ASSE – OL (1-2) : la Forez Académie rumine

Ben tiens, un derby perdu dans les dernières minutes… Moussa Dembenculédelyonnaisdemerde.

Le match résumé en 1 phrase : « On a bien eu le temps de venir voir la gifle »

Après une première période de bonne facture, les Verts ont progressivement laissé les Lyonnais reprendre le dessus. Et même s’il y a des occasions assez nettes pour Sainté, ce sont bien les quenelles qui vont nous crucifier dans les derniers instants de la partie. C’est donc le 2e derby de suite perdu par les Verts à la maison, ça fait toujours chier, on va pas se le cacher. Les victoires en trompe l’œil face à Guingamp et Marseille nous sont un peu revenues dans la tronche, mais au final, ça fait quand même 6 points sur 9, on va pas non plus trop quiner.


La compo :

Debuchy qui était censé être sur la feuille de mâche est finalement absent. Jean-Louis est donc conforté dans l’idée de mettre son 3-4-1-2 comme depuis quelques temps, même si je pense qu’il avait déjà prévu d’aligner ce système même si la Bûche avait pu jouer. Par contre, pas de Diony devant cette fois, c’est Hamouma qui prend sa place. On sait que l’homme aime les derbies, il a déjà marqué 3 fois face aux banlieusards. Après, on se rappelle aussi de son mâche catastrophique en novembre 2017… Alors à quel joueur a-t-on eu droit dimanche soir ?


Le mâche :

Le derby démarre par un tampon de Selnæs sur Fekir, on est dans le ton. Denayer veut rendre la pareille, il touche Khazri dans la surface, mais l’arbitre M. Bastien ne bronche pas, et ne fait pas appel au VAR. Pourtant, les ralentis montrent un contact, on vient encore de se faire aVAR (3e). Dans la foulée, l’OL réagit : sur une balle en profondeur, Depay tente de lober Ruffier un peu avancé sur une frappe en une touche, mais le meilleur gardien de Ligain ne se fait pas surprendre et claque la balle sur une belle détente à reculons (12e). Le derby est vivant, les équipes se rendent coup pour coup : Hamouma lance Cabella côté droit, centre parfait vers Silva qui arrive lancé, mais rate sa reprise (16e). Ce n’est partie remise : cette fois côté gauche, Cabella lance Silva qui dépose un centre parfait entre Marcelo et Denayer pour Hamouma qui place sa tête à contre-pied pour Lopes, battu (1-0, 21e). Les Verts vont ensuite passer le reste de la mi-temps à perdre le ballon, mais comme les Lyonnais envoient saucisses sur saucisses en tribunes, ça fait toujours 1-0 à la mi-temps.


La 2e période démarre mal avec Perrin qui est à deux doigts de lober Ruffier sur une tête en retrait, mais le gardien veille et claque en corner (46e). Les Verts se reprennent, Khazri déborde côté gauche et centre vers Selnæs : Denayer dégage avec un pied au niveau de la tête, toujours pas de faute (50e). Puis une des actions du mâche : une-deux Cabelle-Khazri avec une remise en talonnade du 1er pour le 2e, le Tunisien frappe mais bute sur Lopes une fois puis deux fois avant qu’Hamouma ne bute une 3e fois sur le gardien lyonnais (62e). Dans la foulée, cafouillage dans la surface stéphanoise, Depay tire à bout portant dans le bras de Perrin, le classique « penalty pour Lyon » est sifflé. Fekir prend Ruffier à contre-pied (1-1, 64e). Les Verts ont la tête sous l’eau, mais tentent de rendre les coups, et ça failli marcher : Khazri centre vers Diony qui loupe un peu son contrôle, Cabella a suivi mais frappe sur Lopes, Diony retente sa chance mais cette fois c’est Dubois qui repousse de la poitrine, quasiment sur sa ligne (87e). Lyon continue de pousser, Dubois centre vers Dembélé qui manque incompréhensiblement sa tête entre les centraux stéphanois (90e+2). Pas rancuniers, les Verts vont lui offrir une belle 2e chance. Ruffier veut relancer vite sur Kolo qui ne voulait pas de la balle, relance complètement pétée qui est interceptée à 35 m, Dubois centre dans la boîte, Dembélé saute encore une fois entre les centraux, mais cette fois ça rentre (1-2, 90e+5). Mâche terminé, rideau.


Les Verts ont bien joué pendant 45 minutes environ, puis ils ont reculé jusqu’à se faire punir. On le voyait venir depuis le début de la seconde période, finalement y’a rien de surprenant. Sainté aurait mérité le nul, surtout au vu des énormes occasions qu’ils ont eu, mais les pertes de balles ont été beaucoup trop nombreuses pour espérer ramener quelque chose. Maintenant, le milieu stéphanois n’a pas existé, et si les attaquants lyonnais ont été maîtrisé jusque dans les dernières minutes, les pertes de balles ont coûté beaucoup trop cher. Devant, l’animation offensive a été… à chier. Ben ouais, vous l’avez vu vous Cabella ? Perrin a touché plus de ballons que lui, ce qui n’est étonnant quand ta paire de récupérateurs n’arrive pas à ressortir une balle proprement, complètement étouffée par le pressing lyonnais. Bref, tout ça pour dire que cette défaite est frustrante, mais pas forcément illogique. Maintenant, les Verts restent 4e, à seulement 1 point de Lyon, et sortent d’une semaine à 6 points sur 9 ce qui est loin d’être dégueulasse. Coupe de France dès mercredi, la machine peut être relancée par une qualification avant d’aller jouer Nantes, et c’est tout ce qu’on espère.


