OM-Milan AC (1-0) : la Canebière Académie sort le 20 ans d’âge

Aioli les sapiens !

Il y a 20 ans, je ne m’étais pas encore exilé au Jardin des Plantes. C’est depuis le zoo de La Barben que je te narre cette finale. A l’époque, ton dromadaire n’était pas encore déniaisé, et encore moins pervers. C’est justement à l’occasion du match que Maître Chameau, le doyen du zoo, a tenté de m’initier au jeu de la bête à quatre bosses avec des dromadines qu’il a invitées pour l’occasion. Décelant mon potentiel d’explorateur des anatomies zoologiques, il avait d’ailleurs ouvert son enclos aux multiples espèces représentées dans le parc. Finalement, ce melting-pot n’avait pas grand chose de différent avec la foule amassée dans les bars de la ville. Juste, le directeur nous avait interdit les fumigènes, préférant préserver la pinède en vue des traditionnels incendies du mois d’août. D’ailleurs, dans la campagne provençale, personne n’aurait parlé d’hélicoptère en ce temps-là, non : quand on était content, on faisait carrément le Canadair avec nos bites. Avantageux car bimoteur, le Canadair est d’ailleurs particulièrement approprié aux grands événements tels que la soirée bavaroise de ce 26 mai 1993.

C’est que les attentes sont considérables, pour cette première finale de la nouvelle version de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, désormais rebaptisée « Ligue des Champions ». Après deux tours tranquillement remportés (Glentoran 5-0/3-0, Dinamo Bucarest 0-0/2-0) l’OM étrenne le tour de poules en compagnie des Glasgow Rangers (2-2/1-1), du CSKA Moscou (1-1/6-0) et du FC Bruges (3-0/1-0). Sorti premier du groupe, l’OM retrouve donc le Milan AC après le match légendaire de 1991, qui vit notre club s’imposer parmi les très grandes équipes européennes. Hélas à l’époque, nous avions perpétué la tradition d’échec des clubs français après un match stérilisé par l’Etoile Rouge de Belgrade. Le tir au but manqué d’Amoros, les larmes de Boli… pas question de revivre ça, même si Milan est favori. Heureusement, quelques jours plus tôt, l’OM a fait ce qu’il faut (victoire 1-0 et première place en championnat confortée) pour ne pas être gêné par Valenciennes et arriver dans cette finale avec un effectif complet, au meilleur de sa forme.

Dans les buts, le minot Barthez, au mental « craint-dégun » depuis son bizutage à Ibrox Park. En défense centrale, Angloma et Desailly encadrent Basile Boli : aucun triangle noir n’inspirera jamais autant de répulsion chez l’adversaire (du moins tant que Mireille Mathieu n’aura pas décidé de poser nue). Sur les côtés, Eyedelie et Di Meco poursuivent la tradition des latéraux marseillais inspirés de la quincaillerie Empereur (rayon sécateurs et débroussailleuses). Sauzée et Deschamps occupent le milieu de terrain, tandis que Pelé est affecté à l’aile droite, spécifiquement chargé de casser les couilles du beau Maldini tout le long du match. En attaque, Völler et Boksic se préparent à une confrontation difficile avec la charnière Costacurta-Baresi.

En face, le Milan sort son 442 identitaire : Rossi (eh gamin, fais gaffe aux volées croisées cette fois) – Tassoti, Costacurta, Baresi, Paulo les Bozieux – Lentini, Albertini, Rijkaard, Donadoni – Marco Van Basten (ballon d’or mais chevilles en plâtre), Massaro. Entre autres personnalités, JPP est sur le banc, Gullit en tribunes.

