Rennes-OM (0-1), La Canebière académie s’endort sur la bête

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Plus Rhéné que jamais.

Blaah

Aioli les sapiens,

Le voici enfin, ce point de bascule, ce match qui nous voit atteindre la première moitié du classement et nous laisse espérer plus encore. Que ne sortons-nous pas dès lors drapeaux et flonflons, l’heure est aux lendemains qui chantent, nom de nom ! On n’en fera rien cependant, par crainte d’avoir le triomphe un peu trop estrosien à célébrer le seul mérite d’avoir à peine moins pué la merde que le camp d’en face.

De la purge de la veille le football n’est pas sorti gagnant, nous si. Pour ne pas contrarier la résignation ambiante on s’efforcera de considérer qu’il s’agit bien là de l’essentiel. La vie continue, or le football c’est la vie, or la vie c’est de prendre les miettes qu’on te donne sans aboyer trop fort, selon l’injonction citoyenne du moment. Survivons donc heureux en attendant d’enculer les méchants.

 

L’équipe

L’équipe de dimanche est intégralement reconduite, même si de la casse conduit Michel à procéder à un double changement en milieu de partie.

 

Le match

Toi qui entames ce match, abandonne tout espoir.

La rencontre tarde à trouver son rythme, la faute principalement à une équipe bretonne s’apparentant à une dizaine d’inconnus se découvrant en entrant sur le terrain et dont le seul but est d’attendre la mort en se regardant de travers. Le cliché du nombre d’Africains à Rennes était en fait une fausse piste : ce club voulait en fait plagier Dix petits nègres.

Forcément, l’OM maîtrise sans souci les absences d’offensives adverses. Pour ce qui est de la construction en revanche, on dira pudiquement des Olympiens qu’ils n’ont pas eu le cœur de réveiller un stade bercé par les mouvements soporifiques de son équipe.

En un mot comme en cent, ceux qui n’ont pas la chance de dormir se font chier pendant une bonne heure, ponctuée toutefois de quelques demi-molles que l’on aurait mauvaise grâce à qualifier de « temps forts » :

– le but de Cabella, quand même, annoncé par le total remarquable de zéro occasion auparavant. Moreira pine son dégagement, Isla récupère et donne à Rémy aux 16 mètres, qui se décale et voit son tir bonifié par la déviation d’un défenseur (0-1, 21e).

– le passage de Dembélé à gauche pour le Stade Rennais, moment qui équivaut pour Benjamin Mendy à l’instant où l’actrice porno entend le réalisateur annoncer le tournage des scènes anales en plein embargo sur la vaseline. L’OM s’en tire sans casse, l’absence d’adversaire conforme à la définition communément admise « d’attaquant de football » y étant sans doute pour quelque chose.

– la sortie de Diarra et Alessandrini sur blessure à la pause, leur remplacement par Romao et Ocampos rehaussant le niveau du slipomètre à défaut du niveau technique (encore que dans le premier quart d’heure, l’OM domine encore davantage et se procure quelques occasions).

Un certain changement de physionomie intervient vers l’heure de jeu. Oh, rassure-toi, on s’emmerde toujours à mourir ; mais différemment. Sans doute à cause de sa tendance habituelle au repli et d’une certaine fatigue d’Isla, l’OM commence à laisser le milieu de terrain aux Bretons et procède surtout par contre-attaques.

Rennes concentre toute sa puissance offensive dans une action de 14 secondes à la 77e minute, avortée par une triple intervention de Mandanda. Le reste du temps, ils s’échinent à produire des sortes de mouvements à la vague confluence entre le Cécifoot, le Téléthon et la performance conceptuelle. Plus sobre dans la nullité, l’OM se contente de saloper plusieurs contres, en oubliant systématiquement de servir un équipier démarqué au profit de frappes merdiques des 16 mètres.

Les débats s’achèvent dans le temps additionnel, lorsqu’une intervention litigieuse de Mendy sur Quintero est tranchée par Tony Chapron au bénéfice des Marseillais. Si le refus du pénalty préserve notre albédo slipal, on ne s’empêchera pas de méditer sur l’accumulation d’interprétations arbitrales favorables en ce moment. Dix fois plus méritant, l’OM de Bielsa a fini l’année avec les sifflets à roulettes de toute la corporation profondément insérés dans le fondement. Le football c’est la vie or la vie est une pute, disait Socrate.

 

Les joueurs

Mandanda (4/5) : Joue sa réussite sur 14 secondes, un peu comme Christophe Lemaître sur un 100 mètres olympique.

