L’Aiglons Académie note Bordeaux-Nice (1-2)
Guié-Guié a marqué ???!!!
Edition Spéciale. On va pas tortiller du cul pendant trois heures pour chier droit, l’histoire a basculé ce samedi soir. Un évènement totalement inattendu est survenu à Chaban-Delmas. Ce genre d’évènement chargé d’histoire qui font que dans 50 ans on en reparlera encore. Ce genre d’évènement qui vous fera dire : « J’y étais. » Oui, on parle bien de ce genre d’évènement qui vous ferait croire en Dieu et voter François Bayrou. Personne en liguain ne pouvait imaginer ce qu’il allait se passer. Même pas Monsieur Moustache-Thiriez. On ne va pas garder le suspense plus longtemps. Abraham Guié-Guié, 25ans, joueur innoffensif du plus beau club au monde -l’OGC Nice-, vient de remporter son long combat contre une maladie qu’on pensait incurable. C’est donc désormais officiel : l’Ivoirien vient de marquer son 1er but en première division. Faites comme Bernard, pincez-vous les parties génitales pour être sur de ne pas rêver. Ca fera certes mal au début mais vous vous surprendrez à aimer ça au bout de quelques minutes. Comme un symbole de première expérience anale finalement.
Il est difficile d’enchaîner comme vous vous en doutez après un tel évènement. Mais Bernard est un grand professionnel, alors let the road Jack. Polonais autant qu’Obama est Bulgare, l’arrivée d’Obraniak chez les canelés a néanmoins fait du bien a une équipe qui doit supporter depuis des mois des Ben Kalfallah, Ciani ou encore une vieille connaissance de la maison, le petit Bellion. Et malgré une défaite face à l’ami montpelliérain, les Girondins fonctionnent bien depuis la trêve, tout l’inverse des Aiglons en somme. Aucune victoire à l’extérieur en championnat depuis le 26 février 2011, tout juste une première victoire depuis pas loin de 3 mois en liguain la semaine dernière contre la team Caennaise. Marsiglia sur ce match se découvre un côté tacticien qu’on ne soupçonnait pas et ose un 5-4-1. Si on retrouve les quatre fantastiques en défense, captain Digard recule pour se positionner en défense centrale. Anin forfait, Meriem malade, Diakité, Abriel, Hellecbuyck, Pentecôte, Pejcinovic toujours absents, l’infirmerie Niçoise affiche toujours une belle affluence. C’est donc pourquoi on se retrouve avec un axe au milieu de terrain Coulibaly-Sablé-Palun qui laisse rêveur. Mounier est aligné comme meneur de jeu ou 9 et demi pour les intimes. Et à la limite, après avoir parlé des trois mecs derrière lui, même Clerc en numéro 10 ça serait passé comme une lettre d’anthrax à la poste. En pointe, la titularisation de Mouloungui sonnait comme une évidence avant la rencontre. Comme un symbole de Franck Ribéry en équipe de France finalement.
Ce déplacement dans la ville la plus picarde de France, et dirigée d’une main de maître par Alain Juppé et Claude Pèze, aura apporté beaucoup tant au niveau historique qu’au niveau comptable. Deux victoires de suite en championnat, ça n’était plus arrivé depuis l’hiver 1973 de mémoire vieux Niçois. Malgré ça, le club reste à égalité avec le premier relégable mais se voit l’opportunité de distancer deux clubs mal embarqués aussi puisque 17ème (Nancy) et 20ème (Sochaux), lors des deux prochaines journées. Et si Coach René commence à inventer des tactiques improbables qui fonctionnent c’est bien le signe que tout peut arriver. Comme un symbole de but d’Abraham Guié-Guié finalement .
Le résumé du match :
3ème : Planus place un taquet que ne renierait pas Civelli, sur la cheville de Mouloungui. Affaire à suivre.
9ème : Obraniak sert Mariano, qui centre au second poteau pour Trémoulinas qui se prend pour Van Persie en tentant une volée. Mais l’adversaire n’est pas Liverpool et Benoit n’est pas Batave. La glonfle finit donc à côté du but.
12ème : L’histoire est en marche, Guié-Guié remplace Mouloungui. Merci Planus.
18ème : On savait tous que Ciani était limité intellectuellement, mais à ce niveau là ça dépasse l’entendement. Le mec se permet de foutre un énorme taquet en pleine surface à Mounier. Bordeaux 2 Chevilles niçoises 0. Péno évidemment. Monzon se rappelle aux bons souvenirs passés et place une mine dans la lucarne gauche d’un Carrasso qui ne peut rien faire.
27ème : Ciani décidément dans tous les coups dès qu’il s’agit d’enfoncer son équipe perd un ballon au profit de Mounier, lequel s’essaye à une frappe que stoppe difficilement Carrasso.
29ème : Clerc tente une longue ouverture côté droit, la défense Girondine joue aussi bien le hors-jeu que Vikash Dhorasoo est bon au poker, et Coulibaly peut finalement se présenter seul face à Carrasso. Il tente alors l’offrande pour Mounier seul face au but vide. Mais Carrasso réalise un arrêt miracle dont il a le secret en anticipant magnifiquement.
35ème : Mounier transperce ce qui sert de défense à Bordeaux, il cherche Guié-Guié, mais Planus sauve in-extremis son équipe.
39ème : Alléjuiah mes frères. Digard ouvre pour Guié-Guié qui a pris la profondeur. Seul face à Carrasso on pense alors à tout. Frappe en touche, mort d’un pigeon, coma éthylique de Claude Pèze, mais non rien de tout ça : au prix d’un improbable une-deux avec le gardien adverse, Abraham Guié-Guié finit par marquer ce qui constitue son premier but en liguain. Si on m’avait dit que j’écrirais ça un jour.
