Caen-Nancy (2-1) : La Chardon à cran Académie retrouve la souffrance.

La glace. La saleté. La salissure qu’une pluie battante sur un sol de béton rance ne parvient pas à nettoyer. Un crépitement de vie qui s’éteint au cœur d’une ruelle enfumée. Les hululements lugubres d’une créature indéterminée dans les bois la nuit. Un cadavre qui pourrit sur la grève. Un entrepôt de produit chimique déversant miasmes putrides et pollution définitive dans une clapotante rivière. Les entrailles palpitantes d’un fier animal à l’indépendance sauvage mises au grand jour. La laideur pure et parfaite d’un charnier à ciel ouvert. La décrépitude publique du vénérable ancien adulé. La poussière et la cendre sur les os blanchis au soleil. Une purée de matière fécale dans une soupe de miction servie très chaude à la table des vétérans. Le soleil est une flaque de pisse et la clarté nocturne des étoiles une myriade d’orifices d’usure sur la toile ténébreuse avec laquelle l’anus céleste torche notre histoire. Ça dégouline ; ça suinte ; ça purule ; et alors l’odeur…


Les notes

Lavette 0/5
Immondice est un mot encore trop faible pour décrire ce flatulent personnage indigne qui aime enfourner son membre dégoûtant dans des personnes humaines interdites la semaine et souiller de sa présence le maillot au chardon le week-end.

Karamoko 2/5
Seul être doté d’une âme ou apparentée de cette ligne défensive capable de défendre comme l’abstinence contre la prolifération humaine, il nous a même donné l’impression d’avoir sniffé une ligne d’Alphonso Davies avant le match tant il a avalé son couloir à répétition avec, pour une fois, une conduite de balle presque digne d’être dénommée ainsi.

Seka 0/5
Capitaine, oh notre capitaine, nous hésitons à vous transmettre ces quelques bribes irrespectueuses tant nous craignons de subir votre courroux et nous connaissons la sentence pour notre outrecuidance. Oserons-nous donc déclamer au grand jour que vous fûtes nul à chier comme tous les autres, au risque de nous voir étouffé à l’aide de votre postérieure gargantuesque posé sur notre visage ?

Coulibaly 0/5
Le coup de chatte le plus monumental du monde l’a fait footballeur, ne perdez pas espoir : chacun peut désormais devenir Donald Trump à la place de Donald Trump.

Fischer 0/5
Certains clubs suppriment les numéros des joueurs qu’ils ont reconnu comme légendaires, nous proposons que l’on retire le poste de latéral gauche du nôtre. Pas qu’on ait tant de gloire à offrir à Jonathan Brison (quoique…), mais pour des raison de dignité, ce serait plus prudent.

Haag 3/5
Qualité supérieure non reconnue, un peu comme la cuisine lorraine.

Akichi 2/5
Anonyme et gourmand, un peu comme la cuisine meusienne.

Rocha 3/5
Dépassement de fonction : alors que Bassi était absent, il a repris le flambeau au poste de numéro 10 et a délivré une copie très correcte avec un but sur coup-franc direct. Dans un monde parfait cela donnerait des idées à Garcia, c’est pourquoi nous avons la conviction qu’il ne jouera plus jamais à ce poste et réintégrera vite fait bien fait le double pivot des enfers si cher à notre coach à voix de crécelle.

Biron 2/5
Ce n’est pas lui le problème, c’est plutôt les articulations de son cou qui semblent défaillantes, en particulier au moment de drainer son lourd crâne vers le haut.

Cissokho 1/5
Certains postes, plutôt que de les retirer, on devrait les promouvoir comme handicap. Ça nous ferait peut-être pas plus de points (faut pas déconner), mais au moins on ferait une bonne action.

Philippe 1/5
Sobre dans sa médiocrité, il a excité notre sens de la pitié en se révélant encore plus nul que ce que nos aprioris qui ont accompagné son arrivée nous portaient à croire. Ce qui reste, pour l’instant, son unique exploit sous nos couleurs.


Note artistique de l’équipe : 0/5

Tout un univers de croyance scintillante, de féerie de noël, d’allégresse façon royaume des cieux (l’imbécile heureux est compris dans le package)…, vidé comme un vulgaire sac à pus en plein visage d’une Venus sortie des eaux. En une fraction de secondes, le rêve presque fou des Nancéiens, pas complètement délirant non plus, presque acceptable pour qui a connu les succès même modestes de cette équipe par le passé, a été violé par un tas de déchets à pattes frêles qui a figé les pieds dans un béton pourri au moment où il fallait les mettre sur le ballon.

Passant d’une position de gagnant potentiel au cœur d’une série de trois victoires d’affilée (pensez donc !), l’ASaNaL s’est donné lors de cette 94e minute maudite la dimension du petit club sans colonne vertébrale qu’elle craint de devenir depuis quelques années, ce Châteauroux tout juste bon à venir faire coucou en Ligue d’Eux une fois de temps en temps, ce méprisable objet de moquerie des parieurs qui ne voient jamais une cote assez basse pour leur adversaire du jour, cette dégueulasserie sans nom qu’un chiotte d’autoroute ne daignerait même pas voir tapisser sa faïence.

On pourrait atténuer cette défaite en disant que nous sommes à notre place, que la faiblesse abyssale de notre effectif ne permettra de toute façon pas d’enchaîner les performances, qu’au royaume des pieds carrés, les unijambistes sont rois, tout ça est bien vrai mais cela n’efface pas les insultes de notre vocabulaire, et croyez-moi, s’il y a une denrée qui ne manque pas à Nancy ces derniers temps, c’est bien les noms d’oiseau.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

  1. Décidément, votre plume est à la pestilence et à la putrescence ce que celle de H.P. Lovecraft est à l’horreur.
    Oui, c’est bien un compliment.

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