marcel-picon

Salut les minables,

La vie est une salope sans cœur ni gros seins (ce qui est bien pire), et l’ASaNaL nous la rend ouverte et plantureuse. Saint Pablo en est l’auteur infiniment bon, le démiurge, l’artisan et le technicien de maintenance bedonnant tout à la fois.

Malgré quelques insultes envers mon Correisme exacerbé en commentaire (merci à vous les guignols), les internets n’ont pourtant pas réussi à manifester la moindre mauvaise foi ces derniers temps. C’est qu’il faut bien le reconnaître : l’ASaNaL est incontestablement la meilleure équipe du monde actuellement, et croque à grandes bouchées voraces les croquignolettes petites équipes de gentils peintres qui se présentent à elle, le tout en trottinant et en se faisant des passes, et par surcroît avec des apparitions de Brice Samba dans les buts, et un effectif en forme de pouponnière.

C’est dire le talent délirant d’un mec qui roule sur les rails de l’indifférence de ces pauvres gens qui prétendent parler foot. Ah. Le pire, et il le reconnaît lui-même, c’est qu’il n’a pas tant changé que ça, au fond : il aime quand ça bétonne, il bande à l’idée que son équipe possède la meilleure défense de la ligue d’eux, et il ne regrette en rien les mises en place en forêt de Haye avec huit attaquants contre deux défenseurs.

 

Quel bel homme.

Ce qui marche aussi contre toute attente, cette saison, c’est ce qui nous faisait défaut au début : l’attaque, bordel de slip.

Et ne voilà-t-il pas que se dresse sur notre route une équipe de jeunes godelureaux fanatiques du calva, et dirigés par un Yankee venu faire fortune en France. Comme il n’a pas du trouver beaucoup de champs de pétrole, il a décidé de s’orienter dans le risky buisness du soccer, ce jeu de pussies, peut-être, mais dans lequel on ne fait pas de vieux os quand on est dépourvu de cerveau (ou qu’on oublie de débrancher la caméra).

Mais du cerveau, et des principes, il en a, apparemment, le Bradley : pressing haut, milieu dense, équipe compac’, jeu de passes courtes au sol et rapides…bref, il a bouffé de l’école tiki-taka, et se pointe plein de bonnes intentions dans un championnat où il vaut tout de même mieux planquer sa femme chez soi et balancer de grands ballons aveugles vers un type de la carrure de Didier Drogba pour essayer de marquer des buts, que tenter de toucher 75 fois le ballon et d’envoyer un nain sous captagon entrer avec dans le but.

Pour lui souhaiter la bienvenue en terre hostile où la naming est encore quelque chose de ridicule et où les toubibs ne prescrivent pas encore de Ritaline à des enfants de 6 ans (mais ça viendra), le Pablo lui a concocté un starting eleven bien anti-américain primaire.

 

LES CHARDONS who fuck your mother, and your sister, and your mother’s monkey, and your donkey sister. Bitch.

Dans les buts, une crotte atomique nommée N’dy prend place, et se cabre tel un cheval fougueux. Attention à la hernie, grand. C’est toi ou Brice Samba.

À l’arrière, la meilleur défense d’Europe, du monde de merde, et d’Alsace Lorraine Champagne Ardenne, à commencer par Julien Cétout, pré-sélectionné pour l’Euro, ça y est, c’est officiel : #Cétout2016 ! Faut dire qu’entre lui et Bakary Sagna, la dèche a plutôt intérêt à ne pas se gourer. Il circule d’ailleurs une rumeur comme quoi Poulpy aurait coupé ses tresses afin qu’on le confonde avec Julien. Mais peine perdue : ce n’est plus Laurent Blanc, le sélectionneur, et son remplaçant est sensé savoir distinguer un black d’un autre (à l’inverse des journalistes de L’Équipe)…Michael Chrétien, Clément Lenglet (capitaine), et Vincent Muratori l’accompagnent.

Au milieu, Pablo maintient Pedretti, le bras armé de sa tactique possessive et subjuguante, ainsi que Diablo Guidileye le Brutal, et Youssef Aït Bennasser l’Indolent.

