Nantes – Lyon (1-0): la Canaris Académie achève bientôt la saison 2
Petit Toumaï a encore les yeux qui piquent. Ça doit être la lacrymo.

Salut les P’tits Beurres,
Petit Toumaï revient pour vous commenter cette demi-finale et pour s’enjailler sur le retour des Canaris en finale de Coupe de France, il va vraiment falloir aller nous prendre ce trophée, on est sacrément bien accrochés dessus. Quelle folie, nom d’un petit canari jaune.
Une Beaujoire incandescente, une ambiance de Coupe que l’on aime à retrouver, une équipe bien solide et qui rentre dans le lard des adversaires, on a bien senti directement que la grosse équipe nantaise était de retour. Un but magique de Blas, une masterclass de Pallois et un Moutoussamy en mode Cheval Fou (les Karembeubix comprendront), la pelouse de la Beaujoire pouvait de nouveau être envahie par les supporters nantais. Quel kif. Petit Toumaï n’a pas besoin de rentrer dans les détails, on a encore vécu une soirée qui fout la banane, on a vu beaucoup d’écharpes jaunes et vertes dans le cortège syndical du lendemain.
Retour rapide sur la branlée rémoise (parce que Petit Toumaï l’a écrit avant le match, vous avez le droit de vous en foutre de ce paragraphe): défaite 3-0 à domicile contre Reims dimanche dernier. Petit Toumaï voulait reprendre l’académie et il a été découragé par les 2 buts en mode vidéo gag pris en 1 minute 30 chrono. Il était colère et a préféré de pas commenter les joueurs, il aurait mis 0 à tout le monde et aurait charclé sévère. Simon insupportable de transparence, Joao Victor encore coupable, Girotte maladroit et qui aurait dû prendre un rouge, Chirivella toujours blessé et que l’on retrouve à la cave. Inacceptable performance agrémentée d’une polémique bien nauséabonde sur le ramadan (que Petit Toumaï préfère contourner) et d’une fin de saison sous tension d’un maintien pas du tout acquis. C’en était trop pour Petit Toumaï, qui a préféré aller musarder dans un vide grenier et trouver un yukuléle désaccordé pour sa fille, ce qui s’est révélé ne pas être forcément stratégique au final. Mais il s’égare.
La Coupe: Petit Toumaï aime à rappeler que l’on est encore tenant du titre. Seconde demi-finale d’affilée à la Beaujoire, ce qui arrive quand même très rarement. Réception des Lyonnais, plutôt remis en confiance après leur victoire à Disneyland dimanche dernier. Les Canaris jouent clairement toute leur saison là-dessus. Il faut être honnête, la saison des Canaris ne sera réussie qu’en cas de victoire en Coupe de France, la zone rouge étant revenue à 4 points. Ce serait quand même fou de repartir au Stade de France une seconde année de suite. Sur ce match contre les Lyonnais, Petit Toumaï n’est pas trop inquiet du niveau des adversaires, à des années lumières de leur niveau des dernières années, mais plutôt du niveau inquiétant du jeu et de la réussite nantaise actuellement.
Le team jaune et verte : On connaît notre Tonton, qui ressort son 5-3-2 solide pour les gros matchs capitaux de fin de saison. La triplette centrale défensive est incontournable, dans le sens littéral du terme, Centonze à droite et Joao Victor à gauche, pour qu’il puisse découvrir vraiment tous les postes défensifs. Moutoussamy est le seul joueur fiable au milieu de terrain et sera accompagné de Sissoko, Chirivella étant vraiment trop faible physiquement actuellement. Blas est remis dans sa situation préférentielle en 10 et sera chargé d’alimenter Mohamed et Ganago en attaque.
