La Calcio Académie raconte la 5e et 6e Journée de Série A

Ciao ragazzi,

Cette semaine on voit double, oui on a forcé sur la Suze, mais on a surtout eu deux journées en une semaine, une orgie de calcio pour satisfaire tous nos désirs de polissons. Pendant que l’Inter continue sa progression en niquant tout le monde, dévorant les points et rejetant les os nettoyés de ses adversaires, Milan AC plonge, plonge et touche le fond au grand désespoir de ses tifosi maintenus sous Lexomil jusqu’au départ de Kessie et Calhanoglu ; donc jusqu’en 2028 au moins. Le Napoli s’est cagué en semaine, avant de se rattraper le week-end sur le fil et la Juve continue d’engranger sans briller. On attend toujours le football champagne promis par les Sarri optimistes. Double journée sans grandes surprises, mais avec beaucoup de buts et une pluie de cartons rouges.

La journée précédente (J5) :

En vrac, lors de la 5e journée de Serie A, en semaine, qu’on vous propose d’académiser en un seul petit résumé, il s’est passé beaucoup de choses. A commencer par les insultes racistes des supporters de Brescia envers Pjanic (« espèce de gitan »), toujours intolérables, toujours nauséabondes … ce même Pjanic qui leur répondra à sa manière en marquant un superbe but. Une nouvelle victoire de la Juve donc, que rien ne semble arrêter, au contraire du Napoli qui perd avec surprise à domicile contre Cagliari, en perdant Koulibaly sur un carton rouge … très mauvaise affaire, pour Naples comme pour la Roma qui perd elle aussi à domicile contre l’Atalanta, aussi compliquée à jouer que l’an dernier.

Le choc de cette journée se jouait à Meazza entre l’Inter et la Lazio, on attendait tous (sauf un) la défaite des interistes, et la Lazio avait plutôt dominé et malmené les nerazzuri … mais dans le foot comme ailleurs, c’est l’efficacité qui prime, et cette saison, avec Conte sur le banc, l’efficacité et les victoires, c’est dans la besace de l’Inter qu’on les trouve. L’Inter reste invaincue.
Que dire enfin du Milan, qui perd encore, trois jours après le derby, cette fois à Turin contre les grenats, qui glanent une victoire méritée malgré les actions avortées du Milan, grâce à un superbe doublé de Belotti.
Milan est une bête blessée, à deux doigts du décès prononcé.

Le remplaçant de Piatek

Lecce-Roma (0-1) :

Les problèmes défensifs n’empêchent le football léché. Le football léché n’empêche pas Lecce de perdre, ni les jeux de mots cancérogènes il semblerait. Le spray-tanned Pascal Dupraz continue donc l’analternance parfaite entre victoire et défaite. Perdre contre la Roma pour mieux battre l’Atalanta lors de la prochaine journée ?

Le buteur : Dzeko (56e).

Udinese-Bologne (1-0) :

Udine a laissé le ballon à Bologne pour mieux leur jouer un tour de con. Et le pire, c’est que ça a marché. Okaka, ex-pépite de son état, a marqué le seul but du match. Coup d’arrêt pour les Hommes de Sinisa, mais bouffée d’oxygène pour les Frioulans qui restaient sur trois poignardages de cul consécutifs.

Le buteur : Okaka (27e, faut suivre un peu bordel).

AC Milan-Fiorentina (1-3) :

Encore une défaite pour Milan, la 4e en six journées, beaucoup trop, et historiquement négative. Le pire reste sans doute l’absence de jeu proposé par Milan depuis des semaines, des mois, qui ne déclenche aucune réaction, qui se fait donc logiquement rouler dessus par toute équipe qui a un tant soit peu l’envie de désosser tel un charognard la carcasse d’un ancien roi de la savane, aujourd’hui dépassé et mort. Giampaolo va sauter, probablement, et tout sera comme avant, probablement.
Soulignons tout de même, la masterclass de Ribery, applaudit par un San Siro qui reconnait ses légendes, lui qui en a accueilli de très nombreuses et qui n’en reconnait désormais aucune sous son maillot rouge et noir.

Les buteurs : Pulgar (14e), Castrovilli (66e), Ribery (78e) pour la Fio, Leao 80e pour Milan.

Ce qu’a dit Ribery à Théo Hernandez dans le tunnel en avant match.

Parme-Torino (3-2) :

Vous le connaissez le traquenard du lundi soir au bar ? Celui où tu es censé boire une pinte ou deux pour prolonger le weekend, et qui termine par un rhum ambré et une addition à 45€ ? Ce soir c’était ça à Parme, open bar dans les défenses et du spectacle sur le terrain. Quatre buts à la mi-temps pour un 2-2 qui a vu briller Sirigu sur penalty, Gervinho et Belotti dans la surface (un pénalty raté par l’ivoirien, un transformé par l’italien). Parma finira par gagner à la 89e sur une nouvelle passe décisive de Gervinho (la 2e du soir) et empêche le Torino de s’installer dans les sept premières places.

Les buts : Kulusevski (2e), Cornelius (45+3e), Inglese (89e) pour Parme ; Ansaldi (12e), Belotti (43e) pour le Torino.

