OM-Nice (0-1), La Canebière académie remise à sa place

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Il serait bien à l’OM, ce Ben Arfa, non ?

Blaah

Aioli les sapiens,

Hissés comme des petits coqs sur le morne tertre péniblement amassé au cours de nos trois victoires consécutives, nous avons la consolation de ne pas être tombés d’un trop grand piédestal. Il nous aura suffi de rencontrer un collectif sans autre génie que celui de former une équipe pour mesurer l’écart séparant du haut niveau cet agglomérat vaguement branlé de joueurs incertains, ce rafistolage tenant par le miracle d’une ligne directrice méritant à peu près autant le nom de projet de jeu que moi celui de Juste parmi les Nations, cette laisse d’égarés encadrés par un vier marin installé ici pour ses dents blanches et la volonté managériale d’orienter les feux de la rampe sur plus médiocre que soi, ce bordel où la seule constance reste dans cette soustraction permanente des couilles et du talent, cet asile du ridicule ne devant qu’aux pitreries métropolitaines du duo comique Gaudin-Joissains de ne pas incarner à lui seul la honte de Marseille, j’ai nommé : l’Olympique.

 

L’équipe

L’indiscipline marseillaise depuis le début de saison se paie des absences de Nkoulou, Diarra et Cabella pour accumulation de cartons jaunes. Alessandrini est quant à lui forfait pour blessure, de même que Dja Djédjé, pour ceux qui ne l’ont pas déjà oublié. Rolando remisé sous sa housse jusqu’à la prochaine fin du monde, c’est Sparagna qui prend place à côté de Rekik. Alaixys gagne le droit de montrer à Michel ce qu’il sait faire, et surtout ce qu’il ne sait pas. Devant, Barrada prend place dans l’axe. Il est encadré par Nkoudou et Ocampos, cette fois-ci sur leur côté de prédilection dès le début.

Cette composition nous indique surtout qu’avec 8 titulaires sur 11 âgés de 22 ans ou moins, ni l’effectif actuel – ni même l’entraîneur, pour le coup – ne sont forcément les seuls à blâmer pour le marasme actuel.

 

Le match

120 secondes – allez, 155, cessons d’être négatifs – deux minutes trente, donc, en début de match, nous laissent non des promesses, non plus des espoirs, mais en tout cas l’hypothèse d’une rémission. La raison en est une activité en apparence plus précoce que nos introductions au diesel des matches précédents.

Les Azuréens nous calment dès la minute suivante en initiant des séquences de possessions de balle interminables, de celle qui rendent fous les milieux de terrains adverses pour peu qu’ils en aient quelque chose à foutre. Ce qui reste sujet à caution nous concernant (attention, ce lien contient deux minutes de pressing ignoble). Stéréotypé, notre jeu ne parvient aux abords du but adverse que par de timides percées signées Nkoudou ou Mendy. Le plus souvent, nos ailes sont bloquées, et notre construction au centre est inexistante par la faute d’un Barrada mal placé, d’un Silva toujours aussi timide et d’un Romao à la qualité technique romaesque.

Lassés de jouer au flipper entre les gros champignons mous faisant office d’opposants, les Niçois se mettent en tête d’accélérer après un nouveau triangle dans le rond central. Suite à des problèmes à la mise en place du train, Sparagna est annoncé avec un retard d’environ 20 minutes pour intervenir sur Wallyson, qui peut donc tranquillement servir Germain entre Manquillo et Rekik. Puisant l’ardeur au duel défensif dans leurs souvenirs de touche-pissou aux toilettes du centre aéré, Javier et Karim laissent s’échapper l’attaquant Niçois, dont le tir aurait pu être sorti par Mandanda si toutefois celui-ci n’avait pas omis de retirer le godemiché en fonte massive alourdissant son arrière-train (0-1, 16e).

A l’exception d’un ultime corner offrant à Ocampos un semblant d’occasion au terme d’un hideux cafouillage, la première période s’achève sur un score logique eu égard au festival de déchets techniques produit par les nôtres.

