Metz-OM (1-2), La Canebière académie ne comprend pas tout mais fait son travail

2

Non aux expérimentations.

blaah

Aïoli les sapiens,

« C’est peut-être un lupus. » Généralement, ça se passe comme ça : un quidam est en parfaite santé puis d’un coup, sans comprendre pourquoi, son foie le lâche, puis ses reins, puis le gros intestin, puis re-le foie, puis tout en même temps. Les meilleurs médecins de la ville sont lancés dans une course contre la montre, afin trouver la raison pour laquelle tout ce qui fonctionnait déconne, et là, paf, débarque le ponte qui sort le joker de la maladie auto-immune.

La maladie auto-immune, c’est ce phénomène rigolo qui conduit l’organisme à faire n’importe quoi en déréglant sans raison tout ce qui fonctionnait bien jusqu’ici, juste pour le plaisir de se déglinguer lui-même. Le système immunitaire ne fait plus aucune différence entre les cellules amies et le bacille de la chtouille et les défonce donc avec le même entrain, ce qui peut aboutir à des manifestations aussi variées que la peau qui se décolle, la bite qui se coude (Google Images -> maladie de La Peyronie ; ne me remerciez pas), ou Pape Gueye arrière gauche.

On ne saurait donc trop conseiller à l’OM de vite quérir le Docteur House, pour réussir à identifier cette maladie qui conduit l’équipe à s’autodétruire match après match en attaquant les choses qui fonctionnent pour les remplacer par des manifestations bizarroïdes. Pour l’instant on vit avec, mais le jour où on décompensera, on se retrouvera avec la gueule d’Elephant Man avant d’avoir compris ce qui nous arrive.


Les Longorious Basterds

Lopez
Lirola – Saliba– Caleta-Car– Gueye (Kolasinac, 76e)
Guendouzi – Kamara – Gerson
Payet (Balerdi, 91e)
Dieng (Ünder, 79e) – Bakambu (Milik, 76e)


L’anus et l’esprits sévèrement dilatés par ce que lui a infligé Kluivert mardi, Luan Peres est aux soins. De La Fuente est une nouvelle fois ménagé, de même que Rongier, écarté du groupe à la dernière minute. En revanche, Gueye et Dieng nous reviennent auréolés d’un titre de champions d’Afrique des nations. En se voyant aligné côté gauche sur le schéma dessiné par Sampaoli, Pape aurait d’ailleurs déclaré : « soit c’est moi qui ai trop fêté le titre soit c’est le coach, mais l’un de nous deux est visiblement encore bourré ». Gueye est donc aligné milieutéral gauche façon Rongier. Devant, Sampaoli prend acte de la réussite fondatrice du duo Milik/Bakambu contre Angers et s’empresse de tout effacer pour plutôt aligner une paire Dieng-Bakambu encadrant un Payet dont on ne sait pas bien s’il est chargé de les alimenter ou de jouer en faux-neuf.


Le match

Si le match est lancé par un beau mouvement Payet-Bakambu-Dieng, conclu par un tir hors-cadre, la production olympienne confine au vaseux. La possession de balle est nôtre, mais ne se traduit que par des approches hésitantes et stériles. Sur nos pertes de balle, la sérénité défensive n’est pas davantage garantie.

À défaut de qualité, l’OM joue avec davantage d’intensité à partir de la vingtième minute, provoquant une succession de corners. Gerson voit son tir dévié par une main dont le caractère involontaire conduit l’arbitre à ne pas accorder de pénalty, mais un nouveau coup de pied de coin. Dimitri trouve alors Saliba, dont la tête est contrée ; Bakambu se jette alors sur la balle comme Pécresse sur une idée d’extrême droite, et parvient à la tacler rageusement au fond de la cage (la balle, pas Valérie ; 0-1, 24e).

