Lens-OM (0-4), La Canebière Académie désosse
Fume, c’est du Belge.
Aioli les sapiens,
Ce dimanche soir, la télévision nous offrait le choix entre un moment citoyen et un spectacle pour beaufs. Ainsi, ne cédant pas à la paresse morale qui nous incitait à nous affaler dans le canapé pour écouter Roland Chassain parler de ses couilles sur France 3, nous avons finalement choisi de nous astreindre à une soirée plus exigeante intellectuellement : ce Lens-Marseille au Stade de France.
L’équipe

En l’absence de Morel suspendu après son rouge contre Lyon, Aloé prend place dans la défense à trois. A part ça, rien à signaler, hormis la titularisation de Gignac et le placement très à l’intérieur des latéraux, Dja Djédjé notamment.
Le match
L’OM s’offre un démarrage « à la one again », entre anus tendu aux contre-attaques lensoises et occasions créées par des passes de Payet aussi léchées que Florian Philippot un soir d’élections sur BFM.
Dimitrique – 1er mouvement.
Tout ceci se calme très vite, et au bout de dix minutes la crispation s’installe. Si l’OM parvient sporadiquement à s’approcher de la surface nordiste, notre jeu est heurté faute de relation relanceurs/offensifs. Quelques percées individuelles sèment bien le trouble, de même que les seconds ballons souvent récupérés en phase d’attaque. Mais lorsque les Lensois parviennent à se positionner suffisamment haut, ils nous gênent considérablement comme en témoignent leurs innombrables accrochages de nos joueurs. En outre, les Nordistes ne se privent pas d’envoyer quelques flèches dans le dos des latéraux. Particulièrement axial – un placement symbolisé par sa contre-attaque de la 41e, Dja Djédjé est souvent pris à revers, ce que parvient tant bien que mal à compenser Thauvin.
Après une première mi-temps tout sauf maîtrisée, Bielsa remplace Gignac par Batshuayi. Sans avoir démérité, peut-être André-Pierre dézonait-il trop au lieu de créer un point de fixation à l’avant ? Toujours est-il que Michy, comme à son habitude, ne s’embarrasse pas de préliminaires pour tartiner généreusement la défense. Sur une relance analissime de Riou 46 secondes après la reprise, Thauvin envoie Payet à droite de la surface. Son centre est repris par Michy d’une semelle-effet-rétro dégueulasse, mais victorieuse (0-1, 46e).
Après une entame parfaite pour éviter de se torturer le cerveau, l’OM subit une occasion lensoise, avant que Lemina ne remplace Dja Djédjé pour plus de sécurité (outre son placement parfois aléatoire, Brice était déjà averti et commençait à se montrer nerveux). Sans être franchement mis en danger, l’OM fait moins d’efforts au milieu de terrain et s’expose à quelques tirs lointains, parfois déviés de manière vicieuse. C’est alors que Payet se fend d’une nouvelle percée plein axe, stoppée par un Lemoigne affublé de sa plus belle casquette de chasseur de palombes. Lui-même habitué des fautes de charcutier à 25 mètres, Romao arrive dans le camp lensois pour féliciter l’auteur : bien lui en prend car Alaixys se trouve alors à point nommé pour reprendre le très beau coup-franc de Dimitri, après un rebond sur le poteau (0-2, 67e).
L’OM se prévient de tout accident quelques minutes plus tard quand, après une belle montée de balle Romao/Payet/Imbula, une percée de Thauvin trouve Ayew, lequel résiste au pressing des défenseurs et transmet à Michy. Du bout du pied, le Belge décale Mendy. Désemparée, la défense lensoise évoque les pensionnaires d’une maison de retraite au moment où l’infirmier zappe par inadvertance de Derrick à la rétrospective Michael Bay. Trois défenseurs se portent à la vitesse de la moule vers Benjamin, laissant un boulevard à Ayew pour reprendre le centre de notre latéral (0-3, 72e).
L’OM gère la fin de match de manière pépère face à des Lensois résignés, ce qui n’empêche pas notre principal défaut de resurgir : amollissement du pressing au milieu, duels un peu moins intenses et surnombres concédés en défense, voici qui nous vaut quelques tentatives bien maîtrisées par Mandanda mais néanmoins assez énervantes.
Pour ne pas nous laisser finir la soirée sur cette note grincheuse, Ayew s’offre un dernier slalom dans une défense en guimauve. Seul Riou parvient à mettre le Ghanéen en échec, mais en repoussant le ballon sur Batshuayi. Celui-ci ne se prive pas de planter le dernier clou dans le cercueil du RCL (0-4, 93e).
Entre André Ayew et les défenseurs lensois, on a pu constater une légère différence d’engagement physique et mental.
Les joueurs
Mandanda (4/5) : Centres pourris, frappes déviées… Steve a dû gérer plus de trucs vicieux qu’une femme de ménage au Carlton de Lille. Sauf que lui a su en sortir propre et vierge.
Romao (3/5) : Malgré les merdouilles habituelles, dont la magnifique couverture de hors-jeu ci-dessous, on reste loin des naufrages passés, surtout avec le deuxième but en joli bonus.
Le match d’Alaixys avait pourtant commencé sur de bonnes bases anales.
Fanni (4-/5) : Certes pas parfait, mais il s’est démené pour contrer du Nordiste par paquets de douze. Il se voit récompensé par cette deuxième clineshiteu d’affilée.
Aloé (3-/5) : Comme pour ses camarades, on va ramasser les petites scories et les glisser discrètement sous le tapis, pour ne retenir que les belles choses.