Ce qui donne donc la compo suivante :
Lafont
Centonze, Castelletto, Girotto, Pallois, Joao Victor
Moutoussamy, Sissoko
Blas
Mohamed, Ganago
Le match :
D’entrée de jeu, Castelletto envoie une sacoche sortie de sa lucarne par un combo coude-tronche improbable de Lopes. Le ton est donné pour tout le match, les Nantais vont multiplier les occasions, la défense et le milieu vont manger physiquement les mini-gones et Blas va allumer les mèches offensives pour illustrer la domination nantaise (22e et 27e). La Beaujoire va s’embraser encore plus quand Moutoussamy verra son ouverture du score refusée suite à une passe en retrait foirée du nazillon Lovren à la 32e. A la pause, Nantes est dans son match, la Beaujoire incandescente et les petits Gones ont les fesses toutes rouges. Logiquement et alors quel les Canaris ont repris leur domination en seconde mi-temps, Sissoko gagne son duel au milieu de terrain, décale Centonze qui envoie parfaitement une balle en profondeur pour Blas qui nous sort le but nantais de l’année : contrôle poitrine, conservation du ballon à l’épaule et reprise de volée quasiment dos au but Petit Toumaï (1-0,57e). Magique, un but à la José Touré mais surtout estampillée école nantaise. Après ça, il ne pouvait plus rien arriver. Moutoussamy et Blas sont proches de faire le break, Lafont est impérial sur la seule occasion lyonnaise en fin de match. Pallois se permet même un grand pont en fin de match avant que la Beaujoire ne s’enflamme définitivement et qu’elle soit envahie par le public nantais. Petit Toumaï se croit revenu en 1999-2000 au moment du doublé Coupe de France, à l’époque où il avait davantage de cheveux et de possibilités de récupération de la cuite d’après match qui va indubitablement suivre.
Les notes :
Descamps (non noté) : se blesse sur un des 3 matchs qu’il dispute de la saison. La loose. Au moins il n’y aura pas de débat pour savoir quel gardien devra être aligné en finale. Remplacé par Lafont (4) à la 33e : peu impeccable dans ses prises de balle, décisif sur la seule vrai occasion lyonnaise et un sprint magnifique à la fin du match pour amorcer l’envahissement de terrain.
Centonze (4) : le grand retour de Nicolas Laspalles à la Beaujoire. Impeccable défensivement sur son côté droit, il peut prendre plus d’initiatives quand il joue piston. Ce qui s’est révélé payant avec la passe décisive impeccable sur le but nantais.
Castelletto (3) : ultra solide derrière, il a insufflé la domination nantaise d’entrée de jeu avec sa grosse frapasse.
Girotto (4) : jamais aussi bon que lorsqu’il joue libero dans cette configuration tactique, où il excelle dans le placement et les interventions défensives.
Pallois (5) : Mode taulier, impassable ce soir, a fait monté la température à lui tout seul dans une Beuajoire surchauffée. A sécurisé la victoire en montant sur toutes les tentatives offensives lyonnaises en fin de match, son grand point de l’espace en guise de bouquet final.
Joao Victoire (3) : beaucoup mieux, progresse légèrement. Petit Toumaï attend encore avant de s’enflammer.
Moutoussamy (5) : une caisse physique de marathonien, une grinta d’Uruguayen et une dégaine à la Jackson Five. Masterclass du petit Sam ce soir, qui a failli être récompensé d’un but.
Sissoko (4) : enfin un gros match du l’ancien international français, volontaire et impactant au milieu de terrain. Mais il va falloir faire beaucoup plus pour justifier ton énorme salaire Moussa. Remplacé par Mollet à la 76e, qui a été dans le ton défensivement et pour conserver le ballon en fin de match.
Blas (5) : S’inscrire dans l’histoire du club et marquer le plus beau but de la saison en demi-finale de Coupe de France, c’est fait. Être le détonateur et le joueur le plus impactant de l’équipe, c’est fait aussi. On attend un grand Ludo en championnat également pour sécuriser le maintien. Remplacé par Guessan à la 88e.
Mohamed (3) : dans le ton dans l’implication physique et les projections offensives, il a lui a manqué un bon ballon pour être décisif. Il va falloir changer cette tête de bougon par contre. Remplacé par Delort à la 77e.
Ganago (3) : totem d’immunité pour le Camerounais en cette fin de saison, Petit Toumaï respecte son match fait de sacrifices, il a beaucoup couru et a pris pas mal de coups sur ce match.
Bonus :
Djibril Cissé (0) : il nous a fait la soirée. Des phrases à rallonge, des banalités affligeantes, des difficultés à sortir une phrase simple sujet-verbe-complément. Aussi bon au micro que dans ses choix vestimentaires.
Le point Coupe de France : on est en finale, saison 2.
Le prochain match : réception de Monaco dimanche soir, on verra ça plus tard et on verra comment l’équipe va récupérer. Bon samedi les P’tis Beurres