Tribune Munich

Les premières minutes annihilent d’entrée les rares espoirs que pouvaient entretenir les slips marseillais de passer une soirée intacts : Rijkaard place une tête de peu à côté puis, surtout, la Bonne Mère doit envoyer un mistral opportun pour dévier une nouvelle tête de Massaro hors de la cage d’un Barthez nettement battu. Mais trois minutes plus tard, l’OM se procure à son tour une énorme occasion : une excellente récupération de Deschamps dans le camp milanais envoie Völler défier Rossi. Le gardien détourne et Boksic arrive à peine trop tard pour reprendre. De légère, la domination italienne devient franchement inquiétante passé le premier quart d’heure. Des difficultés d’alignement de la défense olympienne envoient Massaro dans le dos d’Eydelie et d’Angloma, l’action se terminant par un tir de Van Basten miraculeusement repoussé par Barthez. Fabien remet ça dans la minute, en stoppant un tir de Massaro, une nouvelle fois trouvé derrière notre défense.

Du reste, le jeu propose peu de combinaisons au coeur des défenses, les actions consistant surtout en des lancements de jeu depuis des positions reculées. Dans ce domaine, la qualité du Milan n’est plus à démontrer, mais l’OM y répond en stabilisant enfin son alignement tout en maintenant une qualité exceptionnelle dans les duels. Après un début très rythmé, la première mi-temps se poursuit donc avec une succession de phases « passe longue – hors-jeu » des deux côtés. Discret au premier abord, Pelé se met peu à peu en évidence avec une série de provocations balle au pied sur son côté gauche (tu les sens encore venir, tes larmes, là ?). Il pousse d’abord Lentini au carton jaune à la 39e (Di Meco ayant pris le sien quelques minutes plus tôt). A la 43e minute, il effectue une percée en solitaire qui le mène aux abords de la surface, en position de centre. De justesse, Maldini revient le contrer. Dans les bars provençaux, les « mon vier » le disputent aux « ya corner, là, putain ». De fait, sur le terrain, tous les joueurs lèvent alors les bras pour réclamer qui, un corner, qui une sortie de but. Une scène ordinaire et tout à fait oubliable donc. Sauf pour nous. L’arbitre, Kurt Rothlisberger, accorde finalement un coup de pied de coin, le premier de la partie pour l’OM.

 

Et là, tu comprends pourquoi dans « Olive et Tom » le scénariste met un épisode entier à te décrire une seule action. A cette 44e minute, tu cesses de te foutre de sa gueule, au Japonais. Parce que toi aussi, t’as pas envie que cette action passe trop vite. Tu veux qu’il prenne son temps, Basile, pour venir de sa défense, lui qui est habitué à imposer sa masse dans les surfaces adverses. Tu veux qu’il prenne son temps, Abedi, pour poser son ballon sur l’arc de cercle. Il se presse souvent trop, Abedi, alors qu’il faut s’appliquer. Putain, s’il se précipite autant avec sa femme, il faudra pas s’étonner si ses enfants sont pas tout à fait finis. C’est bon, il est arrivé, Basile ? Allez, envoie-le ce corner, qu’on voie si les Marseillais peuvent inquiéter les Milanais dans ce domaine. Ceci dit, fister l’adversaire sur coup de pied arrêté juste avant la mi-temps après avoir été dominé, c’est plus une spécialité rital justement. Mais bordel, après tout on est un peu italiens aussi, à Marseille. On leur a bien piqué la pizza jusqu’à les faire meilleures qu’à Naples, il doit bien y avoir moyen de leur choper aussi leur réalisme en foot ? Moi j’y crois, au but, là. Sisi, je te jure, je l’ai dit aux collègues au moment du corner : »on marque, là, c’est forcé. » Les faux Marseillais, ils n’y croient pas à ce moment là, mais moi je suis un vrai, je sais. Même à OM-Forbach j’y étais, c’est dire si j’ai aucun doute quand Abedi envoie son ballon au premier poteau.

Pelécorner

 

Völler est trop juste mais Basile s’est imposé devant Rijkaard. Coup de tête décroisé, Rossi a mis dégun aux deuxième poteau, petit filet, BUT ! BUT PUTAIN, L’OM EST DEVANT ! BUT !

