Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon – OM (2-0), La Canebière académie écrit l’histoire

Aïoli les sapiens,

« Entrer dans la légende, marquer les esprits », c’était ce qui lui manquait. Sa vie était pourtant une réussite, d’après les critères de ce Nouveau Monde qui feignait de naître. Innovation et entrepreneuriat alimentaient une carrière fluide et linéaire, fleuve domestiqué charriant régulièrement ses euros. Tout s’en fût allé pour le mieux si seulement il n’avait pas rencontré Marseille. Ville de fous, ville sur un fil, ville en fusion, Marseille agitait devant lui une passion que ni Mickey Mouse ni les chevaux de courses ne parviendraient jamais à lui procurer.

Les affaires lui avaient déjà permis de prendre plus que sa revanche de premier de la classe, mais il voulait davantage. Justement passait devant lui cet attelage furieux qui avait pour nom l’Olympique, encore une fois lancé dans l’une de ses courses vers le vide faute d’un cocher assez habile pour le ramener vers les sommets. Mâtin ! c’était décidé, il serait celui qui dompterait l’Olympique.

Il prit les rênes et, comme tant d’autres avant lui, se laissa griser par la vitesse et le fracas. Juché sur le phénomène, il profitait de la lumière enfin portée sur lui. Confiant dans son équipage, il entreprit cette ascension vers un soleil que l’Olympique n’avait atteint qu’une seule fois, ce qui était certes déjà beaucoup. L’attelage dérapa, sortit plusieurs fois du droit chemin et, surtout, craqua tant et tant que sa fragilité ne faisait plus guère de doute. Par chance, qui sait ?, l’air était un peu moins lourd, les vents un peu moins contraires qu’en d’autres temps, si bien que l’OM se hissa jusqu’à presque pouvoir toucher sa légende. Trop las, pas assez aguerri à de pareilles altitudes, l’équipage faillit hélas sur la dernière marche, et l’Olympique fut brusquement précipité à terre, sans rien pouvoir retenir d’autre que ses rêves. Il avisa l’attelage, dont l’état le ramena à la réalité : tout restait à faire. Il faudrait consolider, renforcer, enrichir l’équipage pour atteindre ces cieux qui lui paraissaient maintenant très éloignés, bien plus éloignés qu’ils ne lui avaient paru la première fois.

Il voulait croire que son courage était intact, aussi se mit-il sans plus attendre en quête de renforts. Mais ce faisant, il découvrit l’hostilité d’un monde qui n’était pas le sien. Certains lui claquèrent la porte au nez, d’autres le moquèrent ; d’autres encore, salivant devant la proie facile, lui faisaient miroiter quelque merveille pour mieux le délester d’une bourse que chacun savait garnie.

L’heure de repartir en quête était venue, et l’attelage n’avait guère changé. L’Olympique retournait au combat mal rafistolé, lesté de défauts si mal corrigés que la ruine pouvait menacer à chaque instant. Seul le souvenir de l’épopée passée tenait lieu d’espoir, du reste s’était-il empressé de confirmer son maître d’équipage (dehors) comme responsable de cette nouvelle campagne.

Cette fois, aucun alizé ne vint porter l’Olympique ; c’est à peine si celui-ci parvint à s’extirper de la fange. Il contemplait le soleil, plus haut que jamais, et se souvenait de tous ses prédécesseurs tombés dans l’oubli une fois leurs ailes brûlées. Il ne serait jamais de ceux-là, s’était-il juré. Mais comment marquer les esprits quand l’attelage, larguant pièces et boulons, perdait encore de sa faible altitude. Son maître d’équipage (dehors) avait beau hurler, fouetter, pester contre la tempête, accuser Dieu de tous ses maux, l’Olympique se mettait à patauger. Lui-même avait beau être couvert des premières giclées de boue, son égo lui interdisait d’admettre qu’il fît fausse route. Folie ? Bravade ? il s’abstint de corriger la trajectoire et résolut au contraire d’accompagner le plongeon. Il laissa au maître d’équipage (dehors) l’illusion de manier un attelage qui ne lui répondait plus depuis longtemps et, plutôt que le soleil, tourna le regard vers les bas-fonds. Entrer dans la légende, marquer les esprits, après tout, n’était-il pas en train d’y parvenir, d’une certaine manière ? Un échec retentissant, ponctué d’une humiliation contre un adversaire nommé Apollon Limassol, lui garantit dans les livres d’histoire olympienne la place qu’il convoitait tant. Mais ce n’était pas assez, il fallait creuser et creuser encore, dépasser en laideur et en répulsion tout ce que nous avait offert le passé. Le moment historique approchait, celui qui marquerait à jamais de son sceau chacun des protagonistes. L’un de ces moments dont aucune suite ne pourrait jamais effacer cette vérité éternelle : pour tout le reste de votre vie, vous y étiez. Vous l’avez fait, et vos noms seront à jamais associés à ce jour. Oui, ce moment était bien venu, et nous allons maintenant vous le narrer. Au fond des ténèbres on apercevait le Forez.

