Nantes – Rennes (2-1): la Canaris Académie est en sur-régime
Salut les P’tits Beurres,
Petit Toumaï avait préparé toute une intro avant le match mais il l’a jeté à la poubelle en rentrant de la Beaujoire, tout euphorique qu’il était de l’ambiance de malade mental ressentie. Quelle communion avec le public, quel kif de retourner les Rennais et de les priver de Ligue des Champions. La plus belle saison depuis le titre de 2001, tout simplement.
Ici il ne sera question que d’amour. Pour les mauvaises nouvelles, Petit Toumaï vous met les infos après les notes. Vous n’êtes pas obligés de les lire, il sera question de Kita et des sous-merdes niçoises qui salissent la mémoire d’Emiliano.
Malgré la fermeture insupportable de la Tribune Loire et les chants des Rennais (qui eux ont applaudi à la minute d’hommage à Sala, comme quoi on peut être rivaux et respectueux), la Beaujoire est pleine et Petit Toumaï n’avait jamais vécu une telle osmose avec les joueurs.
La Canaris Académie vole encore donc, et reste sur son nuage après la victoire en Coupe de France. Pourtant le derby s’annonçait compliqué contre les Rennais qui jouent la qualif en Ligue des Champions, jouent bien et sont au complet (à part Aguerd). La Canaris Académie s’avance avec des joueurs qui ont à peine décuvé. Pour Chirivella, c’est officiel, la saison est finie. Il a tout donné physiquement sur la finale, merci au petit Espagnol, qui va manquer au milieu de terrain. Tonton décide de faire tourner un peu pour donner du temps de jeu aux habituels remplaçants et reposer un peu les titulaires qui font redescendre la pression, dans tous les sens du terme. Tonton repasse à 4 en défense, Girotto étant suspendu c’est la doublette Casteletto-Pallois qui sera en charnière, encadrée par Corchia et Fabio qui rentrent dans la rotation, rotation qui s’applique également en attaque avec la triplette Bukari-Coulibaly-Geubbels chargée de faire la différence, soutenue bien sûr par Blas.
Ce qui donne donc la compo suivante :
Lafont
Corchia, Castelletto, Pallois, Fabio
Moutoussamy, Cyprien
Blas
Bukari, Coulibaly, Geubbels
Le match :
Petit Toumaï n’a pas envie que vous scrolliez trop donc il va aller vite sur le résumé. Les Canaris sont plein de bonne volonté mais assez émoussés donc c’est logiquement que les Rennais prennent les initiatives et se montrent plus dangereux. Après des premières incursions dangereuses et une frappe de Terrier bien sortie par Lafont, c’est Tait qui conclut une belle phase offensive rennaise (0-1,32e). Ça plombe un peu l’ambiance, mais les Nantais s’arrachent dans les duels et égalisent à la motivation grâce à une belle récupération de Moutoussamy, un débordement-centre fort de Bukari sur Coulibaly qui marque de manière improbable de la cuisse (1-1,45e). Déjà tu prends un but de la cuisse de Coulibaly, et en plus juste avant la mi-temps, logiquement Rennes ne s’en remettra jamais.
En seconde mi-temps, Rennes est un poil plus dangereux et Tait a encore deux occasions et Laborde une offrande qu’il met inexplicablement à côté. Il ne faut pas laisser passer ça face aux Nantais cette saison, qui dictent leur partition et semblent d’une sérénité incroyable. La jouissance collective va arriver. Suite à un corner, Blas dépose un Rennais et centre sur Pallois qui reprend d’une volée magique, fait exploser la Beaujoire et va chambrer le kop rennais (2-1,71e). Tout est parfait dans cette action. La Beaujoire est en transe et pousse derrière son équipe qui ne sera plus inquiétée. Il ne pouvait rien arriver d’ici la fin du match, sifflé sur ce score et qui sera suivi d’un tour d’honneur et d’une communion incroyable avec le public.
Les notes :
Lafont (3/5) : les bonnes parades sur les frappes rennaises mais s’en sort parfois à un poil de cul. Autoritaire dans les sorties aériennes.
Corchia (2/5) : déjà mieux que lors des derniers matchs, plutôt sérieux dans les tâches défensives mais apporte peu en contre-attaque.
Castelletto (4/5) : monte en puissance en cette fin de saison, autoritaire dans les duels et aucune fioriture dans les relances.
