fistellu

Pas de but, pas de vainqueur ni de vaincu, mais un vrai match de bonhommes entre les Lyonnais et les Lions de Furiani

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.40.37

 

LE CONTEXTE

Le supporter est un schizophrène, c’est désormais une certitude. Il y a 15 jours, on accueillait Montpellier à domicile avec l’angoisse d’une pucelle avant son premier décapsulage. Samedi, on recevait Lyon avec la certitude de leur ouvrir les fesses à la Pierre Woodman.

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.40.46

Pourtant, Lyon a beau avoir une équipe de jeunes désœuvrés encore boutonneux et naïfs, niveau jeu, on sait que ça envoie. Mais y’a pas à chier, on est confiant et on sent bien que ça pue le traquenard pour cette équipe à la moyenne d’âge vraiment trop basse pour pouvoir poser son jeu dans un Furiani qui s’annonce bouillant.

Alors au moment de débuter l’apéro, on a presque envie de miser sur une victoire, juste pour prendre vraiment de l’air, mais au fond, on signe tous pour un match nul qui nous permettrait de nous accrocher à notre 15ème place. C’est ça qui est beau quand tu supporters un club qui joue le maintien. Le fait de maintenir une 15ème place, c’est l’assurance de passer un week-end heureux et paisible.

Evidemment, comme à Bastia rien ne se passe comme ailleurs, on n’a toujours pas d’entraineur et on continue avec la doublette Printant-Sekli. Le fonctionnement du club (9 actionnaires et aucun réel chef) n’aide pas. C’est comme si tu devais demander l’avis de 9 collègues à chaque fois que tu devais couler un bronze, c’est juste ingérable et tu vas y laisser quelques gouttes. Et puis, vu les noms qui circulent (Baup, Guy Lacombe), on préfère encore avoir Printant le plus longtemps possible, ça permet de garder notre anus au frais.

L’AVANT-MATCH

L’avant match à Furiani, c’est la préparation de la macagna (traduire en français, le chambrage) envers le gardien qui vient s’échauffer juste sous nos yeux pleins d’amour. Pas d’aventure canine pour ce match (cf l’académie contre Montpellier avec le désormais célèbre Husky de Jourdren) mais un Lopez qui apprécie visiblement notre phrasé Voltairien. Le vrai bon client lors d’un tel avant-match, c’est Joël Bats. Une bonne tête de cul et un bouc à la François de l’auberge de rencontre désormais célèbre, La fistinière.

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.40.55

Mais l’avant-match, c’est aussi l’occasion de discuter de la compo, même si on ne comprend absolument rien au football. Toutefois, l’annonce de la composition des bleus fait débat :

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.41.04

Le retour du 5-3-2. Je dis bien le retour car le connaisseur du football français ne peut avoir oublié la dernière grande génération du Sporting qui se présentait avec une défense à 5 composée d’un trio défensif poétique (Soumah-Casanova-Mendy) et d’ailiers aussi talentueux que destructeurs (Rool, Jurietti, Valery, Perez, mention spéciale à l’esthète Demetrius Ferreira).

Finalement, ce choix-là suscite l’adhésion à une exception près, la titularisation d’Ongenda, qui a quitté les plateaux TV des années 90’s pour ressusciter en cancer footballistique, phase terminale je précise.

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.41.09

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas
Les apparences et les préférences
Ont trop d´importance
Acceptons les différences

LA RENCONTRE

A l’entrée des joueurs, un parcage lyonnais arrive avec un drapeau français et visiblement une petite marseillaise entonnée, un soutien à l’équipe de France en coupe Davis sans doute.

Dès le début de la rencontre, on voit que ce sont des belles paires des couilles qui s’affrontent et qu’un Mathieu Valbuena aurait été de trop dans un si bel hommage au tacle sec.

10ème minute, Diakité découpe Bédimo mais prend le soin de toucher d’abord le ballon. Rusé et pas pénalty. Deux minutes après, Bédimo se fait justice sur Kamano en le fauchant par derrière. Même si c’est contre un des nôtres, on ressent une forme d’admiration devant le travail bien fait. Henri, si un jour Lyon ne te veut plus, tu peux avoir une place au soleil parmi nous.

Ces deux actions symbolisent un peu le match, mais surtout les commentaires d’après-match. Alors on va couper court tout de suite aux professionnels de la pleurniche. Oui, le foot reste un sport de contact, oui c’est bon de voir des mecs qui défendent leurs couleurs, oui c’est mieux que de voir un Alessandrini ou un Jordan Ayew quémander la moindre faute comme un roumain à un feu rouge. Mais ce football-là n’a plus sa place en 2014…

Y’a eu quand même de belles occasions des deux côtés, sur « une pelouse indigne de la L1 » comme le dirait le gros Pierrot.

Kamano, en humiliant Umtiti (ce nom putain…), a montré qu’il est plus qu’une promesse. Cahuzac ou encore Ayité auraient pu ouvrir la marque tout comme Bedimo, Lacazette ou Yattara côté lyonnais.

Au final, la guerre s’achève sur un 0-0 viril, et forcément mon anus desserre l’étau, je suis soulagé et heureux… ON CONSERVE NOTRE 15è PLACE ! Et les bleus récupèrent leur bulletin.

 

LES NOTES

AREOLA (4/5) : Un seul arrêt sérieux à faire et il l’a fait. A force d’enchainer les matches costauds, on va presque arriver à oublier qu’il s’appelle Alphonse.

SQUILLACI et MODESTO (3/5) : Deux briscards face à la jeunesse lyonnaise. Résultat : 0 buts. Comme si une Volvo arrivait à accrocher une A6 sur l’autoroute. A noter l’entrée de Romaric en seconde période (« Romaric, Romaric, je veux te voir frapper un français » sur l’air de « L’Amérique » de Joe Dassin)

PEYBERNES (3/5) : Peybernes, c’est le mec qui s’incruste et est choisi en dernier au foot du samedi matin, et qui reçoit finalement une invitation à la fin du match pour le week-end suivant.

PALMIERI (3/5) : Le meilleur schéma pour Palmieri, ni réellement arrière gauche, ni réellement ailier gauche.

DIAKITE (4/5) :

Capture d’écran 2014-11-25 à 09.41.16

 

CAHUZAC (4/5 + 10 pts pour le pugnu sur Malbranque) : On retrouve le Grand Cahuzac. Qui récupère, qui harcèle, et même qui se procure une occasion

GILLET (5/5) : La classe. Son meilleur match depuis celui contre l’OM. Les grandes rencontres le motivent.

BOUDEBOUZ (4/5) : Métamorphosé depuis quelques semaines, mais des coups de pied arrêtés aussi dangereux que Stéphane Bern face à Poutine

KAMANO (4/5) : « Il venait d’avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme ».

ONGENDA (1/5) : Rejoindra d’ici peu le panthéon des impostures footballistiques en compagnie des Quaresma, Zaïri et Reyes.

 

La Krimau

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.