La Raide et Vile Academy dépose le bilan de 2015 (1/3)

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Au cas où vous vouliez revivre tout ça.

bobby_carlton
Première partie du bilan de la Raide et Vile Academy. Il y en aura d’autres, comme convenu avec la logique des dossiers en trois parties.

Salut à tous !

La Raide et Vile Academy est fière et heureuse de vous présenter son bilan pour cette saison fraîchement terminée. 2015-2016 fut pleine de rebondissements, et disons le clairement, de déceptions. Pourtant, nous avons dégotté pour les fans quelques motifs de satisfaction, qu’ils trouveront bien évidemment de mauvaise foi et/ou totalement absurdes, étant donné que les fans de Manchester ont sale caractère, c’est bien connu. Oui ben allez donc supporter le Bayer Leverkusen si vous n’êtes pas contents, on verra bien qui est le plus heureux sur le long terme.


Pour suivre la tradition cartésienne bien franchouillarde qui nous caractérise, commençons par de longs et fastidieux diagrammes de chiffres.

Nos michetonneuses ont terminé à la 5è place de la Premier League, avec 66 points, soit 4 de moins que l’année dernière. C’est évidemment une grande déception, étant donné que cette cinquième place ne nous permet d’accéder qu’à une coupe d’Europe minable mineure : l’Europa League. Nous aurions pu entrer par la petite porte grâce à nos ennemis de toujours Liverpool, mais ils ont eu le bon goût de perdre piteusement la finale de l’Europa League, justement, donc macache : pas de Ligue des Champions pour nous, et pas de coupe d’Europe du tout pour eux.

En terme de performances, nos gagneuses cumulent au total 19 victoires, ce qui fait une de moins que l’année dernière ; par ailleurs, le bilan fait état de 9 nuls, et surtout 10 défaites, soit 2 de plus que l’année dernière.

En terme d’attaque et de défense, 49 buts ont été marqués (62 la saison dernière !) et 35 encaissés (2 de moins) ce qui donne donc une différence de + 14 soit 20 de moins que Tottenham, troisième avec la meilleure différence (+ 34). Si l’attaque était clairement en berne, avec un nombre de matchs sans marquer très élevé, la défense a en revanche été imperméable : meilleure défense du royaume à égalité avec Tottenham, et 15 matchs sans encaisser de but.

Comme de bien entendu, avoir une bonne défense ne sert à rien si les buts sont échelonnés un par un ou deux par deux sur divers matchs, comme cela a encore été le cas cette saison : Manchester n’encaisse pas de branlées, mais perd souvent d’un but d’écart.

À domicile, MU est la deuxième meilleure équipe du championnat derrière Leicester, avec 41 points glanés au prix de 12 victoires et 5 nuls. Nos gagneuses ont perdu deux fois à Old Trafford. L’équipe y a marqué 27 buts seulement (à titre de comparaison, Everton en a inscrit 35, en finissant à la quinzième place), mais a définitivement été résistante, en n’encaissant que 9 buts (meilleure défense à domicile, la seule de la ligue à avoir pris moins de 10 buts).

À l’extérieur, le bilan est beaucoup moins reluisant : MU pointe à la neuvième place, avec 7 victoires, 4 nuls et surtout 8 défaites. Moitié moins de nuls que la saison dernière, pour une seule victoire de plus, mais 3 défaites supplémentaires. Nos cocottes ont encore marqué peu de buts (22) et en ont encaissé beaucoup (26).

Ceci confirme la tendance de la saison passée : MU ne voyage pas très bien, et perd encore beaucoup de points à l’extérieur. À Old Trafford, en revanche, les cocottes de l’enfer restent difficiles à battre. On a pu observer en revanche de très fâcheuses difficultés contre les petites équipes, ces dernières ayant pour habitude de fermer le jeu. C’est ainsi que l’on a paradoxalement cumulé de belles performances contre des équipes réputées fortes (Arsenal, City, les épouvantails Leicester) et des résultats pitoyables contre des équipes considérées comme largement à notre portée (euphémisme de Premier League augurant généralement d’une branlée à venir).

