Notre footballologue analyse PSG-Lille (0-1)

Maître chiens contre aboyeur… duel au cynosarge.

PSG X LOSC, finale de coupe de France, 14/05/2011

 

Maître chiens contre aboyeur… duel au cynosarge.

 

Philosophe aux chiens, Garcia élabore un football hédoniste fondé sur l’altruisme et le plaisir pris à l’expression collective…bef, le Miroir reflète l’image du « gentil » et autorise l’usage du 433 et du 442 pour coder le style. Ainsi, le prognathe aligne un 433/442 losange puisque Hazard évolue en soutien de Gervinho et Sow, attaquants excentrés. Défensivement, le bloc se veut compact pour supprimer les espaces, Hazard et le relayeur concerné (Cabaye ou Gueye) déclenchent le pressing et rabattent l’adversaire sur le côté où l’attaquant se tient prêt à gicler dès la récupération (chevauchées de Gervinho en début de première période.) En phase offensive, le LOSC dilate jusqu’à recouvrir la quasi totalité du terrain. Les centraux s’écartent, Mavuba s’intercale dans l’axe façon Busquets pour une relance vers des latéraux déjà dans le camp adverse, appui sur Hazard et deux possibilités :

  • remise sur le latéral, un relayeur passé dans le couloir ou vers l’attaquant excentré. Le jeu reste dans le couloir en attente de centre.
  • 180° de Hazard qui élimine son adversaire et s’ouvre l’axe. Possibilité d’appui sur un relayeur, de raid ou d’ouverture pour un attaquant.

L’absence de Balmont permet au valeureux Gueye d’errer au milieu des incessantes permutations du duo Mavuba-Cabaye mais pénalise l’ensemble. Le LOSC fait dans le « total » à coup d’ersatz de Messi, Xavi et autre Busquets mais s’épuise pour quelques CPA.

 

Un grand attaquant physique en pointe, un bloc bas de 4+2 demi défensifs à plat… aucune surprise, les forces du mal s’alignent une nouvelle fois en 4231 et ce n’est pas la verticalisation du duo Makelele-Chantôme à la relance qui compense l’ignominie. Au centre, l’hydre à deux tête dispose de Hoarau-Bodmer pour remiser sur Néné ou lancer Giuly. La paire Makelele-Chantôme à plat devant une défense regroupée est chargée de couper la transmission axiale entre les relayeurs et la ligne offensive et déporter l’adversaire sur les côtés où Giuly et Néné s’animent dès la récupération. La pression exercée par le LOSC contient toutefois les parisiens dans leur 35 mètres, le flanc droit Ceara-Camara souffre face à Gervinho, Makelele a connu le « jerk » et Bokassa, et en l’absence de ballon, seuls les centres de Tiéné et les cpa de Néné représentent un danger.

 

Mi temps : « Zig et zag…il lui a mis dans le zag. »
Gravelaine’s digest résume Le Choix de Sophie.

 

Début seconde mi temps:

Makelele quitte sa dernière finale sur le terrain, Clément entre poste to poste tandis que Chantôme, désormais au-delà du rond central, entame l’offensive des « méchants. »  Le PSG presse les centraux et Mavuba par Bodmer-Hoarau ou Bodmer-Chantôme et s’installe chez les dogues. Un oeil dans les tribunes, Garcia demande à Cabaye d’insister sur un côté droit que Néné ferme « à la brésilienne. » Excentrer les relayeurs recentre les attaquants mais la vivacité de Giuly musèle un Hazard plus à gauche et le PSG prend l’initiative. Garcia le cynique profite de l’ambivalence du terme et entre Tulio pour Gueye, le 442 pourrait devenir un 4231 reposant sur une pointe physique et le Hazard à l’oeuvre mais la majuscule et le placement côté droit du brésilien font miroiter un 433. Le mal menace, Erding remplace Bodmer, le 451 se dilue dans l’ambigüe 442 mais la maladresse de Hoarau (74ème) puis Nikopolidis face à Chantôme (75ème) empêchent de conclure. Couper en 4231, presser puis contrer en 4132 pour le PSG ; Construire en 442, jouer sur les points faibles en 433…le style reste, les formes passent, a fortiori lorsque « le polonais Obraniak » entre pour Sow et s’installe côté gauche, Gervinho passant à droite et Tulio dans l’axe pour un reflet de 433 fortement 442. En effet, le brésilien évolue en 9 ½ et dévie de la tête vers Gervinho, Obraniak qui permutent, les latéraux plongeant dans le couloir. Ainsi, Obraniak côté droit a tout le loisir d’admirer le numéro d’otarie de Debuchy avant que Coupet ne rende hommage à Edel sur le coup franc obtenu : 0-1, Obraniak « La France, elle t’aime ou tu la quittes », 89ème. Désireux de rédiger lui-même l’épitaphe d’une carrière, la doublure de Barthez obtient et arrête un penalty (Debuchy, 89ème) et l’heure est désormais aux hommages. Dumont, capitaine COTOREP, entre et Hazard savoure (93ème) tandis que Kombouaré transforme sa souris en saucisse (Giuly pour Traoré, 94ème.) « Ca bascule toujours dans le bon sens quand une équipe créé quelque chose » (XG)…ou ça relève du Big Bazard.