En attaque, la même ligne qu’à Créteil reste en place : Anthony Grobite à droite, Loïc Poyo à gauche et Marie-Junior Délie dans l’axe.

 

EUL MÔTCH en live depuis le patin de l’hélicobite.

-15 Putain de match décalé de merde diffusé sur Boghossian TV de sa race de mort.

-10 À ce qui se dit, Le Havre joue vraiment bien en ce moment. Le choc est donc attendu par les amateurs de football : on est complet à Picot, tandis que les Normands s’intéressent à une obscure course à la voile entre chez eux et la Bretagne.

-5 748ème Marseillaise de la semaine. Même Ribéry doit connaître les paroles, désormais. On applaudit une minute, et les caméras veillent à ce que chacun y passe. Le parcage adverse, vide, contient une affiche indiquant : « Faites l’otarie ».

1 Nancy engage. Le ballon menace de geler, puis accepte de rouler lourdement d’une paire de pieds lorrains à une autre. Puis le tout s’égaye, et Diallo Guidileye subit une première faute. Il n’en revient pas.

2 Ait Bennasser tente déjà un petit pont. Dans le respect.

3 Pressing havriste fort agressif sur Robic. Le malheureux est évacué sous respirateur, mais peut tout de même reprendre sa place, tandis que Ndy dégage le ballon. Dalé venge son camarade en pétant les dents du capitaine adverse au duel.

5 Muratori s’insère dans le terrain hostile, et gagne un coup-franc. C’est Robic qui le tire ; le ballon parvient à Cétout dans la zone du gardien au deuxième poteau, on croit au sixième but ! La balle est déviée de la rotule par le gardien adverse.

9 Choqué, dégouté, Cétout abandonne un coup-franc à l’adversaire le long de la touche, dans son couloir. Ndy s’empare du ballon proprement, mais nous rassure sur son niveau avec une relance explicitement suicidaire.

10 Puyo, en homme de spectacle, tente encore des gestes bien trop compliqués pour lui. Sur ce centre de Pedretti, son imitation de volée aérienne est parfaite, jusqu’à ce que le ballon l’évite au dernier moment, tel un faquin malicieux.

11 On trouve facilement la tête de Dalé, qui a, il est vrai, l’avantage de mesurer 2 mètres 72 au garrot.

13 Les Havrois font frémir la défense des blancs avec un centre piloté par un idiot, repris par personne, et ne signifiant rien.

15 Les relances de Ndy sont autant d’éclipses vécues par l’art immortel du football. Que saint-Olivier Rambo nous pardonne.

18 À la réception d’un nouveau centre des bleus, Lenglet glisse sur une peau de fion qui trainait là, et laisse tout l’espace qu’il faut à Duhamel pour frapper. Ndy bouche bien son angle au premier poteau.

Mais sur le corner, Dalé se fait croquer au marquage de Mendes, et c’est ce dernier qui parvient à expédier une tête derrière les grosses fesses de Rygoland…0-1.

22 Révolté, Pedretti décide de frapper, ce qu’il ne fait jamais. La trajectoire du ballon dessine le sigle « PD » dans le ciel de Nancy. Benoit part se replacer.

24 Dalé est nominé au titre de joueur le plus lent de l’univers par un collège de spécialistes, parmi lesquels Ladji Doucouré, Steed Malebranque, Pierre Ménès et Pieremerik Aubaméyang (comment ça s’écrit, ce truc là ?) Il pourra repartir avec son trophée une fois le match terminé.

27 Pris d’une crise dément de confiance en lui après avoir violé un latéral innocent, Poyo se met en tête de tirer depuis une position difficile (12 mètres, face au but, la cage vide) alors qu’un centre était probablement plus approprié. C’est raté.

29 Dalé se voyant privé de toute mobilité, s’adapte et fait le pivot ; il sert Ass Bennitier qui arrive lancé, se débarrasse d’un roquet un peu chiant qui lui colle aux basques, et assène une violente frappe en plein dans la mouille de cette teupu de transversale qui le regarde de travers depuis le début du match. Puis il crache sur la Marseillaise, et se frotte la bite contre un drapeau français. Je lui écris une lettre d’amour tendre, d’amour vrai.