Mi-temps. Peut-être une des meilleurs mi-temps aiglonne de la saison. Avec un peu plus de réalisme, Nice pourrait même mener 3 voire 4-0. Mais l’information principale de cette première période c’est que désormais Guié-Guié ne sera plus jamais une petite pucelle en détresse. Enfin plus jamais jusqu’à la semaine prochaine.
57ème : Bordeaux se met timidement à l’attaque, et NMB (comprenez Nicolas Maurice-Belay) place une frappe hors cadre.
61ème : Le changement c’est maintenant à gauche. Mounier sert Monzon qui frappe comme il sait faire, en force, mais Carrasso réalise son 64ème arrêt du match.
67ème : Coup franc qui ressemble à un corner ouvert pour les locaux. Le polak Obraniak le botte, Ciani dévie pour Planus qui se jette au second poteau pour réduire le score. Ciani-Planus une belle brochette de vainqueurs.
70ème : Jussiê dribble et perfore l’axe aiglon, puis sert NMB qui frappe à ras-de-terre. C’est cadré, c’est au ras du poteau mais Monsieur Ospina nous rappelle que c’est un grand gardien et sort le ballon du bout des doigts.
73ème : Ospina réalise une nouvelle fois un gros gros arrêt sur une tête tête de Diabaté.
82ème : Coup franc aux vingts mètres pour les Girondins. Et c’est ce diable d’Obraniak qui le frappe, Ospina semble battu, mais heureusement, la balle passe à quelques millimètres du poteau.
87ème : Ca cafouille dans la surface niçoise, et c’est finalement Diabaté qui reprend du bout du pied au second poteau. Ospina semble une nouvelle fois battu, mais les dieux du stade (c’est Monzon qui va être content) sont avec nous ce soir, et encore une fois la ballon fuit le cadre pour quelques millimètres.
94ème : Monzon se fait plaisir sur un coup franc de 30 mètres. Il donne tout ce qu’il a et envoie une cacahuète juste au dessus du but gardé par Carrasso.
Les notes :
Saint-Ospina : 4/5 Une grosse seconde période qui compense la première mi-temps plutôt calme qu’il a passé. Avec la baraka qui convient en fin de match, pour éviter la frustration d’une égalisation bordelaise.
Clerc : 3/5 Quand François s’ose à des frappes pieds gauche (64ème) c’est signe que tout va bien. Match sérieux.
Gomis : 3/5 Bien présent. A remporté un bon nombre de duels, mais c’est quand même pas parfait, notamment à l’image de toute la défense sur le but encaissé où il s’arrête de jouer. Mais on peut mesurer le chemin parcouru quand on le voyait jouer il y a encore un mois et demi.
Digard : 3/5 Il est pas défenseur, et ça c’est senti plus d’une fois. Mais il a quand même tenu le choc, et sa qualité de relance fait toujours un bien fou. Captain courage.
Civelli : 3/5 Aucune erreur notable, on l’a senti assez tranquille tout le long du match. Même à la fin quand le bateau commençait à tanguer.
Monzon : 4/5 Ca fait plaisir de le voir à ce niveau là. Ce niveau qui peut en faire un des meilleur latéral gauche du championnat. Une grosse activité. Et un but sur péno, un de plus cette saison.
Coulibaly : 2/5 Un bon match, toutefois plus discret lors du deuxième acte. Mais se prend un méchant -1 pour le deux contre un raté à la 33ème. Ca, c’est juste pas possible.
Sablé : 3/5 Du sablé pur jus. Peu présent dans l’animation offensive, il est là dès qu’il s’agit de défendre et de gêner l’adversaire.
Palun : 1/5 Le maillon faible sur ce match. C’est un petit miracle qu’il ait fini le match tant il a distribué les taquets tout le long du match. Successeur officiel de Rénato.
Mounier : 4/5 Très intéressant tout le long du match dans cette position inhabituelle pour lui. Il provoque le pénalty, et aurait pu marquer plusieurs fois son petit but. Le messie niçois était en forme ce soir
Mouloungui : non noté. Remplacé par Monsieur Guié-Guié : 5/5 On ne peut que lui mettre 5. Car cela faisait 186 jours et 17 matchs que tout un peuple attendait ce moment. Le premier but en championnat de ce cher monsieur, est très important s’il vous plait. Puisqu’il permet au club de rester au-dessus de la ligne de flottaison à la 16ème place.
Moyenne de l’équipe : 3,18/5 Ca reflète bien le meilleur match depuis fort fort longtemps des Aiglons.
Pour des raisons évidentes, pas de GuiéGuiéthon aujourd’hui. Merci pour lui. Et vive la France.
Bernard Morloni, tout à sa joie, allait oublier de vous donner les images du match
Et encore, Guié-Guié a tout fait pour ne pas marquer. Il lui a vraiment fallu de la chance.
Pendant ce temps-là, Bellion reste muet.
je trouve que la définition de « Latéral » pour Monzon est celle qui correspond le mieux, ni défenseur, ni milieu…
Félicitation pour Guié Guié, que fais tu de l’argent du guiéguiéthon du coup ?
Je compatie Claude, on le connait l’animal à Nice…
Monzon défensivement ça reste faiblard. Je vois pas comment éviter un repositionnement de Monzon sur le long terme.
Et l’argent du GuiéGuiéthon va partir dans un coffre-fort de la caisse d’épargne dès demain matin.