Brest – Metz (0-1) : La Metz Que Un Club Académie est rentrée à la maison

Dad is home.

Salut les enfants de la haine,

Nous y revoilà. Terminé les paillettes, le champagne et les escorts allemandes. Fini les humiliations en mondovision, les fins de match soulevant des idées de pendaison et les anus meurtris. Adieu les samedis soirs qui déchantent, les dimanches qui décrépissent, les vingt-sept secondes de résumé dans l’Anal Football Club du dimanche. Oui, nous sommes de retour dans l’antichambre mortuaire du football français. Dans la complaisance abjecte, dans l’adoration du mépris footballistique, dans l’amour scarifiant du ballon rond. Ici où tout n’est qu’immondice, où les patates de forains s’entremêlent aux dégagements paniqués en touche. Là où l’on reprend le foot quand les autres sont encore affalé au bord de la piscine à caresser le fion de Madame. Ici où tout sent l’opprobre, là où l’on s’aime à s’en crever les yeux, où l’on n’est plus vraiment champion du monde, où l’on se plait à nouveau à se faire craindre, où l’on veut des contacts virils de milieux défensifs géants (et noirs), où l’on désire ardemment sacrifier nos vendredis et lundis soirs devant des streamings dégueulasses dans une langue inavouée ou par -6°C au stade. Là où l’on n’existe qu’entre nous, où l’on comprend dans l’étincelle de nos yeux que la vie a de nouveau un sens.

Oui, nous sommes rentrés à la maison. La Metz Que Un Club Académie est de retour en Ligue 2. #Ligue2iscominghome 

 

Refus d’effectif (à prononcer avec l’accent allemand)

Qui dit descente, dit chambardement d’effectif. C’est la tradition au FC, on ne va donc pas y couper. Et histoire de faire les choses correctement, la direction s’est dit qu’à moins de 90% de renouvellement, on se ferait quand même bien chier. On dégage donc tous les cadres, sauf un, et on refait entièrement la déco. Mercato, un été pour tout changer. Ca va être long, et si ça vous fait chier de lire tirez vous d’ici.

Dans le wagon des départs, on lâche les gros contrats : Assou-Ekotto, Bisevac, Jouffre, Kawashima, Palmieri. On se délaisse des prêts : Diagne, Mandjeck, Milicevic. On vend les à peu près bonnes valeurs marchandes : Didillon à Anderlecht, Mollet à Montpellier, Niakhaté à Mayence. On laisse filer les autres : Roux avec beaucoup de tristesse, Ikaunieks avec beaucoup d’allégresse, les autres avec beaucoup de désintérêt. Balliu et Rivière ont chacun un ticket pour partir, et on ne veut clairement pas les retenir. Si on peut cerner le projet d’alléger la masse salariale en radiant presque tous les vétérans, se séparer de ses trois gardiens (surtout quand le n°1 était prêt à rester, RIP Eiji) soulève des questions sur notre santé mentale. Football Cohérence de Metz.

Côté arrivées, la décence voudrait que l’on s’attarde sur chacun des nouveaux visages. Alors allons-y, mais à la truelle :