30 Pas en reste niveau guignolade, Robic s’essaye à son tour à une bicyclette supra-lunaire. Son lourd cul le ramène vite à la réalité newtonienne des choses, tandis que la balle découvre les joies de la cinétique exo-stadiaire

34 Cétout n’est pas content. Il veut son sixième but, et ne parvient plus à contenir quelques crises de Tourette, qui lui valent un jaune lorsque ses « salopesalopesalope » parviennent aux oreilles de l’arbitre.

35 Alors on me glisse que Poyo est le passeur le plus efficace de ligue d’eux. Source : LFP. C’est déjà hautement suspect. Mais quand je vois la manière dont ce petit attardé tire les coups de pieds arrêtés (qui sont des occasions de but, je le rappelle de concert avec Christian Jean Pierre), je me dis qu’on doit tenir là un vrai putain de génie, pour qu’il dilapide comme ça de telles occasions alors que nous sommes menés.

36 D’ailleurs, c’est un peu à se demander ce qu’il fout sur le terrain, quand on voit que même si ce n’est pas lui qui frappe un coup-franc (là c’est Pedretti, par exemple), il ne parvient pas à orienter une tête à moins de quinze mètre au-delà de la transversale (au-dessus ou en-dessous, cela a même valeur, comme avec ta sœur).

39 Hyper réactivité, initiative et innovation : l’arbitre du jour réalise les rêves les plus fous des journalistes sportifs en proclamant de nouvelles règles in situ. Admirable sacerdoce de la profession, qui vient à l’instant de décréter que la défense havriste avait droit aux mains pour dégager les ballons qui traînent dans sa surface. Où est cette bouteille, déjà ?

40 Poyo est officiellement rebaptisé « la croque » sur le trombinoscope de l’ASNL. Un poulet gaucher qui a deux pieds droits carrés et palmés à la fois, ce n’est déjà pas très beau. Quand il vient d’Orléans, en plus…

42 But officiellement validé pour Nancy. Et la LFP valide la passe décisive de Puyo, ce qui n’est pas loin d’être la réponse la plus risible que le poulet de combat pouvait donner après tous ces ratages, tant c’est inattendu. Bennasser attire quatre adversaires autour de lui et glisse la balle sur le côté gauche, Poyo est libre de centrer au premier poteau pour la reprise de Dalé à bout portant. 1-1.

44 Du coup Dalé est chaud : il remporte tous ses duels. L’arbitre se hâte de siffler la mi-temps avant que cela ne tourne au carnage.

Mi-temps.

46 Le Havre engage pour la reprise. Le ballon est transmis à leur quarterback, qui d’un maitre coup de pied, trouve une touche magnifique tout proche de la ligne de but. Bradley se satisfait de voir ses joueurs gagner ainsi autant de yards d’un coup.

 

« Bob, you sure about your tactics, right ?

-Blow my cunt, you moron. »

47 Ait fait l’amour à toute la Normandie au milieu de terrain, là, devant les familles, et alors qu’il a encore la bite à la main, transmet le ballon à Cétout sur l’aile opposée d’une transversale qui fout tout le bloc de Bradley en l’air. Robic écope de la balle, mais frappe trop tôt. Le gros Toto a encore une occase dans la seconde qui suit, mais cette fois, il ne parvient pas à redresser sa tête (elle penche toujours un peu sur le côté – cet homme vient de Laval, je le rappelle).

49 Préparez vous à lire un truc bien sale. Non, mais vraiment : pire que d’habitude. Le Havre part en contre en bénéficiant d’un contrôle manqué de Dalé (jusque là, rien d’exceptionnel), un mec se présente face à Ndy Assembé, et celui-ci SAUVE SUR SA LIGNE. Je ne plaisante pas. Ma petite sœur en pleure depuis trois jours.

50 Poyo en revient à ses fondamentaux de médiocrité avec cette passe au gardien du Havre déguisée en centre.

51 Dalé la mollasse a un ballon de centre parfait, mais il attend le bus, et se fait double-contrer par le retour du défenseur, ce qui donne un bon gros six mètres pour le Havre.

