OL-SDR (1-0) : La Gones Académie sort le champagne


Avantmatch

Salut les prolos, on s’était quittés y a un bon bout de temps en espérant se revoir très vite mais c’était sans compter la horde de ninjas brésiliens à la solde de SFR-Numéricable qui nous a retenus prisonniers des interwebs, enfin surtout Lexie Najas, toujours en train de soigner son syndrome de Stockholm naissant pour ce gentil technicien qui sent bon la cannelle. Bref, on se retrouve pour un match dont nous devrions sortir vainqueurs mais qui, en réalité, aurait pu se passer de 1001 manières différentes tant le facteur chance part en couille ces temps-ci. Personnellement, on était confiant : les grandes équipes ne perdent jamais deux fois d’affilée (ndlr : dans la même compétition. On sait qu’on a perdu à Bordeaux et contre Valence, Jean-filsdepute). Et puis surtout, c’était la fête pour Jean-Mimi au stade donc vraiment, rien ne pouvait gâcher la fête. Même pas un nouveau jour et un nouveau match sans Nabil. Même pas une compo fourniesque qui consiste à anticiper le déplacement en Russie selon le taux d’humidité en Nouvelle-Zélande et l’évolution des populations de pingouins depuis 10000 ans pour justifier que Jordan Ferri démarrera titulaire. D’ailleurs, l’est-il ?

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Tout est bon pour compter les jours sans Nabil, même le dos de Lexie Najas.


La compo

Et non ! Jordan Ferri sera sur le banc ce soir. Contrairement à Rafael et Yanga-Mbiwa, blessés. Ça fait plaisir de voir des recrues qui s’adaptent aussi vite. A part ça, c’est du archi-classique en termes de compo. On se permet simplement de noter que notre banc n’a rien à envier à celui des sardines, Cornet ayant probablement la même probabilité de marquer que Nkoudou quand il rentre en jeu. Ceci étant dit : voilà la compo.



Le match

Ça commence pépère avec un gang-bang Tacalfred-Kankava sur Lacazette dès la deuxième minute pendant que Jean-Michel s’autorise une petite folie : une sortie dans le public, à plus de 50 mètres de Bernard Lacombe. Le temps d’aller se chercher une bière au frigo, Jordan Ferri est apparu subrepticement sur la pelouse. On craint le pire : Sergi est blessé ? En fait non c’est Bisevac ce qui est, avec du recul, encore pire puisqu’on se retrouve donc avec le choix cornélien « Koné ou Rose ? » pour le prochain match. Oui, parce qu’Hubert ce fin stratège n’a pas de défenseur central sur son banc de touche pour ce match-là. Question de football total. Max passe donc en défense centrale, et Tolisso en sentinelle.

C’est donc avec un léger sentiment de malaise qu’on poursuit la rencontre. Lyon se procure un corner, ce qui équivaut sur l’échelle de la dangerosité à un chihuahua paraplégique ou un pénalty d’Abdelaziz Barrada. Allez ça va, on charrie. Jordan aussi. Sa graisse. En revanche, Christophe Jallet est, lui, aérien sur son couloir droit. Son centre est repoussé mais on ne va pas se plaindre, il y a de la percussion (argument non-issu du lobby de producteurs de musique techno-minimale).


Voilà, la blague est faite. On peut passer à autre chose.

Le match continue, Lyon embête Reims notamment grâce à ses latéraux très en jambes et à un Mathieu Valbuena incisif. Rien de bien dangereux cependant pour Johny (Placide) qui se demande quand l’OL va définitivement allumer le feu. C’est ce qui se produit à la 30e quand Beauvue le trouve sur une passe précise mais surtout à la 32e avec une belle frappe du gauche d’Alexandre Lacazette qui finit en corner. C’est quand même embêtant cette histoire de corner, on n’est pas du tout dangereux dans l’exercice et on ne peut même pas réclamer un coup-franc à la place parce qu’on les rate, ni même un pénalty parce qu’on les rate aussi. Nom d’un chien.

Préville, alias l’oxymore vivant, interrompt notre réflexion avec une frappe dangereuse mais Anthony Lopes veille et nous autorise une nouvelle sortie métaphysique, cette fois en rapport avec un partenariat entre le Stade de Reims et la bière Rince-cochon.

Article sponsorisé par la région Nord-Pas-de-Calais.

On assiste tout compte fait à un match de l’OL classique avec beaucoup de possession, peu d’occasions très franches. Et dans un match classique, quand on n’arrive pas à marquer on a trois possibilités :

  • Compter sur Nabil
  • Compter sur Njie à partir de la 60e (risqué)
  • Compter sur l’arbitre et les talents d’Alexandre Lacazette pour obtenir un pénalty.