  • Première surprise, l’option d’achat levée de Dossevi qui était prêté par le Standard. Pile au moment de lancer la campagne d’abonnement, et uniquement dans le but de faire une revente dessus. On nous fait croire qu’on veut le convaincre de rester, et vivre dans le déni c’est juste dégueulasse. Il signera à Toulouse ou Guingamp le 23 aout pour 2.5M€.
  • Marvin Gakpa, milieu algéro-ivoirien de Dunkerque, gauche technique à la carrière crasseuse à souhait (Valenciennes, Lorient, Ajaccio, Quevilly). Taillé pour le FC.
  • Habib Diallo, de retour après deux ans de prêt à Brest et 17 buts en 51 matchs. L’année où jamais pour lui.
  • Laurent Jans, arrière droit luxembourgeois en provenance de Waasland-Beveren. La caution Luxo qui nous assurera d’être toujours suivi par Wort.lu (c’est un site d’actu luxembourgeois, ndlr) et l’Essentiel (itou ndlr).
  • John Boye, défenseur central ghanéen transfuge Sivasspor et ancien Rennais, où il a connu Ancelotti Antonetti. La caution bourrin.
  • Stoppila Sunzu, défenseur central zambien de l’Arsenal Tula (Russie) et ancien Lillois, où il a connu Ancelotti Antonetti. La caution bourrin bis et à fort potentiel de calembours nominaux.
  • Victorien Angban, milieu défensif ivoirien prêté par Chelsea. Le genre de transfert Football Manager incompréhensible, que tu fais pour te faire mousser d’avoir un joueur d’un top club.
  • Paul Delecroix, gardien français et ancien n°2 à Lorient. Venu pour concurrencer le nouveau n°1, ou pas.
  • Habib Maïga, milieu ivoirien prêté par Saint-Etienne. Capable de faire des bons matchs d’après les spécialistes (Roland Gromerdier) (alors qui sont les spécialistes ? ndlr).
  • Jamiro Monteiro, milieu néerlando-capverdien en provenance d’Heracles (Pays-Bas). A en croire les rézosocios, c’est le nouveau Kanté. A en croire les médias, il était une des révélations du championnat néerlandais. A en croire la plèbe, on fait là une superbe recrue. A en croire mon instinct, le doute m’habite.
  • Alexandre Oukidja, gardien français transfuge de Strasbourg. On va donc chercher un mec qui était presque debout dans le kop Stras mégaphone en main pour lancer des chants anti-grenats, pour en faire notre numéro 1. Les supporters apprécieront.
  • Mamadou Fofana, milieu malien qui nous vient d’Alanyaspor (Turquie). Parait-il très prometteur.

Ca fait une tripotée de nouveaux visages et noms à apprendre, et nul doute que les prochains matchs seront meublés de « c’est qui le noir au milieu déjà là ? » à foison. On est d’ailleurs en droit d’attendre encore un attaquant avec le départ supposé de Rivière. Mais Frédo Ancelotti Antonetti nous a promis une équipe taillée pour la bagarre, on a presque du coup envie d’y croire. Parlons en d’ailleurs, de ce nouveau coach. Après une saison et demi au Canal Football Club, club éculé aux sportifs grabataires, Ancelotti Antonetti a confié avoir beaucoup appris en terme de patience et communication après son éviction de Lille en 2016. Gageons qu’un coach d’expérience et avec une aussi grande gueule que lui ne peut faire que du bien au Metz Que Un Club.

Envoie « Chauve » au 81212 pour connaitre les coachs sans contrat proche de ta région.

 

Un mot quand même sur LA recrue de l’été. Conceptualisé dans un plan de comm’ poussé à l’extrême par le club. Teasé à outrance pour secouer la boite à interactions de la communauté. Le FC Metz a inondé les réseaux pour être sûr que chaque recoin de la France et de Navarre ait bien saisi qu’on veut rester un peu honteux en toutes circonstances. Tout ça, pour nous proposer Grayou. La nouvelle mascotte, notre Graoully.

Il est grand, grenat, il dabbe. On s’en mordrait presque un testicule de dépit, mais avec le recul on comprend la volonté du club de mettre des petites étoiles dans les yeux des gamins qui viennent au stade avec cette grande peluche, et de trouver un nouveau job viable et discret à Yann Jouffre.

1ère journée : Brest – Metz

On parle un peu du match ? Bon, soit.

Une composition sponsorisée par le Restaurant 100patates ne se commente pas. Elle s’apprécie, un petit peu, je crois, enfin je suis pas sûr.

 

Metz Que Un Match :

Avec un effectif totalement renouvelé – seul Cohade était titulaire indiscutable la saison dernière -, ce match va servir de premier grand test, afin de mettre en exergue la cohérence de l’équipe. Solidaire, déterminé et bien bourrin, le XI messin montre un beau visage face à l’adversaire brestois. Si Nguette est le premier à allumer la poudre (11e) (est-ce une variante mosellanne de « faire parler la poudre/mettre le feu aux poudres ? », ndlr) et nous rappelle que la Ligue 2 est un pays merveilleux où ce genre d’action est possible, c’est Niane qui viendra ouvrir le score d’une tête victorieuse sur un corner parfaitement botté par Boulaya. 1-0, 13e. Les experts lui prédisent donc déjà une saison à la Diafra Sakho. D’une supériorité athlétique hulkéenne, le Metz Que Un Club n’a que peu fait d’être inquiété, et aurait même dû rentrer au vestiaire avec un second but dans l’escarcelle, sans ce monumental loupé de sac à étrons de Boulaya, seul face au but (44e).