 

LOSC.

 

Phase 1 :

 

Phase 2 :

Phase 3 :

 

PSG.

1.

 

2.

Losc-PSG, finale de la coupe de France 2011 par FFF-Emotionbleue-tv

10 thoughts on “Notre footballologue analyse PSG-Lille (0-1)

  1. Pourquoi donc Nikopolidis, cher Footballologue ?

    A part ça, c’était très bien. Comme à ton habitude.

  2. Parce que Landreau était en mode « Nikopolidis Euro 2004 » hier soir ?
    Bon, je vais me taper la lecture du bonus Miroir-Football, ça sent le petit hommage à nos amis Lou & Omario qui se sont bien charclés la dernière fois à grands coups de 4-4-3, de 4-4-2-1 et de 4-2-3-2-1 :)

  3. Vous avez touffe ho !
    C’était juste une référence capillaire…
    Il aurait put l’appeler Gris-poil par exemple.

  4. En fait, l’hommage « Loumarien » est contenu dans le récit analytique du footballologue que je n’avais pas encore lu.

    L’article de Miroir du foot ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes, mais j’y adhère complètement. La frilosité des entraineurs de L1 n’est certe plus à démontrer mais au delà de celle-ci, ne faudrait-il pas pointer du doigt si ce n’est un certain manque d’intelligence, au moins un réel manque d’intérêt de leur part pour la « science footballistique », la réflexion sur le jeu ?

    Comme le dit l’auteur, la plupart d’entres eux n’ont pas d’autres ambitions que de durer, ce qui sous-tend que leurs dirigeants n’en n’ont pas plus ou alors qu’ils sont complètements cons pour la plupart.

    Pourtant, en Italie (par ex.), nombreux sont les coachs qui réfléchissent sur la façon de jouer, qui « osent », qui « pensent » le jeu, tout en obtenant (pas toujours) de bons résultats alors que la pression des dirigeants, des supporters et des médias n’est pas moindre loin de là !

    En Espagne, en Allemagne, en Angleterre, au Portugal aussi ça pense, ça réfléchit, ça ose, ça innove, ça fait avancer le schmilblick.

    Pendant ce temps là, en Gaule, rien, que dalle, ah si, nous aussi on reufleuchit : sur les noirs forts et costauds, les binationaux, faire plus de Xavi que de Boumsong…

    Ah ouais, pas cons les gôrs, fôt vit’ faire des quôtas, voilà ouais bien ça des quotas, pas compliqué hein les gôrs ?…

    Voilà le niveau de la réflexion footballistique post-Mémère 98 où nous en sommes.

    Putain ça fait chier.

    PS : désolé à tous du hors sujet, j’accepterais un point G.O si on me l’attribue, bien que je le trouverais un peu sévère.

    PUTAIN DE LIGUAING…….

  5. C’est Hoarau et non Hoareau, mais c’est pas comme si on le connaissait depuis 2-3ans déja…

  6. Xavier G. à AK47  » Il sert à quoi le pied droit de Hoarau »

    AK47  » A monter dans le bus, le problème c’est qu’il est droitier. »

    Xavier G. toujours à AK47  » La sortie de Maké a été un tournant du match »

    AK47  » Pas du tout, remplacer un joueur qui marche par un joueur qui cours c’est plus facile pour avoir la maîtrise du milieu de terrain ».

    Titre que vous ne lirez pas: « Encore un coup de Néné dans l’eau » .

    Deuxième défaite de suite pour le brésilien en Coupe de France. Ballack a trouvé son successeur.

  7. @Rafael_Wunderbar

    Qui connaitrait Hoarau de toute façon d’ici deux-trois ans une fois qu’il rejoindra Madar et Keller dans la légende ? :)

  8. Comme d’habitude, et je ne m’en étonne plus, je constate encore beaucoup d’anti-parisianisme primaire.

    Cela est plus curieux de la part de quelqu’un qui pourrait presque passer par un intellectuel, pour peu que l’on soit un provincial. Ceci dit cela peut s’expliquer facilement par divers facteurs… Échouant à la Sorbonne (et se la Val-de-Grace), le footballologue s’est contenté comme les gens de peu (par exemple : Daniel) d’une quelconque université provinciale médiocre. Qui une Université de Bretagne-Sud, qui une Université de Nice Sophia-Antipolis alimentèrent d’un profond ennui sa frustration naturelle de n’avoir pu pénétrer le sens de toutes choses (et réciproquement). Et son amour se transforma alors en dédain du savoir, puis en haine de l’intelligence.

    Aussi le jour venu d’exprimer sa rancune, tenace, vis-à-vis de la ville qui ne voulut pas de sa médiocrité, n’importe quel blason de n’importe quel village paumé entre Montcuq et Knokke-Le-Zoute fit l’affaire.

    Et ce fut Lille, le sous-Lyon du nord.

    Escroquerie que tout ça ! Paris, c’est le Bien. Le reste, de la merde. Si seulement vous pouviez comprendre.

  9. Tres belle air-parade de notre ami Coupet…
    Pour la petite histoire, Gravelaine (oui, et alors?) avait marqué exactement le meme coup franc avec l’OM contre le Bordeaux de Ramé 1-0(97-98)

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