La Foghetecaz Académie note Grenade-Villarreal (1-0)

Vaciar.

Ca pue. Voila comment on peut ressentir la saison de mon sous-marin, et franchement, on s’y attendait.

A propos de mercredi :

J’avais annoncé un exploit face au Bayer, je sais. Sans Borja, c’était dur. Et puis El Piojo ne peut se moquer, il a fait nul à Genk.

Avant match y alineacion :

On espérait enfin lancer notre saison, après une déroute face au Barça (5-0), un nul frustrant mais porteur d’espoir contre Séville (2-2) et une parenthèse européenne décevante (0-2), mais le déplacement à Granada nous enfonce finalement un peu plus encore dans le doute.

Granada, un promu bien modifié depuis le mercato, alignait deux visages bien connus : Diakhate prenait place dans l’axe, alors que Yebda, pourtant pas dégueu en Italie, y a trouvé sa place au milieu. Enfin, on retrouvé Jara, un joueur qui me plait. Point de Pamarot, ni de Mollo. Je ne peux donc pas me moquer de ce gars, qui m’a bien foutu la misère en CFA 2 y a deux ans quand même, mais qui dit « les chevals » (c’est ma meuf qui me l’a dit, elle est sortie avec !). Ca c’est fait.

De notre côté, au vu de la composition d’équipe, j’aurais parié qu’on se ferait piner. Mais si on m’avait dit par qui, j’aurais rigolé. Bref ! Avec un type qui a la quarantaine dans les cages, une défense remaniée au possible et orpheline de ses capitaines (Gonzalo et Senna, merci Garrido), et surtout, le mauvais héros en attaque, Marco Ruben, tout cela sentait bon le piège et la contre performance. C’est chose faite.

 

Que se paso :

Je vais en venir à l’essentiel, le but de la défaite : alors que Cani perdait stupidement la pelota dans le camp adverse, Siqueira servait parfaitement Uche, qui, de la tête, plaçait ce ballon dans la lucarne. Oui oui, vous avez bien lu. C’est cet intermittent d’attaquant qu’est Uche qui nous a crucifié. Le plus marrant ? Ce n’est personne d’autre que Villarreal qui a acheté ce mec quelques heures avant la fin du mercato pour le prêter ensuite dans la foulé à Granda.

Ecoute moi bien Roig, critiquer la Liga et son déséquilibre c’est bien sympa (bien que j’estime, vu de l’extérieur, que le championnat espagnol s’apprécie de par son idée de jeu), mais essaie de gérer notre effectif avec justesse…Comment tu peux prêter ce gars sans clause ? Comment peux-tu l’acheter tout court ?

Globalement, je me suis bien fait chier. On a tremblé derrière, manqué  d’idées au milieu, ainsi que d’une dose d’efficacité, une nouvelle fois. Car même au plus mal, on possède cette capacité à se procurer des occases’ (notez que ce qui suit après « possède » peut être remplacée par le mot « Rossi »). On a donc eu un penalty, bien généreux au demeurant, mais que notre beau gosse rital ne transforma pas, préférant faire une passe décisive à De Guzman, ce nouvel et élégant arrivant. Mais surpris par le poteau, il ne parvint pas à redresser l’offrande, tirant lamentablement à côté.

J’en peux plus, je passe au massacre.

 

Cesar (4/5) : Il a fêté ses 40 ans récemment, donc il a +1. S’il ne peut rien sur le joli coup de tête d’Uche, cette ancienne brêle d’Almeria, le portero a sauvé les siens à 3 reprises. C’est beau.

Double faces Català (3/5) : Ce serait facile de le descendre, mais le gaucher ne fut pas moisi. Et j’en suis presque déçu ! Défendant debout, il a n’a pu apporter devant, mais tenir son poste, c’est déjà bien. Il a montré son bon côté en somme.

Musacchio (1/5) : En plus de s’être mangé un jaune, il est aussi à l’heure dans les duels que Bart à l’école.

Zapata (1/5) : Il a couvert avec une certaine inefficacité Mario. Mais depuis son axe, il s’en est honorablement sorti. Il doit quand même gagner en assurance, car il fait peur dans sa relance. Il doit surtout sa mauvaise note à ce duel perdu contre Siqueira, le passeur décisif.

