OM-Toulouse (2-0), La Canebière Académie digère

Aucun gobelet n’a été maltraité dans cette académie.

Aioli les sapiens,

 

Sur notre route vers les sommets, une équipe comme Toulouse fait figure d’anecdote, surtout un dimanche à l’heure de la digestion. Tu ne m’en voudras donc pas de ne pas m’éterniser sur l’intro.

 

L’équipe

Nous avons recruté tout le savoir-faire des studios Ghibli pour te concocter cette animation, qui te fera comprendre de manière limpide que Romao joue alternativement en défense et au milieu du terrain, en fonction des phases défensives et offensives, du nombre d’attaquants adverses et de l’âge de ta mère.

 

Le match

Les échanges débutent sur un rythme rapide, entre deux équipes soucieuses de se porter vers l’avant. Nous provoquons les premières menaces, même si ce sont les Toulousains qui mettent les premiers nos sous-vêtements à l’épreuve, sur un tir de Braithwaite miraculeusement détourné par Mandanda.

Cependant, les violets peinent à tenir la distance : intéressants lorsqu’ils percent notre premier rideau, ils commettent trop d’erreurs pour nous inquiéter. De notre côté, le rouleau-compresseur habituel se met en branle. L’une des innombrables percussions d’Ayew se traduit par un coup-franc, que Payet dépose sur la tête-épaule de Nkoulou, lancé dans la défense comme une quille dans un film de boules (1-0, 20e).

L’OM étouffe de plus en plus les Toulousains. Outre les adaptations de placement de Romao, nous produisons collectivement une importante dépense d’énergie : tout ceci fait que nos adversaires se retrouvent quasi-systématiquement en sous-nombre. Sur une touche au milieu de terrain, notre domination confine à la démonstration : notre crapaud-censeur Gianluigi t’invite ainsi à te munir de tout le Sopalin nécessaire avant de visionner l’action ci-dessous.

Des préliminaires alléchants, puis vient André-Pierre dans le rôle du gros plombier qui frappe à la porte (2-0, 35e).

 

Comme d’autres équipes avant eux, Toulouse est sur le point de craquer définitivement, mais parvient à tenir jusqu’à la pause sans dégât supplémentaire. Au retour des vestiaires, l’OM baisse logiquement de rythme tout en livrant toujours une prestation très propre. Lorsqu’il arrive à l’un de nos joueurs d’être dépassé, un autre vient systématiquement compenser, si bien que les alertes sont rares sur notre but.

Cependant, conduits par un Regattin très actif et un Ben Yedder toujours provocant, les assauts toulousains franchissent notre milieu un peu trop facilement à mon goût, une faiblesse qui risquera d’être mieux exploitée par des opposants mieux armés. L’entrée d’Alessandrini à l’heure de jeu apporte un regain de forme bienvenu, tandis que notre défense continue de s’imposer face aux attaquants (parfois au prix d’un ou deux coups de vice). L’OM finit ainsi sans trop de préoccupations, et se procure même d’autres occasions d’aggraver le score à compter de l’entrée de nouveaux joueurs frais. Pour tout dire, le seul qui a eu chaud aux miches en cette seconde période est notre entraîneur, lorsqu’il s’assied sur le gobelet de café brûlant posé sur la glacière. Péripétie qui n’émouvra pas un lectorat horsjeuïen rompu à la pratique du décapsulage de Heineken par voie rectale.

Une victoire propre et sans trembler, donc, parfaite pour finir de digérer le rôti-Gigondas du dimanche midi sans reflux gastrique.

 

Les joueurs

Mandanda (4/5) : Le retour du grand Steve, celui dont les arrêts-réflexes nous transforment les corps caverneux en avenue de Plombières à l’heure de pointe. A une ou deux mauvaises relances près, du tout bon.

Nkoulou (5/5) : Même un paquet de 12 rouleaux de Moltonel a plus d’estime de soi qu’un attaquant de Ligue 1 après un match passé contre Nicolas Nkoulou.

Morel (4/5) : Tu te souviens quand tu avais insulté ta mamie à la Noël précédente, quand elle t’avait offert un maillot floqué du 15 ? Alors maintenant tu mets ce maillot et tu files vite à l’hospice lui demander pardon.

Dja Djédjé (3-/5) : Pas de stress, du boulot offensif en proportion raisonnable, et une baisse de régime en deuxième mi-temps.

Lemina (78e) : Un peu à droite, un peu au milieu… en fait un peu perdu et du coup, un peu beaucoup pourri par le staff. Il n’a pas démérité pour autant.

Mendy (4/5) : Il ne fait pas de vagues, il fait bien les choses. Il est chiant à noter, en fait.

Romao (3+/5) : Alors que tout se passe bien, il frôle l’expulsion en première mi-temps sur des interventions de demeuré. Mais même ses efforts pour passer pour un abruti arrivent de moins en moins à masquer son excellent niveau du moment.

Imbula (4+/5) : Face à Gianelli Ebola, le milieu de terrain adverse finit dans le même état qu’un rectum libérien : perforations, saignements, et finalement nécrose massive s’achevant en morceaux indéfinis éparpillés sur la pelouse.

Thauvin (3-/5) : Même si la réussite n’est pas encore revenue, il arrête de faire du caca, ce qui est déjà une belle étape.

