Nancy – Brest (2-1) : L’académie du Chardon à Cran livre ses notes

Luttons contre les préjugés

Je crois en Pablo Correa.

Contre les avis des contempteurs, des adorateurs du « beau jeu », contre les sycophantes et autres méritocrates de tout poil qui jugent qu’une victoire s’attribue à la meilleure équipe sur le terrain. Contre presque tous, en fait.

Je crois en Pablo.

L’académie du Chardon à Cran se présente : si vous ne m’aimez pas, sachez que je ne vous aime pas non plus.

Et je les vois bien venir, les haters : à Nancy y a pas de foot, y a que du froid et des tanches, le fond de jeu c’est à pleurer, on croirait du rugby, pis le synthétique c’est mou et ça pue au moins comme ce que tu as dans le slibard après trois jours de chouille sur le plateau de Malzéville, ah et pour couronner le tout, voilà qu’un académicien apparaît de nulle part au lendemain d’une victoire, voilà qui est un peu facile !

J’arrête là ce déversoir à merde, et je vous l’affirme : vous vous plantez en beauté jeunes gens. Il y a toujours un fond de vrai dans ce que dit un hater, c’est comme ça que son propos atteint l’auditoire débile qui approuve ensuite comme un seul homme ; dans la liste ci-dessus, il y a du vrai aussi, mais surtout pour les mecs qui ne voient pas les matches et qui se contentent de répéter ce que dit ce naze de Pierre Menes. Même les Cahiers du foot ne sont pas innocents dans la cabale qui poursuit l’ASaNaL, oui, je l’affirme : le jour où ils ont rédigé leur fiche club, ils ont laissé de côté leur bienveillance habituelle. Certainement qu’ils pensaient à la coupe de cheveux de Moncef Zerka à ce moment là, et pour ça on pourrait presque ne pas les blâmer. Mais quand même.

Pour reprendre point par point le tombereau d’immondices qu’on fait circuler sur Nancy, voilà quelques infos que vous pouvez lire si ça vous chante (au lieu de vous précipiter sur les notes, tas de mécréants même pas abonnés que vous êtes), ou que vous pouvez vous mettre quelque part si ça vous chante pas. Moi je m’en fous, je suis (pas) payé pareil.

Alors déjà, à Nancy, y a du foot, ouais. On a même un palmarès. Il est certes aussi petit que la quéquette de Messi (et pourtant moins fourni), mais il existe quand même, aussi sur que la mirabelle torche la gueule : une coupe de France (1978, j’étais pas né mais bon dieu ON S’EN FOUT) et une coupe Moustache (2006), oui, celle que tout le monde méprise, mais qui jusqu’à preuve du contraire est une vraie compet’ avec un titre au bout et des gars qui se battent pour l’avoir au milieu. Deux victoires face à Nice, que l’on verrait mieux nous détester que Metz, pour le coup. Mais bon, c’est pas comme si on avait besoin de ça, et puis vu le nombre de joueurs africains dans notre effectif, ils ne doivent pas trop nous saquer par principe, les fans d’Estrosi.

Pour continuer la comparaison avec nos voisins grenats, on n’a pas eu Ribéry, ni Adébayor, ni Pirès, ni Saha, mais on a quand même eu ça , pis on a eu Wenger comme entraineur, et même à Metz on est d’accord pour admettre que c’est pas Joel Muller.

-Il fait froid ? Ouais, ça meule, même. En Ecosse aussi pour info, donc mauvais argument.

-Par contre, pour le synthétique, c’est vrai que c’est bizarre. L’odeur, je ne sais pas, je ne me suis jamais assez approché pour sentir, mais je peux dire que le ballon fait un drôle de bruit quand il roule dessus, un peu comme quand une pute de la place de la Commanderie retire un bas nylon ou quelque chose dans le genre. En tout cas ça fait pas débander non plus, du moins jusqu’à ce que tu penses à Menes (ouais, je l’aime pas, ouais,j’aime personne, dfaçon) qui dit que c’est indigne d’une vraie pelouse alors qu’il a surement jamais couru de sa vie, le mec.

– Quant au fait que j’arrive après la bataille, c’est quoi le problème ? Z’avez une carence en vitamine ?