53 Ait Bennasser s’essaye encore à voir ce que vaut un pressing bien coordonné sur son talent insolent : il attend patiemment les appels des ses compatriotes pour s’enfoncer dans l’axe normand, puis aux abords de la surface, déclenche une belle enroulée. Pas assez appuyée.

56 Faute tactique de Pedretti, tranquille phare d’expérience au milieu de toute cette fougue nocturne.

57 Quand Anthony Robic se décide à défendre sur une montée du latéral adverse, cela donne une nouvelle fois l’occasion d’écrire le scénario du torture porn de l’été. Car au moment où l’on voit Duhamel prendre tout son temps pour contrôler le ballon et déclencher la frappe à 8 mètre du but nancéien, personne ne doute que Le Havre va reprendre l’avantage. Et c’est alors que le grand corps inutile de Ndy voit son âme (il en a donc une) se saisir de ses membres, et lui intimer, dans un réflexe abasourdissant, de lire la trajectoire et de livrer la parade parfaite, là, devant nos yeux innocents. J’en reste coi.

Picot célèbre aussitôt une minute de silence en souvenir de l’âme de Gui Roland, qui a de nouveau quitté son corps pour la relance.

58 Cétout gagne un corner au courage, ce que Poyo vendange précipitamment, sans plus de dignité qu’un Nîmois.

59 Walter remplace Guidileye.

63 Ndy, le Retour de la Vengeance. En 3D. HD. Imax. Mondovision. Sortie mondiale le 30 novembre 2015. Tickets available now. Vous n’en croirez pas vos yeux de petites merdes aveugles qui attendent Star Wars.

65 Robic se rapproche du but adverse grâce à sa science du contre-favorable. En terme de balistique, il lui reste quelques progrès à faire, en revanche.

66 Les supporters de Nancy chantaient jusque là d’innocentes ritournelles d’ultras décérébrés, mais voilà que le mot de « Metz » vient à mes oreilles. Bien sur, il n’est jamais loin de quelques périphrases fleuries comme « ablation des gonades », « érection contrariée », ou encore « baiseurs d’enfants morts-nés », mais je me demande sincèrement ce qu’un rappel de nos supporters vient faire au beau milieu d’un match aussi agréable, à Picot, à propos d’une équipe aussi insignifiante. Anal-ogiquement, c’est comme si les supps Marseillais se mettaient à chanter « Oh Lyongue, vous êteus nulleus » alors qu’ils reçoivent Lorient, par exemple…incompréhensible.

69 Pendant que je me laisse aller à ces menues divagations, ces connards de chardons ne gagnent plus un duel. Bougez vous le cul, messieurs.

71 Dalé tente une frappe lointain et excentrée. Et c’est un corner ! Que de surprises. Pedretti jette un regard méprisant à Poyo, et le tire bien, même si personne n’est à la retombée.

72 Maître des coups de pied arrêtés pour Puyo, le Ped l’est pour Aït Bennasser en ce qui concerne les fautes de salopes à 55 mètres de notre but. Il fait du bien à toutes nos lignes, le Ped. Et le voilà qui gagne un corner. Puyo demande à le tirer, mais subitement tous ses coéquipiers le fouettent avec des brins d’herbe synthétique. Il part se reposer sur la touche, tandis que Pedretti apporte une nouvelle fois le danger à l’aide d’un vrai coup de pied de coin d’homme.

74 Le havriste Cambon prend son jaune pour attaque scélérate par derrière sur Bennasser. Les adversaires commencent clairement à baisser le pied. Puyo fait des grands gestes et lance des regards pleins de sympathie depuis la touche en demandant à tirer le coup-franc. Au nom de toute l’équipe, Vincent Hognon lui crache dessus.

76 Hadji entre à la place de Robic.

76 toujours : Dalé gagne un très bon coup-franc à l’entrée de la surface, un peu à gauche de la demi-lune. Hognon achève de scier le deuxième pied de Poyo juste au moment où Pedretti va le tirer, en criant « Ne regarde pas » pour masquer les hurlements de douleur du pauvre poulet, mais Benoit et son grand cœur n’y tiennent pas : il regarde la scène atroce et, troublé, tire dans le mur. Corner.