L’équipe

Mandanda
Sarr– Caleta-Car – Rolando –Amavi
Sanson (Radonjic, 83e) – Luiz Gustavo (Strootman, 46e)
Thauvin– Payet (Lopez, 63e) – Ocampos
Germain

Retenu pour la coupe d’Asie, Sakai se trouve environ à 6700 km d’ici et peut donc légitimement être épargné par le massacre. Victimes respectivement de douleurs au genou et au dos, Rami et Mitroglou ont eux aussi la chance d’avoir pu se faire porter pâles. Quoi qu’il en soit, c’est une équipe-type qui est alignée pour affronter l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon dans ce trente-deuxième de finale de Coupe de France.

Le match

L’OM semble placer son entame de match sous le signe de l’application, tâchant surtout d’afficher une maîtrise suffisante pour ne pas se mettre dans la panade d’entrée de jeu. Cette attitude précautionneuse paraît fonctionner dans un premier temps, puisqu’elle n’empêche pas Sarr puis Sanson de se procurer de belles situations de frappe dans les dix premières minutes. La onzième sonne le glas définitifs de nos slips quand notre côté gauche se fait bouffer, l’action aboutissant à un centre repris en ciseau. Mandanda repousse d’un beau réflexe, avant qu’un attaquant de l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon ne reprenne à côté. Le match contre Angers nous avait laissé quelque espoir de voir notre gardien de nouveau décisif, et cette parade pourrait en apporter la confirmation, pense-t-on alors. Les minutes suivantes se déroulent entre cagades de Caleta-Car et opération portes ouvertes sur notre aile gauche, la dernière incursion obligeant Rolando à concéder un corner. Cruelle désillusion : si ce match doit confirmer quelque chose concernant Mandanda, c’est qu’il lui faut plus de kérosène pour élever son gros cul à 30cm du sol qu’à Ariane V pour sortir de l’atmosphère. Pour Duje, c’est encore plus simple : lui ne saute pas du tout, ce qui permet au défenseur de l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon, Ngwabijé, de placer sa tête (1-0, 16e).

L’OM ne met aucune intensité dans les duels, et encore moins sur les seconds ballons ou au pressing : l’attitude parfaite pour niveler les valeurs avec des joueurs de National 2, qui disposent de tout le temps d’appliquer leurs principes défensifs comme offensifs. Quelques centres facilement repoussés, des tirs de loin n’inquiétant pas le gardien, voici résumée notre production de ces 45 premières minutes. Au contraire, les joueurs de l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon passent près de nous humilier quand, après avoir inexplicablement franchi notre milieu de terrain, ils trouvent un attaquant tout aussi inexplicablement esseulé côté gauche. A ce sujet, on rappellera que, contrairement à naguère, il est devenu tout à fait inconvenant d’employer le mot « violer », fût-ce par dérision, pour désigner l’élimination d’un défenseur par un dribble particulièrement humiliant. Il est en effet entendu que le viol ne saurait être chose traitée à la légère. C’est pourquoi, après la recherche d’un terme de remplacement par le biais d’une étude lexicale approfondie, je suis au regret de ne pas avoir trouvé de registre plus approprié pour désigner le crochet dont a été victime Jordan Amavi : il s’est fait souiller, écarteler, déchirer avec supplément sévices et humiliation, même qu’à côté de ça la scène avec Monica Bellucci dans le film de Gaspard Noé c’est Sissi Impératrice. Un bel arrêt de Mandanda évite le pire, tandis que Rudi Garcia (dehors) trouve le moyen de se plaindre d’un hypothétique hors-jeu auprès du 4e arbitre.

Les cartons jaunes s’accumulent en fin de période, signe que la pression s’installe enfin. Le seul ennui est que les avertissements concernent Luiz Gustavo et Caleta-Car, largement dépassés par les événements. Le Brésilien est d’ailleurs sorti à la pause au profit de Strootman.

L’OM hausse un peu le rythme dès la reprise, à moins qu’il ne s’agisse que d’un trompe l’œil né des deux percées en solitaire de Thauvin. Il faut cependant attendre l’heure de jeu pour bénéficier de notre première grosse occasion, quand Ocampos passe un petit-pont sur son défenseur et tire en angle fermé. Sa frappe est repoussée sur Germain, à deux mètres du but mais pas assez vif pour empêcher le gardien de gêner sa reprise.

