Rendez-vous en terrain connus : Leon club de futbol – jaguares de Chiapas : 4-1

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la metz que un club academie mange un tacos

terrainsconnus

Bonjour Madame,

Comme annoncé il y a peu, Rigobert est parti manger de la drogue et dresser un âne au Mexique. Loin de Samy Kehli. Pour ceux qui aiment la faune et la flore, le Gobert a débarqué dans une petite ville estudiantine pas mal gravée dans la roche : Guanajuato, son théâtre moustachu, ses vendeurs de gaz ambulants moustachus, ses chiens sauvages ambulants moustachus et ses Pedro Miguel Lopez en veux-tu en voilà. Et pas n’importe où. Non madame. Dans une coloc’ on ne peut plus moustachue qui dénombre pas moins de 12 mexicains, en plus de 3 étrangers. Du coup c’est football champagne, matin midi et soir, sans chasse-d’eau mais avec le sourire.

Et ce soir, communsymbole de Tristanec Bourrepifec, le Gobert délaisse sa bande de petits noirs pour aller tâter du bouffeur de tacos à l’Estadio León pour un match de Primera Division entre le troisième (Léon) et le neuvième (les jaguars de Chiapas). Si Madame. Autant dire que ça va se bouffer entre fauves moustachus sur lé pré, comme en tribune. Et comme le Gobert a des gonades où il faut quand il faut, et bien du coup c’est « in da kop » que se vivra la rencontre.

Arrivée au stade : des mexicains partout. Tous en vert, aux couleurs des lions de Léon. Des vendeurs à la sauvette beuglent des imprécations capitalistes en espérant vendre leurs drapeaux maillots, tacos, sifflets, klaxons, tacos, tambours, chapeaux, tacos, bière, tacos, bière, tacos. Pour le Gobert ce sera une binouze estampillée Lisandro Lopez, puisque se nommant ni plus ni moins « Corona », et dont la quantité minimum en vente est de un litre. Les mexircains n’ont vraiment rien à perdre.

 

Entrée dans le stade : ça hume bon la transpi, et les tacos donc. Et ça gueule mon vieux, on dirait des poissonnières de Ménilmontant. Sauf que contrairement aux kops européens, les supporters mexicains sont encore plus torse-nu et sont bien plus chauds pour faire la fête. Des tambours, des trompettes, un trombone, oui madame, un trombone, dont le propriétaire a forcément au moins quinze année de taule derrière-lui. Et ça chante, et ça crie, et ça saute. Les bières qui ne sont pas bues volent en l’air ; les enfants pareil. En plein kop : une petite fille d’à peine deux ans saute sur les épaules de son supposé papa (espérons-le pour elle), tandis que lui-même saute au rythme endiablé des chants moustachus. Bref, bonne ambiance.

Le match est spectaculaire. Léon attaque d’entrée, et marque sur l’une de ses premières situations. Puis continue de mordre dans le ballon, ou dans les tibias des Jaguars : treizième minute, carton rouge. Mais comme au Mexique, aucun camp n’a jamais le monopole de la violence, un joueurs de Chiapas tacle à la mode de Guerriero et casse du petit bois : vingtième, un rouge partout. « Eres un hijo de puta madre » et autres sympathies sont chantonnées par le stade. Ambiance déglingo. Sauf que, à la vingt-septième, une maladresse défensive permet à Chiapas de bénéficier d’un péno : un partout. Loin de se décourager, les lions attaques derechef, et marque une minute plus tard. A la mi-temps, deux rouges, trois buts, du spectacle. Vive le National.

 

La deuxième n’est pas en reste. Dès la cinquante-et-unième, Léon en plante un de plus, juste pour que l’ambiance remonte encore d’un cran. Les deux équipes pratiquent un football offensif, le ballon circule, presque toujours au sol : chaque coup-de-pied arrêté est joué court, six-mètres y compris. Ça fait penser à Nancy. Et en maître artisan de ce toque à la sauce mexicaine, Léon a une espèce de génie tactique au milieu (Carlos Pe?a), short bas, dreadlocks au vent, par qui tous les ballons passent, et qui sauf exception joue tout à une touche. Rigobert est amoureux. Et après avoir touché deux fois les poteaux du portier de Chiapas pendant le match, il clôt le festival en marquant à la quatre-vingtième. Puis, histoire de finir sur une bonne note (le mec au trombone -en transe- étant parti dans des sphères de la musique qui ne seront comprises que dans 250 ans), une petite dernière expulsion pour un Jaguar termine la soirée en beauté. La sortie du stade est difficile, tant le mexicain est poilu et imbibé. Mais Rigobert s’en fout, il a vu du foot, du vrai.

 

Observations Rigoberiennes :

  • Les narco-traficants ont des 4*4 plus larges que les routes.
  • Les mexicains ont un rapport au bus très bizarre.
  • Les mexicains n’ont pas encore découverts le pressing.
  • Par contre ils ont découverts le tacle.
  • Un Mexique qui ne fait pas de coup du sombrero n’est pas un vrai Mexicain.
  • Les Quesadillas c’est bon.
  • La bière c’est bon.
  • Les policiers mexicains n’ont aucun sens de l’humour. Par contre, ils ont un sens du déguisement.
  • Les taxis n’ont pas de ceinture à l’arrière. Et si tu crois que c’est ça qui les empêche de rouler à 192 km/h tu te mets le doigt dans l’œil de Pierre Menès.
  • Parfois les mexicains sont des mexicaines.

 

Les notes :

Rigobert Pirès, 5/5 : encore en vie. C’est tout ce qui compte.

 

Rigobert est venu, il a vu, et n’a même pas pleuré. De plus, comme il a le cœur sur la main, il croit que bon, ce serait regrettable de cacher ces images à la face du monde entier : résumé sexy.

 

6 réflexions sur “Rendez-vous en terrain connus : Leon club de futbol – jaguares de Chiapas : 4-1

  1. Que de bons souvenirs le Mexique, le foot je me contentais de le regarder à la taqueria du coin. J’avais testé la corrida à Mexico, si t’as l’occasion d’y aller également ça vaut le coup d’œil Rigobert

  2. enfin une académie méxicaine!!!! merci Rigobert, j’en ai craché ma michelada en lisant ton résumé
    dans 1 semaine Leon affronte l’Atlas, j’espère que tu nous servira une autre acad’, pour te motiver, les filles de guadalajara sont les plus jolies même si tout aussi poilues

  3. Génial cette idée de voyage footballistique ! Bravo à toi et à Tristanec, continuez à nous faire quitter le gris monotone de l’Hexagone les gars !

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