L’Anatolie Académie raconte les joies de l’Europe
Hakan est cané
Les tiroirs de l’Anatolie Académie
L’Anatolie Académie a trouvé son image (enfin !), et pour motiver celle-ci votre académicien a du fouiller dans les tiroirs de l’Anatolie Académie afin d’y trouver les documents justifiant ce choix. Je vous renvoie ici aux documents officiels.
EUUUH-rope
Si vous vous souvenez de l’épisode précédent, trois équipes étaient en course pour intégrer les compétitions européennes : Fenerbahçe pour la Champion’s League, Bursaspor et Trabzonspor pour l’Europa League.
Spartak Moskova 2 – 1 Fenerbahçe
Bursaspor 3 – 1 Twente
Trabzonspor 0 – 0 Videoton
Bursaspor réussit une étonnante performance à domicile en revenant au score et en restant sur un écart de deux buts au coup de sifflet final. Très bon match de Batalla, numéro 10 de l’équipe, qui finit avec 2 buts et une passe décisive. Vu la physionomie du match, cette victoire est un peu logique puisque c’est un Bursa plus enthousiaste et plus décisif que Twente qui jouait, et qui aurait même pu creuser l’écart (et putain on va le regretter).
Trabzonspor subit les conséquences de sa politique estivale complètement ratée. Désarmé offensivement, l’équipe peine à trouver le chemin des filets contre une équipe, soyons honnête, largement à portée. Volkan Sen est désormais celui sur lequel Senol Gunes (entraîneur de Trabzonspor) compte pour redresser son équipe. Celui-ci souvent avare en passes, est encore loin de remplir son rôle.
Fenerbahçe se laisse une chance à domicile en marquant à l’extérieur. Les 3 buts arrivent dans une tranche de 10 minutes : Emenike ouvre la marque pour le Spartak à la 59ème, Kuyt égalise à la 65ème, et à la minute du nez dans le fion Kombarov marque le but qui on l’espère ne sera pas décisif. Oui, votre académicien a décidé de ranger ses couleurs pour se ranger derrière son drapeau : quelques points dans le classement fifa seraient le bienvenu dans ce contexte où le foot au pays va mal.
Mais tout ça, c’était bien avant les drames.
Interlude Championnat : 2ème journée
Kasimpasa 2 – 1 Karabukspor
Sivaspor 3 – 3 Mersin Idmanyurdu
Orduspor 2 – 0 Eskisehirspor
Akhisar 0 – 0 Gençlerbirligi
Fenerbahçe 3 – 0 Gaziantepspor
Bursaspor 0 – 1 Istanbul BB
Trabzonspor 2 – 0 Elazigspor
Besiktas 3 – 3 Galatasaray
Antalyaspor 3 – 0 Kayserispor
Dans une semaine sous le joug des qualifications européennes, la 2ème journée du championnat s’est disputée avec notamment le premier derby stambouliote de l’année, le plus tôt dans l’histoire du championnat. Match assez intense comme souvent, et assez divertissant puisqu’il y avait en tout 6 buts. Malheureusement un niveau globalement médiocre des deux équipes venait rajouter de la frustration dans ce match. Autant Besiktas est en phase de reconstruction, mais les erreurs défensives de Galatasaray (provoquant les 2 buts de Holosko) sont assez surprenantes et présagent rien de bon en Champion’s league. A 3-2, l’arbitre intervient et sauve Galatasaray d’une défaite en sifflant un pénalty pour plongeon de Burak dans la surface en fin de partie.
Trabzonspor remporte une victoire contre Elazigspor, nouvel arrivant en première division. Rassurant. On espère qu’ils vont itérer cette performance contre Videoton. Quant à Fenerbahçe, le score est certes très avantageux mais ne reflète pas vraiment une domination des canaris contre Antep. Joli but de Moussa Sow avec une frappe puissante dans le petit filet adverse. Bursaspor ayant sorti l’équipe B afin de laisser les cadres se reposer, jouait devant un public réduit et avec une concentration insuffisante. La malchance de Bangura permet à Istanbul BB d’éviter le score de 2-0 à la mi-temps. Istanbul BB dominé, trouve la marque sur corner en 2ème période par Webo, et le match ne changera pas suite aux mauvais choix de coaching de Bursaspor. A noter aussi la contre-performance de Kayserispor, qui s’incline sur un score assez lourd à Antalya, et celle d’Eskisehirspor qui perd à Ordu. Les deux équipes sont donc propulsées en fin de tableau, mais il est trop tôt encore pour crier à la crise.