C’est vrai que Nancy restait sur 2 points pris sur 24 possible (2 nuls, 6 défaites)…bon, une série à chier mais j’ai envie de répondre : regardez notre début de saison. Regardez un peu ce qu’on a fait la saison dernière après le retour de Sauveur Correa, et réfléchissez-y à deux fois avant de vous moquer de son gros bide.

Là, ce qu’on a eu, ça se résume à un (gros) coup de moins bien, gras et cruel comme un mec que j’ai déjà cité deux fois, qui nous a fait descendre d’une place par match depuis décembre. Et vu comme on a plié Brest lundi, je peux le dire : c’était pas à cause de notre niveau.

Alors quoi, Varane c’est une quiche parce que le Real en a mangé 4 ? Klopp, c’est le Jean Fernandez allemand, peut-être ? Comparaisons foireuses, me voilà ! En tout cas, mon cul : on ne m’enlèvera pas que Nancy a les moyens de remonter dès cette saison.

Pour ça faudra juste que les voleurs et les fils de pute se calment, en particulier dans les coins de Nîmes, et qu’ils cessent d’arranger des matchs avec…je sais pas moi…au hasard Caen, qui nous monte sous le nez à l’ultime journée la saison dernière en jouant, miracle du calendrier…contre Nîmes ! Les insultes me manquent. Et dire qu’ils se permettent même de briller en L1 grâce à l’un de nos glorieux anciens…

Mais pas de mauvaise foi, je laisse ça aux haters, encore : pour monter, faut gagner, et de préférence, tout le temps, et si c’est pas tout le temps, au moins à Picot. Football et tautologie, ça va tellement bien ensemble, purée.

 

LA COMPO

Premier joueur à entrer sur le terrain, et deux bonnes heures avant l’arbitre, c’est le public : 14 000 personnes dans un stade qui a fait 30 000 de jauge maxi dans son histoire, c’est sur que ça fait pas frémir le fan du Bayern, mais pour une L2 un lundi soir, on va juste dire que putain c’est pas mal. Oui, un lundi. Y a des gens qui jugent ça bien de faire jouer des matches le soir de la semaine où on reprend le chômage, alors qu’on vient à peine de commencer à cuver. Tu t’y trainerais, toi, lecteur parigot, au Parc un lundi à 19h30 après avoir passé ta journée dans ton open-space cafardeux à côté de ton collègue reniflant à longueur de temps mais qui vient quand même bosser malgré ses 40 de fièvre pour payer ses 1600€ de loyer, et qui te passe sa compil des meilleurs sons d’imprimante laser pour masquer le bruit repoussant de son tarin ?

Irais-tu à Gerland, toi le cadre pétro-chimique lyonnais, alors que tu redescends à peine de ton shoot de MDMA du week-end, et que tu as déjà repris l’absorption de couleuvres avec ton patron et de dioxine au contact de l’atmosphère ?

Te rendrais tu au Vélodrome, Marseillais, quand bien même tu appréhenderais les moins quinze qui t’y attendent à fleur de béton, oui celui qui constitue les gradins sur lesquels tu vas poser ton derche ?

Ici c’est Nancy, le public répond présent, et c’est pas Cindy Sander qui dirait le contraire.

Bon, ensuite plus classiquement, on a du Nardi dans les buts. Un des plus grands espoirs du club, qui partira rejoindre Monaco en fin de saison (il leur appartient déjà depuis l’été dernier). C’est même pas une blague pas drôle, et ça me rend bien triste : il a choisi le club où Stekelenburg cire le banc. Monde de merde.

À gauche de la défense, Muratori : 3 poumons, 2 pieds gauche, 1 neurone.

À droite, Cetout : son nom se suffit à lui-même.

Joel Sami, notre vétéran de la défense centrale, sera épaulé par le jeune Lenglet, illustre inconnu. J’espère qu’il est mobile, parce que Sami a beau être un tank, il est un peu du genre de ceux qui ont une chenille cassée…

En récupérateurs-relayeurs, Walter et Amadou ont pour tâche de stabiliser le milieu et de glisser la balle à la ligne de trois devant eux :

À gauche : Abdou Coulibaly. Un de nos leaders techniques, son retour de longue blessure avait fait du bien au début de saison. Pas de jeu de mot crétin sur son nom, je laisse ça aux attardés de l’humour.