Le pied de Depay est quasiment au contact du bras, tu veux qu’il l’enlève comment ?

Le résumé du mâche :



Les notes :

Ruffier (erreur fatale, 3/5) :

Il aurait pu avoir 5/5, voire 4/5. Sauf que son erreur sur la relance qui donne le dernier but est incompréhensible. Pourquoi Stéphane ? T’avais tout bon jusque là purée…

Perrin (à 5 minutes près, 3/5) :

Pour moi, il a été bon, voire très bon. Sauf qu’il se fait manger 2 fois par Dembélé dans les 5 dernières minutes. Mais on va pas lui imputer le penalty non plus, le mec peut pas se démonter le bras sur chaque frappe.

Subotic (catastrofic, 1/5) :

Catastrophique dans la relance, il a encore très limite derrière. Je pense que c’est lui qui va faire les frais du retour de Debuchy dans une défense à quatre.

Kolodziejczak (lapin de 6 semaines, 2/5) :

Au départ, je lui en ai énormément voulu pour sa relance, puis j’ai compris que ce n’était pas complètement sa faute. Malgré cela, au lieu de relancer comme il l’a fait, il aurait mieux fait d’envoyer un grand coup de chausson en touche. Et on ne peut pas dire que Kolo soit un jeune joueur sans expérience à ce niveau-là.

Silva (au niveau, 3/5) :

Son centre est parfait, et il a plutôt bon sur ce mâche. Tant qu’il a été sur le terrain, le côté gauche ne s’est pas ouvert. C’est pas un hasard si les deux centres dangereux sont venus de son côté, juste après sa sortie.

==> remplacé à la 90e par Polomat (non noté), qui ne sait toujours pas défendre.

Monnet-Paquet (adéquat, 3/5) :

Quelle caisse… On savait que Kevin était un joueur capable de répéter les efforts, mais dans ce rôle de piston, il semble avoir trouvé le poste le plus adapté à ses qualités. Le probable retour à une défense à 4 ne va pas faire ses affaires…

Selnæs (nope, 1/5) :

Un de ses plus mauvais mâches cette saison. Déjà les premières critiques tombent : et si Ole avait tendance à disparaître dans les rencontres à enjeux ? Encore un peu tôt pour le dire, mais le pressing lyonnais a en tout cas bien fonctionné pour l’éteindre.

==> remplacé à la 81e par Diousse (non noté), qui a été suffisamment nul en 15 minutes pour qu’on se pose des questions sur son réel niveau. Une teinture blonde à la Wesley Snipes, un jeu à la Pierre Richard.

M’Vila (nope too, 1/5) :

Il a lui aussi été mis sous l’éteignoir et n’a jamais pu s’exprimer au milieu. Des pertes de balles inhabituelles, l’impression d’avoir revu Pajot sous le maillot stéphanois par moment. Compliqué…

Cabella (croqueur, 1/5) :

36 ballons touchés, mais sans doute le triple en touches de balle. Il est toujours aussi frustrant, mais si Khazri la fout au fond après ce une-deux génial, on en parlerait pas comme ça. J’en ai marre aussi de le voir frapper comme un poussin, muscle un peu tes cuisses.

Khazri (pas à chaque fois, 2/5) :

On a tous attendu qu’il fasse tomber la foudre comme face à Marseille, elle n’est jamais venue. Il reste quand même le danger numéro uno chez les Verts, dommage qu’il soit si esseulé parfois sur le front de l’attaque, tel un neurone dans le crâne de Maxwell Cornet.

Hamouma (derby man, 3/5) :

C’est déjà son 4e but face aux banlieusards, il s’est (un peu) rattrapé de son derby catastrophique de 2017. Malheureusement, ça n’a pas suffi. Il a disparu quand les Verts ont sombré, on ne change pas ses bonnes habitudes.

==> remplacé à la 72e par Diony (non noté), qui a fait une bonne entrée, à deux doigts de marquer. Comme souvent. En fait, c’est notre presque meilleur buteur


La question minitel :

Arrêtez de me demander les lendemains de mâche si ça va ??! Cassez pas les couilles !! Mais qu’est-ce qui casse les couilles justement ?

Des résultats très équilibrés, ça fait longtemps que ce n’était pas arrivé dans la question. Vous auriez quand même aimé bien voir Lopes se prendre un bon ballon dans la tronche, un peu le même genre que celle que Khazri a envoyé dans le buffet de Mandanda. Au coude à coude, l’expérience du duo Kolo-Ruffier et Benoît Bastien, qui prouve que le niveau des arbitres français est encore loin des standards que l’on aimerait connaître. Le petit coup de massue de Dembélé nous a foutu mal au crâne, mais pas de la façon qu’on aurait aimé connaître : la verveine de la victoire m’a jamais autant manqué…


Roland Gromerdier


HorsJeu recrute donc si le cœur vous en dit, lancez-vous !

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublions pas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante.

Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

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