Monaco-OM (1-0), La Canebière Académie débande

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La Reine des Neiges est une salope.

Blaah

Aioli les sapiens,

Après la défaite de nos concurrents contre le Barça des Côtes d’Armor, une victoire pouvait nous donner le titre de champions d’automne. Mais comme l’on se moque des titres honorifiques, nous avons préféré garder de la ressource en concédant sagement la défaite au terme d’un match insipide.

L’équipe

Fanni et Nkoulou en défense au détriment de Morel, Lemina-Imbula au milieu, et le petit Boutobba qui entre en fin de match. Que du classique pour le reste.

 

Le match

Face à une équipe de Monaco on ne peut plus chiante à jouer, l’OM éprouve des difficultés à enchaîner les actions dangereuses. La possession est cependant au rendez-vous, tandis que Monaco se montre très peu menaçant, dans les premières minutes du moins.

A la dixième, Nkoulou manque de saboter ces bonnes dispositions en voyant sa relance de merde contrée, offrant à Martial la possibilité de tirer sur la barre. Les minutes suivantes sont du même tonneau : si nous dominons globalement la partie, c’est le plus souvent improductif tandis que Monaco procure à nos sphincters quelques occasions de jouer la Sonate au clair de lune en mode mineur.

La fin de première période est plus à notre avantage avec une double occasion très nette : Gignac décale tout d’abord Dja Djédjé qui, seul face au gardien, se pose un peu trop de questions et finit par se faire contrer. Sur le corner qui s’ensuit, Rod Fanni se trouve seul à trois mètres du but mais, surpris par une légère déviation de Toulalan, nous offre ce chef d’œuvre :

Je ne sais pas si Moustache osera nous mettre en demeure pour celle-ci (source LFP, via OMTV. Les joueurs sont habillés par Adidas. Monsieur Thauvin est coiffé à la scène comme à la ville par Vivelle-Dop. La pelouse est une production Monsanto, pour Jardiland, collection automne-hiver. Aucune otarie n’a été maltraitée pour la réalisation de ce gif. Visa d’exploitation n°xzbft, tous droits réservés y compris Corse et territoires d’outre-mer.)

Après avoir fini de nous mâchonner consciencieusement les testicules en nous remémorant cette occasion manquée, nous abordons néanmoins la seconde période avec optimisme : l’OM domine, se procure des occasions, et Monaco n’est guère dangereux pour peu que nous soyons sérieux en défense. Tout indique que la seconde période nous appartient.

C’était sans compter sur un point : notre effectif semble aussi vidé que les testicules de mon ami Gwen Tagrenmer après la semaine de l’En-Avant de Guingamp. Adepte de la tactique dite « Princesse Grace », Monaco nous laisse nous fracasser sur son bloc bien en place. Nous ne parvenons pas à être mobiles, et nos tentatives de un-contre-un se soldent invariablement par des échecs. Heureusement, Monaco ne semble pas pressé de se porter à l’offensive, si bien que le match prend l’aspect d’une purge en bonne et due forme.

Faute d’espérer grand-chose de la rencontre, au moins pouvons-nous espérer tenir le match nul. Las, nos adversaires exploitent parfaitement une faute de concentration de notre part : sur une bête touche à 40 m de nos buts, Mendy se trouve en retard et en sous-nombre. Lancé sur le côté gauche, Martial se défait de Nkoulou, venu à sa rencontre avec une vivacité toute abdallesque. Toute notre défense se trouve ainsi décalée, ce que ne peuvent compenser ni Fanni, trop loin pour intervenir, ni Imbula ou Lemina trop occupés à ouvrir leur calendrier de l’Avent « La Reine des Neiges » pour s’intéresser aux milieux de terrains adverses. Dja Djédjé est embarqué par une feinte de Ferreira-Carrasco, qui libère l’espace pour Bernardo Silva. Disposant d’un quart d’heure pour tirer, le Monégasque se fend pourtant d’une frappe de merde, histoire de faire participer Mandanda au caramentran défensif (1-0, 67e).