À droite, Maurice-Junior Dalé, un profil que Willy Sagnol et Laurent Blanc adorent : grand, athlétique, rapide…intelligence de jeu en option. Gignac, c’est son prénom qu’il adore.

Au centre de la ligne de trois : Lossémy Karaboué, qui tient sa place vu qu’il est resté cet hiver après un transfert raté à Caen (décidément à fond pour récupérer nos cadres et nous râper les raisins). Faut dire que Rousselot demandait dans les 200 000 boules, les pauvres normands ne pouvaient certainement pas se permettre un tel sacrifice ; du coup il partira cet été, gratos, évidemment. Bonne opération.

Enfin, seul en pointe du 4-2-3-1, le héros immortel que toute la Lorraine adule, de retour après avoir libéré Kobané à lui tout seul et qui aura bientôt sa statue aux côtés du gros Stan : Youssouf Hadji.

 

EUL MÔTCH : Pablo n’était pas là.

Celui là comme pas mal d’autres, on l’a encore commencé pied au plancher. Les Bretons ont du bien halluciner de voir la résistance qu’on leur opposait : lors des 20 premières minutes, on a eu l’intelligence tactique de la ligne Maginot, et l’impact physique d’une bande de dégénérés consanguins sous acide.

Résultat, les bouffeurs de galette-saucisse remontent le ballon comme de le dire, et n’attendent même pas 10 minutes pour nous coller un pion.

De frayeur en frayeur, les bouffeurs de pâté lorrain commencent à digérer péniblement, puis prennent peu à peu la maitrise du match.

Entre-temps, Karaboué est sorti sur blessure…

La mi-temps arrive sur du mieux côté nancéien, mais toujours pas l’égalisation tant attendue.

C’est alors que comme dans tout bon film hollywoodien (Delta Force, par exemple), notre chevalier blanc entre en scène.

À lui seul, il perfore les lignes adverses, crée des décalages, fixe ballons et défenseurs, s’appuie intelligemment sur ses partenaires, gagne du temps à l’expérience une fois le score favorable…surtout, il plante un doublé somptueux, se tape la sœur de l’arbitre, crève les pneus du bus brestois et renforce son statut de Chuck Norris local : Youssouf, merci.

Bon, le collectif s’est bien remué pour soutenir notre capitaine, quand même : on n’a pas vu Brest en deuxième, à croire que d’un coup c’étaient eux qui avaient perdu un gêne ou deux, et qui s’abritaient derrière le Mont St Michel en espérant que la mer ne les atteindrait pas. Notre domination les a dépassé comme la marée montante : tranquillement mais sans merci, cheval au galop qui te rue férocement dans le fion, avant d’y enfiler son mandrin. Kenavo les tocards, revenez quand vous voulez !

On a battu le deuxième, on n’est pas morts. Sept points nous séparent du podium, et j’y crois. Je crois en Pablo Correa.

Les buts :

-Courtet, 9′ : Contrôle long comme un jour sans comité de Lenglet devant la suface de Nancy. Un Brestois récupère et décale aussitôt Courtet qui trompe Nardi d’un plat-du-pied-sécurité-croisé-petit-filet-opposé-rime-en-é. 0-1

-Hadji, 55′ : Long ballon aérien vers la surface brestoise ; Hadji bat son défenseur à la course et trompe Thébaux d’un lob sensationnel. 1-1

-Hadji, 71′ : Encore une balle aérienne vers la surface des chouchens. Dalé est à la réception, il remet, de la tête dans l’axe sur Hadji qui arrive lancé pour achever Thébaux, entre les jambes cette fois. 2-1

 

LES NOTES

Nardi : 3/5 Dommage pour le but encaissé, j’ai cru qu’il était devenu quelconque, du coup. A fait du Ben ensuite.

Cétout : 2/5 On ne l’a pas trop vu devant, pourtant Dalé lui a créé quelques espace.

Sami : 3/5 Toujours présent, même en attaque parfois. Lent mais solide.

Lenglet : 1/5 Ben oui c’est cruel : son manque d’expérience est le seul fautif sur le but brestois. Mais vu le rang actuel du club, on ne peut pas se permettre la moindre erreur. Faut grandir, et vite.

Muratori : 3/5 Propre, discipliné, volontaire. C’est lui qui trouve Dalé sur le deuxième but.

