OM-Lille (1-1) : La Canebière Académie fait tourner la roue

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Où l’on se quitte bons amis, mais avec quelques baffes quand même.

Aïoli les sapiens,

Désolé du retard, on était à Cabriès. L’ami Médéric t’explique tout ça mieux que moi ici (émission du 16/12/2024) : https://www.francebleu.fr/emissions/dites-le-en-marseillais


Les Longorious Basterds

Rulli
Murillo– Balerdi – Kondogbia
Luis Henrique– Rongier (Cornelius, 74e) – Højberg – Merlin (Lirola, 74e, expulsé 95e)
Greenwood (honte à nous, Nadir, 84e) – Maupay (Rowe, 88e) – Rabiot

Wahi est forfait de dernière minute, alors qu’Harit fait son retour après un mois et demi d’absence. Le onze de départ reste inchangé.


Le match

Les garnements des deux côtés se rendent bien vite compte que cet affrontement au sommet va les changer de l’ordinaire fait de blocquéquipes sinistres et d’équipes dont la présence en première division représente un outrage au football. Ca pousse donc les curseurs de l’intensité au taquet dès l’entame de match avec des gros duels, et d’incessants aller-retours usainboltiens d’un bout à l’autre du terrain.

A ce jeu, c’est Lille qui place les premiers crochets au foie, avec un ballon manqué de justesse au second poteau sur corner. Peu après, une action développée sur notre côté droit aboutit à un tir légèrement dévié que Rulli pare sans se faire piéger. Pas le temps de souffler, voici déjà David qui se présente seul face à notre gardien après une glissade de Murillo : chaud comme un cyprès, Géronimo effectue la sortie rude et souple qui convient pour chiper la balle avec autorité dans les pieds de l’attaquant.

Lille presse haut et coupe toutes nos lignes de relance. L’OM doit accomplir des efforts de créativité extraordinaire pour franchir la première ligne adverse ; nous y parvenons rarement mais quand c’est le cas, alors là pardon, mais ça mérite d’être accroché au Louvre. Longue séquence de possession dans notre camp, Murillo trouve enfin l’ouverture par une passe verticale vers Luis Henrique, et là c’est le feu d’artifice. Un jeu en triangle supersonique avec Maupay permet d’anvoyer Rabiot à deux contre un dans la défense. D’un petit extérieur Adrien alerte parfaitement Merlin, qui fait « olé » devant le défenseur revenu en catastrophe et ajuste le gardien avec une lucidité exemplaire (1-0, 17e).

La suite s’avère plus équilibrée, entre des équipes présentant certains points communs (sortie de balle travaillée même sous pressing, fistage express des adversaires sur les phases de transition). L’OM souffre cependant d’une défense toujours un peu à la ouaneugaine sur les bords, déconcentrée notamment sur un coup-franc vite joué qui oblige Rulli à une nouvelle parade. C’est ensuite au tour de Kondogbia de chausser les pneus lisses et de se retrouver à brouter la pelouse : la passe en profondeur devient un caviar pour Zhegrova, qui rate cependant le cadre sur son piqué devant Rulli.

De nore côté, les contre-attaques potentiellement meurtières existent, permises par des récupérations autoritaires au milieu mais sont avortées par un certain manque d’application dans le dernier geste : Maupay manque ainsi la passe décisive vers un Murillo projeté à toute allure dans la surface, avant qu’un intenable Greenwood (honte à nous) ne tire au ras du poteau.

Après de telles passes d’armes, les deux équipes rentrent au vestiaire le caport visiblement ouvert et les radiateurs en surchauffe. La seconde mi-temps reprend sur les mêmes bases, avec un Rulli de nouveau obligé de s’imposer en face-à-face avec David.

L’OM tente de s’imposer comme le boxeur marseillais Bruno Surace l’autre soir (‘z’avez pas vu ce ko de l’espace ? Vous devriez) : laisser l’adversaire frapper sans relâche dans les gants, avant de lui décrocher la mâchoire à la moindre baisse de garde. Toujours à l’affût du moindre rataillon, c’est ainsi Neal Maupay qui se précipite sur une passe en retrait foireuse d’un défenseur, dribble le gardien, mais n’arrive pas à redresser la balle, qui finit sur le poteau.