78 But de Cétout ! Cétout à l’Euro, bordel de bite. Alors que la pitié gagne Pablo en voyant Loïc Puyo réduit à l’état d’homme tronc, Pedretti lui cède amicalement sa place au poteau de corner. Le petit poulet jette ses dernière calories dans l’action, et après un trouage généralisé de la défense normandaise, Cétout botte de l’extérieur au deuxième poteau, pour un nouveau but à placer à l’exact opposé du magnifique sur l’échelle des plus belles réalisation de l’histoire du foot. Si vous croyez qu’il en a quelque chose à foutre, le Julien, de ces glorioles de pédé : 2-1.

84 Maintenant, Nancy attend le contre. Mais le cadavre du Havre – le cadhavre – bouge encore, et il faudrait lui coller un dernier pion dans le buffet pour être sur, les enfants.

86 Quand on voit Vincent Muratori se trouer dans une intervention, c’est qu’il y a faute sur lui, en fait.

88 Évidemment, il lui arrive encore de ne point parvenir à juguler une pulsion de violence archaïque. La plupart du temps, au moment où on le voit comme un Alaba des grands jours, il se Ramosifie (syndrome Sergio, le pire). Jaune et coup-franc à suivre pour l’adversaire, mais Ndy intervient à nouveau, pour boucler sa tétralogie de l’extrême par un dernier épisode facile, mais honnête.

89 Puyo met un petit pont. Et Sartre de parler au nom du malheureux Havrenais : « mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu’un était là et m’a vu. Je réalise tout à coup toute la vulgarité de mon geste et j’ai honte. »

90 Geoffrey Cuffaut entre pour Loïc Puyo, élu homme du match et ballon de plomb à la fois par les supporters.

91 À ma grande honte, on joue la tactique dite du « gros cul » au poteau de corner, afin de gagner du temps.

92 Walter s’engage dans l’axe. Les nazis ayant perdu la guerre, il est seul face au but adverse, mais il n’obtient qu’un corner. Fi des convenances, il moleste la trogne d’un adversaire du même coup, et part se replacer avec le sourire.

94 But totalement irrationnel de Ait Bennasser. La Rabat-connection s’illustre à Picot, avec au départ Hadji qui se lâche, et assène une violent frappe depuis trente mètres. Le gardien est sauvé par sa transversale, mais le ballon reste en jeu, s’élevant loin hors de sa portée. Ait a suivi, et grâce à un gestechnique de grantatakan qu’il se permet d’inventer pour l’occasion, du talon, même pas en face du but. 3-1.

 

L’arbitre fait cesser la curée sur ces entrefaites.

LES NOTES

Ndy 4/5 : Le crabe aux pinces de plomb a impressionné dans son nouveau rôle de gardien qui arrête des tirs difficiles. Le replacement orchestré par Pablo a fonctionné contre toute attente. Ne reste qu’à perfectionner ce jeu au pied digne du water-polo ou de la belote.

Cétout 6/5 : sixième but pour Juju la terreur. Noir comme Bakary Sagna, chauve comme Christophe Jallet, qu’est-ce qu’il te faut de plus, Didier ? Qu’il joue dans un grand club, comme Mathieu Debuchy ? Pourquoi riez vous ?

Chrétien 3/5 : S’est bien sorti les doigts face à la vivacité des gars d’en face. Ses dégagements en catastrophe font parfois oublier à quel point il est juste dans ses interventions.

Lenglet 3/5 : Le « +10 confiance » que lui donne le brassard a encore fonctionné à merveille. Rien à dire.

Muratori 3/5 : Le meilleur tacleur de l’équipe a encore frappé. C’est vraiment la caution esthétique de notre défense. En plus, il plaît aux femmes. Et comme il ressemble à Pablo dans sa jeunesse, il me plaît aussi. Ce n’est pas rien.