Coulibaly : 1/5 Merde, je ne l’ai pas vu…remplacé par Iglesias NN (88′)

Walter : 2/5 De l’énergie, de la transparence.

Amadou : 2/5 Moins transparent que Walter, mais je ne dis pas ça parce qu’il est noir.

Karaboué : NN sort au bout d’un quart d’heure, remplacé par Lusemba qu’il vaudrait mieux que je ne note pas non plus, vu son raté de la 32′.

Dalé : 3/5 Volontaire, beaucoup de choses se sont passées de son côté. Est-ce parce qu’il est grand et qu’on a abusé du jeu long ? Qui sait…offre une belle passe décisive à Hadji.

Hadji : 34/5 Trente quatre comme son âge pour Youssouf, ce qui porte la note moyenne de l’équipe à 4,9/5, soit la quasi-perfection. À lui seul, Hadji nous sort du pétrin et redonne espoir aux fans pour la montée. S’il peut le faire, on peut y arriver. Remplacé par Dembélé NN (85′)

Marcel Picon.

12 thoughts on “Nancy – Brest (2-1) : L’académie du Chardon à Cran livre ses notes

  1. Superbe académie.
    J’ai vu il y a déjà quelques années à match à Picot, et je me suis retrouvé avec les fervents supporteurs nancéiens. A un moment tout le monde (on était pas masse non plus) s’est mis à chanter un truc sur qui a le chien qui aboie le plus fort, et après on aboyait, et après on disait que notre chien chantait encore plus fort parce que c’était pas un pd. Sérieusement c’est un des principaux chant du club ca? Parce qu’à part insultez les metzins on a rien chanté d’autre.

  2. Yes !

    Enfin une académie chardonnée…
    C’est un poil violent, agressif et gratuit… mais en même temps ici c’est « qui s’y frotte s’y pique », les gros.

    Bonne Continuation.
    Et ouais on peut encore monter.
    On y arrivera pas, mais on peut encore monter.
    Gros.

  3. Je soupçonne un imbroglio quelconque, l’auteur ne peut réellement être nancéien, sinon il saurait que ça fait bien longtemps qu’il y a plus de pute sur la place de la Commanderie.
    Mais sinon, j’approuve.

  4. ON
    NE
    MANGE
    PAS
    DE
    GALETTE
    SAUCISSE

    D’ailleurs on a que des crêpes ici, les galettes c’est d’excellents petits biscuits sablés.

    Sinon je m’enjaillerai pas trop suite à cette victoire, c’est plus nous qui avons été ridicules que vous qui avez été bon, donc si mouvement rapport au podium il doit y avoir, c’est nous qu’on descend, pas vous qui y montez malheureusement…

  5. Oui, les putes sur la place de la Commanderie, ça m’a fait un peu tilter aussi. Il faut dire que j’ai quitté Nancy il y a quelques années et que je ne crois plus à Pablo Correa depuis un Nancy-Le Mans où, menés 1-0 et bénéficiant d’un coup-franc dans le rond central, il n’y avait que Youssouf dans la partie de terrain adverse. Mais c’est mieux que Fernandez, c’est sûr. Et gloire à Hadji qui reste le seul joueur de foot que j’ai vu à Picot avec Féret, le grand Féret. Et Ribéry aussi, lors d’un France-Angleterre Espoirs six mois avant la CdM 2006, mais ça ne nous rajeunit pas.

  6. Rue de la Source y’en a des bien, des filles de joie. Elles sont deux, elles ont 100 ans à elles deux et elles connaissent tout le quartier. Elles me disaient bonjour quand j’allais chercher le pain (elles avaient des moeurs diurnes et une Mercedes).

  7. maintenant, ce serait plutôt sur le haut de la rue jeanne d’arc.
    mais c’est du bulgare.
    ou bien sur internet, mais ça tue la magie du trottoir…

  8. Putain vivement les académies croisé avec Rigobert!
    C’est agressif, c’est bien…
    Par contre t’as eu DI Méco, t’as eu Rouiller, et t’as eu pendant 25 saisons Olivier Rambo comme espoir/Attaquant de ton club bordel!

  9. J’ai beaucoup aimé.

    D’ailleurs, l’année dernière, j’avais une chèvre et on l’avait appelé ASNL.

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