OM-Caen (1-0), La Canebière académie s’y met

Au moins, on évitera les superstitions idiotes liées à la présence de Frank McCourt au stade.

Aïoli les sapiens,

En ce début de semaine morne où la simple lecture du bulletin météo suffit à vous dissuader de faire décoller l’hélicobite – sauf si vous vous appelez Valérie Boyer et que la victoire de votre poulaintégriste vous vaut un concert de castagnettes labiales ininterrompues depuis hier soir, un seul homme pouvait faire émerger son sourire de la grisaille. Un homme honni, méprisé, honteusement moqué jusque dans les colonnes de cette misérable académie, un homme de devoir et d’honneur. Un homme qui s’est élevé au-dessus de la médiocrité ambiante pour adoucir le quotidien de milliers et de milliers de ses semblables. Un Homme. Et cet homme, c’est lui :

Après un début de saison passée au placard et une performance plus que difficile sur la pelouse de Montpellier, Rolando est allé faire un petit tour en ville pour savourer son embellie, comme le montre ce document.

 

L’équipe

Coincé dans sa faille spatio-temporelle à la suite des péripéties mémorables d’il y a quinze jours, Doria n’est pas aligné. Pour pallier l’absence durable de Bedimo, Rudi Garcia a pris deux Prozac et s’est résolu à piocher Rekik dans ses fonds de tiroir.

Un cran plus haut, Diarra est suspendu et remplacé par Vainqueur. Devant, la composition est classique.

 

Le match

L’OM inflige une grosse pression à ses adversaires dans le premier quart d’heure, même si l’on se rend compte assez vite que, de toute façon, Caen n’aura guère l’intention de franchir le milieu de terrain ce soir. Il en résulte un match assez alerte dans ses premières minutes même si, pour paraphraser le philosophe du Calvados, il se trouve toujours un pied caennais pour empêcher les Marseillais de trouver la solution finale.

Passée l’intense entrée en matière des Olympiens, le rythme verse rapidement dans le poussif. Les Normands ne se préoccupent toujours pas de faire quoi que ce soit du ballon, mais les nôtres récupèrent plus loin du but adverse, puis manquent de vitesse et d’imagination devant. Une tête de Rekik sur corner et un tir en pivot d’Alessandrini, tous deux hors du cadre, représentent les maigres occasions de cette première mi-temps, laquelle se conclut par une sortie à la Schumacher de Viercoutre. Les lois du jeu sont formelles : même quand le ballon est touché, une telle brutalité est passible d’un pénalty et d’un carton rouge, SAUF si son auteur est gardien de but ou combattant d’Ultimate fighting. Du reste, Gomis se montre assez solide à l’impact et se relève.

Pas davantage de pénalty à la reprise quand Thauvin s’effondre dans la surface, suite à un contact certes beaucoup plus léger. Pas de quoi crier au scandale ici encore, si ce n’est sur la négation du football offerte aux spectateurs, entre des visiteurs sans ambition et des locaux trop maladroits pour se dépêtrer de leur défense.

Zambo Anguissa remplace Machach peu avant l’heure de jeu ce qui, au fil des minutes, autorise Vainqueur à se porter un peu plus à l’avant. Un quart d’heure plus tard, l’entrée de Sarr dynamise encore un peu notre pauvre jeu et les occasions surviennent enfin. Hélas, la lenteur d’exécution (Gomis), la maladresse (Thauvin) ou une cible manquée d’un poil de cul (Vainqueur) nous privent toujours de notre premier tir cadré.

A l’orée des dix dernières minutes, un corner est renvoyé sur Fanni. Celui-ci décale Gomis, à qui les défenseurs laissent autant de latitude pour centrer qu’à Rolando pour placer sa tête, sous les yeux de l’inénarrable Rémy Viercoutre moins occupé depuis quelques secondes à essayer d’empêcher le but qu’à préparer sa gueulante à l’arbitre (1-0, 81e).