Princesse Dimitri est envoyée bouder en tribunes, l’équipe passant en 433 à l’entrée de Lopez. Thauvin perce à droite et centre à ras-de-terre pour Germain, qui exécute cette reprise connue sous le nom de Boutefdjer : c’est comme une Madjer, mais qui serait tentée par Bouteflika. D’un ridicule déjà hautement consommé, le sketch se double d’une deuxième tentative en talonnade tout aussi pathétique, enterrant définitivement le peu de crédibilité que Valère pouvait conserver chez nous. Je ne mets pas le ralenti de l’action, vous le trouverez aisément sur le web ou les réseaux sociaux (à moins que l’avocat de Germain n’ait réussi à le faire ôter au titre du respect de la dignité humaine).

Alors que le temps presse dangereusement et que, hormis les deux loupés sus-cités, l’OM ne propose rien d’autre que des centres aléatoires et des frappes de loin immondes, la probabilité d’une humiliation suprême paraît de plus en plus certaine. Pire encore, l’affaire est pliée dix minutes avant le terme, au terme d’une contre-attaque menée sans aucune espèce d’opposition. Sa détente de stérilet usagé ne permet à Mandanda que d’effleurer un centre, lequel atterrit dans la course d’un attaquant marqué par personne. Piqué au vif, Steve rassemble toute son énergie pour préparer le plongeon de sa vie qui maintiendra l’OM à flot et, qui sait, lui permettra d’égaliser dans les dernières minutes. Manque de bol, Steve s’aperçoit trop tard que le tir de Milla lui arrivait en fait droit dessus, et, plus sur ses appuis, se laisse tomber comme une merde pendant que la balle termine en plein milieu du but (2-0, 81e).

La fin de rencontre ne présente guère d’intérêt, personne n’imaginant que l’OM guérisse en dix minutes de maux qu’elle ne soigne pas depuis des mois. Le Projet OM Champions vient de remplir une nouvelle page de ses hauts faits : nous venons de perdre 2-0 en trente-deuxièmes de finale de Coupe de France contre l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon.

Les joueurs

Mandanda (0/5) : Rejoint Elvis Presley et Marlon Brando au (Andrézieux-)panthéon des héros déchus sur l’autel du beurre de cacahuètes.

Sarr (0/5) : Guerrier infatigable dont l’activité l’amenait contre toute attente près des sommets européens et aux portes des Bleus, et devenu contre les joueurs de l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon plus inconsistant qu’un pet de limace. Une incarnation de l’état d’esprit collectif, donc.

Caleta-Car (0/5) : En panique totale. Que ce soit pour aller au duel, tenter une passe, rentrer sa voiture au garage ou déshabiller sa femme, à chaque fois qu’il tente un geste c’est comme si un gremlin venait se poser sur son épaule et lui souffler : « hé, tu te rappelles que t’as coûté 19 millions d’euros ? Ce serait dommage que tu foires ce geste, n’est-ce pas ? ». Je n’aimerais pas être dans sa tête.

Rolando (2/5) : Ah oui, André-Frank Zambo Anguissa ne le lui avait pas dit, mais lorsqu’on bénéficie d’un sort de titularisation éternelle, on subit l’inconvénient d’être titulaire aussi lors de ce genre de match.

Amavi (0/5) : Se fait pourrir d’une façon colossale par un attaquant adverse, et passe le reste du match à tenter des frappes improbables qui puissent faire au moins autant de vues sur les réseaux sociaux. Échec lamentable, d’autant que pour être ignoré des bêtisiers, il suffisait de compter sur les ratés de Germain.

Luiz Gustavo (0/5) : Encore une déclaration responsable et volontaire en fin de match sur la nécessité de dépasser les égoïsmes. Depuis le temps, cher ami, il va falloir passer à autre chose : soit tu mets les pieds dans le plat et tu étales les noms, soit tu te tais. Ah et pense à bien jouer de temps en temps, un peu, aussi.

Strootman (46e, 1/5) : Se voir confier pour mission de sauver la patrie dans un match abominable par zéro degré et la pluie dans l’une des régions les plus sombres du pays, voilà qui devrait aider à le guérir de sa dépression.

Sanson (0/5) : N’a pas remporté un duel à l’épaule contre un joueur de l’Association sportive forézienne d’Andrézieux-Bouthéon. À ce niveau là, pour muscler ton jeu, ce ne sont pas des efforts qu’il te faut, c’est une thérapie génique.

Radonjic (81e) : Pas loin d’atténuer l’infamie par un beau centre, hélas pas décisif.