Comme c’est mort pour les deux premières solutions, Alex prend ses responsabilités et force Kankava à mettre la main. Un peu comme dans un viol en réunion. Placide, Placide attend la tentative du goleador (lol) lyonnais. Les parisiens s’astiquent déjà sur le « Penalcazette » qu’ils vont twitter sans vergogne… ET PAM ! La barre tremble, celle de Paul Igarque dégonfle. Le malaise. On se dit qu’en en finira plus avec cette crise pour Lacazette et là, long ballon de Darder, Lacazette, Beauvue, Lacazeeette !!!! Et là on se prend tous pour Stéphane Guy à improviser des phrases plus dramatiques, journalistiques, théâtrales et nulles à chier les unes que les autres. Mais finalement on se laisse tous réduire au silence par cette célébration.

Nous aussi on a les larmes. Dans le pantalon.

La mi-temps est là, c’est l’euphorie. On va faire un petit tour sur Twitter histoire de pisser sur l’OM et Paris et nous revoilà en place pour le deuxième acte. Ça repart tambour battant avec Ferri qui alerte Beauvue (ainsi que son diététicien : « La mayo 0% avec les frites ça passe ? »). Finalement ça ne donne pas de but mais ça a l’avantage de rincer immédiatement les ardeurs de Reims. (Si toi aussi tu souhaites créer un Nuremberg bis pour juger les fdp qui font des blagues comme ça en 2015, signe cette pétition).

Mine de talent de Rachid Ghezzal rien, l’OL pousse en attaque, Beauvue sur ses jambes et ça donne une bonne tête, et encore la barre ! On était à un cerveau d’Alessandrini de marquer sur corner ! Faudrait penser à rappeler Jimbo au bercail, les têtes victorieuses au premier poteau nous manquent.

La 60e approchant, il convient de rappeler que pour l’instant, nous sommes dans un match standard de notre cher Olympique et que par conséquent le score de 1-0 à ce moment du match implique forcément :

  • De sortir Steed de façon imminente s’il joue, de le faire rentrer s’il est remplaçant.
  • De gérer le score quitte à serrer les fesses pendant le dernier quart d’heure.
  • De faire rentrer Rachid Ghezzal pour le dernier quart d’heure, selon toute coïncidence.

Comme apparemment, l’OL est en crise, le serrage de fesses intervient plus vite que prévu : un Rémois, qui est Kyei, se débarrasse d’un défenseur puis d’Anthony Lopes comme d’une vulgaire femme de ménache. Ce con centre, Sam se concentre et dégage au loin tandis que le sconse entre. Oui on parle de Steed et de sa chevelure entre blanc et noir.

Samuel faisait le travail défensif pour 4, allégorie.

Comme pour nous punir de médire sur messire, Steed se met immédiatement en valeur (malgré lui) sur un centre-tir, complètement tir dans l’intention, complètement centre dans l’exécution. Lacazette passe par là et marque ! Mais tel une péripatéticienne qui t’accoste c’était trop beau pour être vrai. Tel une péripatéticienne qui t’accoste, pour que ça aille au bout il faut payer. En l’occurrence, Jean-Mich’ était trop occupé avec les supporters pour glisser son enveloppe à l’arbitre assistant donc ça donne but refusé. Mais c’est pas grave parce que Steed fête son 500e match dont 1 dans le Forez. Une petite infidélité dans une immense carrière. Steed, malgré tout le sucre qu’on a pu casser sur ton dos aujourd’hui voûté par les années, respect à toi et à ce que tu as accompli avec une absence totale de frappe de balle et la nationalité belge.

Le palmarès de Steed impose le respect.

Les Rémois, eux, ne se laissent pas entrainer dans l’atmosphère festive et poussent pour égaliser. Ainsi Diego trouve Kyei sur un centre mais celui-ci se voit trop beau et oublie de frapper au but, et manque sa tête. Les lyonnais voient leur adversaire prendre le dessus et décident de répliquer par l’intermédiaire de Valbuena qui lève la tête (à 1m60, cela a-t-il du sens de dire lever ?) et donne le cuir à Lacazette qui se frise déjà la moustache (cuir cuir cuir moustache) en voyant le ballon arriver et l’expédie en direction du but rémois. Mais Johny est au zénith ce soir à Lyon (Johnny est, lui, au Zénith à Saint-Etienne) et détourne le ballon. Hubert ayant pris en considération l’invincibilité de Placide en cette fin de match, il prend le luxe de sortir Valbuena et de faire rentrer Rachid Ghezzal.

Hubert sortant Valbuena alors que ce dernier veut continuer.

Le match touche à sa fin, le temps pour Jallet de nous faire oublier le fait que nous ayons un ex-mancunien à son poste dans l’effectif et pour Ghezzal de prendre un jaune. Le mec lève trop ses pieds mais pas assez ses coup-francs, allez savoir… Ah non ! Une dernière occasion pour Reims avec cette grosse demi-volée d’Oniangué mais c’est bien Anthony Lopes qui s’en ira comme un prince ce soir.


