Valenciennes – Nancy (1-1) : La chardon à cran académie trouve de nouvelles raisons d’y croire

Une course-poursuite passionnante.

Salut les foutzes,

Y a des jours comme ça où on n’y croit plus, puis on y recroit, puis on ne veut plus y croire, puis on y croit à nouveau, malgré soi…puis on débouche une bouteille, et assez vite, on finit par s’en foutre.

Quoi, les ours polaires ?

Mais lorsque c’est plus profond que toute l’analité d’horsjeu.net réunie, quand le mal gratte encore et encore à la manière de ce prurit incurable ou de cette chtouille que nous a refourguée Pénélope la grosse salope, ce qu’on ne trouve pas dans le frisson de la meule, on le découvre au détour d’un passé proche. Certes peu glorieuse, l’expérience de la lutte pour la montée lors de la saison dernière était riche d’enseignements. Je ne vais pas encore revenir sur l’odieux complot Nimes-Caen, mais sur quelque chose de presque aussi réjouissant que le championnat à l’envers ou le combat pour le 17è place : la bataille de la quatrième place.

C’est vrai qu’on pourrait tenter le diable, s’attendre à ce que nos joueurs foutent leurs couilles sur la table une bonne fois, espérer que Pablo sorte un coup de génie de sa bedaine, ou encore que de gentils nordistes nous offrent un petit cadeau bien sympathique. Seulement voilà, des mecs mauvais, moches, idiots, dont on souhaite au mieux la mort, et au pire de se faire gangbanger par Pierre Ménès et Denis Balbir réunis, se dressent régulièrement devant nous, à commencer par des Valenciennois qui jouent le maintien. Oui, le maintien, ce truc qui ne sert à rien à ce stade de l’analité vu que les Nordistes sordides (les Sordistes) ne semblent pas près de retrouver un Steve Savidan pour fouler la pelouse de leur joli stade vide. Et puis qu’ils sont en ligue 2, à la 16è place, soit au fin fond des tréfonds de l’insignifiance footballistique. Et puis qu’ils sont déshérités par le France entière, donc le monde entier, et condamnés à n’exister que dans l’ombre de Lille, Lens et Hénin-Beaumont, des terrils proches des puis de mines abandonnés et de mon mépris. Et croyez moi, dans ce mépris là, y a pas le cul de Bardot en consolation.

Rien à voir avec le match de foot livré contre Troyes (que je n’ai pas pu voir suite à un cataclysme indigne d’être raconté ici), donc : nos soldats d’infortune se lançaient là à l’assaut de la bête blessée, prête à mettre ses dernières force dans la bataille afin de narguer encore un peu notre exigence d’excellence. Quitte à conserve un œil et une main valide, puis à se faire descendre en flammes ensuite, il y avait bien un nouvelle mission désespérée qui nous attendait en terre nord-pas-de-calaise, à savoir battre une bande de frustes gaillards au patrimoine génétique forcément douteux, mais animés de sentiments assez rudimentaires pour nous contrarier dans notre marche en avant. Vers quoi ? On l’ignore, mais si quelqu’un le sait, je doute que celui-ci ne soit qu’amour et bien-être.

Dis donc, Dieu, toi qui sais tout…t’es sur de vouloir connaître le destin de l’ASaNaL ?

COMPOSITION

Dans les buts, le petit Nardi supplée une nouvelle fois Ndy Assembé. Une rumeur a fait état de la demande plutôt osée de Rousselot à Monaco la semaine dernière afin qu’on garde note meilleur gardien une saison de plus en prêt. Je prie pour que cela aboutisse, que sa confiance revienne et que l’abomination que Pablo tient pour numéro un glisse sur une peau de zob et fracasse sa gueule hagarde une bonne fois. Mais n’est-ce pas trop en demander ?

En défense, Cétout est là à droite, tandis que la paire Sami-Lenglet campe bien dans l’axe. Muratori reprend le challenge Cyril Rool à gauche.

