La Murciélago Académie note Gijon-Valence (0-1)

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El Piojo, pour vous servir et vous cultiver

Après deux victoires obtenues dans notre jardin de Mestalla, València quittait ses bases pour la première fois de la saison pour affronter le Sporting Gijon de l’excellent Manuel Preciado, l’homme qui a envoyé caguer Mourinho. Du côté des stats, ce match est le 83ème affrontement entre les deux équipes, le 42ème en terres asturiennes. Clairement, València ne part favori puisque les Chés n’ont gagné que 10 fois au Molinon et perdu à 19 reprises. D’ordinaire, c’est dans ce genre de matches que nous perdons des points. Après une victoire inaugurale arrachée au forceps face au Racing Santander suivie par un succès encourageant face aux Colchoneros, les Murciélagos devaient, face à un adversaire largement à leur portée, prendre des points et poursuivre la bonne série commencée. Pour son deuxième match consécutif face à des Rojiblancos, le VCF a maîtrisé les débats (70/30 en première mi-temps en termes de possession de balle, 60/40 en seconde) et l’a logiquement emporté malgré un score qui aurait pu s’alourdir avec davantage de réussite. Une bonne opération avant le choc à Mestalla face à l’ogre blaugrana.

 

Equipe

Chose incroyable, après la victoire face à l’Atlético, Unaï Emery avait reconduit son backfour face à Genk en Champion’s. Fini de blaguer, en championnat, le technicien basque aligne une défense inédite composée de droite à gauche de Bruno Saltor, Adil Rami, Victor Ruiz et Jordi Alba et Guaita retrouve sa place dans les bois après l’intérim de Diego Alves face aux Belgues. De plus, Unaï retourne au 4-5-1 après s’être essayé au 4-3-3 en C1. Au milieu, une nouvelle paire de… milieux défensifs (vous pensiez à quoi, gros dégoûtants?!) Albelda/Banega est chargée d’alimenter en ballons Pablo Hernandez, Sergio Canales qui fêtait sa toute première titularisation sous nos couleurs blanquinegras, Jonas et Roberto Soldado notre homme en forme du moment.

Sur le pré, cela donne:

-Guaita-Bruno Saltor, Adil Rami, Victor Ruiz, Jordi Alba-Pablo Hernandez, Ever Banega, Albelda, Jonas, Canales-Soldado-

 

Ces jambons de Gijon

Le portero Juan Pablo a été le plus en vue côté rojiblanco avec des arrêts décisifs devant Soldado et Aduriz mais l’unique but de la partie est dû à une faute de main. Chanceux, il a été sauvé par sa transversale sur une frappe de Jonas.

De Las Cuevas et Barral ont été les joueurs les plus en vue dans le champ. A part ça, le petit Grégory ne s’est pas noyé et, en ce qui concerne Alberto Rivera, ouais ouais le mec que Tapie 2.0 avait ramené du Real Madrid à l’OM en affirmant qu’il était le nouveau Zidane (véridique), on s’est aperçu de sa présence lorsqu’il reçut une admonestacion.

 

Pendant ce temps-là, dans le vestiaire ché 

Sofiane Feghouli: « Eh Mister, pourquoi je joue pas ce soir? »
Unaï: « Ecoute Sofiane, je t’ai aligné contre Genk et on a fait 0-0. Il fallait que Pablo souffle. Maintenant, c’est la Liga et j’aimerais bien gagner tu comprends? »
Sofiane: « Quoi?! Mais j’ai été super bon mercredi! »
Unaï: « Bon ça faut voir. Si je t’ai remplacé à 20 minutes de la fin, c’est pas pour rien, tu ne crois pas? »
Sofiane: « Attends, c’est super injuste ça! Putain, tu sais qui je suis cabron? »
Unaï: « Ben ouais, t’étais le seul mec qui avait une faute sur son flocage à Almeria! Même qu’à côté de toi, M’Bami avait l’air de savoir jouer au ballon. »
Sofiane: « Tu sais qui je suis? Tu sais d’où je viens?! »
Unaï: « Du GF 38. »
Sofiane: « Ouais, et j’étais au Red Star en moins de 13. Ils ont formé Méité là-bas! ça te parle pas à toi? »
Unaï: « Allez, va sur le banc à côté de Maduro, il n’a pas fini son livre de coloriage, tu pourras l’aider. »

 

Match 

 

But
30ème minute, Roberto Soldado: Le ballon est dégagé par le Charrua Damian Suarez directement sur Victor Ruiz qui transmet à Ever Banega. L’Argentin donne en retrait à Jordi Alba qui ouvre en une touche de balle sur Jonas. Le jeu en triangle Jonas-Banega-Pablo Hernandez en une touche de balle prend Gijon de vitesse. Pablo déborde, se met sur son pied droit, centre en retrait pour O Detonador qui contrôle, frappe mais bute sur Juan Pablo. Or, le gardien ne capte pas le ballon, ce qui profite à Soldado qui n’a plus qu’à pousser au fond des filets.