Nkoulou (4/5) : Une main dans le slip et l’autre dans celui de Salma. Facile.

Rekik (3+/5) : Face à une équipe si immonde, on ne lui en aurait pas voulu de perdre ses lentilles. Voire de se crever les yeux.

Dja Djédjé (3-/5) : Quelques difficultés en début de match puis une prestation pépère. Mine de rien, Brice est bien décidé à ne pas laisser durer l’intermède prépubère ibère.

Mendy (1/5) : Avant même que je ne prenne connaissance du match en différé, Benjamin avait transformé mon compte Twitter en service courrier de la Préfecture de police au printemps 1942. Et après avoir vu sa performance, je ne peux qu’en remercier mes dévoués lecteurs.

Isla (3+/5) : Une première mi-temps de haute classe, d’autant qu’il a pris plus d’initiative en voyant Diarra bien pris par les adversaires. Heureusement, le délitement de son jeu en 2e période m’évite de retourner ma veste trop vite. Nous attendrons donc que sa progression se confirme avant d’écrire « j’ai toujours cru en lui. »

Diarra (2+/5) : Entre la fatigue et des milieux adverses qui commencent à s’organiser pour le contrer en priorité, Lass vit une période un peu plus délicate. Que sa blessure lui permette de se reposer, il n’en cassera des culs que de plus belle ensuite.

Romao (45e, 3-/5) : « Romao est très important. C’est comme la chemise du matin qui va toujours très bien. » Et voilà, à cause de Michel, je vais me dire chaque matin que je suis en train d’enfiler Alaixys Romao.

Nkoudou (2+/5) : Relativement constant, ce qui dans la médiocrité générale n’est cependant pas un exploit.

Cabella (3+/5) : Même commentaire que le précédent, embelli par son premier but si attendu. Des capacités de percussion à saluer, même s’il exerce encore sa vision du jeu avec le cul.

A un moment où l’on débat beaucoup du psychisme des footballeurs professionnels, que penser du joueur qui porte un caleçon « Maman » ?

Barrada (83e) : Des retours défensifs corrects, des attaques discrètes : au diapason de l’équipe.

Alessandrini (1+/5) : Sifflé à chaque fois qu’il touchait la balle, ce qui n’a pas dû être trop violent pour ses tympans.

Ocampos (45e, 1+/5) : S’il tente des retournés acrobatiques, ce doit être pour qu’on le distingue d’un vier marin.

Batshuayi (2-/5) : Un effort certain pour participer au jeu, une seule vraie occasion (d’une tête au-dessus) et une contribution active au challenge « je regarde plus dégun quand j’arrive à l’entrée de la surface ».

 

L’invité zoologique : Juan Fernando Quintaureau

Puissant, beau, rapide, le taureau de combat possède de nombreux admirateurs. Ceux-ci le tiennent tellement en estime qu’ils l’envoient se faire trucider lentement au milieu de clowns à la virilité aléatoire. Le taureau de combat, c’est le destin d’un bon joueur au Stade Rennais.

  • Les autres : Ce qui est grave, ce n’est pas de jouer contre ce Stade Rennais. Ce qui est grave, c’est que Bordeaux est encore pire, paraît-il.
  • Le classement : Nous nous trouvons enfin au-dessus de la 10e place, même si cela ne signifie pas encore grand-chose dans un classement aussi serré que Valérie Boyer devant Gokhan Salami, dit le marteau-pilon d’Istambul.
  • Les experts (rappel) : Le gros dossier d’OMForum sur les finances de l’OM touche bientôt à sa fin. A lire d’urgence, ce qu’on attendait de trouver dans la presse.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. Laezh Dour se consolera en gagnant un concours zoologique très relevé.

Bises massilianales,

Blaah.

10 réflexions sur “Rennes-OM (0-1), La Canebière académie s’endort sur la bête

  1. Chakakad’ du camélidé narre la purge footballistique d’un astre déjà ancien qui finira en supernovae avant de s’éteindre au fin fond du trou noir dans lequel se perd inexorablement notre bonne vieille m… Ligain.

    Dans ce désert interstellaire, brille un petit rayon de soleil: la fameuse phrase qui tue!

    Ne la cherche plus lecteur je te la pose là:
    « par crainte d’avoir le triomphe un peu trop estrosien à célébrer le seul mérite d’avoir à peine moins pué la merde que le camp d’en face. »

    C’est beau comme un coup de deux.

  2. Comme quoi, on peut bien puer la merde et être élu en PACA. Le Camélidé est partit pour rentrer en résistance.

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