Imbula (2+/5) : Dans cette configuration qui le brime toujours un peu, le jeu de Gianelli est resté plutôt obscur. Ce qui ne nous empêche pas de serrer les fesses dès maintenant à l’idée de son absence contre Paris.
Dja Djédjé (2+/5) : Un match de porno-star africaine avec une énorme b… activité, mais qui laisse parfois des trous béants.
Lemina (51e, 3+/5) : Un placement plus sage que l’Ivoirien, et deux percussions ravageuses face à des Lensois résignés. Dommage qu’il ait mal conclu ses percées.
Mendy (3+/5) : Une première mi-temps difficile offensivement comme défensivement. Nos adversaires ont donc cru bon de le laisser seul sur la plupart de nos attaques, des oublis qui ont fini par leur revenir salement dans la figure en seconde.
Thauvin (4/5) : Défensivement, Florian représentait les bretelles, la ceinture et le slip de Dja Djédjé. Une excellente activité qui explique un jeu offensif en demi-teinte en première période. Décisif cependant pour bonifier le ballon vomi par Riou sur notre premier but, et initier l’action du 3e.
Ocampos (79e) : Pas le temps de se mettre en évidence, si ce n’est pour sa défense dite « du lièvre sous cocaïne » sur cette action :
Le genre de phase défensive qui explique peut-être pourquoi Thauvin est titulaire.
Ayew (4/5) : Une première période à se toucher gentiment les boules, avant d’en avoir assez et de se mettre à désanusser les défenseurs comme qui rigole.
Payet (5/5) : Météo-France a passé mon slip en alerte orange « vagues-submersion ». Trop tard.
Gignac (2+/5) : Toujours besogneux, il a surtout attendri la bête en attendant que Michy lui fasse subir les derniers outrages.
Batshuayi (46, 5/5) : Un 1er but moche et jouissif comme du Brandao, un pointu permettant le décalage décisif de Mendy sur le 3e, un plat du pied assassin pour le 4e. A croire que l’expression « fume, c’est du Belge » a été prononcée la première fois au sujet d’un anus nordiste.
Dimitrique – 2nd mouvement. Rhâ.
L’invité zoologique : Rudy Biou
Le biou, ou taureau de Camargue, fait partie du patrimoine. Ce qui lui a valu cette distinction, c’est de se faire courser pendant 1 heure et demie par 11 clowns en pyjama qui lui titillent les attributs, sans que ce grand couillon ne puisse faire autre chose que de les regarder connement, la bave aux lèvres. Natif de Béziers, le gardien lensois a exporté cette noble tradition du ridicule, tandis que notre maillot gris se chargeait de rappeler tout ce que la Provence est capable de produire en matière de costumes dégueulasses.
- Les autres : L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.
- Vu d’en face : Je me demande quel résultat du Pas-de-Calais traumatise le plus Luissette, entre le match et les élections.
- Le classement : Les Niçois de Claude Puel s’étant chargés de glisser sa bougie d’anniversaire bien profond (au moins d’un mètre) à Jean-Michel Aulas, le classement est aussi serré que l’anus de Jean-Noël Guérini à l’approche du second tour : nous voici deux points derrière les enculés, un point derrière les bâtards, et potentiellement un point devant Monaco si ceux-ci emportent leur match en retard contre Evian.
- Des nouvelles des invités : Monsieur Lapin n’a guère l’occasion de rendre visite à l’académie en ce moment. Il en a profité pour nous envoyer cette carte postale au format « bulletin de vote », idéale pour vos seconds tours FN/UMP.
- Kassim superstar : Comme nos lecteurs attentifs nous l’ont signalé, Kassim Abdallah est ce lundi soir l’invité de l’émission JPlusUn sur Canal+. L’occasion pour nous de revenir sur ce moment où le Comorien a définitivement gagné le cœur de la Canebière académie.
- La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
- Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.
Comme Kassim, sachons garder le poing levé même quand l’actualité est sinistre [images d’archives].
Bises massilianales,
Blaah
Putain je reste bloqué sur le gif de rugby, le malade.
J’ai hâte d’être au we prochain. Je sens un but du pointu de Payet.
Superbe 2e MT.
C’est beau, ça fait du bien et ça emmerde tout le monde…
PAR-FAIT!
PS : encore Merci à Mr Lapin
Ha Kassim, déjà plus d’un an que tu es parti…on sait toujours ce qu’on perd, jamais ce qu’on gagne, n’est-ce-pas Brice..? Ce serait vraiment bien qu’il se mette au yoga notre petit Dja Djédjé, il a les nerfs un peu sensibles et a tendance à se retrouver dans tout les mauvais coups, faudrait voir à ne pas confondre le terrain avec une cour de récré.
Après avoir longtemps lutter pour ramener quelques points en déplacement, nous voila en feu quand il s’agit d’indiquer le chemin de la ligue 2 à des équipes en phase terminale. Ce qui importe c’est que l’on soit toujours en course avant de recevoir notre ennemi juré, en espérant un putain de happy end bollywoodien avec Payet en tête de gondole… On sait que cette équipe est capable de tout, espérons que le meilleur reste à venir!
La Meilleure Acacadémie
À jamais.
Allez l’OM !
Merci poulet.
Oi
Avec une académie qui crache sur Guérini, le FN et l’UMP, tu n’as pas peur de te mettre à dos 90% des supporters du club ?
Toujours un plaisir de te lire. Merci pour tout. J’étais au stade hier pour la boucherie et je confirme, en live ça donne la même chose qu’à la télé…
Besitos
@shag (tu permets que je t’appelle Shag ?) : T’as raison, la prochaine fois je vannerai Childéric Muller.
Les Gifs aident bien comprendre l’évolution tactique sur deux saisons quand même.
Mr Lapin va servir ce week-end je pense.