Toujours aussi incertain, l’OM doit également défendre plusieurs corners, dont l’un aboutit à une belle contre-attaque : Lirola transmet à Guendouzi qui lance idéalement Dieng, dont le tir en force est repoussé. Un autre corner, en revanche, voit un Messin échapper au marquage de Gueye pour placer sa tête directement sur Lopez. Enfin, Pape réussit un très bel échange avec Bakambu : lancé à droite de la surface, Cédric centre pour Pape, qui tacle la balle juste à côté.


Il ne faut pas dix minutes après la pause pour que se confirme la forte probabilité qui naît de pareille performance : celle d’une égalisation, si possible imbécile. Lirola se fait intercepter, ce qui permet aux Messins de combiner dans une défense dont le placement n’est pas sans évoquer le village des kiwis, dans Les As de La Jungle. Tant bien que mal, notre bloc réussit à se réorganiser pour rester en surnombre, mais c’est sans compter sur Gueye qui choisit de se taper un petit pénéquet au lieu de faire le chouffeur (avec deux f) et laisse Maïga lui échapper pour recevoir le centre, qu’il convertit en taclant (1-1, 52e).

Mitigée en première période, la performance olympienne a le mérite de gagner en cohérence en atteignant le franchement nul. L’OM se voit même dépossédé du ballon par des Messins guère moins infâmes mais bien plus mordants. Nous prenons cependant soin de nos fondamentaux en n’oubliant pas malgré tout de saloper une occasion monumentale quand, lancé par Payet, Dieng oublie Bakambu qui attendait le ballon tout seul. Cheikh allume une nouvelle fois le gardien, le ballon revenant alors à Lirola idéalement placé pour une reprise qui s’avère bien entendu lamentable.


Grand seigneur, Sampaoli accorde alors un large quart d’heure aux remplaçants pour nous sortir de la panade, dans le cadre d’un coup tactique ébahissant : un arrière gauche entre au poste d’arrière gauche et un avant-centre au poste d’avant-centre. Kolasinac commence par justifier son surnom de « tank » avec un démarrage digne d’un 40 tonnes sur une contre-attaque que seul le tir pourri de Nguette rend anecdotique.

Plus intéressant est ce second ballon conquis de manière autoritaire, après un centre difficilement renvoyé par la défense messine. Sead renvoie ainsi la balle de la tête vers Milik, qui enchaîne contrôle de la poitrine et retourné (1-2, 82e). Alors que le RAID se positionne dans les tribunes au cas où Arek aurait eu l’envie, comme Gignac en son temps, de célébrer son but en allant coller une claque bien méritée sur le bonnet de son entraîneur, notre buteur se contente de fêter son chef d’œuvre avec la satisfaction du travail bien fait. Pour le reste, les Olympiens font tourner le chronomètre dans une ambiance très « caca-culotte » mais finalement sans grande frayeur, si ce n’est un ultime et lointain coup-franc lorrain hors-cadre.

L’OM gagne ainsi une position confortable au classement, tout en parvenant quasiment aux deux-tiers de la saison dépourvu de la moindre certitude quant à son jeu et à l’utilisation de ses joueurs. On ne peut que souhaiter voir joueurs et entraîneur conserver jusqu’à la fin de saison leur sang-froid, indispensable à ce que ce stress permanent ne finisse pas par leur péter à la figure.


Les joueurs

Lopez (3/5) : Quelques loupés inhabituels au pied, et une solidité certaine devant la menace messine (il s’est bien penché pour ramasser leurs tirs tout pourris, quoi).

Lirola (2-/5) : Un match Jean-Luc Mélenchon : ceux qui ne l’aiment pas le trouvent dégueulasse de A à Z, les autres en tirent quelques points satisfaisants. Jusqu’à ce moment où Jean-Luc parle de la Chine ou Pol perd une balle de relance : là en général, ils mettent à peu près tout le monde d’accord.

Saliba (3/5) : Le football de haut niveau ne tolère pas les approximations. Mais en l’occurrence on parlait de Metz, donc là en revanche ça passe.

Caleta-Car (3-/5) : Idem, tel le slip tiré du coffre à linge un jour de pénurie : quoique douteux sur l’impression générale, il ne trahit à l’analyse aucune défaillance majeure.