ButBoli3

 

Le sac de 1423, c’est que dalle à côté du bordel à ce moment là. La fin de la mi-temps, tu la passes dans le même coaltar que Waddle en 1991. Il te faut quelques minutes pour te rappeler pourquoi une carte de la Méditerranée vient d’apparaître au fond de ton slip, en tout cas si tu l’as pas déjà enlevé pour faire de l’aéronautique. La pause tombe bien aussi au bar, le patron est aussi dans le cirage et il envoie les flys sans prendre de notes.

ButBoli2

 

Mais une pause, ça dure qu’un quart d’heure, et dès la reprise tu sens ce qu’il y a à perdre. Crispation, inquiétude. Boli prend son jaune pour avoir démonté Van Basten, Papin entre à la place de Donadoni. Pour JPP, on se fait pas de souci, il est trop profondément olympien pour avoir le mauvais goût de marquer contre nous. Par précaution quand même, toute l’équipe lui colle une pression monumentale dès son premier geste, un pied haut sur Barthez. Angloma se blesse et doit être remplacé par Durand. Celui-ci passe à l’aile droite, Di Méco se recentrant en compagnie de Boli et Desailly. Mené, Milan ne parvient pourtant pas à emballer la partie face à une ligne défensive phocéenne infranchissable, renforcée par le repli de Sauzée et Deschamps. Pour rendre compte du verrouillage de la défense de l’OM à ce moment là, il faudrait imaginer le Port autonome un jour où le Provençal aurait titré « Les dockers sont tous des pédés ».

 

L’OM n’est guère inquiété mais ne propose presque plus aucune construction de jeu, tout juste quelques contres rapidement avortés. Il faut dire que même nos attaquants se montrent généreux dans le pressing défensif. D’ailleurs, même Goethals aligne les kilomètres le long de la ligne de touche, soit pour engueuler un arbitre assistant, soit pour replacer sa défense. Barthez est averti pour gain de temps, Papin tente une papinade non cadrée puis Völler, épuisé, est remplacé par Jean-Christophe Thomas pour les dix dernières minutes. A la 85e, Van Basten effectue une sortie presque anonyme, remplacé par Eranio. Sur le moment on s’en branle d’une force incroyable ; il faudra quelque temps pour saisir que ce 26 mai marquait aussi les adieux d’un grand homme.

 

Les arrêts de jeu. Seul l’arbitre sait combien de temps durera encore le match. Boksic se tord de douleur : le temps qu’il se soigne, on est partis pour une ou deux minutes de plus encore. Milan ne nous menace toujours pas, mais on sait ce dont les français sont capables en matière de lose magnifique. Présents en tribune, les anciens Verts sont priés de se carrer leurs poteaux où je pense. On s’efforce de chasser les mauvais souvenirs : « Bari, Bari, on t’encule ». Barthez cague une relance et offre une touche aux milanistes dans notre camp. Mon vier, Fabien, va te raser la tête. Milan obtient une nouvelle touche à hauteur de notre surface : slipomètre au taquet. Tout le monde bloque son souffle, les yeux braqués sur le ballon.

 

Tout le monde, sauf Kurt Rothlisberger. Lui il est Suisse, son truc c’est les montres. Et sa montre à lui, elle indique 46’25 ». « Le Suisse est précis », comme aurait pu dire Thierry Roland, mais lui aussi est occupé à serrer les fesses à ce moment-là. L’arbitre lève les yeux de sa montre, mais il ne regarde toujours pas le ballon, il regarde les vestiaires. Et s’il levait encore un peu la tête vers le Sud-Ouest, je suis sûr qu’au-dessus du Stade Olympique il verrait les fumigènes qui s’élèvent 1000 km plus loin pour saluer son coup de sifflet.

FinMunich

Dernière seconde avant mise à feu.