Devant ces braves gens, Rémi Walter et Ibrahim Amadou, deux de nos grands espoirs, deux puceaux qu’on espère voir devenir de beaux mâles burnés bien vite.

Ligne d’attaque/milieux : Dalé à droite, Iglesias dans l’axe et Coulibaly à gauche. Grange est aux abonnés absents, apparemment il aurait fait une attaque après avoir croisé un miroir à jeun.

En attaque, le gigantesque géant génial qui a bousillé Troyes à lui tout seul le week-end dernier avec un nouveau doublé, l’homme d’une demi-saison, mais quelle demi-saison. Montre leur, Youssouf.

 

MATCH

La première mi-temps est globalement à raconter sur le mode de l’objectif ligue 1 : quoique tactiquement bordélique, Nancy joue vers l’avant en essayant de donner de la vitesse aux transmissions, et les rouges sont dépassés.

Le plan de jeu Dalé-Hadji ne marche pas trop, mais on arrive quand même à placer quelques attaques dangereuses par l’axe, avec un triangle Amadou-Walter-Iglesias enthousiaste, qui fait parler sa technique et sa vitesse. Le premier s’offre un quart d’heure de bâtard en milieu de période en mettant minable toutes les transmissions valenciennaises, ce qui fait presque passer le second à l’arrière-plan. Quand ces deux là joueront ensemble pour de vrai, on aura au moins un demi Thiago Motta au milieu Et là, ça fera mal. Iglesias, quant à lui, tente toujours de faire disparaître son homonymie dégueulasse derrière un petit niveau de footballeur, et faut croire qu’il s’en sort pas si mal, parce que je n’ai même pas crié une seule fois « Julio ! » lors de ses prises de balle.

Malheureusement, il ne s’agit pas de dominer le milieu de terrain, fut-ce contre des mécréants qui usurpent nos couleurs de maillot ; il nous manque toujours des créateurs de talent, et notre plan est parfaitement lisible. Les couilles molles d’en face le connaissent par cœur, comme toute la ligue 2 d’ailleurs. En conséquence, ils bloquent Dalé à deux ou trois, tandis que les centraux surveillent Hadji comme s’il était en conditionnelle. Coulibaly est laissé libre de ses mouvements, déclaré parfaitement inoffensif par adversaires comme partenaires.

Et voilà que le masochisme s’invite à nouveau dans la partie, et que sur un contre, un consanguin-chomeur-pédophile joueur adverse se met sur son bon pied et frappe à l’entrée de la surface. Dans un monde parfait, cela aurait été aussi dangereux qu’un bombardement de draps de bain, mais manque de pot, Iglesias le mal nommé tente de contrer, et ne parvient qu’à dévier juste assez pour que la trajectoire prenne Nardi à contre-pied. Et encore une réplique au Népal…

En seconde période, Nancy ne parvient pas à mettre le pied sur le ballon, et tente d’égaliser de diverses manières ineptes, en oubliant tous les rudiments du football. Dalé est totalement neutralisé par un arbitrage maison qui le décourage de gagner ses duels, et voit les Valencienniens bénéficier d’une occasion de se dégager chaque fois que Junior donne de l’épaule à un de ses adversaires. Apparemment, la notion de pressing ne plaisait pas beaucoup plus à l’arbitre, qui nous a quasiment sanctionné chaque fois qu’on a joué un peu physique. Faut dire que débaucher des mecs du handisport pour pallier la pénurie de mecs à sifflets, c’est franchement pas la chose la plus maline qu’a pu trouver la ligue. Ça entre…quoi, mille choses ? Bref.

Thiriez l’atlantiste s’est conformé à l’excellence américaine en ce qui concerne la formation des arbitres.

Pablo, vénère sa mère, sort Coulibaly dans un torrent d’injures après une glissade de ce dernier qui provoque les moqueries du public et qui annihile un contre prometteur. Il lance aussi Karaboué dans l’indifférence générale, ce qui ressemble à un coupe de maître, puisque personne ne fait attention à lui sur le terrain non plus. Sans trop d’effet au début, le bon Lossémi apporte tout de même de la vitesse et un apport technique pas négligeable, entre le bowling et le foot américain.

