La Calcio Académie vous présente la 11e Journée (et la dixième en bonus)

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Calcio Académie

Ciao Ragazzi

Double journée sans transition, sans fioritures, sans divagation. Sans intro, donc.

Mais pas sans cocktail :

LE CHIBRE DE POULET

3cl de Bombay Sapphire

1 crête de coq lyophilisée, saupoudrée à la fin.

1cl de rhum arrangé au bois bandé

1 càs de poussimiel (voir les 4 saisons d’Espigoule si ce n’est pas déjà fait)

1 trait de San Pe parce qu’on est dans la Calcio Académie, bordel.

LA JOURNÉE DE L’AVANT EN PORTRAIT CHINOIS

– Si elle était une rouste ? La solide victoire du NAPOLI à la maison face à un BOLOGNE bien timide du cul.

– Si elle était une couleur ? Le rouge, comme les cartons reçus par les promus chez eux (VENEZIA et EMPOLI) lors de leurs défaites contre deux cadors du championnat (la SALERNITANALE et l’INTER).

– Si elle était un club de Rome ? La ROMA évidemment. Triomphante loin de la capitale, en terre sarde. Mais ça c’est juste grâce à Jouzé, le reste n’a aucune sorte d’importance. La LAZIO elle aussi a gagné, contre le manche à couilles FC (qu’on appelle la FIORENTINA dans le milieu des connaisseurs) mais franchement, je crois qu’on s’en fiche un peu.

– Si elle était nulle ? Elle serait deux matches : UDINE et VERONE qui aura crispé toute une région pour accoucher d’un tout petit placenta un peu défraîchi, et SPEZIA – GENOA qui aura crispé toute une région pour accoucher d’un… bref, vous avez saisi l’idée.

– Si elle était un plug anal ? Elle serait SASSUOLO. Et la JUVENTUS serait la petite souillure fécale qui en salit le bout.

– Si elle était une bête à cornes ? Elle serait un DIAVOLO, et elle planterait le TORO comme un fils de pute de matador.

– Si elle était un club qui gagne et dont le nom finit en TA ? Elle serait l’ATALANTA, parce que SAMPDORIA ça finit pas par TA, sinon ce serait la SAMPDORITA.


Hellas 2-1 Juventus

Tout se passe comme prévu. Saison d’incontinence anale à répétition en Serie A pour mieux rafler la C1 au nez et à la barbe de tous les ex-copains de la Super Ligue. Alors pour coller au plan, on laisse les fascistes en jaune nous taper. C’est peut-être juste parce qu’on est nuls, allez savoir.

Buts : Simeone X2 / McKennie


Atalanta 2–2 Lazio

Une histoire d’arrêts de jeu…

On a souvent parlé du temps additionnel dans l’histoire du foot … du Fergie Time, au +12min à cause des interruptions VAR … des buts inutilement marqués à ce moment mais qui font l’histoire comme celui d’Emmanuel Petit en finale de Coupe du Monde 1998.

Aujourd’hui encore les arrêts de jeu ont été décisifs, et c’est la Lazio, visiteuse du soir, qui en fait les frais. Menée par deux fois, la Dea, s’en est remise à son homme fort, peut être le plus décisif des dix dernières années à Bergame (sans oublier évidemment le grand German Denis), Duvan Zapata.
Quel joueur !!! Vous qui nous lisez, vous connaissez sa valeur, son rôle, ses qualités de buteur, aujourd’hui encore c’est lui qui répond à Pedro dans les arrêts de jeu de la 1e MT ; et c’est encore lui encore qui donne le rythme et qui impulse le but du 2-2 de De Roon à la 94e.

Entre temps, Immobile aura conclu un contre très bien mené par l’espagnol de poche Pedro et l’Atalanta aura posé le bus devant les buts de Reina. Match nul qui n’arrange personne si ce n’est les équipes de tête qui grappillent des points très précieux.

Buts : De Roon et Zapata / Pedro et Immobile


Torino 3–0 Sampdoria

Il y a un proverbe qui dit un truc comme ça : « En affaires, il faut deux juifs contre un Génois, deux génois contre un grec et deux grecs contre un arménien ». Dans le foot, c’est encore plus impossible. Il faut onze Génois pour faire de la merde, jouer à deux à l’heure avec la vigueur et l’énergie d’un mort (non pas de faim, un mort).

