Metz – OM (1-0) : La Metz Que Un Club Académie s’offre un gros
Du travail de pro.
Moien les Raoudis,

Pardon. Non vraiment, j’aimerais m’excuser. M’excuser auprès de tout être vivant plus ou moins sensible au sport Roi. Je le fais car quelqu’un se doit de le faire. C’est indispensable. A l’heure où les murs du respect s’effondrent, il faut continuer à se battre, défendre le beau et le bon tant qu’il en subsiste un tant soit peu. Préserver la magie du football et la transmettre à nos héritiers, pour que les étoiles continuent de briller dans les yeux de nos enfants. Pour que la vie soit un petit peu plus belle.
Tout l’inverse de ce que propose le FC Metz donc. Par deux fois, en moins d’une semaine, le Meilleur Club du Monde et de Lorraine s’est essuyé les crampons sur le visage du football. On aimerait ne pas se souvenir qu’il y a quelques jours en arrière, nos âmes furent salies par un spectacle des plus intenables. Sur le terrain Angevin, le football proposé fut aussi exaltant que si une guêpe eut élu domicile dans votre colon. Pour repartir de là avec une défaite, deux cartons rouges (Cohade et Diagne) et toujours plus de maux au coeur et au cul. Dans ce contexte, l’idée même de recevoir l’OM Champions Project, fort de ses millions, de ses recrues stars et de Bouna Sarr, avait donc clairement de quoi faire frémir.
23e journée : Metz – Marseille

Victime sans doute d’une avarie d’opiacé et d’alcool, Philippe Hinschberger nous envoie dans un rare moment de lucidité un 4-4-2 des familles, réclamé à cor et à cri par tout le Peuple Elu depuis plusieurs mois. Pour contrebalancer l’émotion de ce système à deux pointes, PH nous rappelle que la vie est une chienne en alignant un milieu récupérateur Luxembourgo-Ivoirien des plus barbares. Quand on a vu ça, on peut mourir tranquille. Et le plus vite possible.
A noter également le retour dans le onze de Bisevac qui a purgé ses 6 matchs de suspension, et d’Assou-Ekotto qui a résilié son abonnement Netflix.
Le match :
36% de possession de balle, 56% de passes réussies, aucun corner, 11 ballons joués pour Kévin Lejeune, 17 pour Nguette, 18 pour Vion. Telles furent les statistiques faméliques d’une rencontre à l’analité rare. Très vite, les visiteurs prennent possession du ballon et font le siège d’un Didillon inscrit dans la lignée de sa fin de match contre Angers, solide et efficace. Durant les 20 premières minutes, Sarr, Doria ou Thauvin mettront chacun leur tour la défense Messine à contribution, en vain pour les Olympiens. Passé ce moment de « folie » relative, le débat devient alors plus stérile encore que la convention annuelle des eunuques. Les Marseillais, pas aidés sans doute par leur 120 minutes jouées dans la semaine, se mettent au niveau des Messins et proposent un niveau de jeu situé quelque part entre la léthargie et la fin du monde moderne.
Sertic, bien décidé à vouloir relancer les encéphalogrammes plats des spectateurs, se permet d’abattre Nguette en pleine surface. Mais ce n’est pas suffisant pour le trop obséquieux Monsieur Lesage, qui souhaite évidement conserver sa carte de membre du club des « Sodomites de la Ligue à la solde du Géranal Aulas ».