Le reste, chacun en a sa vision, plutôt floue pour la plupart. L’eau des larmes en voyant Boli se rendre à la rencontre du virage, l’eau du Vieux-Port où tu te jettes, l’eau bénite que tu embrasses en te disant que tu as bien fait de monter à la Bonne-Mère l’autre jour, l’eau des collines quand tu te dis que tu as l’air aussi con qu’Ugolin ne sachant que répéter « C’est beau, Papé », l’eau qui coule à flots pour arroser le pastis… Il y a forcément un truc pour te troubler la vue en ce soir du 26 mai.

 

Mais en attendant le grand oai entre Marignane et le boulevard Michelet, place aux notes :

F. Barthez (4/5) : à peine 20 ans et il aborde une finale de Ligue des Champions avec la même décontraction que son premier concours de contrée. Deux arrêts décisifs et des sorties autoritaires pardonnent quelques imprécisions.

B. Boli (5/5) : Actibus immensis fulget Basile Boli.

M. Desailly (4/5) : Monstrueux dans son placement et ses duels, un défenseur digne du Grand Milan qui a donné un coup de vieux à ses homologues rouge et noir.

J. Angloma (3/5) : Un passage difficile, plusieurs fois pris dans son dos (mais c’était dû aussi à des fautes d’alignement de ses collègues). Il s’est parfaitement repris, mais a dû sortir prématurément sur blessure.

JJ. Eydelie (4/5) : Guère à la fête en première mi-temps, il a ensuite contribué à museler les offensives adverses, en proposant également quelques efforts de remontée du ballon. On aurait pu le croire déstabilisé par les sombres rumeurs autour du match de Valenciennes ; heureusement, celles-ci ne semblent a priori pas avoir eu de conséquences.

E. Di Meco (4/5) : Le minot n’a pas manqué son rendez-vous avec l’histoire du club. Un début « chien fou » avec pressing constant jusqu’au milieu de terrain. Pour ne pas décevoir ses fans, Eric n’a pas oublié de prendre son carton jaune pour une démolition en règle d’Albertini. Plus sage à partir de ce moment, mais toujours infranchissable.

F. Sauzée (3/5) : A fait ce qu’il a pu pour construire le jeu marseillais, mais ce n’était pas le sujet. L’enjeu était surtout de pourrir la vie du milieu milanais, ce dont il s’est très bien acquitté. On a quand même vu sa crispation au moment de ses tirs : en matière de frappes d’ours, on a plutôt eu droit à Cajoline.

D. Deschamps (4/5) : Roquet, morpion, belle-mère, mycose, arapède… Je n’ai pas le qualificatif idéal pour décrire son match, en tout cas un truc moche, collant, agressif et qui te pourrit la vie. Mais que cet homme est beau quand il soulève la coupe.

A. Pelé (5/5) : Le cauchemar de Maldini. L’activité d’Abedi a empêché les montées du latéral et a pourri la vie de tout ce qui passait du côté gauche des Rossoneri. Comme en 1991, il est directement à l’origine d’un but de légende.

R. Völler (3/5) : Une seule occasion, qui échoue sur Rossi. Mais pour le reste, quelle activité ! Le dernier Allemand qui s’était épuisé à ce point à Marseille,c’est parce qu’il avait les troupes du Général de Monsabert au cul. Rudi, lui, restera toujours bienvenu.

A. Boksic (3/5) : Lui aussi impuissant face à la doublette Baresi-Costacurta, il commet en outre un certain nombre de mauvais choix. Mais en ce beau printemps, impossible de mal noter un Olympien.

 

Les remplaçants :

JP. Durand (61e, pour Angloma, 4/5) : Entrée en jeu discrète mais au diapason de ses collègues. Jean-Philippe a-t-il seulement déçu un jour ?

JC. Thomas (80e, pour Völler) : Contrairement au saint du même nom, il a dû avoir du mal à le croire, même après avoir vu.