Alessandrini (59e, 3/5): Une belle activité, y compris défensive, qui stabilise un côté droit branlant.

Ayew (4+/5) : Omniprésent, voire doué d’ubiquité, de quoi donner des névroses obsessionnelles aux adversaires.

Dans le car de retour, les Toulousains se sont mis un bon film pour se détendre.

 

Payet (4-/5) : Gros début de rencontre, avant une deuxième période plus discrète. Ce qui pour Dimitri se traduit quand même par une passe décisive et un apport décisif au deuxième but.

Barrada (78e) : Une belle occasion, manquée faute de spontanéité.

AP Gignac (3+/5) : Si on leur laissait le choix entre 90 minutes de harcèlement par André-Pierre Gignac et 90 minutes de harcèlement sexuel par Maryse Joissains, je crois que les plus désespérés des défenseurs finiraient par louer un appartement place Richelme. Après, avec de tels efforts, André-Pierre n’a pas été des plus efficaces, mais au bilan ça facture quand même le tarif habituel d’un but.

 

L’invité zoologique : Abel Aquila

Il squatte nos écosystèmes depuis des siècles, et depuis des siècles il est en voie de disparition sans se décider à crever franchement. Du coup, on s’habitue à sa présence sans trop savoir s’il faut l’admirer ou s’en foutre, tout en lançant un programme de développement ambitieux de temps en temps : l’aigle de Bonelli est aux falaises provençales ce que le TFC est au foot français

– Les autres : De la qualité, mais encore un peu trop tendres, un peu comme l’éphèbe qui doit s’attendre à se faire taquiner la rondelle encore un peu de temps avant d’être enfin admis de l’autre côté du manche. Ah, si, faut faire quelque chose au poste de gardien, quand même. Et Aguilar est une salope, aussi.

– Vu d’en face : Dany-Bryan Bière-Gougnoux ne manquera pas de te donner son point de vue.

– Le classement : Seul Bordeaux et Lille lâchent des points ce week-end. Toujours une avance confortable pour nous, mais il va vite falloir calmer des Lyonnais qui ne se sentent plus, en ce moment (quand Gourcuff commence à placer des doublés autres que Sécu-mutuelle, c’est forcément qu’il se passe quelque chose de spécial).

– L’info zoologique : cette semaine, c’est le festival international des lémuriens. Je suis certain que tu trouveras un intérêt à cette information.

– La page abonnement: à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique.

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

Bises massilianales,

Blaah

11 thoughts on “OM-Toulouse (2-0), La Canebière Académie digère

  1. Une victoire supplémentaire sans trop forcer, ouverture du score rapide, le break 10 minutes avant la pause, des occases et une bonne maîtrise défensive, j’adore lorsqu’un plan se déroule sans accroc. Vu du stade c’était plutôt sympa, hormis l’horaire qui t’oblige à écourter ton apéro, l’avantage c’est qu’on a pu aller se baigner juste après pour ensuite reprendre l’apéro le tout en étant à l’heure, et surtout de bonne humeur.
    A la fin du match le stade a fêté ses joueurs, on a même fini par scander le nom de Morel qui a encore une fois était très bon, mais c’est vrai que le foot rend con et amnésique. Le changement c’est maintenant, merci pour ce moment, mangez des pommes.

  2. 8 victoires. Possible que certaines équipes n’aient pas ça à la fin de la saison.

    L’affiche Being Andre Ayew mérité une impression en 4×3. Bravo.

  3. Parais que les matchs du dimanche c’est pourris…ça c’était avant que l’OM joue!
    Aguilera est une salope, mais le genre de salope que tu testerais bien a la maison, il faut le dire…

  4. Tout le monde se pignole tellement sur l’OM, que tout le monde occulte : la grosse faute de N’Koulou en dernier défenseur qui tire le maillot de Pesic partant seul au but qui méritait un rouge. Le nouveau tirage de maillot de N’Koulou sur Ben Yedder dans la surface qui méritait un rouge et un péno. Le tacle les deux pieds décollés de N’Koulou sur Ben Yedder dans la surface qui méritait un rouge et un péno, mais compensé là par un corner inexistant.

    Effectivement, vu comme ça, l’OM va finir champion à l’aise. Heureusement que c’était les gentils toulousains en face, prenez le même contexte avec les parigots ou Girard, ou Courbis et rêvez de ce qui se serait passé.

  5. C’est vrai, j’avais oublié, que serait une académie de Marseille-Toulouse sans le traditionnel commentaire sous LSD de Mayoul. Allez, bises anales et rendez-vous au match retour.

  6. Depuis la fin de saison dernière, je m’essuis après chaque rapport avec le maillot de Morel. Un pur plaisir.

  7. Un match où Imbula m’a mis la fièvre. S’il était Sierra Léonnais ou Guinéen, de son nom on en aurait fait un virus.
    Seul bémol, le match à 14h qui laisse un temps d’apéro non réglementaire sur le boulevard Michelet.

  8. Sinon la prochaine fois, je lirai avant de commenter, l’émotion une fois de plus, les coups partent très vite ses derniers temps…

  9. Mis à par les quelques salopes Blaasphématoires… ;-)
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    — ALLEEEEZ l’OM !! —
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