River Plate – Union (2-2), la Pampa Académie n’est vraiment pas très sympa

Salut les moches,

Comme vous le savez peut-être, même si vous n’en avez rien à foutre, la plume de votre humble serviteur s’agite avec comme carburants essentiels le mépris, la haine et l’aigreur. Je nage, tel un petit poisson rempli de fiel, dans un océan de négativité qui me fait écrire des lignes trop souvent parsemées d’insultes et de grossièretés bien disgracieuses. Mais aujourd’hui, je suis content, oui. Et je n’ai pas peur de le crier sur tous les toits. River s’est bien fait avoir la grosse pine à sa daronne, et, ça, il faut bien le dire, c’est poilant à s’en taper le bide.

C’est vrai qu’on a déjà partagé ensemble des moments comprenant River Plate, l’immonde Marcello Gallardo et toute sa clique de tocards, mais comme j’étais à ces moments là trop occupé à me plaindre de l’affligeante nullité de San Lorenzo, on ne s’était pas vraiment attardé sur le problème de leur atrocité congénitale. Vous qui êtes maintenant des connaisseurs aguerris du football argentin, vous savez que la rivalité entre mon San Lorenzo et River Plate n’est pas plus endiablée qu’une autre. Mais si la dénonciation de ces panoufles endurcis fait partie des causes idéologiques principales de ma piteuse existence, c’est parce que je suis toujours le premier à défendre les opprimés footballistiques. Vous connaissez le principe du « bullying » ? Vous savez, ces petits merdeux collégiens, ces requins lubriques dénichant la faiblesse de leurs camarades comme des prédateurs chassant leurs proies, leur seule satisfaction se trouvant dans l’état de détresse le plus total de leurs victimes. Si le championnat argentin était le collège Frédéric François de Maubeuge-les-Bains, River Plate serait ce petit mange-merde là. Oui, River Plate a remporté 35 titres. Oui c’est un des plus grands clubs de l’histoire du football sud-américain. Oui, ils ont un maillot plutôt agréable à regarder. Mais c’est aussi le premier club qui a érigé le football business en tant qu’idéologie : en 1931, River Plate se procura ainsi deux joueurs aux noms complètement improbables (Carlos Peucelle et Barnabé Ferreyra) pour une somme totale d’environ 60.000€. Risible, vous me direz, ça vaudrait même pas le quart d’Alou Diarra. Faites pas les marlous, dans les années 30, c’était se foutre ouvertement de la gueule du monde. Par un hasard des plus totaux, River Plate remportera son premier titre la saison suivante. 80 ans avant QSI. Ils iront même jusqu’à dire, à la fin des années 70, qu’ils sont le club le plus cher du monde. Donc, si vous me suivez, en plus d’avoir la prétention de s’auto-surnommer les millionnaires, c’est un club de petits bourges qui base tous ses succès sur la taille de son portefeuille, tout particulièrement avec La Maquina des années 40, qui inspirera très certainement ces infâmes mercenaires que furent les Galactiques. Ces succès, aussi peu mérités qu’ils soient, leurs supporters passent leur temps à les foutre à la gueule de tout le monde, tout prosélytes fanatiques qu’ils sont. Alors, je vous vois venir, la critique facile, pour me dire que c’était il y a bien longtemps toutes ces conneries, et que je fais un petit peu dans l’hyperbole, dans les amalgames et dans le sensationnalisme. Ce à quoi je réponds, déjà, que vous n’avez pas le monopole de la mauvaise foi, et que si vous avez le droit de détester le PSG, Manchester City ou le Real Madrid parce que vous êtes pauvres et qu’ils ne le sont pas, j’ai tout autant le droit de détester River Plate dans mon gauchisme bien-pensant.

Trêve de méchancetés, venons-en aux faits. River Plate, après une fin de saison 2014 tonitruante où ils gagneront la Copa Sudamericana dans un Monumental chauffé à blanc, avait à cœur de se placer le plus rapidement possible dans la course au titre en 2015, titre qui leur avait échappé de très peu au Torneo de Transicion au profit du Racing. Après avoir ridiculisé deux fois par le plus petits des scores mon San Lorenzo bien aimé en Recopa Sudamericana, River posera ses testicules sur le début du championnat avec une victoire assez probante 4-1 sur le terrain de Sarmiento avant de se vautrer contre Quilmes sur un 2-2 pas franchement flatteur. De son côté, le promu Union fait son petit bonhomme de chemin, allant même jusqu’à gratter un nul face à Lanus, pourtant un club habitué aux hauts de tableaux ces dernières saisons. 5 points en 3 matches et le ventre mou pour le club de Santa Fe, qui, si on prend en compte la saison passée en seconde division, reste sur 15 matches sans défaites. Présentation.