Les images de toutes les rencontres sont ici : http://www.ligtv.com.tr/mac-ozetleri/spor-toto-super-lig.
…FATAL ERROR PLEASE REBOOT THE SYSTEM…
C’est parti pour les matchs retour européens. Et là, 3 matchs qui sont de très grands classiques du football turc, c’est vraiment du grand n’importe quoi et j’ai tellement la rage que je ne sais pas comment je vais arriver au bout de ce supplice que de me remémorer ces 3 matchs de merde. Putain. Par quoi commencer ? Par prendre de l’aspirine. Je viens de découvrir qu’on pouvait avoir mal à la tête par la haine et le dégoût. Promis, je vais essayer de parler de foot. Essayer.
Fenerbahçe 1 – 1 Spartak Moskova
Aykut Kocaman, entraîneur de Fenerbahçe, est en conflit avec son numéro 10 Alex de Souza qui est lui l’un des plus grand joueur de l’histoire du club. Quelle est la nature de ce conflit ? De la jalousie ? Je sais pas et je m’en branle. Tout ce que je sais c’est que ce con d’entraîneur est assez fier pour ne pas aligner son numéro 10 dans un match décisif comme celui-là. C’est comme priver horsjeu.net du mot « anal ». Il n’aligne pas non plus Miroslav Stoch, qui a des qualités offensives qui aurait pu faire basculer la faveur envers Fener. C’est donc un Fener amoindri qui entame la rencontre, amoindri certes, mais aussi adoptant la mauvaise tactique à savoir jouer à fond l’attaque alors que c’est la 5ème minute. Résultat : contre-attaque des russes, Ari devant 3 défenseurs de Fener est servi devant les six mètres, le gardien Mert qui sort en retard peut bien crier son nom lorsque la balle se retrouve dans ses cages. Par la suite, Krasic se blesse tout seul suite à une course un peu trop généreuse derrière le ballon, et est remplacé par Stoch ce qui force Aykut Kocaman à réparer sa première erreur. La première mi-temps se finit 1-0.
La deuxième mi-temps débute avec une domination de Fenerbahçe qui est en mode ultra offensif. Le Spartak aurait pu tuer le match car se présentaient de bonnes opportunités de contre. Heureusement ils ne savaient pas faire de passes dans les pieds. Kocaman, ravale sa fierté, ou plutôt sait qu’il est dans la merde, et fait entrer Alex à la place de Selçuk Sahin à la 59ème. Fenerbahçe tient le jeu. Corner à la 69ème minute, Alex (bah oui) met une balle bien aérienne sur Mehmet Topuz qui frappe de la tête vers les cages, Moussa Sow se trouvant devant les buts la dévie et permet à son équipe de recoller au score. Il reste 20 minutes pour planter. Fenerbahçe domine complètement mais ne concrétise pas. Carton rouge de De Zeeuw à la 81ème, le Spartak est à 10. Il reste une dizaine de minutes pour planter. Malheureusement rien ne se passe et Fenerbahçe tombe de la Champion’s League pour être rattrappé par le filet de l’Europa League.
Les notes : Aykut Kocaman -999…/5 : Parce que j’ai parfois envie de faire comme les autres académiciens. Et parce qu’il a été très merdique sur ce match, et pas que pour des raisons footballistiques en plus.
