoyé !
Sois, contre quelque obole,
Notre porte-parole :
Ô Mourinho, maudit humain peccamineux,
Expurge, au nom des tiens, le football de ses Dieux !
Les théologiens relayés par tout prêtre
Ont décrété le Mal comme Être corrompu.
Grâce à toi l’anti-jeu connaît son plus grand maître
Et les bigots simplets leur Démon absolu,
Oubliant que le grain doit mourir pour renaître ;
C’est pourquoi le football détruit, broyé, moulu,
Réduit au plus pur être,
Peut enfin se repaître :
Ô Mourinho, ton art sut arracher aux feux
Un football épuré même ignoré des Dieux !
Ton football est fondé sur un labeur sans faille
Qui tourne le plus faible en un puissant renfort,
Et tes ordres en font une sûre muraille.
Barcelone, basant sur les grands son confort,
Verra sa chute suivre une maigre semaille,
Car toute chaîne vaut son chaînon le moins fort :
Dès que cède une maille,
Tout n’est que feu de paille.
Ô Mourinho, tu rends tes sportifs vigoureux,
Hausses l’honneur de l’Homme et triomphes des Dieux !
L’œil des vulgaires sots flatte sans ironie
Mille échanges sans but rompus de bâillements,
Ils trouvent des vertus à la monotonie
Et leur oreille est sourde à tes pointilleux plans :
Défense en rythme, et bloc compact, quelle harmonie !
Leur mépris de l’abstrait vaut bien tes châtiments ;
Roi de la félonie,
Cause leur aphonie,
Car Mourinho, l’exploit le plus délicieux
Reste de silencer ces faquins orgueilleux !
Tes succès malgré tout ravivent la sentence
De ceux qui pensent bien : leur dogme nous instruit
Qu’un grand club doit pouvoir d’un match mener la danse,
Qu’un sport est un spectacle, et que ton jeu lui nuit.
(Je suis lasse…) Ils ont beau t’étaler leur science,
Que craint ton plan tactique, alors qu’il porte un fruit ?
Telle est leur impotence,
Telle est ton excellence !
Ô Mourinho, tu vois sous leurs torrents verbeux
La seule vérité : qu’ils ne sont pas des Dieux !
Barcelone a repris le chemin des victoires,
Mais l’univers frémit tant que tu tiens debout :
Soutenant de concert les catalanes gloires,
Tous désirent se fondre en un divin Grand-Tout
Menacé par tes dons si propitiatoires !
Élu pour être l’Un, le « Spécial », le Mou,
Tu vaincs telles les Moires
Leurs rêves illusoires.
Mais, quand même, le Diable est le singe des Dieux…
Mourinho, joueras-tu quelques fois un peu mieux ?
Quand B(u)RP va te tomber dessus…
C’est beau, c’est juste c’est frais,
mais tu omets les belles victoires,
Du 4-3-3 portista amenant la gloire,
Ou ce match aller qui vit un ballet,
que dis-je, une véritable leçon,
ramenant ces soit disant dieux
au rang de simple joueurs vicieux,
Pleurant un bus sur l’air des lampions.
Je suis nul en poésie ok, mais comme pour mon José,
je reste incompris.
Moi ce que je vois c’est que si tu continues, je vais te botter le cul.
aime moi tendre, aime moi vrai
C’est pour moi ou pour la poétesse?
Savoir si j’ai enfin un fan?
J’ai pensé à B(u)RP aussi, à partir de « bigots simplets ».
Mais enfin Homercq, je suis un de vos fans, pourquoi en chercher ailleurs?
(Il y avait bien sûr beaucoup à dire sur le Mou, mais je voulais me focaliser sur des idées plutôt que sur des faits –qui ne font pas moins intéressants à mettre en poésie ceci dit–… cela vous donnant l’occasion de rappeler ces grands faits d’armes dans les commentaires, tout n’est pas perdu :-))
Ah bah je l’avais pas lu çui-là. Il est vachement bien.
C’est la beauté d’un nouveau site que de nous-mêmes aire redécouvrir ce qui lors nous avait échappé. Ou alors mon correcteur automatique déconne
Même sentiment. Toute recherche est désormais plus facile! Dire qu’avant, un article devenait perdu à jamais trois jours après sa publication…