OM – LOSC (1-0) : La Canebiere academie livre ses notes

Blaah enchaine, il est chaud.

Aïoli les sapiens,

L’académie du jour sera encore écrite depuis le Jardin des Plantes, où mes nouveaux collègues à poils et à plumes m’ont décidé à rester encore un peu. Ces dernier temps, je me trouvais un peu à court de sujets pour ma thèse sur l’hybridation des camélidés. Ici, je peux reprendre mes travaux dès ce soir dans la grande volière, où la petite ibis sacrée a accepté de contribuer avec moi aux progrès de la science. Elle me paraît un peu frêle pour promettre de grands résultats, mais comme le disait Emile Louis : « Ce n’est pas parce que l’adversaire est diminué qu’il faut bouder son plaisir ».

Ce qui m’amène tout naturellement à te parler du match. Pour une fois, les circonstances ont été favorables aux Olympiens qui, après un début de partie peu maîtrisé, ont tant bien que mal réussi à équilibrer les débats. Un coup de pute et un coup de crête plus tard, les Dogues repartaient la queue entre les pattes. Au bilan, une partie sans génie mais maîtrisée : nos lacunes ne nous ont pas été préjudiciables, alors que les joueurs décisifs le sont redevenus le temps d’un soir. Bob-Loulou et René ont déjà fait leur office, place à l’académie :

S. Mandanda (4/5) : Si la fébrilité sur corner demeure, pour le reste on a retrouvé un grand Steve, qui cumule arrêts esthétiques et décisifs. A se demander ce qui lui a permis de retrouver soudain ses repères…

S. Diawara (2/5) : …ah, voilà l’explication : ce sont les conneries de Souley qui manquaient à Mandanda pour rester concentré tout un match. Circonstance atténuante pour notre défenseur, une forme physique encore perfectible.

N. Nkoulou (4/5) : Classe, efficacité, sobriété. Pas la peine d’en dire plus.

 R. Fanni (3/5) : Toujours très actif, parfois désordonné. Un bon match enrichi d’un soutien offensif appréciable, mais toujours la sensation bizarre que son jeu peut partir en vrille tout moment.

J. Morel (3/5) : Il confirme ses bonnes dispositions du moment, dans un style plus besogneux mais plus rassurant que son compère de l’aile opposée. En phase offensive, il a attaqué Abonessian, comme on dit à Saint-Julien.

 Kabartou (8/15) : Longtemps, le milieu nordiste a représenté pour notre triplette la même chose que le premier virage pour Romain Grosjean : un obstacle infranchissable. Une fois le cerbère adverse amputé d’une tête, le trio a maîtrisé la partie sans plus d’ambition. Pas facile de distinguer les performances individuelles, alors que le manque de vécu commun a paru criant. Donc, notation à la tronche :

J. Barton (3/5), pour son sens de la communication. A part une pipe à chaque supporter, je ne vois pas ce qu’il peut faire de mieux sur ce plan ;

B. Cheyrou (3/5), pour ses deux frappes cadrées. Certes sur le gardien, mais tout de même.

Ch. Kaboré (2/5), parce qu’on ne peut plus se moquer de Morel et Fanni en ce moment.

M. Valbuena (4/5) : Comme la patte du gecko, les appuis au sol de Mathieu sont une énigme scientifique : cet homme est capable de passer de Patrick Edlinger à Brian Joubert en un dixième de seconde. A part ça, une première mi-temps anale et une seconde plus conforme à son niveau.

                                                                        

 

Le révélateur est formel : il y avait bien faute sur Mathieu Valbuena.

 

A. Ayew (2/5) : Tirant la leçon des atermoiements byzantins, le bel André entra dans la partie avec la brutale intention de planter son beffroi dans la Flamande. Hélas, la belle n’était pas consentante. Au propre comme au figuré, il s’est fait marcher sur les couilles (50 nuances d’André, aux éditions Bandemou).

 J. Ayew (4/5) : beau match de Jo le Sconse, très actif voire, n’ayons pas peur des mots, intelligent dans ses déplacements. Heureusement, son intervention de la 45e permet d’éviter toute méprise quant à son niveau intellectuel.

Les remplaçants :

 75e : L. Rémy pour J. Barton : bonne remise en jambes ; du travail défensif pour le bien de l’équipe.

80e : R. Abdullah pour J. Ayew : sobre.

88e : F. Raspentino pour Valbuena : existe.

 

L’invité zoologique du jour : Loxodonte tremens

Je m’étais promis de ne pas me laisser aller aux clichés régionalistes. Mais en hommage au retour annoncé de Claude Pèze, c’est bien un éléphant alcoolique qui s’impose comme l’invité approprié pour commenter avec moi ce match contre les ch’tis. Après avoir fait valoir ses compétences à la commission électorale de l’UMP, Loxo a sélectionné pour nous les faits divers suivants :

–       le triple arrêt : comme le triple Casa, il aurait pu nous donner très mal à la tête ; comme le triple A, il s’est surtout avéré décoratif ;

–       le con de Manon : descendu par Barton puis viré pour une pichenette : Balmont, c’est le genre à se faire arrêter pour attentat à la pudeur parce qu’on lui a volé ses fringues ;

–       les autres : bof ; même en infériorité numérique, il me semblait qu’avec un peu plus d’envie ils auraient pu nous poser davantage de problèmes ; un peu comme les olympiens, leurs performances semblent encore trop dépendantes des aléas ;

–       les sommets du championnat : avec notre air de rien et nos mauvaises manières, pas besoin de se demander si l’élite est faite pour nous : on s’y invite de toute façon, en pissant sur le mur en prime.

 

Bises massilianales,

Blaah.

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