Napoli-Brescia (2-1) :

La Serie B c’était bien. La A ça pique le cul. Après avoir perdu contre la Juve en milieu de semaine, les Lombards comptaient sur un voyage en Campanie pour se remettre sur les bons rails. Évidemment, c’était un pari perdu d’avance. Peu importe le nombre de Balotelli dans l’équipe (un en l’occurrence), les Rondinelle (surnom de qualité s’il en est) se sont fait rondinelliser. Mertens d’abord, d’un tir à bout portant après une remise astucieuse de Callejon. Manolas ensuite de la tête alors que le sémillant et sexy Père Fidalb… Llorente (auteur d’un tout bon match et toujours autant bel homme) avait manqué le ballon d’un cheveu. La frappe de mule de Tonali désavouée par la VAR pour une faute au début de l’action, les biancazzurri ont quand-même marqué par l’intermédiaire de Balo à la réception d’un corner de… Tonali. Joli but, pour rien. Le Napoli reste en embuscade, quatrième juste derrière l’Atalanta.

Les buteurs : Mertens (13e) et Manolas (45e+4) pour le Napoli, Balotelli (67e) pour Brescia.

Sampdoria-Inter (1-3) :

On vous livre en exclusivité l’horoscope d’Eusebio Di Francesco en ce samedi 28 septembre 2019.
Santé : Ce n’est pas la grande forme. Profitez de votre érection matinale, il s’agira sans aucun doute du point d’orgue de votre journée. Attention, si vous n’y prenez pas garde, la dépression peut vous guetter. Mais, l’espoir existe. Comme vous êtes au plus bas, la situation ne devrait pas tarder à s’améliorer. Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui.
Cœur : C’est nul la thérapie de groupe ? Ben, ça nourrit votre thérapeute. C’est déjà ça. On ne va pas se mentir, Massimo Ferrero va voir ailleurs. Il connait toutes les « puttane » sur le port. Ce n’est qu’une question de jours. Vous allez vous faire lourder. Raison de plus de profiter de votre érection matinale, véritable point d’orgue de votre journée. (On se répète).
Travail : Ahh ahhh, on déconne. Sinon, on peut parler de votre érection matinale ?
L’Inter l’emporte haut la main contre une Sampdoria au sommet de la gêne. L’expulsion du Chilien Sanchez (et pas sans reproche) ne changera rien à l’affaire. On se délecte par avance du duel de dimanche prochain. Et si cet Inter…

Les buts : Jantko / Sensi (20e), Sanchez (22e), Gagliardini (61e)

Ce n’est pas pour dénoncer mais Di Francesco est Vierge, ça explique bien des choses.

Cagliari- Hellas (1-1) :

Des sardes contre des Grecques. C’est rigolo, l’Hellas doit son nom à un professeur et au vieux grec. On comprend mieux qu’ils détestent à ce point les étrangers. Comme Roméo au balcon de Juliette, Les inconditionnels d’I Mastini hurlent leur haine de la différence. Alors ça colle partout des stickers dégueulasses. Sur les arènes, sur la piazza del erbe, pourquoi se gêner hein ? Pis, de toute façon, personne ne gueule, c’est du folklore comprenez-vous.
Alors ce match en Sardaigne, tout le monde l’attendait. Mais voilà, les coaches ont l’art de gâcher la fête, pas un noir sur le terrain. Alors oui, y’avait du croate et même un marocain. Mais ce n’est pas pareil. Ça n’a pas le même charme.
Alors on est obligé de vous parler de foot. Mais nous résistons. Les sardes ouvrent le score avant de se faire égaliser. Voilà.

Les buts : Castro 29e/ Faraoni 66e

Sassuolo – Atalanta (1-4) :

Les Neroverdi, que nous pourrions traduire avec un peu d’audace par « Noir et Vert », n’en finissent pas d’étonner l’Italie. Et pourtant ce n’était pas vraiment gagné d’avance. Nous allons commencer par une petite présentation façon « des racines et des ailes » mais en mieux (absolument, vu que la référence ne durera pas trois heures). Sassuolo est une petite ville charmante, située à quelques encablures de Modène. La vie est tellement paisible que le football n’a pas vraiment sa place. Lucide, ils ont décidé de tout miser sur la bouffe en négligeant manifestement le ballon rond. Alors, oui, on peut se délecter de Lambrusco, se saouler de Nocino. Les fanatiques mangent même de la mortadelle. Et le vinaigre, on en parle du vinaigre ?
Par contre, niveau ballon, c’est le vide total, intersidéral, rien, que dalle. L’Unione Sportiva Sassuolo émerge dans ce contexte frileux. Champion de Série C en 2008 et de Série B en 2013, les Noirs et Verts (en Français dans le texte, ça claque moins, n’est-ce pas ?) obtiennent le graal. Pour les punir, Nek décide de leur pondre une sorte d’hymne pathétique. Si vous en avez le courage, venez tester votre patience en cliquant sur le lien. Nous déclinons toute responsabilité en cas de panne incontrôlée de votre ordinateur ou de jet impulsif de votre smartphone. Sérieusement, comment est-il possible de faire un hymne aussi nul ? Bordel, nous étions partis pour écrire que des choses sympas sur un club sympa. Quand tu rentres sur le terrain avec un morceau pareil, tu as soit des envies de meurtres soit une furieuse envie de retourner au vestiaire.