Rudi Garcia, se rendant compte qu’il n’est pas venu en Moselle pour poser du parquet, dégaine son colt et tire très vite ses cartouches Payet et Gomis en début de seconde période. Coaching presque payant, le premier cité bote un coup franc que Rolando relayera vers le second, ne se privant pas de placer une tête dans le fond des filets, mais refusé à juste titre pour horsjeu.net. Le salut des locaux proviendra, chose unique en son genre, de son banc. Les entrées conjuguées de Sarr, Jouffre et Erding apporteront au 11 Messin la profondeur et le mordant qui lui faisait défaut. Après une alerte slipomètre de grande ampleur qui aura vu Falette détourner un centre de Payet sur sa propre barre transversale, les Messins accéléreront enfin. Erding, bien lancé sur une offrande de Jouffre, chiera sa conduite de balle et ira tirer sur Pelé.
Puis Sarr, abattu comme un jeune lapin de garenne sénégalaise à l’entrée de la surface par Sakai, donnera au fils du football l’occasion d’embraser Saint-Symph’. Yann Jouffre, misant tout sur les problèmes cérébraux du portier Marseillais, envoie la gonfle plein centre du but et décuple le rythme cardiaque du Peuple Elu. 1-0, 83e minute. A défaut d’être romantique, le FC Metz arrive enfin à mettre son coup de trique. C’en aurait été trop si Diabaté avait conclu son contre en toute fin de match, mais Pelé préservera la fierté des Marseillais en s’imposant dans ce duel.
Dans un contexte apathique, où les Grenats étaient en droit d’accueillir leurs adversaires avec le ventre à terre et les fesses fredonnant la traviata suite à leur récente sortie à Angers, l’issue chatoyante est inespérée. A l’inverse d’être beau, le 4-4-2 fut efficace et les remplacements décisifs. De quoi voir arriver la réception de Dijon ce mercredi sous un autre jour.
Metz Que des Notes :
Didillon (4/5) : Irréprochable dans ses duels, il est sauvé par sa transversale sur la tentative de sabotage de Falette. Après sa belle fin de match à Angers, c’est peut-être le retour du Thomas de début de saison.
Balliu (3/5) : On l’a pensé assez peu sollicité, il est celui qui joue le plus de ballon du match (48). Match sobre et discret de l’Espagnol, qui confirme qu’on ne doit plus jamais revoir Djoriv sur un terrain de football.
Bisevac (3/5) : De retour de ses 6 matchs de suspension, la reprise fut loin d’être facile. Trimballé par les appels de Sarr et Thauvin, il est monté en puissance afin de contenir Bafégromis en seconde période. C’est tout ce qu’on demandait.
Falette (3+/5) : Faire son job, c’est bien. Mais se retrouver à couvrir les boulevards laissés par son latéral gauche sans faute, c’est encore mieux. La tentative de CSC n’était toutefois pas indispensable.
Assou-Ekotto (1/5) : Bouffé toute la rencontre par Sakai, il n’a heureusement pas causé de dégât. Son match en un film : Boulevard de la mort.
Doukouré (2/5) : On l’a vu absent au marquage de Gomis sur son but refusé. On l’a vu prendre un jaune, certes sur Rolando, mais quand même. On l’a vu faire une relance totalement anale vers la 75e minute. Pas de doute, Cheick Doukouré est de retour, à notre grand désarroi. C’est quand la prochaine CAN ?
Philipps (3+/5) : Je vais encore lui reprocher son faible apport offensif, mais le récupérateur Luxembouro-reptilien signe peut-être là son meilleur match de la saison. Beaucoup de récupération et de ballons gagnés (19, meilleur total du match derrière Fanni avec 23), c’est encourageant pour la suite.
Nguette (3-/5) : Sardou avait vu courir la maladie d’amour. A Metz, on peut chanter que court la maladie du football. Toujours aussi inefficace dans ses montées, il aurait cependant pu se voir accorder un penalty. Vivement que Mollet et Hein soient de retour.
Remplacé par Jouffre, (non noté) 76e : Evangile du Fils du Football par Saint Jouffre. Il est celui par qui le triomphe naitra, et par qui le clapping de la foule éclatera. Le football est Yann Jouffre, Yann Jouffre est le football.
Lejeune (3-/5) : Que l’on ne se méprenne pas, c’est bien l’adversaire et non pas toi, Kévin, qui a joué 120 minutes dans la semaine. S’agirait de changer les piles de ton pacemaker.
Remplacé par Sarr (3+/5), 56e : Grosse entrée du petit prince de la savane, apportant le percutant et le mordant du petit rottweiler qu’il est. Tradition oblige, il provoque la faute déterminante. Bel homme.
Vion (2/5) : L’invisibilité est l’état d’un objet ou d’un organisme vivant qui ne peut être vu, on dit alors qu’il est invisible. Le terme est utilisé dans de nombreux films et romans de fantasy ou de science-fiction, où les objets sont rendus invisibles par les pouvoirs de la magie ou de la technologie. Cependant, on peut aussi voir ses effets dans le monde réel, dans certains domaines de la physique, et dans certains occasions, au football.
Remplacé par Erding (3-/5), 60e : Toute la Moselle-Est s’est levée comme un seul homme quand il hérite de l’offrande de Jouffre et part en contre. Elle s’est rassise quand elle a vu la conduite de balle du Turc, puis a vidé sa bière par dépit après sa frappe. Un plaisir doux de le voir dans un système à deux pointes quand même.
Diabaté (5/5) : Les lois du temps et de l’espace se sont arrêtées durant ses passements de jambe, qui ont déboussolé le jeune Lopez. Cet homme est un espoir de joie pour l’Humanité.
https://twitter.com/CanapeFC/status/827631063958749186
On remet ça en milieu de semaine avec la réception de Jon, jon, jon, jon, jon, jon, jon, jon, jon et jon. Ca fait Dijon. C’est tout pour moi.
Kast & Deuch
Et pour prolonger le plaisir :
– Pour connaitre le point de vue du vaincu, notre camélidé préféré, on lit la Canebière Académie
– Pour les obsédés de stats, les chiffres du match sont ici
– Votre serviteur est sur le Touiteur, ne le dites pas à votre mère
Kevin Fucking Lejeune. Thibault Vion.Titulaires. Et vous gagnez.