Face à des Lillois peut-être émoussés par la Ligue des Champions en milieu de semaine, l’OM semble pour la première fois du match bénéficier d’un réel temps fort. Les adversaires sont repoussés nettement plus loin de notre surface et, même, nous nous procurons notre première occasion sur corner depuis Henri IV : d’un réflexe, le gardien pare la tête contre son camp de son défenseur.

S’ensuit un moment de calme relatif entre l’heure de jeu et la 75e minute, jusqu’à ce qu’une attaque de l’OM en mode « percussion droit devant » n’offre à Rabiot une nouvelle possibilité de tester le gardien. Néanmoins, la fin de match est placée sous le signe du retour de flamme nordiste, le slipomètre se mettant à sévèrement chauffer pour ne plus jamais refroidir.

C’est ainsi au tour de Rulli de devoir sortir l’arrêt-réflexe pour éviter un CSC, de Balerdi en l’occurrence. Dans ce match à duels de mammouth, l’arbitre doit juger une multiplicité de situations peu aisées à trancher : lorsque Højbjerg se fait aplatir dans la surface, M. Delajod prend alors le parti de dire « oh et puis merde, marre, je siffle pas », ce en quoi le car vidéo se garde bien de le détromper. On sait jamais, ça doit être une action prophylactique, pour pas qu’on se désaccoutume trop vite des enculeries arbitrales, je sais pas, ils doivent craindre qu’on fasse un syndrome de manque.

Bien que frustré d’un pénalty pourtant évident, Pierre-Emile a le tort d’interpréter la décision arbitrale comme un permis d’usage du sécateur à crampons. En retard, le Danois commet un regrettable hippopotacle qui lui vaut un jaune, et surtout un coup-franc dangereux. La balle est déposée sur la tête de Diakité, parti se défaire du marquage pendant que ses copains bloquaient Balerdi d’un délicieux petit écran de putadou. Sur ce coup, même un Géronimo Rulli en ignition thermonucléaire ne peut pas empêcher le ballon de finir en lucarne (1-1, 88e).

Le long temps additionnel est marqué par une grosse pression lilloise dans notre camp, mais aussi par des contre marseillais dot l’un voit Rowe tomber de manière très suspecte dans la surface. Malheureusement, les arbitres vidéo étaient très occupés à s’amuser à se mettre les câbles de l’écran dans les narines, si bien que les images de l’action sont perdues pour l’éternité. De plus, dans la continuité de l’action, Lirola s’occupe de remettre très vite un autre sujet sur le devant de l’actualité, en gagnant son carton rouge d’un admirable tacle de porcasse sur la cheville d’Angel Gomes.

Malgré la tension ambiante, on serait presque tentés de dire que nous nous quittons bons amis, au terme d’un match ma foi de haute intensité et d’une qualité franchement pas dégueu. Si une égalisation à la 88e est forcément propice au mâchage gonadique, surtout assortie d’occasions manquées de 2-0 et d’un pénalty oublié, reste que le bilan de cette première partie de saison est tout à fait honorable. Entre Lille et Monaco, nous avons joué deux de ces « matchs-qui-se-jouent-sur-des-détails » contre des prétendants au podium, pour en sortir avec quatre points. Quand on sait que par le passé ce genre d’affrontement se serait invariablement soldé par deux défaites plus ou moins anales, on serait sacrément hypocrites de dire que nous ne sommes pas sur la bonne voie.

Bref, le contexte est totalement approprié pour saloper ces promesses comme des vieilles merdes en 1/32e de finale de Coupe de France, pour le dernier match de 2024 contre l’Association sportive forézienne je sais plus quoi.


Les joueurs

Rulli (4+/5) : Je ne voudrais pas paraître blessant pour Pau Lopez en comparant avec les années précédentes mais… non, en fait laisse tomber, c’est impossible de pas être blessant.

Murillo (3-/5) : Offre une énorme occasion aux Lillois avec sa glissade façon « Route Arc-en-ciel dans Mario Kart » (avec Rulli dans le rôle de Lakitu qui vient le repêcher par le slip pour lui permettre de finir honorablement la course).

Balerdi (3/5) : A mis un peu de temps à voir que les Lillois se jetaient systématiquement sur ses passes verticales comme des muges sur une esque. Sorti de ça, et du fait que lui aussi ait dû se faire sauver le slip par Lakitu/Rulli, un bon match avec des duels et des pressing hauts tout pleins de bons frissons.

