Toulouse – Montpellier (2-0) : La Paillade académie raconte sa soirée

Dans la forêt lointaine, on entend un coucou

Du haut de son grand chêne

il répond au hibou

Coucou, coucou, coucou hibou coucou.

 

Voilà ce que cette fin de saison pouvait inspirer de mieux: une comptine à deux balles. Un truc entêtant, persistant dans la tête et qui casse les couilles modèle géant. Un truc niais, sirupeux à souhaits qui te prend le chou bien comme il faut au point que tu te retrouves à prier tous les soirs comme un fou furieux pour que ça s’arrête. T’as beau le chanter à voix haute, prendre l’air, manger un morceau, ça ne passe pas, ça ne passe jamais. Et bin voilà, l’allégorie suprêmement adéquate pour décrire une fin de saison qui s’est muée en une autre allégorie, celle du vau l’eau.

La peau de boudin anale s’arrêtait ce dimanche soir, enfin. René nous promettait que les petits allaient cette fois-ci se mettre au plaisir de jouer ensemble. Bin ouais cono, on t’aurait bien cru mais au vu des dernières partasses.

Les résultats des dix derniers matches, venant bizarrement juste après la défaite à Nice qui marquait la fin de tous les espoirs européens du côté de la Paillade, sont sans appel : deux petites victoires, deux nuls et six défaites. La peau de zob ultime, la tatane d’or, le soulier rempli de merde.

Alors bon comment vous dire, la semaine dernière avec Loulou on avait fait le choix de suivre notre superbe équipe en regardant le match contre Lille en entier, et on s’était fait bananer comme des perdreaux de Chamonix en tutu pointure 47. Alors ce soir, Loulou a parachevé sa culture cinématographique de bogoss et Marcelin a , par conscience professionnelle, regardé le multiplexe.

Ce soir donc, il me faut vous avouer que la flemme a gagné mon cerveau pourtant réputé tant prolixe, l’académie sera donc à l’image des instants fugaces où on a daigné diffuser quelques instants fugaces de ce match qui clôt l’ère Girard sur une honte de plus.

 

La composition :

Jourdren – Bedimo, Congré, El-Kaoutari (Jeunechamp), Mézague – Estrada, Stambouli – Mounier (Martin), Cabella, Camara – Herrera.

 

Le film du match:

21h00 : Coup d’envoi d’une soirée où, l’avait promis le méchant Jeunechamp revenu du Purgatoire, les joueurs allaient se mettre les tripes par terre pour rendre hommage au coach. Ben tiens, rien que ça ma salope.

21h04 : On annonce un but du côté de Toulouse. Mon verre à moutarde Spiderman expulse des gouttelettes de pastis sur le tapis en alpaga du salon, conséquence évidente d’un tremblement réflexe.

Oh comme c’est étonnant, le score s’ouvre contre Montpellier. Un ralenti express laisse entrapercevoir une ouverture de Rabiot pour Ben Yedder dans le dos de Mezague qui couvre comme une couverture trop petite et toute trouée, l’attaquant se présente devant Jourdren qui glisse comme une merde sur sa sortie. 1-0. En voilà une belle soirée qu’elle commence bien.

21h06 : Retour à Toulouse pour un nouveau ralenti, où on parle d’une occasion manquée de Camara dans les secondes précédentes. L’étonnement ne semble pas me gagner, tant la palissade me paraît maintenant ancrée dans le jargon commun. Sur les quelques secondes de jeu qu’on me laisse voir, Toulouse semble bouffer le milieu de terrain comme un obèse engloutirait son premier big mac depuis 1h30, avec une voracité sauvage. Sur une tentative de une-deux entre Cabella et Camara, celui-ci envoyant le deux dans le zag, on bifurque de stade par respect pour les yeux des téléspectateurs. Protester aurait été indécent.

21h10 : On annonce un nouveau but à Toulouse. Cette fois, plus de gouttelettes, j’ai fini mon verre cul-sec juste avant le tremblement.

Un Toulousain heureux comme un prince apparaît à l’écran en courant avec les bras écartés. Soit Daniel Congré s’est vu refuser un rapatriement d’urgence sur la ville rose, soit la marque est doublée. La fuite des cerveaux n’étant pas d’actualité, Toulouse mène 2-0.

Le ralenti montre Estrada ratant une passe (même lui s’y met), récupérée par Rabiot qui fixe Mezague (encore lui) et transmet dans la surface à Ben Yedder qui repique dans l’axe en enrhumant Mezague (encore encore lui) et envoie le ballon dans les filets.

21h20 : On nous montre un ralenti d’un coup franc d’Estrada qui échoue sur le poteau d’Hamada. Je fatigue et écoute Loulou me raconter les scènes marrantes de son film.

 

La mi-temps passe par là. Coucou.

 

22h06 : On revient à Toulouse pour un coup franc de Montpellier. Pas le temps de le voir puisqu’on annonce Ibrahimovic trentenaire, on annonce JPP en perdant le peu de latin que le bon Dieu a bien voulu lui laisser, on annonce bientôt le record de Skoblar tombant sous les coups de boutoir du suédois.

22h29 : On revient encore une fois, la dernière de la soirée, histoire de dire qu’on est passé faire un petit coucou avant de partir, comme quand on filoche après quinze minutes d’une soirée où tout le monde pue de la gueule. Un corner de Cabella atterrit sur la tête de Mezague qui, se croyant encore dans sa surface, dégage à 15 mètres des buts. On annonce la rentrée de Pitau et de Jeunechamp, on annonce une reconversion mais de qui ? Jeunechamp dans le journalisme et Pitau dans la coiffure.

22h48 : Terminé, merci mon cul.

 

Voilà c’est tout et c’est déjà pas mal. Rendez-vous dans pas trop longtemps pour le bilan, si avec Loulou on s’est pas jeté de la falaise de Capri main dans la main en chantant Hervé Vilar.

 

Le bisou vigneron,

Marcelin.  

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

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