Preston North End – Manchester United (1-3) : La Raide et Vile Academy livre ses notes de Cup

Sans pitié.

Salut à tous !

Ce lundi 16 février, nos gagneuses affrontent Preston North End dans l’antre impressionnant de Deepdale (23 400 places quand même), pour le compte des 8è de finale de FA cup.

Preston, c’est une équipe de D3 qui ne devrait pas poser de problèmes à mes pouliches en vertu de son classement, même si le club a tout de même à son actif d’avoir été le premier champion d’Angleterre de l’histoire…en 1889. À cette époque, même mon homologue Bobby Charlton n’était pas né ; il avait juste un an quand Preston a remporté sa dernière FA cup, en 1938.

Rendez-vous en terrain à peine connu, donc, pour une partie de campagne aux accents nordistes. C’est une honte de placer ainsi une référence à ce que la littérature a fait de mieux à côté d’un clin d’œil à une émission de la télé française, je sais. C’est du journalisme sportif.

Sur le terrain, il y aura du changement, c’est sur : notre défense n’a pas donné beaucoup de gages de sureté lors du dernier match (même si on l’a gagné), et que paradoxalement, Smalling semble s’y être imposé de force grâce à son doublé. Reste à éliminer la menace Evans. Le milieu à quatre était lui une belle piste, mais je doute qu’il soit maintenu : son usage semblait en effet plutôt dicté par la nécessité du moment que par un réel choix du coach.

On espère surtout qu’on va voir du foot, parce que ces derniers temps, on n’a pas franchement été gâtés. Van Gaal semble avoir compris que son équipe manquait de créativité au milieu, c’est bien. Le rééquilibrage est donc en projet. Mais tout de même, le voir dire en conférence de presse qu’il lui manque des joueurs à ce stade de la saison a quelque chose de bizarre, et de pas très agréable. On sait tous qu’il veut faire gambader son copain Strootman à Old Trafford, mais en attendant juillet, y a pas mal de monde dont le popotin fait reluire le banc, à commencer par Herrera…le Kagawa jaune ?

En tout cas, si le football champagne n’est pas encore au menu chez MU, on espère au moins que l’on ne se tapera pas un replay chiant en milieu de semaine comme avec Cambridge. Les seuls matches que je veux voir en milieu de semaine, désormais, c’est des joutes européennes, et pas celles du PQSG, de préférence.

En ce qui concerne les gars d’en face, ils s’en tapent de la LDC. Ils ne la jouent pas même sur Playstation, ils ont à peine assez d’essence à mettre dans leur groupe électrogène pour éclairer leur stade. Évidemment ça va défendre à douze, public compris, et puis se projeter devant dès qu’ils auront récupéré le ballon : football total à la ferme, quoi.

La victoire sinon rien, donc. C’est bien compris ?

 

COMPOSITION

Encore du De Gea dans les buts, ça commence à sentir le sapin pour Valdès, non ? En fait, j’ai une théorie : malgré les apparences, VG n’est pas si fan du turn-over que ça, du coup quand quelqu’un est satisfaisant à son poste, il le maintient. En d’autres termes, cela pourrait se traduire par : « le coach s’en contre fout de faire passer un mec de 33 ans et deux mille titres au compteur devant un ptit jeune quasi-puceau de trophées, juste par respect pour les anciens ». Comment lui donner tort, au fond…

En défense, le retour de Valencia a quelque chose de décevant, lui aussi : les récentes performances de MacNair ne m’ont pas laissé insensible. Bon, je ne chipote pas non plus : Luis, c’est costaud, et à ce qu’on dit, la concurrence, c’est sain. À ce qu’on dit.

En charnière centrale, Smalling tient sa place en remplacement de Jones comme annoncé, et Rojo glisse à nouveau dans l’axe, puisque Shaw est déjà de retour sur son côté gauche.

Devant ces messieurs, notre petit minois d’amour Daley Blind, agrémenté d’une cicatrice très badass, héritée d’un contact musclé avec un assassin de Burnley.

C’est là que commence le bordel, alors je ne me mouille pas trop : en attaque on trouve Falcao bien sur, mais aussi Rooney, pour une fois titularisé en pointe en l’absence de Van Persie (blessé ? Purée, encore un…). Derrière eux, dans des positions que la morale réprouve, Fellaini, DiMaria, et enfin Herrera ne cesseront de permuter pour nous offrir un vrai casse-tête tactique. Qui joue où ? On n’en sait rien. On n’y verra d’ailleurs pas beaucoup plus clair dans ce schéma beaucoup trop schématique :

C’est sympa les équipes où ça coulisse, c’est pas les grands coachs qui diraient le contraire (genre Guardiola ou Ancelotti)…seulement chez eux, c’est au service de l’efficacité, pas d’une possession stérile et d’une accumulation de chaire humaine dans les 16,50 mètres adverses…j’espère qu’ils me feront mentir, voyons ça tout de suite dans

 

LE MATCH : Louis s’agaace.