[Avertissement : notre quota légal de gif animés étant atteint, nous t’invitons à revoir le but en faisant défiler très vite les écrans ci-dessous tout en clignant des yeux]

 1 : Ayew monte au pressing à contre-temps. Une erreur minime au départ, mais qui ne sera jamais compensée jusqu’au but. Au contraire, à l’exception de Fanni (voire Dja Djédjé), chaque joueur impliqué ajoute ensuite une erreur soit dans un duel, soit dans son placement.

 

2 : Mendy est pris par le une-deux. Note que Bernardo Silva est à ce moment-là surveillé de près.

 3 : Nkoulou pris au duel, Mendy est surpris et laisse un nouveau une-deux se développer. Imbula délaisse Silva pour aller faire le nombre (trop tard de toute façon), sans que Lemina ne compense. Une fois Nkoulou et Mendy dépassés, Fanni est trop loin pour empêcher le centre de Martial.

 

4 : L’appel croisé de Ferreira-Carrasco a embarqué Dja Djédjé, finissant d’ouvrir le boulevard à Silva. Notons l’effort de repli défensif de Thauvin (en bleu), inutile pour le coup mais louable.

 

Cet événement nous laisse sans réaction, les changements effectués par Bielsa ne parvenant pas à nous faire sortir de notre impuissance. Loin des regrettables accidents vécus contre Lyon et Paris, nous encaissons une défaite franche sanctionnant un niveau de jeu très insuffisant. On s’inquiètera de la léthargie de l’équipe en seconde période, dont il faut espérer qu’elle ne représente pas la séquelle attendue et durable de la fameuse « méthode Bielsa ». Une impression à pondérer cependant par l’excellente capacité monégasque à faire déjouer l’adversaire, et par notre première mi-temps bien plus correcte. Ainsi, si nos soucis physiques se prolongent, tel ne semblent pas le problème : s’il faut payer de passages à vides les excellents temps forts que nous nous procurons, le risque en vaut la peine. Les points critiques résident dès lors dans nos difficultés à concrétiser nos temps forts et à nous montrer stricts dans nos temps faibles. Si le championnat reste aussi serré, la différence se fera aussi sur les gains moches : un enjeu qui dépend avant tout du talent des joueurs, peu importe que leur entraîneur soit un génie ou bien un grand couillon à touillette (suivez mon regard).

 

Les joueurs

Mandanda (2/5) : Un jaguar en première période pour sortir un tir au ras de son poteau. Sur le but, par contre, c’était Garfield.

Fanni (3/5) : Tellement bon en défense qu’il a même empêché un but contre Monaco.

Nkoulou (2/5) : Las des interventions élégantes et millimétrées, Nicolas a préféré le style « tractopelle » pour enrayer les attaques monégasques. Pas que ce soit franchement inefficace, mais ça risque de nous faire réviser notre budget slips à la hausse. Ou alors, on réclame une charnière Fanni/Morel, mais en termes de fracture du continuum espace-temps il faut savoir que c’est considéré comme la dernière étape avant la venue de l’Antéchrist.

Dja Djédjé (2/5) : Honnête défensivement, actif devant avec entre autres une belle occasion… mais aussi avec la précision technique d’une avorteuse sous amphétamines.

Mendy (1+/5) : A peu près pareil que le précédent, même s’il s’est peu à peu fragilisé défensivement. On se sent un peu comme le retraité de la Faute-sur-Mer derrière sa digue en Patafix : on peut avoir confiance si l’on n’a pas trop bonne vue.

Imbula (3-/5) : Un match de cumulonimbus, notamment en première période : j’aspire les ballons en bas, je les tourne dans tous les sens, et je les relâche tout propres en haute atmosphère. Après, c’est dommage qu’il se soit lui-même perdu à 10 000 pieds au moment du but.

Lemina (2-/5) : Match courageux de Mario, gâché par sa propension à ne pas lâcher la balle au moment opportun. A lui et à son compère, Papy Toulalan a montré qu’il restait encore un peu de chemin à parcourir avant d’être sortis de leur puberté footballistique.