Gueye (2-/5) : Suit les traces de Bouna Sarr, à qui le replacement comme latéral a ouvert les portes d’une nouvelle carrière jusqu’à intégrer l’équipe nationale et y devenir champion d’Afrique. Sauf que Pape, lui, est déjà champion d’Afrique, donc ce genre d’expérimentations à la one again, il n’en a dans l’absolu un peu rien à battre, voyez-vous.

Kolasinac (76e) :  On va mettre son sprint laborieux sur le compte d’un mauvais fartage et se contenter de savourer sa passe décisive toute en délicieuse bourrinade.

Kamara (3/5) : Kamara ayant déjà fait par le passé l’objet de diverses vivisections tactiques, on se demandait au vu de la composition d’équipe à quel poste tordu (central ? latéral droit ? gauche ?) Sampaoli allait le faire jouer. Mais finalement non, Jorge l’a collé à sa place de milieu défensif. Il faut croire que pour faire ses choses bizarres, Sampaoli préfère des joueurs qui n’ont pas été déflorés par d’autres entraîneurs.

Guendouzi (3-/5) : Efficace dans ses bons moments mais aussi intermittent qu’un panneau solaire breton.

Gerson (2+/5) : Dans cette équipe bancale, Gerson est le bouquet garni à côté de la cocotte : décoratif et parfumé, mais sans donner toute sa saveur.

Payet (1+/5) : Comme on le craignait, il semble s’approcher de son pic de dimitricité : le moment arrive où l’entraîneur doit manier Payet assez finement pour réussir à remonter ses performances tout en évitant de causer un accident nucléaire dans le vestiaire.

Balerdi (91e) : Entré pour trois minutes de rétractation gonadique modérée.

Bakambu (3+/5) : Sa présence semble continuer à donner des occasions à l’autre attaquant. Quand en plus il marque lui-même, on aurait tort de s’en priver.

Milik (76e) : Bof, seulement un but de la victoire d’un retourné magnifique six minutes après son entrée en jeu. Entre ça et son triplé de la semaine dernière ça fait quand même très léger, je comprends que Sampaoli le laisse sur le banc.

Dieng (2/5) : Un peu plus de sang-froid à la conclusion des actions et ce sera parfait. Face au but t’as qu’à penser à une action anodine que tu réussis une main dans le slip, je sais pas moi, un tir au but en finale de coupe d’Afrique par exemple.

Ünder (79e) : A déjà sauvé le monde quelquefois, c’était le tour de Milik ce soir.


L’invité zoologique : Vincent Pageot

Ce poisson dispose d’une ligne de texte sur Wikipedia, ce qui en dit long sur son insignifiance.  Pour peu qu’on prenne la peine de le pêcher correctement, il peut cependant représenter un mets de choix. Voici les observations de notre proie :

– Les autres : nuls, sans avoir le côté rigolo des Bordelais.

– Le classement : Nice perdant, nous voici avec seconds avec quatre points d’avance. Pas un luxe, si l’on prend en compte notre côté laborieux et une seconde partie de saison lyonnaise que ;’on pressent agaçante.

– Coming next : Avant de continuer à rouster des sous-fifres en championnat, l’heure est à la réception de Qarabag pour la Conference Ligue, titre qui représente rappelons-le le dernier objectif de notre saison (le podium de Ligue 1 ce n’est pas un objectif, ce devrait juste être le minimum).

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter. Thibault D. remporte le concours zoologique.

2 réflexions sur “Metz-OM (1-2), La Canebière académie ne comprend pas tout mais fait son travail

  1. Des références  »As de la jungle » de qualitay. Arkadiuuuuusz !!!!!

    Allez l’OM !
    Droit au but

  2. J’ai découvert hier un truc formidable. Lorsque les joueurs font une passe à Milik dans la surface, il y a potentiellement plus de chance qu’il marque un but que lorsque qu’ils font tourner autour de la surface.
    Je pense que Kolasinac ce couillon n ‘a pas encore intégré le concept de jeu à la sampa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.