C’est un peu fort mais l’idée est là

La Sampdoria prend donc naturellement une volée contre un Toro appliqué, pas forcément génial mais sérieux. Belotti en profite pour inscrire son centième but en Serie A. Il Vecchio Cuore Granata commence à trouver ses repères. Juric impose sa patte. Le recrutement est plutôt bon et efficace. Le faux départ de Belotti ne perturbe plus personne. C’est l’avantage des feuilletons, au bout d’un moment, tu comprends le concept et la finalité d’une stérilité chronique. Bref, le Torino a fait le travail.

Buts : Praet, Singo et Belotti


Inter 2–0 Udine

L’Udine a résisté autant qu’elle le pouvait. Mais à force de reculer, l’Udine s’est fait secouer le popotin sans ménagement. Il aura fallu attendre les dix dernières minutes pour voir le bout d’une action. Une position de hors jeu les privera d’une réduction du score qui aurait pu entretenir un semblant de suspens.

L’Inter avait beau dominer, il a fallu attendre que le brave Bram Nuytink oublie de cadrer Correa et décide de traverser le terrain en marche arrière. L’Argentin, en proie au doute depuis quelques semaines, ne demandait que ça. Un petit crochet et une belle frappe enchainée, l’Inter ouvre le score. Quelques minutes plus tard, Dumfries délivre un centre en retrait parfait pour Tucu. L’argentin s’offre un petit doublé et le plein de confiance. Les nerazzurris ont pu laisser Lautaro sur le banc. Sensi est même entré en jeu sans se blesser (à première vue). Ranocchia a également réussi son match. Il foule le terrain pour la première fois depuis la victoire contre Bologne mi septembre. Les Interistes partent désormais pour la Moldavie. La victoire est impérative pour espérer une qualification.

Buts : Joaquin X2


Genoa 0–0 Venezia

Un beau petit match avec pas moins de vingt-cinq frappes, toutes arrêtées par deux anciens portiers de L1 (Sirigu et Romero), ou bien envolées dans la tribune (et parfois au dessus) du Stadio Luigi-Feraris.

Pas mal de situations donc pour Venise qui aurait pu faire la surprise du weekend, mais Destro et les siens (avec un magnifique et simple maillot rouge et bleu qui donne envie de claquer 80 euros) auraient pu, eux aussi repartir avec 3 points mérités.

Le derby du beau maillot finit donc logiquement sur un match nul et les 2 équipes restent à 9 et 8 points en 11 matchs, soit une situation comptable vraiment pas terrible,

But : Absent sans justification


Sassuolo 1–2 Empoli

Alessio Dionisi doit se demander où il a posé sa valise. L’équipe de la MAPEI ne cesse de décevoir encore et encore. Il faut reconnaître que le challenge de remplacer De Zerbi était de taille. Malgré un effectif de qualité, les neroverdi ont perdu leur jeu et l’efficacité. Contre les Toscans, Sassuolo marque sur un centre qui se transforme en tir, tout un symbole.

La construction selon la MAPEI

Comme malheureusement tu ne peux pas jouer chaque semaine la Juve, Sassuolo a une nouvelle fois craqué. Ironie de l’histoire, Dionisi s’incline contre son ancienne équipe. Empoli méritait de revenir dans le match. Pinamonti et Liam Henderson n’ont jamais cessé d’harceler une défense d’une faiblesse abyssale. Chiriches est au chou, aux fraises, tu peux décliner tout le potager, libre à toi de choisir la verdura qui te convient. Sassuolo se présente comme une équipe déséquilibrée. En phase offensive et dans un bon jour, Raspadori, Scamacca et Berardi peuvent combiner et t’apporter du mouvement et des situations de buts. Mais en phase défensive, c’est la catastrophe. Dans l’axe, le petit et frêle Maxime Lopez doit être partout, de la récupération avec sa défense de ceci foot au soutien de ses attaquants trop souvent brouillon (de culture). Alessio Dionisi doit parfois regretter son choix. En attendant, Empoli remporte les trois points et navigue en père peinard sur la grand marre des canards, bien logé au milieu du classement. Et c’est franchement mérité.

Buts : Traoré / Pinamonti et Zurkowski


Fiorentina 3–0 Spezia

Le Vincenzo Italianotico a tourné en faveur de la Fio’. Sanctionné sévèrement par la VAR, la Spezia concède un penalty. Vlahovic le transforme du gauche. En seconde période, la Viola continuera de dominer une équipe ligure sans imagination. Logiquement la Fiorentina double le score. A l’heure de jeu, sur une action offensive de toute beauté et un jeu à trois brillant (pas Jimmy), Odriozola retrouve le Serbe au point de penalty. L’ex futur joueur de l’Atletico retrouve son instinct de buteur.