Twente 4 – 1 Bursaspor
Celui-là, c’est le pire. Putain. Accrochez-vous on y va. Bursaspor avait gagné à domicile 3-1. Certes en face c’est Twente, mais putain on a gagné 3-1 on va pas se faire dégager avec ça. Et le moindre but marqué par les crocodiles aurait quasiment apporté le tour. Quasiment. Le match commence, Twente tient mieux la balle et la conserve. Twente trouve quelques occasions mais heureusement pour nous, les conclusions sont souvent catastrophiques. Sur un long ballon destiné dans la surface de Bursaspor, Omer Erdogan, capitaine, passe devant son le joueur qu’il marquait pour l’intercepter, et touche la balle du coude. L’arbitre italien Mario Enculezzi siffle le penalty qui est transformé par Fer à la 26ème minute. Gros coup de stress. Un deuxième but fait passer Twente. Quatre minutes d’arrêts de jeu à la mi-temps, puisque beaucoup de blessures, et c’est à la quatrième minute des arrêts de jeu qu’un jeu habile sur petit périmètre entre Sestak et Basser sur l’aile droite permet à Basser de se libérer, mettre en retrait sur Pinto qui d’une frappe pleine de confiance égalise juste avant le coup de sifflet. Mi-temps : 1-1, et putain on est à 99% de passer.
La deuxième mi-temps reprend, Twente prend quelques risques pour marquer rapidement, et Bursa rate les occasions de contre qui lui sont offertes. Et là…je ne sais pas. Je ne comprends pas. C’est le début d’une descente aux enfers, mais pas l’enfer des démons rigolos de Manchester, ou l’enfer rouge où il fait juste chaud, là c’est le vrai avec un supplice psychologie et physique où le temps est comme suspendu, avec à la fin une touche d’espoir qui sera en fait qu’un appat pour faire encore plus mal lors de la chute. Un jeu de passes habile des hollandais permet à Schilder d’être tranquille devant la surface, qui décoche une frappe à ras de terre pour tromper Carson à la 61ème. Puis à l’engagement, Bursa revient derrière. Le pressing moyen des hollandais fait complètement perdre la boule à la défense, Twente récupère et Castaignos, esseulé, frappe, arrêt de Carson, mais Gutierrez qui venait d’entrer en jeu se trouve au rebond et marque dans des cages sans gardien. Et moi j’assiste à ça. 62ème minute, 3-1. Complètement sonné, je m’accroche, comme Bursaspor, au dernier espoir qu’il reste à savoir les prolongations. Bursaspor complètement cramé subit les attaques de Twente, et va tenir jusqu’aux penaltys, c’est ce qui est prévu. Mais, 89ème minute, faute de Basser. L’arbite italien Luigi Vatefairefoutracci sort le deuxième carton jaune synonyme d’expulsion et renvoit le marocain dans les vestiaires, l’entraîneur Ertugrul Saglam contestant cette décision est envoyé lui dans les tribunes. Fin du temps réglementaire, 3-1, Bursaspor épuisé va jouer les prolongations à 10 et sans coach. P-P-Putain. Putain. PUTAIN !
Festival d’occaions pour Twente qui ne peut que marquer à présent, frappes mal cadrées, poteaux, ou encore arrêts décisifs de Carson. Mais tout ça pour résister jusque la 115ème minute, à 5 minutes des tirs au but bordel putain, Musa Cagiran commet une faute à gauche de la surface, le coup franc centré vers Fer lui permet mettre la balle tranquillement au fond des filets. Je me casse d’ici.
Videoton 0 – 0 Trabzonspor
Regardant Twente – Bursaspor, mais surtout ne doutant pas que Trabzon passerait cette équipe en gagnant à l’extérieur, l’Anatolie Académie ne peut te raconter le vécu de ce match. Mais elle sait que le temps réglementaire s’est achevé sur le score de 0-0, et que Trabzon perd la séance des tirs au but 4-2 qui permet ainsi aux hongrois de créer l’exploit en se qualifiant en Europa League. Putain, zéro qualifié sur trois. Tous ces points donnés…
Le football turc se retrouve ainsi propulsé 20 ans en arrière, où se qualifier en compétition européenne relève de l’exploit, et qui est représenté que par un seul club qu’est Galatasaray. Galatasaray qui ne fait pas bander mais qui essayera de retrouver ses jours d’antan en Europe sous la direction de Fatih Terim, celui-là même qui a déjà remporté l’UEFA. On les encouragera derrière le drapeau croissanté et étoilé.
Hakan Direktendöndü, deg.
Galatasaray seul club en C1? Et où est ARDA66?