 

LE MOMENT PANINI

Mon intention était de vous parler d’un joueur ayant porté la vareuse d’Union, mais je me suis retrouvé Grosjean comme devant vu que vous n’en connaissez aucun (moi-même en connaissant relativement peu, il faut bien l’avouer). A l’insu de mon plein gré, donc, retour à la case River Plate. N’ayant aucune envie de chercher plus loin que le bout de mon nez, j’ai pris un joueur qui était titulaire face à Union le week-end passé, un joueur qui a du laisser quelques traces sur les célèbres slips de Claude Pèze. Il a même été champion de France, c’est dire. Même si, et là je cite Wikipédia, c’est vous dire si ce laideron m’inspire, il aura eu du mal à s’imposer face à Jean-Claude Darcheville à ses débuts en Gironde. Ca n’empêche pas les hinchas de River de l’appeler Cavegol, mais bon, à la limite, il leur a calé pas mal de buts lors des titres de 2002, 2003 et 2004. Donc bon. Bref.

 

L’HEURE DU DUDUDUDUDUDUDUEL 

Bon, forcément, les mecs, ils jouent en Libertadores toutes les semaines et le week-end ils doivent se coltiner un promu qui pue de la gueule à domicile, du coup il faut que Gallardo fasse le malin et qu’il foute 4 U20 dans son XI de départ. Il se permettra même de dire que ça ne changerait rien au jeu de River. Connard. Ca lui est bien revenu dans la gueule, pour notre plus grand plaisir.

Comme dans tous les meilleurs épisodes d’Olive et Tom, c’est le méchant qui va commencer par mettre plein de buts. Du coup, oui,  d’accord, en première mi-temps, River c’était le Brésil. Gros pressing, grosses occasions, avec une impression générale d’étouffement de l’adversaire en regardant le match. Les jeunes pousses de River virevoltent sur le terrain, notamment Driussi et Simeone, qui sortaient tous deux d’une campagne victorieuse en Sudamericano U20 avec l’équipe d’Argentine (ils n’atteignirent tout de même pas la cheville de cet esthète d’Angel Correa, MA PEPITE, MON TRESOR). Du coup, bim, bam, boum, la chatte à McDoom, 3ème minute de jeu, Ponzio tire, c’est contré, la balle passe comme un éclair dans la surface de réparation et comme de par hasard Cavenaghi traînait par là. Il prendra Emmanuel Britez à revers et trompera le portier de Santa Fe à bout portant.

Union essaiera tant bien que mal de réagir et arrivera à se créer de petites occasions, notamment par l’intermédiaire de Lucas Gamba. Ca aurait sûrement dû tirer la sonnette d’alarme du côté des poulets mais come ça reste pas folichon folichon, ces abrutis continueront de faire les fanfarons. Et ils feront ça bien jusqu’à la mi-temps. Si bien qu’à la demi-heure de jeu, Camilo Mayada mettra la misère à tout le monde, me rappelant le Paul-Georges Ntep des grandes heures. Il trouve alors Solari à droite d’un amour de passe, centre, Castro sort n’importe comment et Britez relance de la tête sur Driussi, qui allume en plein centre. 2-0. Bon. Pourquoi pas. A la pause, tout va bien côté River.

S’il y a bien une chose que la Pampa Académie vous a appris, c’est que c’est jamais bien malin de jouer au con. Si le début de la deuxième période aurait plutôt tendance à confirmer la totale domination de River, la sur-confiance des millionnaires, ici exacerbée par la jeunesse de l’effectif proposé, va les ramener à la réalité. 55ème minute de jeu, Union obtient coup franc anodin à 60 mètres des buts adverses. Oui mais. Oui mais c’est joué rapidement et la défense est apathique : l’alignement est par conséquent ridicule, et en deux passes, Gamba se retrouve en face-à-face avec le gardien remplaçant de River, Julio Chiarini. Duel remporté par l’attaquant d’Union, 2-1. A ce moment là, on se dit que ce n’est qu’un accident de parcours, une bévue, que la machine allait se remettre à aplatir les valeureux visiteurs, et qu’une défaite de River n’était qu’une douce utopie.