Pallois (5/5) : Petit Toumaï va essayer d’être objectif mais c’est dur. Le but de la victoire, la solidité défensive, le sérénité qu’il insuffle à cette équipe. Tout est du kif avec Nico en ce moment. Dommage qu’il ait pris sa retraite internationale trop tôt car il pourrait postuler pour les matchs de la Ligue des Nations en juin. Et ne venez pas dire à Petit Toumaï qu’il est moins fort que Kimpembe ou que Lucas Hernandez en ce moment, ce serait malhonnête.
Fabio (2/5) : hé bien que se passe-t-il ? Match sérieux, vigilant dans les duels même s’il se fait parfois transpercer dans son dos. De l’implication et surtout pas de découpage de joueur adverse dans la surface, on progresse.
Moutoussamy (3/5) : le yin et le yang. S’emmêle les pieds sur le but rennais, se rachète en arrachant le duel sur l’égalisation. Brouillon mais chaud patate dans l’implication collective, Petit Toumaï respecte.
Cyprien (2/5) : pas rassurant du tout. Toujours fébrile dans les duels et la maîtrise du milieu de terrain. Enfin la non-maîtrise. Sorti logiquement après son carton jaune et remplacé par Kolo Muani à la 67e, venu mettre le feu dans le défense rennaise par ses accélérations.
Bukari (3/5) : Petit Toumaï aime beaucoup l’implication de l’ailier, qui multiplie les débordements et les efforts malgré un déchet technique certain. Sa passe décisive équivaut à un but car il fait tout sur l’action. Remplacé par Appiah à la 67e. Pour ramener de la densité physique.
Blas (3/5) : le joueur décisif par excellence, à la passe sur le but de la victoire. Quelques erreurs de passe mais il aère le jeu et régule les actions offensives. Grosse implication défensive en prime.
Geubbels (1/5) : se trompe dans ses appels de balle, n’a jamais été trouvé par ses coéquipiers, n’arrive pas à prendre de vitesse les adversaires. Bon, on arrête quand la blague ? Remplacé par Merlin à la 67e. Positionné en milieu axial, il a tout de suite fait du bien pour reprendre le contrôle technique du ballon.
Coulibaly (3/5) : encore un but pour le gratte-ciel malien. Toujours maladroit mais il marque encore donc rien à dire. Remplacé par Coco à la 82e. Pour tenir le score et sécuriser le côté droit en faisant glisser Kolo Muani dans l’axe.
Le point classement: neuvième, à ce rythme-là on peut finir encore une ou deux places devant. Petit Toumaï prend tout en ce moment.
Les prochains matchs : Lyon en déplacement samedi et Sainté le 21 mai, en multiplex. Là ce n’est que du bonus, on continue de kiffer et on profite à fond de la fin de cette saison.
Le point vomi: certains supporters niçois qui se sont déshumanisés en insultant la mémoire de Sala. Petit Toumaï n’a pas d’insultes assez fortes pour eux , il les méprise. Galette a été parfait et à tout dit. On attend maintenant les décisions pénales contres ces décérébrés.
L’intro seum à laquelle vous avez échappé : l’ascenseur émotionnel a été assez assez rude pour Petit Toumaï et les supporters nantais. Qui ont bien pu fêter la Coupe de France tout le weekend et se projettent déjà sur la Coupe d’Europe la saison prochaine. La descente a eu lieu dès le dimanche, avec une célébration expédiée et des supporteurs qui ont attendu presque quatre heures sous le cagnard Place Foch. Vraiment de l’irrespect de la part de la Direction.
Ajoutez à cela Kita qui fait le show dimanche soir et vole la vedette, tout frustré qu’il était de ne pas pouvoir venir au devant des supporters. Cela dit cela aurait bien fait plaisir à Petit Toumaï. Et ce mercredi matin, on apprend que trois proches collaborateurs de Kita, salariés du club ont été placés en garde à vue pour « légalité des commissions perçues dans le cadre de transferts de joueurs ». Quoi ?? Kita, poursuivi pour fraude fiscale depuis 2017 tremperait dans des histoires louches de détournement d’argent ? Quelle surprise dites donc. Cette ordure de Waldemar réussit à nous pourrir cette fin de saison. Bref. Petit Toumaï est tout blasé. Et préfère passer directement à la préparation du match.
Bonne semaine les P’tis Beurres.
Petit Toumaï