 

Notes

Guaita (5/5): hormis une intervention moyenne à l’heure de jeu, El Colombaire a été parfait dans ses sorties à trois reprises (17′, 33′ et 58′), a expliqué la vie à Castro en lui collant son poing dans le pif sur un dégagement autoritaire (38′) et a été tout simplement remarquable sur une claquette décisive dans le diner-temps sur une frappe déviée de Barral qui aurait pu le lober (83′). Assurément, Guaita s’affirme de match en match.

Bruno (3/5): absent depuis deux matches, il est redevenu titulaire à la place de Miguel. El Caiman a réalisé un match correct, même si sa faute à la 83ème minute aurait pu coûter un penalty inutile à quelques centimètres prêts. Offensivement, il a beaucoup centré (8′, 24′, 47′, 56′) mais ses ballons ne trouvèrent jamais preneur. A bien failli être passeur décisif sur une touche azpilicuetesque en direction de Soldado (66′).

Rami (4/5): s’il est le seul joueur à avoir joué tous les matches dans leur intégralité, c’est bien qu’il doit y avoir une raison. Au vrai, Adil est en confiance, n’hésitant pas à griller la politesse à Guaita (6′), à couper les rares amorces de contres rojiblancas (11′, 50′), à jaillir sur Barral en bonne position de tir (16′). En fin de match, il a réalisé une double intervention parfaite (82′). A son débit, il a toujours cette fâcheuse tendance à accrocher les bras dans la surface (19′). Pour le moment, ça passe mais il faudrait faire gaffe quand même. Propre dans ses interventions et dans la relance, il est actuellement le fils préféré d’Emery.

Ruiz (3/5): sa présence physique, surtout en seconde mi-temps, compense quelques difficultés comme sur cette ouverture de De Las Cuevas dégagé par Jordi Alba, venu au soutien (3′). Pour sa deuxième titularisation de la saison en championnat, il n’a pas eu beaucoup de travail et mérite d’être vu face à un gros calibre. Enfin, il pourrait être meilleur dans la relance.

Jordi Alba (4/5): lui non plus n’était pas titulaire lors des deux derniers matches. A la izquierda, il a été convaincant, le jeu passant surtout sur son côté. Impeccable sur l’ouverture de De Las Cuevas (3′), il n’a pas hésité à combiner avec Pablo afin de monter aux avant-postes et de centrer (15′, 52′). Au début de l’action qui a amené le but, le jeune espagnol (22 ans) a réalisé un vrai bon match, tant au niveau défensif qu’au niveau offensif. Avec Jérémy Mathieu, Unaï a l’embarras du choix voire le choix de l’embarras.

Banega (5/5): je l’avais chambré lors du match face à Santander alors qu’il avait repris le numéro 10 de Mata. Mais qui d’autre que lui peut porter cette camiseta. Omniprésent au milieu, il arrache les ballons, se tourne immédiatement vers l’avant, tacle, râle, compense la fin de règne d’Albelda par un travail de tous les instants. C’est bien simple, Ever sait tout faire. Je suis plus que fan.

Albelda: (2/5): contre l’Atlético, j’avais préféré ne pas le noter. Dans la mesure où je ne peux pas faire le coup à chaque fois, je le sur-note volontairement pour ne pas l’accabler. Quand on le compare avec Banega, il fait vraiment de la peine et il faut se concentrer pour le voir. En retard, auteur de fautes inutiles, il est beaucoup trop en retrait, dans le rond central, comme un symbole d’Edouard Cissé. Dur dur de voir El Gran Capitan ramer de la sorte…

Pablo Hernandez (4/5): il a mis un quart d’heure à se mettre en route, seul sur son côté droit alors que le jeu penchait à gauche. Quand il est allé voir à de l’autre côté du terrain, il a très bien combiné avec Jordi Alba (15′), a été quasiment passeur décisif sur le but (30′) ainsi que sur la frappe de Jonas qui échoua sur la transversale (37′). Sur un centre-tir, il aurait pu inscrire un superbe lob (42′) et a buté à deux reprises coup sur coup sur Juan Pablo (73′). Auteur de prestations en demi-teinte depuis le début de saison, Pablo a réalisé une partie sérieuse et semble monter en puissance.

Canales (3/5): première titularisation pour le petit prince qui a fait montre d’une belle entente avec Banega et Jordi Alba. Confiant en ses moyens, il s’est imposé devant Pablo pour frapper un coup franc (26′). Il est encore un peu timide mais les 80 minutes passés sur la pelouse sont encourageantes en vue de son endurcissement au niveau professionnel. Remplacé par Tino Costa (80′).

Jonas (4/5): présent dans la construction du but, il a également touché du bois sur un centre en retrait de Pablo alors que le but était grand ouvert (37′). Alternant avec Pablo sur les côtés, il s’installe dans la rotation instaurée par Unaï et se révèle être un excellent joueur collectif. Remplacé par Piatti (61′).