1ère mi-temps :

Il y a quelque semaines, j’ai inventé un jeu à boire pour les spectateurs des matches de Cup, que j’avais dénommé le Luis-Angel-Di-Valencia, et dont voici les règles : à chaque prise de balle de Valencia ou de Di Maria, le joueur ayant la main doit deviner ce qui va se passer, avec 4 choix : Frappe, crochet extérieur, centre, cagade. S’il voit juste, le joueur est libre de distribuer le nombre de gorgées correspondant à l’audace de son choix aux autres joueurs (« crochet extérieur » pour Valencia est par exemple trop facile, tout comme « frappe » pour Di Maria, cela ne compte donc que pour une gorgée. L’inverse est en revanche moins plausible, donc plus rentable en terme de gorgées). S’il se trompe, le joueur boit un coup et passe la main à son voisin. Précision importante : une passe, même ratée, ne peut compter pour une cagade, mais pas de souci à se faire : nos deux comparses du côté droit se rendent auteurs d’assez de guignoleries dans un match pour en offrir une quantité non négligeable au joueur qui aime prendre des risques.

Je signale aux fans d’Arsenal qu’ils peuvent adapter le jeu avec par exemple Wilshere et Diaby, avec comme mots clés « blessure », « tacle assassin », « blessure » et « blessure ».

Je comptais proposer le jeu à Luke Seafer et à Wayne Boulet à l’occasion, mais ce soir-là, j’étais seul dans le froid et l’ennui, et j’ai pris la décision de ne pas jouer contre moi-même, car je voulais voir la deuxième mi-temps dans des conditions acceptables.

Du coup j’ai remplacé la gnôle par du jus d’orange, ce qui m’a BIEN RÉVEILLÉ POUR LA FIN DU MATCH.

2ème mi-temps :

Comme prévu, ça s’est animé. Au bout de deux minutes de jeu, Preston claque avec un peu de chatte, et ça commence à sentir le roussi. Ça tombe bien parce que je suis speed.

Du coup MU applique strictement le même plan qu’en première : on fonce (j’aime bien) et on s’éclate la tronche dans la ligne de huit défenseurs prestoniens, qui balance dans notre camp sans se soucier de remonter le ballon. J’aime moins.

J’ai une pensée fugace pour Chelsea et City, sortis piteusement par des équipes de divisions inférieures au tour précédent.

On a des occasions, c’est bien. On avance. ON EST MENÉS PAR UNE D3.

À l’heure de jeu, Van Gaal se décide à calmer mon ulcère, en sortant le petit chat mignon et un peu trop doux qu’on appelait autrefois le Tigre au profit d’Ashley Young. J’ai du mal à dire quel changement tactique cela opère, de toute façon je vois violet à force d’ingérer du jus d’orange…l’essentiel, c’est que ça marche : sur l’égalisation d’Herrera, c’est Young qui est à la passe, et le reste se gagne au mental.

Notons la superbe performance actor studio de Rooney en toute fin de match, qui nous rappelle les grandes heures d’Hollywood dans les années 80/90, à une époque où les acteurs ne se damnaient pas pour un oscar, mais ne rechignaient pas à donner de leur corps. On en reparlera, et si c’est pas moi, c’est le 10 sport ou Footmercato qui le fera. On peut compter sur eux pour relayer les infos inutiles des tabloïds brits.

C’est marrant, le jus d’orange, ça fait le même effet que l’alcool, à partir d’un certain seuil : on vomit, on chope la chaude-pisse, on dort mal.

 

Les buts :

Laird, 47′ : Lancé côté gauche de la surface, Laird profite du mauvais alignement de la défense mancunienne pour tenter une frappe croisée puissante, à ras de terre. En retard, Valencia dévie juste assez pour que le ballon passe sous De Gea. Le tir n’était pas cadré au départ. 1-0.

Herrera, 65′ : Suite à une partie de billard devant le but prestonien, Young décide que c’en est assez : retour au foot. Il contrôle et transmet à Herrera au point de penalty ; celui-ci crochète du droit en un éclair et enchaîne une belle enroulée du gauche. Premier Rooney fact : notre numéro 10 est complètement hors-jeu sur la frappe, mais sur le ralenti, il semble évident qu’il ne touche pas le ballon. La règle est donc pour nous, ce qui n’empêche pas nos adversaires du jour de protester vertement. 1-1.

Fellaini, 72′ : Centre de Valencia venu de la droite pour Fellaini. Comme d’hab’, le géant belge gagne son duel de la tête, mais Stuckmann s’interpose. Plus vif que tout le monde, Marouane profite du fait que le ballon lui revient dessus pour balancer une fricadelle sous la barre. 1-2.