Passons maintenant à un petit tour d’horizon des meilleures et pires performances du cheptel, tout d’abord en championnat.


LES TEMPS FORTS

 

Les matchs allers-retour contre Liverpool :

MU-Liverpool 3-1 (5è journée) : Le derby le plus regardé du monde tourne à l’avantage de nos entraîneuses d’amour dans un Old Trafford en folie. Martial marque un but qui tourne en boucle sur les télés françaises, mais c’est malgré tout celui de Benteke le plus beau du match.

Liverpool-MU 0-1 (22è journée) : le cauchemar des Scousers. À Anfield, les occasions pleuvent sur la cage de David De Gea, Klopp gesticule et nos cocottes s’arc-boutent, jouant tout-à-tour de chance et du talent de leur gardien. Rojo et Carrick sont en parcage mancunien avec les fans tandis que Fellaini est sur le pré, et c’est lui qui donne une tête qui heurte la barre transversale sur un corner de Mata. Ayant bien suivi, Rooney déchire le petit filet d’un tir à bout portant tellement puissant qu’il manque en perdre sa jambe. Victoire 1-0, la quatrième en quatre matchs pour Van Gaal face à l’ennemi héréditaire.

Everton-MU 0-3 (9è journée) : Autre voyage à Liverpool couronné de succès ; ni Luke ni personne n’a résolu le mystère du centre parfait de Rojo.

MU-Arsenal 3-2 (27è journée) : aucun espoir n’est réellement permis, alors que les Gunners sont en pleine bourre, et que l’équipe est décimée. Martial, Rooney, Smalling sur la touche, Van Gaal tente le pari fou de lancer Rashford en pointe, avec la moitié de l’Academy sur le banc de touche. Luke vous en parle dans son style plus volcanique qu’une forge de l’enfer.

City-MU 0-1 (31è journée) : la course à l’Europe bat son plein peu après l’élimination de l’Europa League contre Liverpool. Une nouvelle fois, l’équipe est décimée, mais nos rouges diablesses vont prouver qu’elles ont de la ressource, et Demichelis montrer qu’il est totalement cramé.

 

LES LOWLIGHTS

Les 0-0 : Cinq en tout. Dans un championnat aussi vivant et propice aux scores fleuves que la PL, regarder MU a été parfois chiant. C’est un crève-cœur de l’écrire, mais c’est vrai. Pour autant, cela ne fait varier en rien l’amour indéfectible qui brûle dans mon cœur de pimp.

Arsenal-MU 3-0 (8è journée) : Ce choc de début de saison se transforme en bérézina aussi vite que Sanchez et Cazorla galopent dans le dos de Carrick et Schweinsteiger. Pauvre Luke, contraint de sortir de son décennal silence pour académiser ça.

MU-Norwich 1-2 (17è journée) : défaite de la honte à domicile contre une équipe finalement reléguée de PL. La fronde est à son comble, on demande la tête de Van Gaal sur un plateau pour les fêtes (on est alors en décembre). Il les passera finalement, probablement comme Luke et moi : ivre.

Tottenham-MU 3-0 (33è journée) : la fin de saison est haletante, avec une course à l’Europe qui n’en finit plus de traîner en longueur au gré des contre-performances d’Arsenal et City. Les diablesses résistent bien aux Spurs pendant un temps, avant de craquer leurs slips en quelques minutes. L’occasion pour moi d’intenter le procès de Van Gaal, série en un épisode dont vous ne retrouverez jamais la suite.

West Ham-MU 3-2 (35è journée) : les derniers espoirs de se qualifier pour la Ligue des Champions reposent sur une victoire à Boylen Ground, pour le jubilé du stade (ça jubile, un stade?) de West Ham. On croit au miracle lorsque Martial inscrit un but de soliste comme il en a le secret, mais c’était sans compter sur le talent de Payet, et un certain double alignement dégueulasse de la part de Blind, une fois n’est pas coutume.