Correa, bien décidé à humilier tous ses joueurs alors que la case « challenge quatrième place » approche à grands pas, lance Dembélé pour le dernier quart d’heure, et lui beugle la consigne suivante : « BLITZKRIEG ! ». Sans grand effet au début, mais ses racines uruguayennes ont le mérite de maintenir la volonté de ses troupes au top. C’est qu’ils savent ce qui les attendent sous les douches après un tel mot d’ordre…

Et voilà que je vis le scénario du match à Créteil à l’envers : alors que les têtes à claque d’en face commencent à se congratuler, à fêter une victoire qu’ils jugent probablement « méritée », « obtenue de haute lutte » ou encore tout simplement «belle» (mais là où seule la victoire est belle, tout n’apparaît que sous la qualité de « vomitif » en Nordie…), Karaboué botte un coup de pied de coin que Papa Défense expédie dans les ficelles adverses d’un coup de tête énorme-magnifique-jubilatoire-dans-votre-fion-les-fonds-de-capotes.

1-1, score bête et méchant comme un académicien à cran. Rendez vous en enfer, tas de sous-créatures, pendant que nous validons notre accès au concours pour la quatrième. Je prédis une fin de saison en roue libre. J’ai hâte, putain.

NOTES

Nardi : 3/5 Quand il est là, j’ai moins peur, même s’il craque parfois son slip au profit d’une sortie guignolesque. Je saigne toujours moins du rectum en sa présence que quand Guy Roland arpente nos 5 mètres cinquante…

Cetout : 3/5 Belle perf en défense, et une vraie progression en phases offensives. Manque de pot, cela n’a rien d’efficace étant donné qu’on est en train de perdre Dalé.

Sami : 3 + 1/5 Papa défense était là, et il a bougé son cul gigantesque jusqu’au bout de l’effort pour s’élever plus haut que tout le monde. Durant un instant d’éternité prélevé à sa suspension, une fraction de seconde avant de toucher le ballon qui nous a offert le match nul, son neurone nous a donné une interview : « glk », nous a-t-il dit. Emouvant.

Lenglet : 4/5 Lui, faut vraiment qu’on le garde. Sans déconner, il a tout, et son jeu est si parfaitement adapté aux exigences infécondes de Pablo (son jeu long, précis et efficace), qu’il serait incroyable de le voir partir sans une indemnité démentielle. Sa relance progresse, et son calme balle au pied est impressionnant, même au milieu de trois types malsains qui le chargent sans ménagement.

Muratori : 2/5 Challenge toujours en cours : il a pris son jaune. À se demander s’il n’a pas cumulé tous les cartons de l’équipe à lui tout seul cette saison. En ce qui concerne le retour au premier plan du latéral gauche titulaire qui dominait son couloir gauche il y a quelques semaines, ça tarde un peu, par contre.

Walter : 3/5 Pas mal, gamin. Je t’ai même vu jouer un peu vers l’avant, c’est bien. La prochaine fois que tu vois ton camarde de l’entre-jeu au top de son karma comme en première mi-temps, n’hésite pas : projette toi de tout ton petit corps vers le camp adverse.

Amadou : 3/5 On s’est demandé ce qui lui prenait en première mi-temps, quand tel le Xavi Hernandez noir, il s’est mis à tout péter, à jouer vers l’avant et à trouver ses partenaires du tibia les yeux fermés. Ça a duré 15 minutes, puis il est revenu à un rythme plus normal, et a distribué des passes latérales comme à son habitude. Remplacé par Karaboué (62è).

Dalé : 2/5 Béta-bloqué. Le pauvre Junior n’avait pas la foi, ou alors tout simplement pas de réussite. C’est vrai que l’arbitre ne lui a vraiment pas fait de cadeaux. Les ex-taulards qui étaient chargés de l’annihiler ont bénéficié d’une mansuétude plutôt énervante, même quand ils tentaient de le découper au hachoir à viande. Les jambes et le mental sciés, il a tout de même tenu son rang, mais plus pour les jetons de présence que pour faire marquer.