Pedretti 4/5 : Mettez un ballon avec Pedretti au milieu d’un pressing bien organisé (même si exécuté par des charlots, en l’occurrence), Pedretti gagne quand même. Donnez lui des coups-de pied arrêtés à tirer, c’est Nancy qui gagne.

Ait Bennasser 19/5 : L’insolent petit salopard a fait mouiller le slip de Boghossian, c’était obscène, messieurs-dames. Pédophile et demeuré, on ne peut pas en revanche lui reprocher d’avoir mauvais goût, ni un œil aveugle en ce qui concerne reconnaître un talent brut. Hormis son but, le jeune a livré un vrai match de bonhomme.

Guidileye 2/5 Voir jouer Diallo à ce niveau, c’est comme voir un punk bourré tenter de tuer une mouche sous speed à la machette dans un poulailler : c’est rigolo au début, mais ça fait vite de la peine, quand même.

Robic 3/5 Ces joueurs tarés congénitaux qui compensent leurs graves manques footballistiques par une abnégation et une énergie féroces ont toute ma sympathie.

Puyo 3/5 Le mystère du poulet-garou : tout ce qu’il touche se transforme en fiente de cloaque, et puis d’un coup, paf, deux passes décisives. C’était la pleine lune sur Picot, ce samedi.

Dalé 3/5 Le réveil du Maurice ? Lui aussi rendrait assez vite épileptique un petit bipolaire tout mignon, avec ses courses dignes du brontosaure et son opportunisme inzaghien.

REMPLAÇANTS

Walter 3/5 Bonne entrée du jeune.

Hadji 3/5 Bonne entrée du vieux.

Cuffaut NN Mais qui êtes vous, à la fin ?

 

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 5/5

Contre une vraie bonne équipe, ça donne trois buts quand même. Le football, ça se joue à onze tocards contre onze chardons, et à la fin, c’est Pablo qui gagne, et Hadji qui baise ta sœur (mais il a en a aussi pour ton frère, si tu veux).

J’ai que ça qu’à dire.

Je crois en Pablo Correa.

PAR AILLEURS

J’arrive un peu tard, et je n’ai pas d’assistante dévouée, contrairement à la partie riche de l’Alsace (celle qui se fait passer pour la Lorraine).

En conséquence, mes chardons s’en sont allés prendre un point en Chine, sans moi pour les encourager : Sochaux-Nancy 2-2. Les coquins. J’ai bien demandé à une copine de m’envoyer des commentaires lorsqu’elle apercevait quelque chose, mais au milieu du multiplex, elle n’est parvenue à discerner que de la médiocrité jaune, des chardons épuisés par un match de haute intensité face au Havre trois jours plus tôt, de la déchéance arbitrale, et un homme appelé Guacamole foutre une trempe à lui tout seule au Fessée Metz. Joie.

A posteriori, comme on dit, j’ai tout de même pu observer les choses suivantes :

-Albert Cartier déteste la Lorraine. Pour avoir fait ça à Metz tout en insufflant une telle haine de Nancy à des joueurs plus préoccupés par le cours de la houille brute en République Populaire que par le nom de leur adversaire, je dis chapeau. Un tel niveau de rage est beau à voir. Salope.

-Coulibaly n’est donc pas mort, puisque Pablo s’en est paré ce mardi. Une parure dont il a ensuite fait don aux Restos du cœur, qui l’ont transmis, un peu gênés, à Emmaus.

-Il a tout de même failli marquer. Sur un malentendu.

-Alexis Busin est entré pour marquer le deux buts à un (tu l’as. Mais si.)

-Dalé saute quand même vachement haut. Encore un qui s’est trompé de sport.

-L’arbitrage compassionnel du fdp en vert qui « dirigeait » soi-disant la rencontre a paradoxalement servi les sombres desseins de Cartier, en procurant l’occasion du 2-2. Rester correct avec cette engeance est un combat de tous les instants.

-Comme le montre le premier but des Dragonneaux, fort joli par ailleurs, il faut désormais un miracle pour inscrire un pion à L’ASaNaL. Faites-en ce que vous voulez, les autres.

Marcel Picon.

 

2 réflexions sur «Nancy-Le Havre (3-1) : La Chardon à Cran Académie en fout partout.»

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