Red Star – Clermont (2-1) : La Jules Rimet Académie livre ses notes
Un match surérogatoire.
On a gagné, c’était trop bien.
Enfin bon, au début non, c’était pas top. Ça mollassonnait comme souvent dans le plus pur style de la Ligue 2. Les puristes diront que les défenses étaient bien en place, les autres diront juste que c’est de la merde tiède et c’est pas comme ça que Moustache – dont c’est le mois, sachez-le, profitez-en pour lui offrir un bouquet de couilles à la mémoire de sa prostate disparue un soir de printemps du côté de Bastia – va vendre du rêve aux petits Africains sportifs et juvéniles pour qu’ils traversent la Méditerranée à la nage afin de réaliser le rêve de leur vie à savoir jouer défenseur droit à Sochaux ou ramasseur de balle au Péfécé. Péfécé que nous rencontrons bientôt dans le derby de la pollution aux nanoparticules, mais ça ce sera Jean-Claude Pied qui vous racontera comment les ultras péféciens auront essayé de lui faire dans le cul.
En plus, c’est pas pour dire, mais avec la pollution aux hydrocarbures qu’elle se tape, la Méditerranée, j’y tremperais pas la bite à Mamère, alors y nager certainement pas. Ceci dit, si les Africains avaient un minimum d’instinct de survie ils se démerderaient pour naître dans un autre continent moins anxiogène, notamment d’un point de vue accès à la fibre optique par exemple.
Non mais comment tu veux t’en sortir sans fibre à l’ère du numérique ? Encore un truc que les pays d’en bas n’ont pas compris. Enfin bon, je m’égare et tout cela nous éloigne du sujet crucial du soir : la chiantise absolue d’un match de Ligue 2 française.
Quand je vois des affiches comme Niort – Ajaccio ou Le Havre – Créteil, tu vois, je me dis que putain, y’a un truc que les Américains ont et pas nous, quoi. La capacité de rendre attractif des noms de club pourris.
Ok, Chamois Niortais, c’est rigolo, par exemple, on dirait du hockey, mais putain Clermont Foot 63, faut vraiment pas aimer son club pour lui fader un blaze pareil. Il manque juste la putain de communauté d’agglo et le sponsor de l’usine de dalles composites et le portrait est complet. La Province, quoi, merde.
Bon, tu me diras, nous, on est à Beauvais, ce qui est plutôt moyen niveau attractivité du zizi. Mais on est le Red Star FC, mec, et nos sponsors ont suffisamment de classe pour ne pas venir baver sur nos beaux maillots moulants de sportifs virils et hétérosexuels.
Alors forcément, vu qu’on a la classe, et ben on finit par gagner. Ce n’est que justice après tout. Parce que notre entraîneur, malgré ses origines incertaines, est un mec intelligent, du genre à comprendre rapidement un système et le retourner contre ses créateurs. Le mec était venu en Ligue 2 avec l’ambition du jeu. Quelques branlées plus tard, on est l’équipe la plus blindée du championnat, on dépasse rarement le rond central et on marque sur notre demi-occasion avant de se recroqueviller bien serrés dans nos 22.
Bon, là ça a fait 2-1 parce que gagner avec 2 buts d’avances, on sait pas faire.
Mais résultat, on est genre 7e à 4 points du 3e (Les chardons qui piquent, là). Ah ! Et vu qu’on va gagner 5-0 face au Pourri FC samedi, on va vite côtoyer les sommets. Purée, vue la gueule de notre ligne d’attaque, v’là la lose pour les autres, quoi.
Les notes (sur 5) :
J’en sais rien moi, depuis 2011 que je note à la gueule du client.
Balijon : Je l’aime bien alors c’est 5.
Palun : Il était où l’année dernière ? C’est 2.
Jeanvier : Le mec marque des buts, comme si c’était ce qu’on lui demandait… 2.
Fournier : Il a beau être chauve, le mec a joué à la Berrichonne de Châteauroux. Vous savez qu’à Châteauroux, les transports en communs sont gratuits ? Ah, ça mérite un petit 4, ça, non ?
Amieux : Assez nul mais il a une jolie barbe. 3.
Da Cruz : 5.
Boe-Kane : Yan Bakan, ça veut dire louche en turc. Alors je lui met 1.
Makhedjouf : Regardez moi cette bonne bouille, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. 5. Remplacé par Cros. Pourquoi pas ?
Sliti : Bah 6 putain. Parce que le but et parce que tout. Remplacé par Diaz dont je me fout complètement.
Bouazza : N’a égorgé personne. Alors 2 seulement.
Guacamole : Aussi frais que la bite à Mamère après un séjour prolongé en Méditerranée. 1.
Remarque surérogatoire : Il est où LEFAIX, putain ?!
Cordianalement,
Porthos Molise
Ça ne parle pas assez de la bite à Bellion, par ici.
Sinon il est où Lefaix? Si vous vous en servez pas faut le prêter au club du 16e, ses attaquants ont du souci à convertir leurs occasions il paraît.
ALERTE Enlèvement !
Disparue depuis plusieurs semaines, la bite à Bellion, âge indéfinissable, ce corps mou et spongieux a été aperçu pour la dernière fois il y a quelques semaines à Saint Ouen où il tentait de jouer au football, portant un maillot vert et un short blanc, avec des chaussures de type crampons. Si vous croisez cet individu, ne lui présentez surtout pas un ballon au risque de le faire disparaître à nouveau.
A mon avis, Lefaix a dû faire une blague sur les Portugais et ça a pas plu au côche. Du coup, blacklisté.