Iglesias : 3/5 John attend à l’Eglise, et dès que la messe est terminée, il se jette dans la bataille du haut de ses petites guibolles potelées. Courant et courant toujours, le voilà disponible au pressing (interdit par le règlement : faute), lancé sur l’aile droite pour quelques centres, perçant et frappant dans l’axe. En définitive on le conçoit plus endurant qu’intelligent, mais dans un match où les deux équipes ont fait fi de toute tactique, il a été assez précieux. Remplacé par Dembélé (72è).

Coulibaly : 2/5 Pas dans son match, Karim a offert les plus belles cagades du « Funny football » de 2015 à Youtube. Moqué par tout un stade, on aurait aimé le voir sortir une kalash pour faire taire tous ces connards, mais Pablo l’a finalement rappelé à l’ordre et sur le banc. Remplacé par Lusamba (62è).

Hadji : 2/5 Tu as beau essayer, être au top de ta condition physique et avoir la confiance d’un VRP sous speed, tu as beau être le père illégitime de tous les enfants du Maroc et de la moitié des Français, tu as beau cacher ton identité réelle sous celle d’un footballeur banal de ligue 2, quand ça veut pas, ça veut pas, Superman…ce soir, le Nord était ta kryptonite.

REMPLACANTS

Lusamba : NN Prenez un streaming naze de mauvaise qualité. Ratez le début du match. Oubliez le numéro des joueurs. Confondez un grand noir costaud avec un autre grand noir costaud, tel un sale flic américain. Attendez que Pablo fasse son changement. Secouez. Hop ! L’homme invisible.

Karaboué : 3/5 Bonne entrée de Lossémi, qui a montré qu’il nous avait bien manqué ces dernières semaines. Et qu’il nous manquera la saison prochaine. En quatre tentatives sur corner, il a offert une balle au troisième poteau, une passe décisive et deux situations dangereuses. Bon accélérateur par ailleurs.

Dembélé : NN Boaf. Non.

NOTE ARTISTIQUE DE L’EQUIPE : 3 puis 1 puis 4 qui nous font 3/5

Complètement déjà dans le trip Quatrième place, nos chardons ont nourri l’espoir d’ouvrir le score proprement, avec une belle entame qui les a vus entrer dans le lard grossier des Valenciennistes. Mis-à-part ce but chanceux encaissé contre le cours du jeu, il n’a manqué qu’un soupçon de réussite pour que ce soit nous qui rentrions au vestiaire avec l’avantage.

Puis, loin de confirmer ces bonnes dispositions, les Lorrains ont laissé leurs adversaires dicter le jeu et le rythme, à la manière de ces mecs qui ne croient pas à la montée, ou qui ne veulent pas y croire, ou qui ne croient pas en Pablo. Ces pleutres.

Mais c’était sans compter sur l’aura du petit chauve. Sans faire une Loco, il a lancé toutes ses forces offensives dans la bataille, et de Jordan Ayew en face, il n’y avait point. Beau sursaut d’orgueil de la part de celui qui nous a déjà offert la médaille en chocolat de la ligue d’eux l’année dernière.

Avec les résultats par ailleurs, (défaite d’Angers, victoire de Dijon) on se dirige vraiment vers une série de confrontations à couteaux tirés. Si le spectacle n’est pas là, on peut compter sur l’enjeu pour nous faire vibrer. J’aurai les roupettes en fruits confits durant ces quatre prochaines semaines, ça c’est certain. Pas Pablo. Lui les a déjà faites assurer pour le montant de son salaire annuel : de sortie dans le froid lorrain, il risque le rhume testiculaire. Ou qu’un étudiant beurré marche dessus. Bref. À défaut de transmettre assez de testostérone à ses disciples, Pablo a décidé de montrer de quel bois il était fait, et ça va faire mal.

Je crois à la quatrième place.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

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