Heureusement, quand le jeu ne va pas, il reste les coups de pied arrêtés.

La direction a le bon goût d’égayer la pause en faisant ôter du Virage Sud une banderole d’hommage à Bielsa. Afin que nul ici-bas n’ignore de son manque de couilles et d’honneur, elle prend soin d’accuser les stadiers de l’incident lorsque supporters et journalistes lui plongent le nez dans sa fiente mesquine.

Cette joyeuseté mise à part, la morosité reprend bien vite ses droits lorsqu’un OM galvanisé par l’envie d’écraser les Niçois repart au combat avec toute l’intensité et la motivation que l’on est en droit d’attendre de cette équipe.

Seul frisson, cette action de la 50e voyant l’un de nos joueurs reprendre la balle seul à 16 mètres, frisson qui dure le temps de s’apercevoir que le joueur en question est Alaixys Romao. A l’heure de jeu, les entrées d’Isla et surtout Sarr dynamisent notre jeu : conjugué au repli niçois, notre regain d’intensité nous permet une domination totale de cette dernière demi-heure, caractérisée par un nombre d’occasions avoisinant le total remarquable de zéro. Regroupé, Nice nous contrôle sans trop de peine et manque de nous assassiner en deux contre-attaques. Si l’OGCN finit néanmoins par approcher de l’agonie en toute fin de rencontre, nos imprécisions et l’absence quasi-totale de plan collectif permettent à Hassen de conclure sereinement cette affiche entre une bonne équipe de milieu de tableau (et plus si affinités) et une équipe dégueulasse de milieu de tableau (et pire si affinités).

 

Les joueurs

Mandanda (2+/5) : Pendant que son homologue lyonnais enfilait les gants des Bad Gones, Steve s’enfilait quant à lui le stock de pastis des MTP. L’effet estompé en 2e mi-temps, Steve a pu préserver le score, parfois brillamment.

Sparagna et Rekik (1/5 chacun) : Violés à intervalles réguliers et à tour de rôle par Hatem ben Arfa et consorts, d’une nullité si abyssale que Total a déposé un permis d’exploration pour trouver des nodules ferreux dans leur fion, d’une coordination dans l’alignement évoquant deux fonctionnaires du nettoiement après l’arrêt-bistrot de 11h, solidaires dans la nullité. On peut certes compatir eu égard à leur jeune âge mais comme le dit le proverbe syrien, « la compassion, ce n’est pas ça qui t’apprend à nager ».

Manquillo (1+/5) : Une impuissance quasi-absolue, soulignée par la tête de con du meilleur effet que lui ont concoctée les infirmiers olympiens.

« On ne voit pas pourquoi les graphistes du club seraient les seuls à réaliser des trucs moches. »

Zambo Anguissa (81e) : dix minutes honnêtes pour André-Frank (vous ai-je dit que j’aimais aussi beaucoup ce prénom ?).

Mendy (2-/5) : Pour ses percussions offensives un peu plus appuyées à défaut d’être plus adroites, on le placera un barreau au-dessus du précédent sur l’échelle de notation du match. Oui, celle-ci même qu’on va utiliser pour se pendre.

Romao (1+/5) : Je n’attends tellement plus rien de cet homme en matière de jeu, que le voir réussir une passe à dix mètres suffirait à me faire éjaculer sur place de joie et de surprise mêlées. Enfin, je suppose.

Silva (1/5) : J’ai enfin compris pourquoi, dans la chanson, elle se fait taper sur la gueule. C’est le prénom qui veut ça.

Isla (60e, 2-/5) : Comme les camarades, c’est moins la bonne volonté que la qualité technique qui lui a fait défaut. Ce qui est presque plus inquiétant.

Nkoudou (2/5) : Une première période très volontaire à défaut d’être toujours efficace, avant de couler avec le navire.

Barrada (1/5) : Vu la qualité des passes que l’on balance, il touchera plus de ballons en revenant sur le banc de touche que sur le terrain. Ce qui lui rendra service autant qu’à nous.