Les gones

Lopes (3/5) : Anthony « Je-rate-une-relance-à-la-main-exprès-pour-me-mettre-en-valeur-dans-un-match-où-j’ai-rien-eu-à-faire » Lopes. Couilles.

Jallet (4/5) : Christophe a surnagé dans son couloir, pour le plus grand bien de notre défense. Jallet de sauvetage.

Gonalons (3/5) : Le meilleur match de sa saison à un poste qui n’est pas le sien. Mascheralons.

Umtiti (4/5) : « Sam c’est celui qui conduit ». Nouvelle preuve ce soir que celui qui dirige, c’est bien lui.

Morel (3/5) : Préville a passé son match à se faufiler dans le trou qu’avait laissé Morel dans son dos. Levrette. Dommage parce qu’offensivement c’était bon.

Tolisso (4/5) : « Coco, Choco Chanel. Coco, Chanel Chocolat. In my heart, in my veins, I just couldn’t take him out of my brain. Just a glance, I’m in transe. This french fella was cute as hell ». Le retour du Tolisso, cru 2014/2015 ?

Darder (2/5) : La passe pour le but de Lacazette c’est lui. A part ça, un peu léger. Ça fait bizarre de dire ça quand on est habitué à Ferri au milieu…

Ferri (3/5) : Apparemment, Volkswagen aurait trouvé un moyen pour truquer les moteurs de bateau : Ferri semble avoir fait un bon match.

Valbuena (2/5) : Dézoner ça peut être bien, dézoner au point de ne plus être sur le terrain c’est nettement plus embêtant.

Beauvue (2/5) : Recruté pour son jeu de tête. Ça paraît évident quand on voit son jeu au pied.

Lacazette (5/5) : 2 buts en 7 matches de Ligue 1. L’inverse pour Lewandowski. 7 orgasmes en 2 buts, il est où Robert là ?


OPTAmère

  •  585, le nombre de passes tentées par l’OL et aussi le prix en euros d’une bonne bouteille de champagne. Et oui ! Lexie est une femme subtile.
  •  5, le nombre de corners obtenus par l’OL et aussi le nombre de fois que t’as crié « putaaaaaain ! » sur le péno de Lacazette
  •  8, le nombre de tirs rémois. C’est aussi le nombre de bières qu’il t’a fallu pour enfin accepter que N’Gog a joué à Liverpool. Bientôt Brendan Rodgers à Reims ?
  • 60, le nombre de duels remportés par les joueurs de Reims, tout comme le nombre de fois que Moral a eu l’occasion de lire le numéro inscrit dans le dos de Préville.
  • 8, le nombre de hors-jeux dans ce match. C’était la moyenne par match de Bafé Gomis. Souvenirs, souvenirs…
  • 270, le nombre de passes réussies par Reims ainsi que le nombre de centres manqués par Jérémy Morel depuis le début de saison (entraînements non inclus)

L’invité photoshopique de la semaine

Grâce à une opulence croissante, la Gones Académie va essayer d’inviter chaque semaine un invité pour un petit shooting photo et éventuellement une interview bonus. Cette semaine c’est Lacazegeta.

La conférence de presse d’Alexandre Lacazette.

Voilà c’est fini, n’oubliez pas de vous abonner à la chaine youtube, partager sur les réseaux sociaux si vous avez un compte ou taguer l’URL de cette acad sur les murs de votre rue dans le cas échéant. Nous on retourne jouer aux fléchettes sur le visage de Rachid Ghezzal.

Ciao.

Lexie Najas et Paul Igarque

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

6 Comments

  1. Ca fait plaisir de vous retrouver!
    J’ai pas crié 5 fois « Putain » sur le péno raté de Lacazette, parce que j’étais au taf et ma co-bureau aurait probablement apprécié moyen. Je me suis contenté d’un bon facepalm.
    Sinon, je trouve que l’équipe monte en puissance petit à petit, et qu’on commence à revoir des bonnes choses vues la saison dernière. On a vraiment pas beaucoup de réussite en ce moment (suis presque sur que le 2e but de Lacazette n’est pas Horsjeu(.net)), ça va bien finir pas tourner.
    A noter que l’arrivée de Darder sur le terrain semble avoir fait comprendre à Ferri que se bouger le cul est pas une mauvaise idée. Et Tolisso semble avoir retrouvé son football.
    Bref, moi je suis confiant pour la suite.

  2. Ah ouais pratique la panne de télé pour pas faire des acads sur les défaites.. Heureusement que c’est bien écrit, va.
    Quant à Ferri, c’est est un peu le Nasri de l’effectif, c’est sûr…

  3. « •8, le nombre de hors-jeux dans ce match. C’était la moyenne par match de Bafé Gomis. Souvenirs, souvenirs »
    John Carew etait aussi un specialiste!! et encore, on parle de notre ami Fred…

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