« Vous revoilà !

– Oui. On voulait mourir à la maison ».

Dans le football, rien n’est jamais acquis par avance et ce ne sont pas les millions dépensés ou le Scapulaire brodé qui vont changer cela. On leur demande quoi, aux joueurs, finalement ? De se dépouiller pour nos couleurs, de se donner pour le club qu’on aime. Le minimum, c’est le don de soi (le don de soie également, d’ailleurs si un hôtel pouvait nous dépanner, le personnel de la lingerie étant parti aussi, les jeunes du centre de formation dorment à même le matelas). Lorsque les éléments sont contraires, les supporters se nourrissent de fierté à défaut de se repaître de victoire. La colère nous a souvent envahi cette saison. Au crépuscule de celle-ci, alors que le moment de faire le bilan approche, force est de constater que dans la quête de remontée, la volonté de bien faire était moins un problème que l’absence de qualités requises. Trop de manques dans les deux surfaces, un effectif bancal, des recrues pas au niveau, des choix étranges de la direction et une situation financière catastrophique qui forcément (Lo)pèse aussi.

« Du plaisir à la corvée, tout dépend de la gueule de ta femme », une phrase qu’aurait pu prononcer Albert Riera mais qui traduit surtout l’état d’esprit des Académiciens que nous sommes. Terminées les purges de l’ère Guion, bonjour les matches dingues des Marine&Blanc. Comme il doit être agréable d’être un spectateur neutre lorsque Bordeaux joue une rencontre (presque autant que d’être le only fan de Cardona)… Le foot et son académisation devraient être un exutoire. Vivre est merdique, sachez-le. Supporter les Girondins, peut être encore pire. Regarder le match, être déçu/triste/énervé/pas assez ou trop bourré, mettre le replay, essayer d’écrire et renoncer, la vie te retenant par le col juste au moment où tu allais sauter. Et puis, à un moment, après un temps passé à réfléchir et écouter les voix amicales qui te crient leur amour du Scapulaire, tu acceptes tes conditions et finis par te dire : il y a toujours pire ailleurs, alors arrête de te plaindre, bordel ! Ou comme dirait Riera : « la vie, c’est peut-être pas simple mais ce n’est pas comme au cimetière, au moins tu choisis tes voisins ». Là, assis entre la Chardon à Cran et la Canebière, on est bien.

Loin, très loin de son objectif initial, Bordeaux est proche de valider son maintien. Du moins sportivement. Personne ne sait si les Girondins auront le droit de repartir pour un tour en Ligueudeux. Le Sauveur est tellement grillé chez les banquiers et autres financiers que même l’opératrice de Cetelem lui aurait raccroché au nez, paraît-il. Le FCGB pourrait bientôt crever (si l’on considère qu’il est toujours en vie) alors lançons-nous dans une last dance.

La composition :

Johnsonn

Michelin Bokélé Angely NSimba (c)

Diaz Cassubie Diaz

Diaz Sissokho Diaz

Livolant Diaz Diaz Davitashvili

Diaz Vipotnik

Aucun bémol possible.

Le résumé :

Le match :

4-0, PUTAIN !

Bordeaux a maitrisé son match, qui s’est révélé être une attaque défense. Diaz et Davitashvili, sûrement les joueurs les plus réguliers lors de ces derniers mois, ont profité d’errements dans la relance pour inscrire les deux premiers buts. Sûrs qu’ils doivent en planter pas mal à l’entrainement, ces deux-là.

Barbet et NSimba ont chacun inscrit un but. Après avoir essuyé sifflets et critiques.

Le nom des buteurs sont importants :

  • Deux recrues qui ont d’autres avantages que celui de gonfler le compte en banque de l’homme qui dépense son fric en farine et implants.
  • Deux joueurs formés au club, deux cadres qui commettent parfois des erreurs mais qui évoluent en Ligeudeux, ne l’oublions pas.

Deux et deux font quatre, comme 4-0, PUTAIN !

Joie et regrets. Que cela concerne le classement ou le développement du résumé. Joie et regrets, dans le foot comme dans la vie.