Soldado (5/5 au challenge Pippo Inzaghi): si, face aux Colchoneros, il avait eu un monton d’occasions franches, Gudari a eu un rendement optimal puisqu’il a marqué sur son premier ballon. Un vrai but de zorro. Lors du second acte, il a eu une occasion énorme mais Juan Pablo s’interposa (67′). Globalement, il a été absent des débats, ne pesant pas assez sur la défense sportinguiste. Sans son but, il aurait été eu une note minable. Coup de latte, celui qui a porté son total gol à 5 s’est blessé tout seul et est incertain pour le choc face au Barça. Remplacé par Aduriz (67′).

 

Suplentes

Piatti: auteur d’une bonne rentrée côté gauche, percutant et vif, il a été découpé par Rivera (70′).

Aduriz: aurait pu doubler la mise pour sa première apparition de la saison en Liga mais a salement loupé le coche face à Juan Pablo (74′)

Tino Costa: pas vu pas pris.

 

Un brin d’Histoire: Fernando Gomez Colomer

Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant Fernando est une véritable leyenda du club. En effet, le natif de València le record de matches joués sous le maillot blanquinegro. En tout le centrocampista a porté nos couleurs à 553 reprises (420 matches en Liga, 38 en Segunda division, 73 en Copa del Rey, 2 en Copa de Liga et 20 en C3) et a inscrit 142 buts, faisant de lui le quatrième buteur de l’histoire du club derrière Mundo, Waldo et Kempes. Le tournant de la carrière de Fernando eut lieu après le Mondial 82. A cause des dettes accumulées pour l’agrandissement de Mestalla (déjà), le club dut lâcher ses estrellas parmi lesquelles El Matador Kempes et s’appuya sur une nouvelle génération de joueurs formés à la cantera. Le risque pris était considérable et, à la fin de la saison 85/86, le club descendit à l’étage inférieur. C’est au cours de cette saison que Fernando s’imposa réellement dans l’entre-jeu valencien. Une fois remontés en Liga, les Murciélagos s’appuyèrent sur Fernando, un milieu de terrain capable d’enquiller les saisons à dix buts ou plus, d’attirer l’attention du Barça et des Meringues et de les refuser par amour du maillot. Elu meilleur joueur du championnat en 1989, El Cap de Genoll fut sélectionné pour le Mondial 90 en Italie (8 sélections pour 2 buts avec la Roja). L’arrivée de Claudio Ranieri marqua peu à peu la fin de l’aventure pour Fernando. Comme tout technicien italien des 90s qui se respecte, Ranieri apprécie les milieux de terrain physique et fait reculer Fernando au poste de libéro. Si l’on ajoute à cela son éviction de la Seleccion à l’orée de l’Euro 96 alors qu’il avait été la pierre angulaire des Blanquinegros dans l’accession à la deuxième place du championnat, la fin de carrière du Catedratico de Campanar fut quelque peu chaotique. Ainsi, il tenta l’aventure à Wolverhampton pendant une saison en 98/99 avant de raccrocher à Castellon après une ultime temporada en 99/00. Revenu au club en tant que directeur sportif de la Generalitat Valenciana en 2008, il a été congédié en juin 2010 par Manuel Llorente. Actuellement, il est éditorialiste dans le journal local Las Provincias et commentateur à Punto Radio. Ainsi, malgré une carrière exemplaire, Fernando ne remporta aucun trophée avec València, l’âge d’or du club ne commençant qu’après son départ de Mestalla. Néanmoins, il a marqué les décennies 80 et 90 de son empreinte, notamment grâce à des golazos exceptionnels.

La musique adoucit les moeurs: Revistas del corazon – Ska-P

¿Por qué? ¿Por qué?
Pregunto ¿Por qué? 
http://www.youtube.com/watch?v=22RYdnQbAvg

Besitos (C)anales,
Amunt València, és il millior
El Piojo

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7 thoughts on “La Murciélago Académie note Gijon-Valence (0-1)

  1. Très bon dialogue entre le coach et Feghouli.

    Ever Banega a la classe. Sa passe en fin de match pour Soldado qui a buté sur le gardien en un contre un était sublime.

  2. Banega 4 Ever! C’est juste una maravilla ce type. En plus, c’est un dingue, ce qui ne gâche rien.

  3. Il a fait d’énormes progrès. Il se montre plus régulier, ne se contente pas de 2 sucreries,et se veut plus travailleur dans une position plus basse.

    Sinon, on attend surtout ton match contre le Barça. On verra ce que vaut ton Rami de mes deux. Je suis bien surpris par Ruiz en revanche.

  4. @Santi: ça va être le test! Pour le moment, je trouve Rami pas mal du tout et, crois-moi, je ne pensais pas qu’il serait au niveau tout de suite.
    De Las Cuevas porte très mal son nom et il restera pas longtemps dans la grotte de Gijon. En plus, j’aimais bien son homonyme cycliste chez Casto.

    @Loulou: gracias hombre! En revanche, ton Tino je le trouve roussi. Ce brillant jeu de mots est offert.

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