Notre Footballologue analyse OM-Lens (4-0)
Même s’il était crypté on comprendrait.
Trois latéraux gauches, l’autre Ayew, Kaboré capitaine et Gignac sur une feuille de mâche… en face, sortis du fond de la L2, un groupe de mineurs emmenés par Béranger.
Dans la quiétude de son labo préféré, VGD déballe son monopole tactique avant de dire « au revoir » à François Anigo. Socle Traoré-N’koulou-Kaboré-Lucho flanqué de Morel-Sabo à gauche, Fanni-Amalfitano à l’opposé et Gignac-Jordan en proue… soit une organisation rappelant fortement le match d’avant-saison contre l’Udinese, époque où un grantattaquant devait remplacer Lucho. En l’absence de sentinelle, « trois pommes » craint l’éventration (18ème et 25ème, percées axiales en une touche des lensois) et verticalise sa paire médiane à l’approche des bois. Ainsi, Lucho passe sous l’attaquant dans les 35 mètres adverses tandis que Kaboré glisse devant les centraux en phase défensive.
De plus, N’koulou ou Traoré giclent en cas de jeu long lensois et, bien assis, l’OM teste son nouveau moteur à deux temps :
-
Socle inopérant tandis que les deux hommes de couloir et l’attaquant combinent au niveau de la médiane.
-
Les milieux de couloirs montent et poussent les attaquants dans l’axe. Le latéral se tient à proximité tandis que Kaboré et Lucho se décalent sur les côtés. En cas de progression aux 35 mètres, Lucho plonge dans la surface, couvert par Kaboré.
Baal-Hazard-Rémy à gauche, l’OM penche à droite où Amalfitano profite de la couverture de Fanni et des passes de Lucho. A l’opposé, animation d’« Halloween » au Vélodrome avec deux latéraux gauches et un Burkinabè confrontés à Aurier et Demont : « woooooowwwwwwwww. »
Couleurs d’ibère mais seule la silicose paraît totale dans le football des « gueules noires. » 4231 à socle meuble puisque Bérenguer va et vient entre Kondogbia et Ben Saada. « Pas trop tôt Pascal » entend-on sur la touche tandis que Bérenguer s’en va presser au large, laissant Kondogbia seule au phare. La digue lâche, les offensifs au loin, Lens s’offre au mistral et, après un quart d’heure, laisse Amalfitano doubler le nombre de centres de l’OM depuis la reprise. Pire, un corner de l’ex-lorientais mal négocié par Rémy met Riolo à 14 buts de Gignac du fouet : 1-0, « du pur Gignac » (XG), 13ème. Garcia enchaîne alors Bérenguer à son rocher, descend l’équipe de 10 mètres et presse en 442 tandis que le trio Lévêque-Gravelaine-Lauclair s’oublie à l’antenne. Anecdote sur un Caen-OM de 1999 arbitré par Bruno Derrien alors que Hazard-Demont-Ben Saada permutent. « Agaçant » selon l’arbitre, Gravelaine relativise dans le flou : « Avec Bruno, on a tourné après la carrière. »
Certes, « Marseille gère, Marseille accélère, Marseille fait la différence » (Lauclair) à trois reprises par Jordan (67ème) puis Rémy (81ème, 90ème) face à un Lens « trop respectueux » malgré l’entrée de Ducasse pour Kondogbia (53ème) ; mais l’intérêt est ailleurs. En effet, si l’homme de terrain s’offre au gang bang du banc, force est de constater qu’en cabine le duo s’apprécie à l’aune de cette question : qui a le bras dans l’autre ? « Ca y est. Je parle comme un journaliste » et, Tatayet sans Dejeneffe, Gravelaine dégoupille à la face d’hostie de Lévêque. « Je serais l’entrejeu de Marseille » lance l’Elmaleh sous coco avant d’exiger « de l’animation. Je veux que ça bouge ! » Las ! Rapidement « ça me brûle la langue » et, en pleine descente, Icare craque : « un de mes regrets de ma carrière de pas avoir joué à Lens… ça fait peine. » Clown blanc entre deux tronches, Lévêque opère en reverso et alimente Barnabé la Plume. Au « elle est bonne Xavier » de Lauclair sanctionnant « même à France Telecom, ils l’ont vu », claque un laconique « trop lisible » du Fab’ulous qui traduit « belotte et rebelotte » par « Kasraoui puis le poteau » et « y a la deuxième lame » en « une victoire tranchante. » Du fond du gouffre, vertige de Lauclair interrogeant Amalfitano (« Alors ? Ca fait du bien de retrouver la pelouse ? ») avant que Xavier Bashung avertisse, certes un peu tard, Tony : « Avant de tirer sur l’entraîneur, il faut attendre un petit peu. » « Merci. Tout de suite sur votre antenne : Bigard met le paquet » Fab’ulous.
Notre Footballologue.
Il voit loin et clair, c’est pour ça que vous avez les images.





la mâche ? c’est bon ça.
Merci d’avoir mis les noms, ça devient beaucoup plus clair !
Lucho même quand il tacle par derrière ça vaut pas un jaune.
Belle anal-yse.
C’est certes contre une équipe de DH mais on a vu du jeu et des enchaînements. Sachant qu’en général ce genre de matchs pue le piège et la prolongation, au moins les gars ont fait le boulot et bien.
On a presque vu la promesse d’un fond de jeu…
Increvable optimiste que je suis… Jusqu’au retour de bâton contre Dijon?
Je sais bien que Bracigliano n’a presque rien eu à faire hier soir mais mettre Mandanda à sa place c’est vraiment pas très sympa. ;-)
Et pourtant: On va être super optimistes et enthousiastes ! Allez l’O.M :D
Fabien Lêveque était pas dégueulasse, surtout avec le branquignol a ses côté. Enfin moi c’est l’impression que j’en ai eu. Je l’ai trouvé bien moins lourd qu’un mec de TF1 (de votre choix).
Très bon, le dernier para.
A part les quatre jolis buts, l’intérêt de ce petit match résidait dans la performance de haute volée du trio de France Télé.
Cette gentille équipe lensoise s’est bien appliquée pour ne pas faire trop mal à l’adversaire. Une telle marque de respect mérite un coup de chapeau.