Notre Footballologue analyse Brésil-Paraguay (0-0, 0-2 tab)

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Pas besoin de vous faire un dessin, il l’a fait pour vous de toute façon.

Footballologue

L’Argentine éliminée, les Brésiliens boudent…

Daniel Alves remplacé par Maicon, exit le joli projet de la semaine dernière pour un Martino privé de Santa Cruz. C’est donc un Paraguay sans saveur qui s’aligne en 442 avec un bloc compact au service de la paire Nelson Valdez-Barios. Le pressing des bleu-blanc-rouge n’est pas sans rappeler les plus belles scénographies de Jean-Paul Goude, un milieu (Caceres) se tenant en retrait des trois autres de façon à faire face à l’assaut en compagnie de ses centraux tandis que les autres milieux et latéraux redescendent en resserrant dans l’axe. Avec un petit effort de l’équipementier, ça pourrait révolutionner la perception du football en donnant un truc de ce genre sans oublier que cela densifie l’axe tout en rejetant l’adversaire sur les extrêmes. Dès lors, les latéraux adverses s’engouffrent et laissent l’espace libre dans leur dos mais les attaquants paraguayens restent trop axiaux pour en profiter lors des contres.

Moins axial, moins direct que durant la phase de poule, le Brésil de Menezes propose une occupation de l’espace beaucoup plus équilibrée grâce notamment aux décrochages de Robinho et Neymar, qui viennent aider Ganso dans l’animation. Le Brésil se divise ainsi en deux équipes : le socle de 4, exclusivement défensif, les relayeurs ne participant pas au jeu offensif, occupés qu’ils sont à compenser les montées des latéraux ; le quatuor offensif organisé autour de l’axe Ganso-Pato . Les latéraux sont chargés de faire le lien entre les deux, Maicon poussant ses montées jusqu’au poteau de corner tandis que André Santos plonge dans l’axe arrivé aux 35 mètres.  Le jeu est ainsi plus varié, André Santos étant tout aussi sollicité que Maicon, mais Pato se trouve esseulé et déserte l’axe pour l’aile gauche, contribuant ainsi à l’animation mais privant son équipe d’un point de fixation aux avant-postes. Ne poussant quasi jamais ses actions jusqu’au point de corner, ce Brésil encore trop axial ne profite pas des espaces offerts par l’adversaire, ne centre jamais, et finit la première période sans une action dangereuse si ce n’est la reprise de Lucio sur coup-franc que le frère caché du fils « déposé » de Henri Salvador détourne des cojones.

En passant en 442 losange, Martino réitère son projet précédent en indiquant à son « 10 » de plonger dans le dos de André Santos. Bis repetita, à gauche cette fois pour cause de paire Lucio-Maicon à droite, ce que confirme l’entrée de Barreto à la 63ème.

Dans le même temps, Menezes « libère » Ramires puis décale Ganso plus bas côté gauche afin d’ouvrir le jeu à la patte gauche de son meneur. L’arlésienne du PSG peut dès lors tracer des diagonales pour Maicon ou rebondir sur Neymar-Robinho. Remplaçant Neymar à la 79ème, Fred offre désormais un point de fixation dans l’axe mais la seleçao bute sur un Villar de gala face à Ganso (64ème), Pato (72ème, 81ème) quand il n’est pas suppléé par son équipe (sauvetage sur la ligne de Barreto, 83ème.)

La prolongation n’apporte rien malgré les expulsions de Lucas Leiva et Alcazar pour « pousse-pousse » (103ème) et les entrées de Lucas Silva et l’incontournable monsieur Elano. Espérant humilier l’hôte en finale, les Brésiliens se consolent en bombardant le public argentin durant les pénalties et laissent Larissa en mode vibreur. En français, Larissa Riquelme c’est Larousso Zidane ou Nadia ?

Elano                    X             X             Barreto

Thiago Silva      X              I              Estigarribia

André Santos     X              I              Riveros

Fred                      X

 

8 réflexions sur “Notre Footballologue analyse Brésil-Paraguay (0-0, 0-2 tab)

  1. Quelle générosité ! Deux ballons offerts aux supporters de la troisième tribune supérieure pour avoir fait l’effort de suivre ce quart de finale interminable

  2. Haha, c’est trop ça Omario, quand tu vois TOUS (!!) les joueurs loupant leurs tirs, regarder le point de penalty comme étant le seul coupable. Pitoyable.

    Et Fred. Fred, mon petit Fred. C’est quoi cette prise d’élan à la con ? Trop simplement de rester à côté du ballon pour taper un petit filet ? On apprend pas à tirer un penalty au brésil ?

  3. Qu’est ce qu’il foutait là Fred ?
    Pendant ce temps là, Hulk se grattait les couilles à la plage…

  4. Faut admettre que les tirs d’Elano et Barreto sont vraiment dégueu.

    Après… même si le point de péno est en sale état, il l’est pour tout le monde.

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