Thauvin (1/5) : Invisible, hormis quelques percées individuelles pour jouer au sauveur sans rien sauver du tout.

Payet (0/5) : Bientôt trente-deux ans, père de famille, et pourtant les mêmes caprices que ma fille quand elle refuse d’aller faire caca. Quitte ce brassard et enfile plutôt une robe Reine des Neiges, ça conviendra mieux à ton état d’esprit.

Lopez (63e, 1/5) : De la bonne volonté, mais pas assez armé pour sortir un collectif du marasme à lui tout seul.

Ocampos (1/5) : Il a dû se méprendre sur le Projet® de McCourt et croire qu’on était devenu une équipe de football américain, ce n’est pas possible autrement. Par moments, j’ai l’impression qu’il ne s’embarrasse même plus du ballon pour foncer dans le tas.

Germain (0/5) : À son raté contre l’Atlético s’ajoute ce soir son action proprement hilarante contre l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon. Je ne sais pas si l’on se rend bien compte de la place qu’est en train de prendre ce sympathique garçon dans la légende de notre club.

Un Monsieur Lapin classique ne suffisait pas à récompenser cette performance. Pour la première fois dans l’histoire de la Canebière académie, nous décernons donc un Monsieur Lapin Award à l’ensemble des acteurs de cette rencontre historique. Gageons que ce diplôme inaugurera fièrement la vitrine de trophées du Projet®.

L’invité zoologique : Charly Epeirera-Lage.

L’épeire est le genre de bestiole venimeuse, mais trop petite pour nous causer grand mal. Sauf bien sûr si l’on est à la fois immunodéprimé et suffisamment con pour aller mettre sa bite dans un nid rempli d’araignées, là oui, elle peut être un peu dangereuse. Mais bon, il faudrait vraiment le chercher, n’est-ce pas ?

– Les autres : Pas bousculés dans un plan de jeu qu’ils ont tranquillement pu réciter. Seul détail exaspérant, ce buteur qui se répand en louanges auprès de Dieu et Jésus-Christ. Honnêtement, si j’étais le Messie, j’aurais autre chose à foutre que d’aider l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon, d’autant qu’il n’y a pas franchement besoin de miracle pour battre l’OM.

Le jour de libération anale : Mais si, rappelez-vous, il s’agit du jour où notre équipe n’a officiellement plus rien à attendre de sa saison. Repoussé à l’extrême limite l’an dernier grâce à la finale européenne, ce jour survient cette année avec une précocité record, grâce à notre retard en championnat et nos éliminations combinées aux premiers tours de Ligue Europa, Coupe du pneu et Coupe de France.

– La polémique : Peu habitués à dénigrer les gens qui habitent ailleurs que dans notre merveilleuse région, nous nous garderons bien d’approuver les récents propos polémiques de Michel Houellebecq. Pour mémoire, rappelons qu’il fait en effet dire au narrateur de son dernier roman : « Niort est l’une des villes les plus laides qu’il m’ait été donné de voir mais c’est parce que je n’ai jamais mis les pieds dans le Forez, faut pas déconner non plus. »

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, et sur Twitter. Didier A. remporte le concours zoologique.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

16 Comments

    • +1. Effectivement, même si je préfèrerais avoir des articles de Blaah pourris et des beaux matchs. Mais en ce moment, c’est un réconfort bienvenu.
      J’attends les lundis avec beaucoup plus d’impatience que les dimanches

  1. Allez L’OM ! A jamais le premier à (enfin) parler du « registre »
    Allez L’OM !

  2. Après, les types sont quand même 6e du groupe B de Nationale 2. Donc c’est la honte mais quand même, ça va. Qui n’a jamais perdu contre le 6e du groupe B de National 2 ? Le PSG ? Ouais c’est vrai. Lyon ? Oui, pas faux. Guingamp ? D’accord, ok. Mais qui d’autre ? Auxerre ? Oui, mais ça compte pas. Donc vous voyez bien.

  3. A deux doigts de me dire que tu n’as pas eu recours au « copier-coller » pour les 650 occurrences de « l’Association sportive forézienne d’Andrézieux-Bouthéon », que tu t’es forcé à les taper sur le clavier à chaque fois, dans une sorte de rituel d’expiation des péchés, de pénitence, d’auto-flagellation…

        • On devine aisément cette distance qui s’impose irrémédiablement à toi quand tu perçois (de loi, donc) la classe de Camélius Blaah.

  4. Plus de comité, plus de rubrique transferts. Ce site n’est désormais valable que pour vos chroniques sur l’OM.

  5. On est sûr que le résultat est maintenu ? Je veux dire, on a bien ri c’était sympa. On peut revenir au vrai résultat maintenant ?

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