Alors, il ne faut pas s’étonner du résultat du jour. L’Atalanta, en voisin, est venu sanctionner Sassuolo déjà en sursis après sa condamnation par la « fashion-week » (associer du noir et du vert et foutre des bandes en plus ? C’est quoi la prochaine étape ? On rajoute un scapulaire bleu pâle ?). Plus sérieusement, Sassuolo nous inquiète un peu. Le départ de Sensi a considérablement affaibli l’animation offensive. Ils semblent perdre leur identité, leur jeu, leur enthousiasme. Bergame s’est régalé. Les lombards menaient 4-0 à la mi-temps. Autant dire que les tribunes se sont vite vidées surtout que le bar du stade faisait une promo sur la mortadelle. Il ne restait donc que le concierge et trois vieux pigeons pour voir le premier but de Defrel sous ses nouvelles couleurs. Il a gagné son poids en mortadelle. Le pauvre.

Les buts : Defrel 62e / Dario Gomez 6e et 29e, Gosens 13e, Zapata 35e

Lazio – Genoa (4-0) :

– Putain, les gars. Combien de fois il faudra vous le répéter. Il est impératif de descendre. Nous devons rejoindre la Sampdoria en Série B.
– Euh, patron, la Samp est en Série A.
– Ah oui ? Ben, on en reparlera en juin.
– Mais patron, on fait ce qu’on peut. On a recruté des pipes et on les fait jouer.
– Ce n’est pas suffisant ! Vous vous voyez déjà en Série B mais méfiez-vous. L’an dernier, ça faisait les malins. On va descendre sans problème et patati et patata. Résultat ? Empoli nous pique la place dans les dernières secondes. Vous devez assurer le coup. Fini l’amateurisme. Je veux de la quiche devant, de la quiche derrière et de la quiche au milieu, je veux de la putain de quiche partout (pour des soucis de traduction, vous pouvez remplacer quiche par « pizza hawaienne »).
– Mais patron, on ne peut pas recruter onze Lerager. Ça va finir par se voir.
– Mais qu’est-ce qu’on s’en fout que ça se voit (le président a une syntaxe discutable, excusez-le). La Juve achète le championnat depuis 25 ans et ça ne dérange personne hein. Alors ne me cassez pas les couilles.
– ….

Résultat ? Le Genoa prend une claque comme ce n’est pas permis. Et encore, les laziales ont un but de refusé et ils ont fait entrer les U11 à la mi-temps.

Les buts : Milinkovic, Radu, Caicedo et Immobile

Le classement :

La page youtube de la Serie A où vous pourrez voir tous les buts et les résumés vidéos des matchs : 

Note Artistique de la journée : 3/5 :

Serait-ce enfin l’année de l’Inter ? Non et puis merde, vous savez quoi ?  Je ne vais pas vous refaire la réflexion sur le championnat, déjà parce que globalement on s’en fout et puis j’aime que mon club pour être honnête. J’espère que tous les autres vont se péter la gueule : Les rayés, les rouges comme les jaunes, les noirs comme les verts, qu’ils aillent tous se faire voir ! Mais je vous rassure, ce sentiment est partagé et fait consensus entre tous les rédacteurs de la Calcio académie (on a tenu une réunion oui), on ne peut pas se blairer sportivement, mais le groupe vit bien.

Les Romains ? Des putain de gros racistes (oui bon ça concerne tous nos clubs, sauf un), Juve et Inter des enfoirés de tricheurs, Milan c’est devenu le papy gaga de la Serie A : vit dans le passé et peut baiser qu’après trois doses de viagra, Atalanta des parvenus, Fiorentina on aime pas leur gueule c’est tout, Torino c’est le petit gros qu’on choisit toujours en dernier, Vérone les fils de pute en chef, Sampdoria ils sont cools mais tout le monde s’en carre le coquillard, Napoli des gros bledards on sait même pas pourquoi ils sont en Italie. Plus généralement on est sur un championnat de bâtards mais on l’aime tous.

Le mot de la fin :

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

8 commentaires

  1. « Je veux de la quiche devant, de la quiche derrière et de la quiche au milieu, je veux de la putain de quiche partout »

    On dit « ouiche ».

  2. Je vais finir par refaire des acad si tu continues d’insulter mon club comme ça, espèce de baltringue de la Ligue du Nord de Fiat et de Raimondo de Nice People réuni !

    • Vous manquez d’humour (et d’étoiles ai dessus de votre écusson mais ça c’est une autre histoire). Faut vous calmer Marco voyons ! J’aime pas votre club, vous aimez pas le mien, je ne vous insulte pas pour autant hein. Vous n’êtes pas l’Inter, je ne suis pas la Juve. Enfin, pour ce qui est de la Ligue du Nord, Milan est bien plus septentrionale que Turin. Géographiquement et politiquement. Le siège du parti est à Milan d’ailleurs. Allez, secouons-nous les mains

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