« OH, YA FAUTE, LA, YA FAUUUUUUUUUUUUUTE ! FAUUUUUUUUUUUUUUTE ! Bon, quand est-ce qu’ils finissent leur action, que je puisse aller voir l’arbitre. Ah, voilà, ben putain, c’est pas trop tôt. OH, L’ARBITRE, YA FAUUUUUUUUUUUTE ! »

 

Leur projet de jeu dégueulasse étant récompensé comme il se doit, les Normands sont contraints de se ruer à l’attaque. Ils s’acquittent de cet impératif en obtenant de haute lutte leur premier corner de la partie, ce qui semble suffire à leur bonheur. Le temps pour nous de saloper un dernier contre et c’en est fini de cette partie hautement oubliable, sauf pour Frank McCourt et Dromadette qui assistaient là à leur premier but au stade Vélodrome.

 

A l’issue de la rencontre, Xavier Gravelaine se montrait surtout déçu de l’élimination de Nicolas Sarkozy. « J’avais sous les yeux de quoi lui financer encore deux campagnes électorales », a-t-il déclaré.

 

Les joueurs

Pelé (3+/5) : Quasiment rien à faire avant l’ouverture du score, et des sorties solides au moment où la situation a chauff… a tiédi.

Rolando (4/5) : On a vu contre Montpellier que notre défense avait de gros points faibles, mais je suis à peu près certain que « gérer des grandes saucisses envoyées à deux attaquants esseulés » ne fait pas partie des choses qui nous mettent en difficulté. Rolando a maîtrisé tout ceci une main dans le slip, a ajouté son bonus d’un but, et le tout avec le sourire.

Fanni (3/5) : Comme le précédent, dès lors que les attaquants ne lui demandent pas de sprinter ça reste d’un niveau très correct. Ila certes donné quelques balles à l’adversaire mais celui-ci n’en faisait rien, de toute façon.

Sakai (3-/5) : Pas inquiété derrière, actif devant mais avec néanmoins une pointe de maladresse. Oui, un peu comme une débutante dans le porno. Non, ça ne mérite pas de conserver la vidéo.

Rekik (3/5) : Attendu qu’on ne lui demandait pas de produire un match à la Roberto Carlos, on peut bien se satisfaire de ce qu’a montré Karim. S’il peut éviter une vague de suicides dans nos rangs à la seule évocation du poste de latéral gauche, ce sera déjà très bien.

Ca, par exemple, c’est bien.

Vainqueur (4/5) : Bien placé, combatif, intelligent, pas loin d’être buteur.

Lopez (4-/5) : Bien placé, combatif, intelligent, pas loin d’être passeur décisif, bref pas loin d’être l’homme du match s’il avait perdu un peu moins de ballons.

Machach (2-/5) : Le navet dans la soupe. Une fadeur rehaussée d’un parfum anal avec ce carton jaune suspensif qui vaudra à notre milieu de devoir encore être remanié au match suivant.

Zambo Anguissa (57e, 3/5) : Notre Peugeot 505 break à nous, catastrophique pour emballer de la cagole sur le port de Cassis, mais fonctionnelle dès qu’il s’agit de transporter les valises et la belle-mère sur le ferry. Il suffit de savoir ce qu’on lui demande.

Thauvin (2/5) : Le retour de l’ancien Florian, maladroit malgré sa bonne volonté. Pas de quoi rouvrir la boîte à gifles avec le crédit qu’il a gagné en début de saison.

Alessandrini (2-/5) : De même, on lâchera un peu notre tête de Turc favorite qui, en manque de rythme évident, a montré quelques belles choses de manière sporadique.

Sarr (73e) : Une bonne entrée de Bouna Sarr, percutant et, ce qui ne gâte rien, efficace dans le travail défensif. Ceci étant dit, comme nous n’avons raillé aucun joueur dans les deux appréciations précédentes, on ne manquera pas de se gausser de ce gâchis tout bounanesque :

La famille de Bouna Sarr, son garagiste, son assureur et la Police nationale remercient les Caennais de ne pas avoir cherché à égaliser sur la contre-attaque.

Gomis (3-/5) : 80 minutes d’un vain combat de tracteurs contre la défense bas-normande, avant de se montrer décisif d’un centre enfin précis, ce qui fait basculer son match quelconque dans le passable.

Rabillard (94e) : Passi aurait fait entrer Hubocan.