Boutobba (84e) : Plus jeune olympien à entrer en jeu dans l’histoire du club, le minot a montré de l’audace et beaucoup osé (et à peu près tout raté, mais on s’en fout, c’était pas sa guerre).

Notre quota légal de gif animés étant atteint, la Canebière académie t’offre le bizutage de Bilal Boutobba en folioscope à télécharger, imprimer, découper et agrafer toi-même (+ le mémo pour l’ordre des images). Le Flipbook horsjeu.net : toutes les sensations de la Ligue 1 sans lâcher une thune à Moustache.

Payet (2-/5) : A quoi voit-on que ce Monaco-Marseille était une affiche de haut niveau ? A ce que Payet a cagué son match. Il n’a quand même pas pu s’empêcher de livrer une ou deux passes à haut potentiel bandatoire, mais l’on sent bien que le cœur n’y était pas.

Thauvin (1/5) : Quelques bonnes choses en première mi-temps, avant de s’évaporer. Il a l’idée de génie de saloper le dernier corner de la partie, au cas où l’on aurait eu l’envie d’être indulgent.

[Avertissement : par décence pour André Ayew, son appréciation sera remplacée par un poème de Rainer Maria Rilke]

Ayew (1/5) : Der weiche Gang geschmeidig starker Schritte, der sich im allerkleinsten Kreise dreht,
ist wie ein Tanz von Kraft um eine Mitte, in der betäubt ein großer Wille steht.

Batshuayi (72e) : Mouairftbof.

Gignac (2/5) : Très actif mais en manque de réussite en première période, placé sous sédation profonde et continue par ses coéquipiers en seconde.

 

 

L’invité zoologique : Lucas Hippocampos

Minuscule, il se la pète avec sa tronche de con qu’il arrive à faire passer pour de la grâce juste pour inciter les demeurés à le préserver d’une extinction qu’il mériterait pourtant mille fois. L’hippocampe est donc bien l’invité approprié pour commenter ce match sur le rocher des dégénérés, dont la dernière étincelle d’élégance s’est achevée en compression César non sans avoir au préalable milité pour les bienfaits de l’hystérectomie préventive, par la perpétuation malheureuse d’une lignée dont les péripéties n’émerveillent que les pétasses biberonnées aux princesses Disney-salopes.

  • Les autres : C’est pas beau mais c’est très solide, et ça sait châtier quand l’occasion s’en présente. M’est avis qu’on n’en a pas fini avec eux non plus, dans ce championnat. Monaco et Guingamp représentent en tout cas un vibrant encouragement à poser nos couilles sur le nez de ceux qui estiment que les victoires en coupe d’Europe pompent de l’énergie pour le quotidien.
  • Vu d’en face : Octobre Rouge-et-Blanc passe de temps à autre ici.
  • La fange du jour : Tony Chapron réalise un match irréprochable uniquement pour que l’on ne dispose d’aucun prétexte justifiant la défaite. Quel enculé.
  • Le classement : Ce qui est insupportable, ce n’est pas de rater l’occasion de distancer Paris, c’est de voir les Lyonnais de l’autre tronche de hyène venir tenter de s’immiscer dans ce duel entre gens respectables.
  • Coupe de France et combats dans la boue : Notre 1/32e aura lieu au stade des Alpes, 24h après un match du Top14 de rugby. Un dimanche quatre janvier, en soirée. A Grenoble. A part installer un panneau « Mazout – ne pas se jeter dedans», je ne vois pas comment le traquenard pourrait mieux être préparé.
  • La page abonnement: à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Après avoir méthodiquement écarté ses concurrents, Lee Suix gagne le concours zoologique et va donc être encore plus insupportable que d’habitude. Bravo à lui. Merci aussi à Sandra pour l’image de fin.

 

Loin d’être abattus par leur défaite à Guingamp, les joueurs Parisiens sont repartis de Bretagne en sachant conserver toute l’élégance sophistiquée qui fait que la Capitale reste la Capitale.

 

Bises massilianales,

Blaah

10 réflexions sur “Monaco-OM (1-0), La Canebière Académie débande

  1. La fange du jour : Tony Chapron réalise un match irréprochable uniquement pour que l’on ne dispose d’aucun prétexte justifiant la défaite. Quel enculé.