Le second round gagnera en insipidité, les visiteurs jouant la rudesse plutôt que la justesse. Nous ne serons réveillés que par Cohade d’une frappe lointaine détournée par le gardien (73e), Diallo – entré en jeu – qui se jouera de 3 défenseurs avant d’envoyer une chaussette en tribune (80e) et d’un trois contre un superbement chié par Diallo, Cohade et Fofana en toute fin de match (93e). Nos fesses feront quand même un bel applaudissement sur la frappe brestoise venant embrasser la barre à la 75e minute.

Mais l’essentiel est bien là. La victoire, et la promesse d’un effectif qui doit encore se roder mais qui affiche une solidité intéressante. A suivre déjà contre Orléans, ce vendredi.

 

Metz Que Des Notes :

Oukidja, 3/5 :
Peu inquiété (aucune frappe cadrée), il a prouvé qu’il avait le potentiel pour être un sacré gros con avec son accrochage gratuit sur l’attaquant brestois. La cote du « Oukidja Strasbourgeois » qui pleut des tribunes de Saint-Symph’ est passée à 1.50.

Rivierez, 3/5 :
Il attaque sa 4e saison au club, ce qui fait de lui le plus « vieux » de l’effectif. Et il n’a toujours pas l’intégralité de mon respect. Un match correct quand même.

Sunzu, 4/5 :
Un coup d’épaule de charretier en pleine surface pour montrer qu’il en a deux grosses. Sunzu, l’art de la guerre.

Boye, 3/5 :
Girls who are Boye. Who like Boye to be girls. Who do Boye like they’re girls. Who do girls like they’re Boye. Always should be someone you really love.

Udol, 4/5 :
Si défensivement c’était bien, il a eu du mal à combiner devant avec Nguette. Mais il a fait un match sans se faire les croisés, sa saison est déjà réussie.

Fofana, 4/5 :
De belles promesses pour un premier match et son jeune âge (20 ans). De l’intelligence dans le placement et dans l’anticipation. Fofana is the new Niakhaté is the new Sarr.

Cohade, 3/5 :
Le Capitaine Courage n’a pas bougé d’un iota. Toujours au four et au moulin, toujours chauve, toujours sexy.

Gakpa, 3/5 :
On dirait qu’il en a sous le pied. Mais va falloir le montrer.

Boulaya, 2/5 :
S’il donne la passe décisive, son match n’a été qu’un ramassis d’erreurs techniques, dribbles manqués et coups francs pourris. On sait que t’es technique Faryd, mais rappelle toi qu’on est en Ligue 2.
Remplacé par Dossevi (91e), non noté : Une entrée en jeu pour s’assurer qu’il ne sera pas revendu au prochain mercato par son prochain club, et pour ajouter le titre de Champion de Ligue 2 à son palmarès. 

Nguette, 4/5 :
Percutant et confiant, il a de nouveau montré qu’il était un joueur de foot. Peut-être une saison de joyau devant lui. Opa-le masquée.
Remplacé par Poblete (73e), 3/5 : Un petit peu de vice et de ballons bien sentis. Les places vont valoir cher au milieu cette saison. 

Niane, 3/5 :
Un but pour lancer parfaitement la saison. De la vitesse, des appels et une présence pesante sur la défense adverse. Ibrahima Giroud.
Remplacé par Diallo (69e), 2/5 : On a bien vu qu’il ne sait pas jouer seul en pointe. Et il va falloir changer ça. Le 2-0 était pour lui dans le temps additionnel. 

 

On retrouve Saint-Symphorien vendredi pour recevoir Orléans, avec l’espoir de pouvoir dire au revoir et merci à Dossevi.

Klass & Deuch. 

Et s’il vous en faut encore un peu :

Klass & Deuch

7 Comments

  1. vous la faites en peluche votre mascotte ? Y’a des enfants de gens que j’aime pas dont c’est bientôt l’anniversaire …

  2. Et Maïga ets bien évidemment blessé… Le mec a joué un match depuis sont départ de Sainté cet hiver. Bon…

    Et je l’ai vu votre mépris condescendant là, le service relecture. Si mon avis ne vous plaît pas, demandez donc à Balbir, bande d’arrogants !

  3. Alors déjà, j’ai beaucoup ri : Bonne acad’ !
    Et ensuite : Content de voir que l’on est toujours référencé dans l’ « Elite »…

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