Ca, aussi, c’était très bien : gain de temps subtil à la 94e, ballon conservé puisque non entré sur le terrain, insufflation de bonne humeur généralisée… oui, Karim commence à maîtriser les automatismes du latéral.

 

L’invité zoologique : Rémy Vierloutre.

Tête de con et doigts palmés, la loutre compte sur ses airs choupis pour que les naïfs se préoccupent de la conservation de l’espèce sans qu’elle ait à en foutre une ramée. Ca fait la belle devant les Animaux de la 8, ça lève des fonds pour le WWF, ça fait des tweets sympas, ça prend des airs gentils tout en foutant la merde … et ça traverse sans regarder quitte à se faire écraser par un semi-remorque portugais. Oui, cette imbécile de loutre est bien l’invitée zoologique approprié pour commenter avec moi ce match contre ces cuistres de Normands.

– Les autres : Venus sans autre ambitions que de bétonner derrière. Même contre plus fort que soi, c’est méprisable ; est-ce qu’on ferait-ça, nous (coucou comité du jour, comité d’amour) ?
– Le classement : Où l’on se hisse à la onzième place.
– Les images : Sitôt regardé, sitôt oublié.
– Les filles : Belle performance des féminines avec cette victoire contre Juvisy, si importante dans la course au maintien.
– Les aventures managériales de Jacques-Henri : Notre président n’a pas chômé pendant cette trêve internationale. Il a tout d’abord dû gérer un léger différend de droit du travail avec l’avocat de Franck Passi, avant de constater les premiers bénéfices de sa méthode lors de l’agression de Florian Thauvin.
– La page abonnement : Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Marius T.R remporte le concours zoologique.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

18 commentaires

  1. Vous auriez un autre gif du but ? Parce que je n’arrive pas à voir ce qu’il réclame, le Rémy.

      • C’est gentil, merci. Je ne sais pas si c’est du géoblocking (Oleg) ou la carte vidéo de mon Amstrad qui ne répond pas, mais je n’arrive pas à voir.
        J’en déduis donc que Rémy a raison.
        Comme souvent (pas toujours, parfois c’est Geoffrey Jourdren).

  2. Qu’il y a-t-il de pire qu’un ballon perdu en essayant de dribbler à la 94ème ? ….
    … Ne pas défendre et rester par terre à demander la faute à la …94ème bien sur !

  3. C’est quand même important de revenir aux fondamentaux en déversant des monceaux de matière fécale sur cette grandissime vérole de Vercoutre.

  4. Suis-je le seul à trouver que Vercoutre a la même tête de gland que son coach Garande? Ou l’inverse, c’est selon. J’aimerai tant voir un jour un attaquant se manger une sortie filsdeputerienne de Rémy, mais rester debout, continuer à courir sur son corps meurtri et marquer dans la cage vide… C’est quand la retraite pour Rémy?

    • Ah nan, eh, soyez sympas, il est nordo-montpelliérain quand on le ramasse, et on tente très vite de le refourguer à des alsaciens, on s’en est vraiment servi quand on avait rien d’autre et personne ne s’en souvient. Allez, soyez chic, oublions ces heures sombres.

      • Ni oubli, ni pardon. Mais je dois avouer que ça me fait marrer de le voir essayer de se farcir à chaque fois les jeunes qu’il a dû se coltiner quand il était encore à Lyon (Grenier, Pléa).

  5. On se calme Roland on se calme… Ce n’est pas parce que vous avez un CRS dans les cages que vous pouvez vous permettre ce jet d’écharpe sur les cages de cet enclume de Remy.
    Les aventures managériales égayent ma journée.

    • Pour l’anecdote, parce que tout le monde ne le sait pas, je faisais une référence subtile au concours zoologique de Blaah, organisé chaque semaine sur Facebook.

      Cliquez sur le lien de cette académie (et sur ceux des précédentes si vous avez le courage), vous comprendrez.

      • Ah ouais ! Ok ! Effectivement, subtile. Mais quel est cet animanal ?

  6. J’arrive plus à voir les images depuis que c’est plus hébergé sur le site. Mais par contre le temps de chargement : chapeau !

  7. Intéressante feuille de match. Qui est ce monsieur Vaniqueur ? Une insulte ?

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