Mais on se maintient, c’est le principal, non ? (Euh non rien, Admar, rendors-toi).

Les notes des 33 :

Johnsonn (2+/5): Un jeu au pied rafalstracsèque mais un clean-slip, c’est bien là l’essentiel.

Michelin (Non noté puis Barbet 4/5): Un salaire décent chez Michelin, pourquoi pas mais il faudrait voir à bosser un peu, aussi, non ?

On a retrouvé le capitaine qu’on aime, celui qui encourage, qui ne lâche rien même blessé et qui marque sur péno. Grâce à la gestion formidable du Président, l’homme à tout faire des Girondins a pu se concentrer sur l’essentiel de ses missions. En effet, s’étant vu confisqué sa tondeuse, Barbet a eu le temps d’établir les menus de la cantoche et le planning des visites médicales, de siphonner les réservoirs des bus de Bordeaux Métropole pour le déplacement à Laval, de régler l’ardoise d’Admar au Base, de retrouver le code de connexion de la Scapulaire Académie et de participer à la mise en place tactique de jeudi. Ici, on ne le siffle pas, on le remercie.

Bokélé (3/5): Combattant agité du bokal (hey), il aura surnagé toute la saison. Sans faire de vagues, il aura encore une fois montré son importance.

Angely (3/5): Une première fois à 17 ans, c’est logique qu’il se soit retrouvé un peu hésitant lors des premières minutes. Il a rapidement gagné en assurance. Le club aussi : celle de réaliser un jolie vente à l’avenir. Et oui, putain. Blessé à l’épaule, il risque de ne pas pouvoir écrire au bac français mais qu’est-c qu’on s’en fout ? Remplacé par Marcelin (encore une épreuve).

NSimba (4/5): Un gros match de Vital, sûrement motivé par l’ambiance au stade. Premier but sous ces couleurs à 30 ans, on ne sait pas si cela vaut une Rolex mais c’est plus sain économiquement. Amoureux du club.

Cassubie (3/5): Cicéron c’était carré Si c’est rond c’est pas carré 6 est bon c’est Cassubie (désolé, on fait réviser le Brevet aux jeunes, on n’a plus de quoi payer les profs particuliers)

Diaz (5/5):

Hey ho, hey ho

Sur la route qui nous mène

Loin du monde de la DN(CG)

Je fuis (il fuit)

Comme la gazette aimable

A la plume de velours

Je ne veux pas faire de vague

Le proprio me passe le bonjour

Oh mon Pedro

Tu es le plus beau des Pedro

Tu nous remettras à flot

En allant voir plus haut

Tu es le plus beau des Pedro

Bravant toutes les tempêtes

Sifflant une dernière cannette

Je plane (il plane)

Vers de fabuleux mirages

Où je serai avec toi

J’entends des rythmes sauvages

Ma femme gueule au-dessus de moi

Hop la

Oh mon Pedro

Tu es le plus beau des Pedro

Tu nous remettras à flot

En allant voir plus haut

Tu es le plus beau des Pedro

Nu et le sexe étiolé

J’peux pas gonfler de bonheur

Les UB chantent pas en chœur

Les Northgate (les Northgate)

Vous crient des « allez » (« allez »)

Allez

Oh mon Pedro

Tu es le plus beau des Pedro

Tu nous remettras à flot

En allant voir plus haut

Tu es le plus beau des Pedro

Tu es le plus beau des Pe-droooooooo

(Chiale – chiale – chiale)

Sissokho (4/5): Il a numériquement remplacé Gaëtan, suspendu. De l’activité, de la verticalité, un profil qui nous a fait du bien. Alors, who’s back ?

Il a cédé sa place à De Amorim pour la dernière demie-heure. Il est temps de rendre les clefs, Gaëtan. Vraiment.

Livolant (3/5): En progrès, il pourrait aisément viser un club du top 8 l’an prochain.

Davitashvili (4/5): Quelqu’un s’est plaint récemment d’un échange de bébé à la maternité de Tbilissi ?

Vipotnik (2+/5): On aurait voulu souligner son rôle ingrat mais « pas le physique », on a dit.

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