Rooney, 88′ : Captain s’échappe tout seul et entre dans la surface balle au pied. Anticipant la sortie de Stuckmann, il nous gratifie d’un plongeon digne de Sauver Willy et se voit offrir un penalty. Deuxième Rooney fact : le ralenti montre cette fois que la règle n’est pas pour nous, à moins que le gardien de Preston soit un chevalier Jedi ou toute autre monstruosité dotée d’un pouvoir télékinésique. Cela n’a pas l’air d’être le cas, étant donné qu’il encaisse sereinement la meule que Rooney balance lui-même sur sa droite. 1-3.

 

LES NOTES

De Gea : 3/5 Ne peut strictement rien sur le but. Le reste du temps il a été vigilant et rassurant. Du David dans le texte.

Valencia : 3/5 Encore une performance très efficace de notre marathonien du couloir droit. De plus en plus à l’aise en défense, ses retours sont ravageurs, et on ne peut pas vraiment le blâmer pour sa déviation malheureuse sur le but qu’on encaisse.

Smalling : 2/5 Dès qu’il ne plante plus de but, ses limites réapparaissent comme par enchantement : le handicap de l’alignement, Chris en souffre depuis longtemps et c’est bien dommage, car il reste un de nos centraux les plus mobiles. Il devrait gentiment regagner le banc quand Jones reviendra de blessure.

Rojo : 3/5 On ne l’a pas trop vu, ce qui est bon signe quand il joue dans l’axe.

Shaw : 3/5 Le retour de l’hyperactif. Il a du boire au moins deux fois plus de jus d’orange que moi avant le match à tel point que je m’étonne qu’il n’ait pas sali son short. Dommage qu’il ait été un peu livré à lui-même sur son côté gauche, ça l’a empêché de vraiment peser offensivement.

Blind : 3/5 Une performance honnête du bel éphèbe. Il a souffert d’une carence en ballons en deuxième étant donné que le bloc est remonté de trente mètres, mais cette fois les attaquants ont fait le taf, donc il n’a pas jugé nécessaire de monter en première ligne.

Herrera : 4/5 Le +1 du buteur, évidemment. Ander est plein d’une bonne volonté qui va bien avec sa tête sympa, et sa technique a été précieuse. Je souhaite sincèrement que Van Gaal lui donne sa chance plus souvent.

Fellaini : 4/5 Buteur lui aussi, Marouane reste un mystère : où joues-tu, à la fin ? Les dé-managers ont émis l’hypothèse que tu étais attaquant pendant la coupe du monde, mais je crois que tu es plus un hybride à l’envergure incommensurable. En définitive, peu importe. Il me semble plus intéressant de découvrir comment on dit « grinta » en belge, pour qualifier ta performance.

Di Maria : 3/5 En manque de réussite sur ce match, Angel a été surveillé de près par Preston. Ça donne une idée de son niveau : malgré le marquage serré dont il fait systématiquement les frais, il parvient quand même à faire quelque chose.

Falcao : 1/5 Le tigre est capable du meilleur comme du pire. Si son putain d’agent pouvait nous lâcher les basques et cesser de mettre la pression sur tout le monde pour qu’il joue, je suppose qu’on verrait moins le pire. Oui, je suis un optimiste maladif.

Rooney : 3/5 Captain Rooblard s’est fait plaisir en s’offrant la simulation de l’année en fin de match. Entre-temps, il a retrouvé la pointe de l’attaque et on l’a vu très à l’aise. Son but a du lui faire du bien, et il a aussi pu se décrasser avec quelques courses et décrochages que son nouveau poste de milieu ne lui avait plus permis depuis un certain temps.

 

Lettre à un lecteur sévère :

Cher Ikki,

Le club Olympique Châlonnais Football joue en PL ? Merde, j’ignorais. Pourtant je scrute ça assez assidument…peut-être se cachent-ils sous une fausse identité de club, comme Swansea, par exemple ?

En tous les cas, j’ose espérer que je pourrai rétablir la vérité rapidement, avec votre concours. Car le sort de nos lecteurs juvéniles m’importe plus que tout, en particulier la progéniture de l’éditeur, ce bel homme.

Nous sommes tous châlonnais.

Bien à toi,

Bobby Carlton

 

4 thoughts on “Preston North End – Manchester United (1-3) : La Raide et Vile Academy livre ses notes de Cup

  1. Salut Bobby !

    Manquerait pas la note de DiMaria, par hasard ? (Voire, Young, qui a vraiment apporté quelque chose)

    Tu es décidément très gentil sur tes notes. C’est bien, tu es mon contraire.

  2. C’est con, je t’aimais bien jusqu’au moment où j’ai lu « PQSG » dans cette académie

  3. @Wayne Salut,

    Effectivement, j’ai complètement zappé Young. Rien à voir avec sa performance, qui était correcte. Ça doit être le jus d’orange.

    En fait je pense que c’est le coup tactique de VG qui est plus à saluer dans son entrée. Allez, je lui mets 3/5 et on n’en parle plus.

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