Sarr (60e, 2+/5) : Beaucoup de ballons salopés en relativement peu de temps, ce qui reste un signal encourageant : il a bien plus tenté que les autres.

Ocampos (2-/5) : Médiocre sur l’aile, ce qui reste suffisant pour le placer dans le haut du panier ce soir. Ensuite replacé dans l’axe, où il s’est dissous plus vite qu’un carré de papier toilette allemand dans la calanque d’En-Vau.

Batshuayi (2-/5) : Il a connu une séquence assez ingrate pendant laquelle il a dû se démerder absolument seul en attaque. Hormis ce petit passage délicat, approximativement de la 2e à la 93e minutes, Michy a fait ce qu’il a pu.

Naaaaaan, j’exagère, à la 65e Nkoudou est venu l’aider. J’ai même fait une capture d’écran pour immortaliser ce moment unique.

 

L’invité zoologique : Hatem Ben Harfang

Elle revient de l’hiver faire admirer sa nouvelle blancheur, et à chaque fois il y se trouve des naïfs pour se laisser séduire. C’est à peine s’ils s’étonnent de se retrouver trois mois après avec un rapace caractériel et déplumé : oui, on les avait prévenus ; non, ils ne parviennent pas à regretter. Voici les observations recueillies par notre chouette du soir.

[Ces bonus contiennent un lien classé Gianluigi – niveau bas]

  • Les autres : En cours de première période, je me suis laissé aller à fugacement les considérer comme les plus beaux producteurs de jeu rencontrés cette saison, PSG compris. La pénurie d’alcool et leur bunkerisation de fin de match m’ont heureusement rappelé à la réalité. Mention spéciale à Wallyson, sans doute le seul joueur au monde capable de prendre un carton jaune pour simulation contre Romao.
  • Le classement : Préparons-nous à l’hilarité de la France entière si le Gazélec nous passe devant.
  • L’hommage : Membre fondateur des MTP, Brahim Boutelis est décédé cette semaine. Nous nous associons à l’hommage.
  • La censure : Au risque de me répéter, l’enlèvement du portrait de Bielsa affiché en virage cumule l’imbécilité à l’hypocrisie, surtout eu égard aux ventes de produits dérivés à son effigie réalisées par le club l’an dernier. Entre sa communication infantilisante et ce genre de brutalités, le seul objectif du club semble être de transformer le Vélodrome en Disneyland stalinien. On ne va pas s’énerver plus longuement, l’ami Marwen le fait très bien. Enfin, tant qu’ils n’importent pas cette merde de « kiss cam », le pire n’est pas encore atteint.
  • La nouveauté : Bordel de merde.
  • Le rappel : si tu as raté l’académie européenne de milieu de semaine.
  • Le derby : Bon, puisqu’il est apparemment d’usage d’appeler ce Nice-OM un derby, soit. Appelons « derby » tout et n’importe quoi. Même Derbie Harry, tiens, cela n’a pas plus de sens mais c’est agréable à l’œil.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. Didier A. est de nouveau vainqueur du concours zoologique.

 

On en est là.

Bises massilianales,

Blaah.

14 réflexions sur “OM-Nice (0-1), La Canebière académie remise à sa place

  1. J’y ai vraiment cru sur la frappe de Romao. Jusq’au moment où j’ai vu qu’il ouvrait le pied pour la prendre de l’intérieur à la place du coup de pied.

    Bravo, j’ai ri.

  2. C’est beau cette candeur, Spooner. Romao ou un autre, tous les mêmes. Et pas de bol, pas un qui a l’air d’être footballeur de métier.

  3. Sur les produits dérivés à l’effigie de Bielsa, il me semble qu’il (Bielsa) avait fait en sorte que tous les bénéfices soient reversés (à des oeuvres caritatives, certainement). Ou alors était-ce uniquement à propos des glacières…

    Très bonne académie, merci.

  4. Si ça peut rassurer les marseillais, vous pourrez garder les portraits du Che Guevarra, personne ne se souvient qu’il était de gauche.

  5. J’ai pas vu le match, je préparais une banderole pour l’élection de Gaudin à la métropole.

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