Mario Gaspar (2/5) : Ce ptit mecton que j’aime bien m’a pas mal foutu en rogne. Peu excitant balle au pied, il s’est aventuré un peu trop souvent aux avants postes.

Bruno (2/5) : Il est sur la lancé de ses deux derniers mois de l’an dernier. Un match inconsistant et sans relief. Réveille-toi coco.

Marchena (1/5) : C’est un poison. Je l’adorais il y a 3 ans, mais là c’est dur psychologiquement, et physiquement car je perds du poids à force de vomir. Garrido, remets-le dans l’axe, ce sera mieux. Ou moins pire, c’est comme tu veux.

Borja Valero (je le protège, j’en ai rien à foutre/5). Encore un superbe match de notre meneur, dont l’absence mercredi s’est faite cruellement ressentir… Non sincèrement, il n’a pas livré son meilleur match , loin de là, perdant d’inhabituelles balles dans ses 30 mètres. Mais il a encore amorcé les rares offensives de mes jaunes, par un coup de patte toujours bien senti.

Cani (Je le démonte, et j’en ai rien à peter/5) : Quel pauvre match… Il perd le ballon comme une merde, livrant une nouvelle fois une prestation proche du néant. 14 ballons perdus, pas un tir, ni une belle ouverture…

Rossi (3/5) : Certes il rate un péno, mais sans lui, que serions nous ? Déjà que ce n’est pas reluisant… Une partie où il a donc tenté de mettre du rythme : un coup franc vicieux, deux frappes boxées, et du mouvement comme toujours. A le droit d’être jaloux de Sanchez.

Marco Ruben (1/5) : Pourtant en confiance, le sudam n’a rien montré de bon. Une tentative hors cadre à se mettre sous la dent, et une flopée de maladresses technique. Mira Marco, parece mejor aqui, sobre el banco.

Sobre el banco :

Camunas  (68’): De l’envie, une certaine idée de la revolte, mais n’est pas vraiment le type qui décide ou contrarie le sort d’une rencontre.

Nilmar  (60’): Gratte un péno ingrattable, c’est déjà bieng. Une prise de risque appréciable par ailleurs.

De Guzman (60’) : Son raté pèse lourd, d’autant que sans sa grosse tignasse, cela fait moins stylé. Il a beaucoup tenté, comme sur un amour de frappe travaillé qui a dragué la lucarne adverse, mais la fragilité d’ensemble de l’équipe ne lui permet pas encore de se lâcher complètement.

 

Nous sommes donc au bord du gouffre. En fait non, nous sommes au fond. Espérons que la réception de Mallorca nous permette de nous (re)lancer dans cette Liga. Villarreal affiche les mêmes problèmes qu’ont connu les effectifs restreints jouant la LDC. En plus de souffrir physiquement, certaines individualités sont à côté de la plaque (Nilmar, Bruno, Musacchio pour ne citer qu’eux). La force de Villarreal réside dans son collectif, mais force est de constater que les fulgurances et la bouteille des champions du monde, Cazorla et Capdevilla, sont irremplaçables. L’équipe manque de vice, et ne peut supporter de faire le jeu 90 minutes durant. Affaiblie et vite refroidi pas une gifle au Nou Camp, on se doit de vite gagner pour espérer lutter de nouveau à la course à la LDC.

Cela fait peur quand même, surtout lorsque l’on se dit qu’on pas marqué contre une équipe ou Diakhate fait figure de roc…

Besos analitos.

Y caya te, Piojo.

 

Santi Lazorla.

Santi vous fait dont de ces images, là. 

2 thoughts on “La Foghetecaz Académie note Grenade-Villarreal (1-0)

  1. Déjà que tu perds si, en plus, tu fais ton coming out en révélant que ta dulcinée est sortie avec Mollo…
    Au fait, le Choa m’a fait remarqué qu’Allan Nyom était titulaire et qu’il l’avait vu à Arles en 2007/2008 et que c’était un tout bon en arrière-droit. Il est prêté par l’Udinese depuis deux saisons à Granada.

  2. Il est un peu leger, mais il ne se cache pas, il ose.
    L’équipe reste équilibrée, je ne les vois pas descendre.
    Il serait étonnant de voir Grenade exploser…

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