 

LE RAYON DE SOLEIL

MU-Crystal Palace 2-1 après prolongation (Cup). Enfin, Van Gaal et ses joueurs son récompensés de leurs efforts dans une compétition, pour le dernier match de la saison anglaise. Le travail payant, on se dit que la situation ne pourra qu’aller dans le bon sens ensuite, l’union sacrée étant déclarée autour de la Tulipe de Fer. Et puis non.

Comme chacun sait, papy Louis a été licencié dès le surlendemain de la victoire, à la grande satisfaction d’une majorité de fans, et sans aucun égard pour ceux qui auraient aimé célébrer un peu plus longtemps.

Mais que cela ne nous empêche pas de fêter ce nouveau titre tant attendu comme il se doit en buvant des grandes pintes et en nous moquant des pitreries d’Alan Pardew. Nous reviendrons sur ces diverses considérations périphériques dans une partie ultérieure du bilan. Parlons plutôt d’Europe !

 


UN PETIT TOUR EN EUROPE

Florilège des tribulations sympathiques d’un côté et piteuses de l’autre dans leur parcours européen de la saison.

LUMIERES HAUTES

L’aller-retour en barrages contre Bruges.

Où l’on s’extasie sur le talent de notre nouveau numéro 7, et où l’on se satisfait du retour de Chicharito après son prêt au Real Madrid. Interdit de rire.

Au retour à Bruges, nos gagneuses font du céleri rémoulade de leurs adversaires, et Chicharito manque le penalty en forme de rédemption que Rooney lui offrait. Il partira du club quelques jours plus tard, dans la plus grande tristesse.

MU-Wolfsburg 2-1 Ligue des Champions : Pas d’académie pour ce match, mais des images (dégueulasses) pour admirer la plus belle passe décisive de la saison de Juan Mata.

MU-Legoland 5-1 (Europa League) Ça commence pourtant fort mal avec un but encaissé, comme trop souvent. L’égalisation arrive rapidement, mais la décision tarde à se faire, avec Schneiderlin qui rate ses retournés (inadmissible), et Mata qui voit son penalty arrêté. Vient ensuite un show Memphis qui nous laisse penser qu’il est à son niveau face à des adversaires trop faibles, mais aussi le premier doublé à Old Trafford du jeune Marcus Rashford, tout frais émoulu du centre de formation. La fête est complète.

LES PITRERIES

Midtjylland-MU 2-1 (Europa League) : Qui dit branlée au retour (cf. juste au-dessus), dit aussi match de la honte du football à l’aller, et c’est en des termes fort peu délicats, mais toutefois parfaitement justifiés étant donné le niveau de jeu développé par nos diablesses, que Luke vous en parle. Mieux vaut peut-être éloigner les enfants.

Eindhoven-MU 2-1 (Ligue des Champions) : Match honteusement perdu, mais plus marqué par l’horrible blessure de Luke Shaw que par le résultat. Il sera de retour sous peu, mais en attendant c’est Danny Rose qui jouera à gauche à l’Euro. Faudra pas pleurer quand l’Angleterre sortira en quarts…

Wolfsburg-MU 3-2 (Ligue des Champions) : Élimination prononcée face aux Loups dans ce dernier match de poule de Ligue des Champions, suite à un match au scénario fou. Point d’académie pour ce match, mais un gros coup sur la tête, dans le style des gueules de bois infernales faisant suite aux réunions secrètes des membres de la Raide et Vile Academy.

Liverpool-MU 2-0 (Europa League) : On y a cru, sur la base des quatre victoires en quatre confrontations en championnat sous l’ère Van Gaal, et puis non. Les chiffres sont des saloperies.

Le prochain volet de ce passionnant bilan traitera des performances individuelles de nos cocottes d’amour. Sera-t-il publié avant l’euro ? Nous n’en savons rien. Pour patienter, vous pouvez toujours mater cette saison review super complète avec sel-poivre et supplément œuf.

 

Bises inferanales,

 

Bobby Carlton.

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