Bis repetita dix minutes plus tard. Terraciano se lance dans un tacle désespéré pour éviter un corner. Il se jette et balance le ballon loin devant avec le principal soucis d’écarter le danger. La détermination est toscane. Cette débauche d’énergie ne sera pas vaine, elle sera même récompensée. La combinaison offensive désarçonne la pauvre défense des visiteurs, complètement à la rue. Simone Bastoni se fait manger tout cru par Callejon et Nikolaou est totalement perdu dans sa surface de réparation. La Fio’ marque le troisième et Vlahovic inscrit son triplé. Sans un bon Provedel, l’addition aurait été nettement plus salée. Ça commence sérieusement à chauffer pour l’ancien parisien.

Buts : Vlahovic X3


Salernitanal 0-1 Napoli

Elmas, Zielinski, Mertens, la rotation et le banc a fait le boulot pour remporter le Derby. La Salernitana a fait pourtant ce qu’elle pouvait mais ce n’était pas suffisant, loin de là. Elle nous aura offert quand même un tacle spectaculaire, façon années 90, ponctué par un rouge totalement justifié. Le pauvre Kastonos réussit pourtant son geste. Son tacle est parfaitement appuyé sur la cheville du pauvre Anguissa.

A dix, les locaux se montrent plus dangereux qu’à onze. Ribery (élu meilleur joueur de son équipe par la Gazzetta) coule une préretraite paisible mais active. Après un déboulé dont il a le secret, l’ancien bavarois trouve parfaitement Simy. Koulibaly préfère prendre son rouge plutôt que de prendre le risque de voir Simy partir en face à face. Sur le coup franc, Ribery adresse une feuille morte dans la lucarne d’Ospina. Di Lorenzo sauve le Napoli. Malgré quelques frayeurs en fin de match, les hommes de Spaletti s’imposent et remportent leur dixième victoires en onze matchs. Les absences de Victor Osimhen (blessé encore jusqu’au week-end prochain) et d’Insigne (une volonté de le faire souffler avant tout) ont été parfaitement compensées. Et si on commençait à rêver en Campanie ?

Les locaux peuvent nourrir quelques regrets. Les intentions étaient bonnes et l’engagement sans faille et parfois même excessif. Il faudra mettre les mêmes ingrédients contre la Lazio pour espérer un résultat. Il faut également noter le comportement exemplaire du public dans le derby, une ambiance festive, passionnée mais sans animosité.

But : Zielinski


Bologna 2 -0 Cagliari

Le match en une image

La défense Sarde avait d’autres projets que de défendre…

Buts : De silvestri et Arnautovic


Roma 1– 2 Milan

Tant à dire dans ce choc entre la Roma et Milan. Tant de choses …

Commençons par le commencement et décrivons rapidement la domination du Milan jusqu’à la 66e.

La Roma n’y est pas, dès le début, on le sent, c’est Milan qui a la balle, qui se projette, qui obtient rapidement quelques petites occasionnettes (des petites occasions ; à ne pas confondre avec des occasions nettes).

Et c’est Ibrahimovic, encore …, qui change tout. Coup franc plein centre, 22m, frappe en force à ras de terre, 1-0 pour les rossoneri (en blanc ce soir).

Il répondra avec ses bras aux insultes racistes de certains romanisti le réduisant à sa qualité de zingaro (« gitan ») et c’est lui qui prend un jaune … On n’a pas fini d’éradiquer le racisme dans les stades italiens.

S’en suivent deux buts logiquement refusés pour Milan toujours emmené par un grand Ibra (Leao puis Ibra), pour cinq petits centimètres hors jeu… Et c’est encore Ibra qui provoque un penalty, logiquement accepté cette fois, que transforme Kessie. La Roma n’y est pas du tout et prend un 2-0 dans la tronche, sans aucun débat possible.

Enfin, Theo Hernandez, qui faisait pourtant un gros match, se souligne en prenant un 2e jaune d’une débilité intégrale. Carton rouge et une suspension automatique pour le derby Milan-Inter de dimanche prochain. Vraiment pas malin…

Et là à dix, le Milan n’y est plus du tout, chacun son tour. Ils reculent, et la Roma avance, provoque et fait briller Tatarusanu et surtout Simon Kjaer, encore et toujours. Quel joueur les amis !!!

La Louve marquera le fameux but de l’ex par El Shaarawy, mais il est trop tard, Milan ferme à double tour et Mourinho pourra pester contre un arbitrage décevant, il sait que sa Roma n’est pas encore prête pour jouer dans la même cour que l’Inter, Naples ou le Milan.

Buts : El Sha  / Ibra, Kessie.

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