    Le classement : Ce qui est insupportable, ce n’est pas de rater l’occasion de distancer Paris, c’est de voir les Lyonnais de l’autre tronche de hyène venir tenter de s’immiscer dans ce duel entre gens respectables.

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    C’est superbe. Bravo. Le flipbook est assez énorme aussi.

  2. Ah quand t’avais parlé de gadget dans quelque chose, j’avais pas vu ça comme ça. Je deviens trop mainstream.

  3. Je pense qu’il faut laisser le titre de fils de pute de fin d’année (champion d’automne) à Lyon. Ils craqueront sous la pression.

    Bon on perd contre Paris, Lyon et Monaco (je mets de côté la défaite de Montpellier, c’était une autre saison), ça commence un peu à m’énerver cette faiblesse face à des équipes dites plus grosses. C’était un match à notre portée surtout après le match de Monaco en LDC.

    Il fallait faire entrer Doria et faire revenir Drogba.

    Sérieusement, mais quand l’OL va disparaître ?

  4. Autant qu’on puisse l’aimer, il est clair que le retour d’André perturbe l’équilibre de l’équipe.
    Bien que paradoxalement, il soit le plus prompt à monter au pressing, il est loin d’être à 100% et ne tient pas la discipline appliquée par Bielsa ces dernières semaines(cf, toutes ses pertes de balle en 2nde période)

    Monaco a fait quasi le même match commando horrible à regarder que mercredi contre Vilain Boa.

    Tu oublies de signaler qu’Hippocampos aurait du se faire sortir pour son chassé frontal au visage sur le minot.

    Et +13 pour cette conclusion.

  5. « Mais comme l’on se moque des titres honorifiques »… je me rappelle en effet l’étonnante sobriété qui avait accompagné la victoire en coupe de la ligue 2010 (je crois) !

    Sinon le GIF de folioscope est une trouvaille de tout premier plan pour la sauvegarde de la liberté de l’information, grands bravos !

  6. Putain de dimanche soir de merde…Putain de concentration sur des touches de merde.
    Putain de gadget de génie…
    Putain va falloir gagner le dernier ne serais-ce que pour une trêve tranquille.

    J’espère choper des place pour le 4/01 même si c’est sûr que se sera un traquenard…

  7. Sympa les travaux manuels, ma fille de 4 ans apprécie.
    Un peu sévère pour Mandanda, il se fait prendre sur une frappe à ras de terre au niveau du point de péno, il part du bon coté mais le tir est bien appuyé contrairement à la tentative d’Ocampos quelques minutes plus tard.
    Sur ce match pas ou peu de regret vu le visage affiché, l’équipe a semblé un peu perdu du fait qu’elle avait l’impression de jouer à domicile sans pour autant reconnaitre le stade, mention spéciale aux ultras locaux et leur banderole à la mi-temps…et si quelqu’un peut mettre la main sur l’interview d’après match du supporter monégasque qui se met à bégayer lorsqu’il voit une vingtaine de supporters marseillais arriver (sur l’équipe tv, honte à moi) je suis preneur.

  8. Bon les gars arrêter avec votre fange, quand on gougelise ce mot on tombe chez HorsJeu.Net ou sur la géolocalisation de la demeure de Franck Ripoux….

    Tout est beau ici, mais la conclusion parisienne c’est vraiment du lourd….

    Big up à Blaah.

  9. Très bonne académie, comme d’hab ! Par contre, je te trouve dur avec Thauvin en général. Tout d’abord j’aime beaucoup ce joueur et son profil, qui implique forcément du déchet mais qui nous procure beaucoup de situations intéressantes.

    Ensuite et surtout, je pense que son vrai problème est Djadjedje. Ce mec a de grosses difficultés en terme de passes et de timing de passes. Qui plus est, j’ai l’impression qu’il ne se place que (très) rarement en fonction de Thauvin mais plutôt qu’il se déplace un peu comme lui (souvent près de la ligne comme l’est Thauvin).

    Enfin, il me semble que ce dernier a fait ses meilleurs matches à gauche…

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