Sauf que, bah ils étaient crevés les gamins de River. Ils avaient rien dans le sac ces nazes. Et Union va petit à petit reprendre du poil de la bête, remettre le pied sur le ballon, et revenir dans le match. Et c’est sur coup de pied arrêté, encore, qu’Union va trouver la délivrance. Coup-franc excentré sur la droite, Victor Malcorra cherche Claudio Guerra libre de tout marquage ; ce dernier décidera qu’il serait tout de même fort à propos de révolutionner le football et d’inventer un nouveau geste technique. La feinte de tête est née, et elle est efficace tout de suite : le rebond trompera Chiarini, qui, dans une imagerie burlesque très adaptée au contexte, se mangera son poteau dans la race.

Malheureusement, les happy endings n’existent que dans les films américains et les salons de massages thaïlandais, et le score en restera là. River aurait pu limiter la casse et remporter le match notamment grâce à la très bonne entrée en jeu de Rodrigo Mora, qui manquera de précision dans le dernier geste. 2-2 score final, Marcelo Gallardo est hué dans son propre stade, et tout va bien dans le meilleur des mondes.

 

LES MECS QUI ONT PAS ETE TROP NULS

Camilo Mayada (River Plate) : Match nul ou pas match nul, j’m’en bats les couilles. L’Uruguayen a fait tout ce qu’il a voulu de la défense d’Union, pour le plus grands plaisir des esthètes. Un peu cramé sur la fin.

Leonardo Ponzio (River Plate) : Heureusement que le patron était là pour calmer le jeu, surtout en deuxième période. Solide à la récupération, propre dans la relance. Comme d’habitude.

Lucas Gamba (Union Santa Fe) : Intenable, à défaut d’être très efficace. Toutes les plus grosses occasions à part le deuxième but viendront de lui. N’a pas flanché sur son 1 contre 1 avec Chiarini

LES MECS QUI ONT PAS ETE TERRIBLES TERRIBLES QUAND MÊME 

Julio Chiarini (River Plate) : Sans être vraiment le principal responsable sur le premier but, il aurait pu un peu mieux anticiper. Clairement fautif sur le deuxième. Pas rassurant globalement.

Augusto Solari (River Plate) : Un de ses centres amène le deuxième but, mais c’est tout ce qu’il aura fait de bien sur tout le match. Beaucoup de déchet technique et de grosses largesses défensives, autant sur le premier but (alignement) que sur le deuxième (marquage).

Emmanuel Britez (Union Santa Fe) : A la ramasse sur le premier but, à la ramasse sur le deuxième, à la ramasse pendant tout le match, en fait.

El resumen 

Pas de recibimiento à proprement parler, et même pas de carton rouge aujourd’hui, donc pas de moment Nutella ni de merci pour ce moment. Désolé les copains.

 

LE POINT SAN LORENZO

 Un San Lorenzo allégé en vue de la Libertadores jouait une équipe à 3 victoires en 3 matches, elle aussi allégée pour l’occasion : Estudiantes. Pas grand-chose à dire du match où le déchet technique aura été bien présent et où on se sera un peu fait chier. Heureusement, pour nous consoler, cet amour de Pablo Barrientos nous sort le golazo de l’année. 2-0 pour San Lorenzo qui repasse devant son adversaire du jour et s’empare de la 3ème place. On est bieng.

 

Classement :

Avec Arsenal aussi mal classé, pas étonnant qu’on réclame la démission de Monsieur Wenger.
Next week, ZE Classico of ze year : Huracan-San Lorenzo, attention les yeux. A venir aussi, un petit point sur les performances de nos amis argentins en Copa Libertadores

A bientôt les moches,
Votre Laezh Dour qui vous aime.

2 thoughts on “River Plate – Union (2-2), la Pampa Académie n’est vraiment pas très sympa

  1. Non, l’origine du nom du club est inconnue. Mais vu qu’ils jouent en jaune et vert, ma théorie est que le club a été créé par des immigrés allemands.

    Par rapport à River, tu sais, y’en a qui étaient pour la Muppet (Meiwa pour les puristes) à Olive et Tom. Je ne t’en veux pas.

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