Bon appétit Pelé : javaher polow
On Iran, où tu voudran quand tu voudran.
Bonjour à tous ! Alors alors, on est prêts à se régaler une nouvelle fois, hé ? Alors qu’est-ce qu’on vous a prévu de bon pour aujourd’hui ? Hé bé pour aujourd’hui, on va partir en Iran. Vous avez compris l’astuce, hé, on fait les recettes des pays nuls au foot d’abord, histoire de les passer pendant qu’ils sont encore dans la compèt’ ; les autres, on aura toujours le temps de les voir après les huitièmes.
L’Iran, donc. Alors moi mes loulous, je vais vous dire, l’Iran à la base j’y connais rien. Le seul truc dont je me souvienne, c’est Khomeyni, autant vous dire que ça commence à dater, hé. Plus récemment, ya le Bureau des Légendes, aussi, mais niveau cunilaire, ya pas beaucoup d’infos. Alors du coup je me suis un peu renseignée, hébé je vais vous dire, bouducon, vu les calories qu’ils s’enfilent là-bas, elle était pas crédible un brin, la petite Sara Giraudeau, avec son physique tout esquichette. Vous inquiétez pas qu’avec ce que je vais lui mitonner, elle va vite fait prendre les cuisse et les fesses qu’il faut, et elle en fera baver, des gardiens de la Révolution.
Alors spontanément, comme ça, je me souvenais d’une recette que les copaings m’avaient envoyée en 2014, ça s’appelait le poulet farsi. J’ai montré le lien au rédac’chef, il m’a dit qu’il s’en souvenait très bien, mais qu’il n’était pas certain du côté iranien de la chose, c’était peut-être juste une faute d’orthographe [Note du Red’Chef : en effet, je m’en souvenais très bien et j’aurais préféré oublier. Vous n’êtes pas obligés de cliquer sur le lien. Vraiment pas.]. Donc, hé bé, j’ai travaillé un peu et je vous ai trouvé le truc génial. Ca s’appelle le javaher polow, ça veut dire « le riz orné de joyaux », et ce qui est formidable, c’est que c’est totalement vegan et pourtant ça vous donne autant de calories que deux canards gras. Vous allez pas la reconnaître, la petite Sara Giraudeau.
Le javaher polow
2 tasses de riz thaï (éventuellement basmati).
3 tasses d’eau
4 cs Beurre doux
1/2 cc safran en filaments (mélangés dans1/2 tasse d’eau chaude)
1 pincée de chaque : cannelle, cardamome, poivre noir, cumin
1 tasse de pistaches effilées
1/2 tasse d’amandes effilées
1/2 tasse de raisins blonds
1 tasse d’épines-vinettes (boudu, qu’est-ce que c’est que ce truc ? y z’appellent ça le berberis, aussi, m’enfin bon, si vous n’en avez pas, prenez des airelles séchées, ça ira aussi).
1/2 tasse de sucre
2 tasses de carottes émincées et de zestes d’orange
Alors il y a des étapes de préparation, et ce qui est bien c’est que vous pouvez les faire très largement à l’avance, si vous avez un congélateur. Après tout, c’est un plat de fête, hé, donc le genre de truc qu’on voit venir. Donc, ce que vous pouvez faire plusieurs jours avant si vous le voulez, c’est :
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Mettre les zestes d’orange dans une casserole, recouvrir d’eau ,porter à ébullition, retirer et égoutter. Répéter une ou deux fois pour ôter l’amertume des zestes.
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Placer les zestes dans une casserole avec les carottes et le sucre, couvrir d’eau, faire mijoter 10 minutes, retirer et égoutter.
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Nettoyer les épines-vinettes : enlever les tiges le cas échéant, et plonger les baies 15 minutes dans l’eau froide. Retirer, égoutter en les tapotant.
Voilà, et autant les carottes et oranges que les épines-vinettes (non mais sans blague, boudu, quelqu’un sait ce que c’est ?), ça peut se garder dans un sac de congélation. Un sac de congélation mis au congélateur, hé, soyez pas idiots non plus. Alors, la suite :
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Cuire le riz de la façon la plus appropriée à la variété choisie (ça veut dire que vous vous démerdez avec votre paquet, en fait, hé, je vais pas vous mâcher le travail, hein).
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Dans une cocotte, faire fondre le beurre, ajouter le safran délayé dans 1/2 tasse d’eau.
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Ajouter le riz et mélanger avec tous les autres ingrédients : pistaches, amandes, raisins blonds, épines-vinettes, zestes d’orange, carottes (le rédac’chef me dit qu’il faut préciser « sorties du sac de congélation », des handicapés mentaux nous lisent) et épices. Couvrir, laisser sur feu très doux pendant 30 à 40 minutes.
Hébé voilà, vous l’avez votre javaher polow. Ce qui est rigolo, c’est que là-bas, le riz est le plat principal, c’est la viande qui est un accompagnement. Si vous voulez pas faire du végétarien, hébé l’accompagnement, ici, par exemple, ça peut être des cuisses de poulet grillé, c’est le plus courant. Mais je sais pas, moi j’aurais peut-être plutôt mis du canard confit, j’ai peur sinon que niveau calories, ça soit un peu juste pour lui faire prendre des formes, à la petite Sara Giraudeau.
Enfin, ça c’est vous qui voyez, hein, tout ça c’est pour vous dire que dans tous les cas, ya de quoi se régaler, alors…
A bientôt, et bon appétit bien dur.
Parie-Maule.
NAAAAAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOoooooooooooooooooooooon.
Je pensais qu’on ne mettrait plus ce gif.
Je.
Merde;
HAHAHA putain il fallait qu’il ressorte celui-ci.
Sinon ma petite Parie-Maule, zêtes bien gentillette, mais de mon côté de la Loire le beurre n’est pas vegan. Même le doux.
Hébé prenez de la margarine, mon petit Marcel. C’est dégueulasse mais si ça vous permet d’être en paix, c’est pas moi qui vais vous gronder, hein. Et pis je sais pas si je vous l’ai dit, mais les Italiens, hébé y sont pas là, alors on peut en profiter pour se relâcher un peu sur l’intégrisme cunilaire, hé.
Avé de l’huileu d’arachide, ça marche aussi bieng ma Parie ! Mais bien qu’apparemmeng les Ritals soient pas là, je vous accordeu le beurrrrr. Pourquoi je parle avec cet accent, moi ?