Notre footballologue analyse Liverpool-M.U. (1-1)
Notre joli préfère les plans qui se déroulent sans accroc
Liverpool X ManU, 15/10/2011
Même schéma, même maillot, même rivalité, même écossais…même score.
Sire Smith
Composant l’orchestre rouge à coups de dollars, Ferguson récite son répertoire et gère les compétitions. En déplacement à Anfield, Hannibal repose Rooney, Chicharito, Nani, Anderson et propose un 451 avec socle Ferdinand-Evans-Jones-Fletcher augmenté des paires Evra-Young et Smalling-Park sur les côtés quand Giggs soutient Wellbeck aux avant-postes. Pressing 10 mètres devant la médiane de la part de Wellbeck-Giggs + Jones ou Fletcher afin de déporter la relance adverse sur les côtés. En phase offensive, Young et Park rejoignent Wellbeck tandis que Giggs décale côté gauche pour mieux arroser les 6 mètres adverses de petites braises. Il y a 20 ans, Giggs découvrait la Premier League et De Gea, Evans, Jones, Wellbeck naissaient au monde…à la 68ème, Ferguson change Park et Young pour Rooney et Nani afin de forcer la décision : manager, c’est prévoir.
Avec Dalglish, Liverpool interroge l’orientation multiculturelle entamée sous Houillier et Benitez. Socle Carragher-Skrtel-Adam-Lucas sous Gerrard avec Enrique-Downing et Kelly-Kuyt dans le couloirs et Suarez en attaque pour affronter l’ennemi intime. L’édifice penche à gauche où la paire Enrique-Downing, couverte par Lucas, déborde tandis que Kuyt rejoint Suarez à la réception des centres. A droite du socle, Adam use de son pied gauche pour trouver Suarez et Downing quand il ne dispute pas les cpa à Gerrard. Rigueur et sobriété pour la première titularisation du fils d’Anfield qui profite du trou entre Giggs et le mur pour tromper De Gea sur coup franc : 1-0, 68ème. Auparavant, les deux équipes s’étaient annulées et, entre deux cpa, seul Adam avait fait la différence sur frappe lointaine (reprise de Suarez, 35ème) puis en provoquant le coup franc transformé par Gerrard.
« It’s a draw »
Le plan connaît un accroc lorsque Ferguson opère les deux changements initialement destinés à vaincre. Giggs s’installe définitivement à gauche tandis que Rooney soutient Wellbeck et que Nani porte à droite. En dépit de cela, les deux schémas continuent de s’annuler et Chicharito entre au jeu pour Jones (75ème.) Si le mexicain s’aligne aux côtés de Wellbeck, Rooney se porte à hauteur de Fletcher, remplaçant ainsi tactiquement Jones et prouvant qu’à l’instar de Tevez, il est de ceux dont le poste se confond avec le terrain. Du reste, c’est lui qui délivre le corner dévié par Wellbeck et repris victorieusement par Chicharito qui égalise : 1-1, 80ème. Liverpool tente de faire la décision mais De Gea s’interpose face à Kuyt (81ème) et Henderson (90ème) tandis que Rooney sauve devant Suarez (90ème.) Match nul qui valide aussi bien la gestion de la Red House par Ferguson que la rénovation des docks par Dalglish.



Liverpool aurait pu l’emporter avec toutes les occasions qu’ils ont eu.
ManU a égaliser alors qu’il semblait tout juste capable de résister.