Kondogbia (4-/5) : Lui aussi y est allé de sa glissade slipocide, seule frayeur d’un match où il a enfermé Zhegrova dans son sac, sa kondogbiasse en quelque sorte.

Luis Henrique (3/5) : Le moteur qui ronronne convenablement, le bon régime, lancé à son petit 110 sur l’autoroute de la Ligue 1, le bon rythme qui émet pas trop de CO2, ça conduit une main sur le volant en faisant des doigts aux caravanes néerlandaises qui squattent la voie du milieu. Ca se daronnise, quoi.

Merlin (3+/5) : Son premier but avec l’OM, pourtant marqué avec le sang-froid d’un type qui aurait déjà pissé sur les deux-tiers des gardiens de but du continent.

Lirola (74e, expulsé 95e) : Il a bien tenté un tacle à faire se dégoupiller une petite générale, mais tout le monde avait hâte d’aller se réchauffer au vestiaire.

Højbjerg (2/5) : Ciblé par le pressing lillois avec de nombreuses pertes de balle à la clé, ciblé par le défenseur qui lui offre un massage de gencives en pleine surface et en pleine impunité, ciblé par un destin balerdique quand il commet la faute bête à l’origine de l’égalisation.

Rongier (4/5) : Rulli sauve les miches de tout le monde, et le Valentin sauve les miches de Rulli après une relance interceptée. C’est juste pour situer le niveau de sauvetage de miches du Rongieur.

Cornelius (74e) : Entré pour en chier, pile au moment où les Lillois entamaient le siège de notre surface.

Rabiot (4-/5) : Pourquoi le surnomme-t-on « le Duc » ? C’est bien simple : parce que « le Prince » était déjà pris par Nemanja Radonjic.

Greenwood (honte à nous, 3/5) : Critiqué de temps à autre pour son manque d’implication, l’Anglais a reçu le message et a passé sa première mi-temps à sauter à la gorge de tous les Lillois qui l’approchaient balle au pied. Comme quoi ce garçon sait bien se remettre en question, sur certains sujets.

Nadir (84e) : Quelques minutes pour cotiser.

Maupay (3-/5) : Un bon match d’avant-centre anglais, celui où on passe plus de temps à faire de la manutention qu’à jouer au football. Neal est toujours on ne peut plus précieux dans cet exercice, dommage qu’il y ait laissé de la lucidité au moment de conclure deux actions-clé.

Rowe (88e) : La faute sur Jonathan dans le temps additionnel, c’est la créature de Rowe-swell : tout le monde en parle mais dégun a eu l’occasion de la revoir puisque les autorités ont classifié les images.


L’invité zoologique : Aïssa Limandi

La limande est plate comme un poisson qu’on aurait passé entre deux rouleaux à essorer le linge, ce qui en fait l’invitée appropriée pour évoquer le sentiment général à l’issue de cette rencontre épuisante.

  • Les autres : C’est ma foi bien solide, d’où l’impression mitigée : face à de tels adversaires le match nul est très honorable, mais à quelques minutes près nous avions le droit à l’hélicobite absolu.
  • Le classement : Le PSG s’échappe, pour le reste nous formons avec Monaco et Lille un solide trio de challengers.
  • Coming next : Pour mieux préparer le match de coupe de France de dimanche, où une élimination anéantirait dès décembre tout espoir de titre cette saison, Balerdi et ses troupes restent dans l’esprit du STAGE DE TEAM BUILDING DE MÅLLEMØRT, en partant cette fois au Danemark. Nous verrons si la force du rollmops nous permettra de vaincre Saint-Etienne sans trembler.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook, Twitter et BlueSky. Didier A. remporte le concours zoologique.


L’ANNONCE BONUS DE NOËL

Les productions « Au Chameau de Mars » publient le jeu « LA PASTORALE ENGATSE – The ultimate crèche fighting game ». C’est un peu comme le principe des Pokemon, sauf qu’à la place des Pokemon ce sont des santons qui se foutent sur la gueule. Je serais toi je le commanderais pour briller pendant les fêtes, mais je suis pas toi, moi je l’ai déjà et donc je suis déjà certain de briller pendant les fêtes.

Commandable à camelusblaah[a]gmail.com au prix de 15 euros. Livraison gratuite à Pertuis et Venelles, 8,5 € de frais de port si envoi postal.

Bises massilianales,
Blaah

2 réflexions sur «OM-Lille (1-1) : La Canebière Académie fait tourner la roue»

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