Mes chers anustriotes, l’heure est grave.

Marcelin est en deuil et va se crêper pour une pige au moins. Aujourd’hui, Lundi 31 Octobre 2011, Marcelin a perdu un être qui oh putaing cong qu’est ce qu’il lui était cher, son cousin germain et hongrois, Floriàn.
Footballeur de génie, « la Flûte » ainsi que le surnommait Maurice, papa de Marcelin, était aussi un sacré gai-luron. Même si sa figure grave ne le laissait ni présager ni envisager, FluFlu avait de la bouteille. Il descendait la gnôle comme une tante de la montagne à cheval, hips! (don’t lie). C’est lui qui fit découvrir à Marcelin la barack pálinka et l’unium, alcools fameux, alors jamais il ne l’oubliera.

Débarqué de Ferencváros pour visiter la famille frenchie, Flo l’asticot s’est vite adapté pendant ces deux semaines de vacances aux coutumes du pastis à malices et du ricard à tiroirs, appréciant même le goût si particulier des ptits jaunes.

Aujourd’hui Florián, tu es parti avec tes soixante-dix piges sous le glabot et tes baguettes magiques en guise de pieds, crayons de couleurs pour une époque que les chiasses de mioches ne connaissent qu’en noir et blanc. Le coeur de Marcelin suinte, lui aussi devrait subir un pontage, peut-être que s’il t’avait accompagné ou mieux encore s’il t’avait présenté un vrai docteur, tu n’y serais pas resté sur cet enculé de billard ! Aujourd’hui, Marcelin va boire un ballon de rouge en ton honneur, toi le ballon d’or 1967 dont tout le monde se fout. Il va chanter à s’égorger tes louanges, toi qui terrorisa le Brésil des années 60, le sortant même à toi tout seul le 15 Juillet 1966 au Goodison Park de Liverpool, au premier tour de la coupe du monde.

Quand cette petite tafiole de Puskas se carapatait en entendant les chars et les mitrailleuses, quand cet empafé de Czibor se pissait dessus devant le marteau et la faucille et quand Kocsis se cassait en mille morceaux, comme un symbole de peigne-cul, toi tu étais là. Tu étais là pour porter à bout de bras la nation Magyare et ainsi perpétuer la tradition de ces joueurs majestueux, capables de passer n’importe quel gugus, pourvu qu’il soit en short et en maillot.

Tu n’as certes rien gagné de majeur, de percutant dans ta carrière footballistique. Mais dans ta vie d’homme, tu as gagné l’estime de ta famille, celle des Albert, Marcelin en tête et le cinquième mousquetaire en queue de peloton. Toute cette semaine, la famille va te célébrer comme il se doit, à grands coups de godets et de litres de picon, ton rouge préféré. Tout le monde t’a pardonné ton palais atrophié par la vodka, Marcelin lui-même ne sait pas distinguer une meringue d’un pain au pavois.

Messieurs (et mesdames, pas fou hein le fou), veuillez respecter, chez vous, chez nous, partout, au travail ou à la maison, au bar (surtout au bar), une minute de boisson non stop en l’honneur de Florián, il le mérite.
Adieu, cher et tendre cousin, Marcelin te tire ses doigts du nez pour te saluer une dernière fois. Rien à foutre de Charlton et sa tonsure, aux chiottes Best et sa caisse pourrie, à mort Eusebio, allez brûler en enfer tous les autres tocards qui prétendez jouer au ballon. Gloire à Florian Albert, meilleur joueur de tous les temps!

Le bisou vigneron, mais que pour Florian.

Marcelin, cousin meurtri et triste à jamais.

7 thoughts on “Marcelin rend hommage

  1. Ah l’unicum, le seul alcool hongrois que j’ai réussi a éviter jusqu’à présent…
    Bravo pour l’hommage en tout cas!

  2. Jalouses que vous êtes. Mon anus se porte aussi bien sans phallus pailladin. Rentrez à Montpellier à cheval, tapettes !

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