 

L’invité zoologique du 26 mai : Lézard Tapie

Emblématique des calanques marseillaises, le lézard à ocelles fascine par son allure imposante et ses couleurs chatoyantes. Plus d’un se repent de s’être laissé séduire par un tel prédateur. C’est au printemps que le lézard se trouve au plus haut de sa forme et de ses couleurs, au plus près du soleil. Trop sûr de sa puissance, il se trouve parfois surpris par un oiseau de passage qui parvient à lui faire payer les dettes contractées ici et là dans l’écosystème. Espère nuisible ou protégée ? Les experts se divisent, mais une chose est sûre : tu as beau couper la queue du lézard, elle finit souvent par repousser.

Voici les observations sélectionnées par notre lacertilien :

– Les autres : une défense centrale classe et efficace, un jeu long d’une précision redoutable… mais les Italiens avaient oublié leur atout atavique : l’efficacité. Massaro se souviendra de ses actions ratées par manque de spontanéité, tandis que Van Basten pleurera sans doute le crépuscule d’une carrière qui aurait mérité d’être plus belle encore. Quant à Papin… lui dire qu’une part de ce trophée lui revient serait-il d’une quelconque consolation ?

– La suite : à peine le temps de fêter le titre qu’il faudra recevoir les Parisiens, dont on jurerait en cette année 1993 que le mot « enculé » vient d’être inventé pour désigner leurs joueurs et supporters. En cas de victoire, le 5e titre de champion sera acquis : autant dire que les fumigènes n’auront pas le temps de refroidir. En tout cas, Basile Boli semble déjà être motivé, mais ceci est une autre histoire…

– 20 ans plus tard : et si la saison 2012-13 d’Elie Baup et de ses hommes n’était finalement qu’un hommage au plus beau des 1-0 pourris ?

– 20 ans plus tard, encore : finalement, pris par l’ambiance, je ne me suis même pas préoccupé des dromadines qui regardaient le match avec moi. Mes premiers émois seront remis à plus tard : ce 26 mai 1993, pour me faire bander, il aurait fallu être cylindrique avec de grandes oreilles. C’est clairement pas le temps de penser que peut-être, en 2013, j’alimenterais de ma prose un site à la ligne éditorianale douteuse. Que peut-être, en 2013, Dromadette regarderait ce match sur mes genoux et se demanderait pourquoi pleure son père. Que peut-être pour elle, un autre 26 mai, il suffira aussi d’une image pour s’écrier « Fiers d’être Marseillais. »

Boli coupe

A jamais.

 

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

14 commentaires

  1. « l’eau du vieux port où tu te jettes, l’eau des larmes », merci bien Blaah pour ces quelques minutes de mélancolie et de frissons

    pour rappel : on était en période pré Bosman, le deuxième tour voit le CSKA sortir le FC Barcelone, champion d’Europe en titre,

    et le FC Bruges éliminer Leeds, champion d’Angleterre qui avait lui même sorti Stuttgart au tour précédent…

    histoire de pondérer la prétendue « faiblesse » des adversaires de l’OM en poule

    munich, un joli soir de mai 93, la plus belle des victoires

  2. Contrairement à 20 ans de celà, on a pas de titre du côté de Marseille, mais par contre on a le prochain tube de l’été :

  3. @harry : méchante chorégraphie que voilà…

    la chanson aussi est magnifique

  4. Quoi qu’en disent les ignorants, ça n’a pas pris une ride. Le souvenir est loin d’être aussi net que le tien mais je n’oublierai jamais cette soirée. Le bar de mes parents plein à craquer, l’épaisse couche de fumée qui donne au tout des allures de rêve… Puis le bruit, la joie, les larmes des grands qu’on comprend pas quand on a 6 ans… Le temps d’une lecture, j’y suis retourné. Alors du fond du cœur, merci.

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