EA Guingamp-AC Ajaccio (1-1) : toute première fois, toute toute première fois au Roudourou

Le dernier EA Guingamp-AC Ajaccio datait du 26 octobre 2013. I Sanguinari étaient présents, pas moi. Récit de mon dépucelage au stade de Roudourou.

Un match en Bretagne, un samedi après-midi du mois de novembre, quel plaisir. Mais un plaisir qu’il faut mériter. Un départ en 106 à 00h30 pour affronter les 7h30 de route, au moins 2 heures de route sous une pluie battante… Et quand on veut s’arrêter dormir sur le parking d’une salle des fêtes dans le fin fond de la Bretagne, on est réveillé par… le froid. L’arrivée à Guingamp se fait aux alentours de 10h30. La 106 a tenu le coup. Il est alors l’heure de retrouver Jordan, qui n’est pas un supporter de l’AC Ajaccio, mais le fan numéro 1 de Benjamin Leroy. Le bougre multiplie les déplacements pour voir jouer son gardien de but préféré. Venant de Chamonix, il a fait… 19 heures de train aller-retour pour ce week-end à Guingamp. Complètement fou.

Je le rejoins dans un hôtel miteux autour de Guingamp et avant le coup d’envoi, on se trouve un bar miteux. Un bar où les petits vieux du coin boivent un petit blanc à 11h du matin. Un bar où le jukebox crache du Eddy Mitchell… puis du Larusso. Mais surtout un bar où ils ne servent pas de bière en pinte. Ça doit être le seul de Bretagne. On se rabat sur deux demis et c’est parti pour le Roudourou.

Et qui dit nouveau stade, dit galère à trouver l’entrée du parcage visiteurs. On se présente à un premier stadier, qui nous indique que l’entrée est plus haut. On arrive devant un deuxième stadier, qui nous dit qu’il faut faire le tour du stade. Troisième stadier : il nous dit qu’il faut descendre la rue. On arrive à un quatrième stadier édenté qui nous lance : « Ah non, ce n’est pas du tout là. En fait, j’en sais rien moi, je suis pas de là. J’habite à 200km de là. Et puis je viens de Corse, mais de plus haut moi, forza Bastia ». On fait demi-tour et on s’éloigne de cet énergumène quand nous croisons au hasard, l’entrée du parcage visiteurs. Alors que tous les stadiers nous avaient dit qu’on avait un parking réservé, voilà qu’on nous dit qu’il est fermé. Bref, nous trouvons une place et nous voici devant le stade. Nous sommes accueillis par un golgoth, mi-Sébastien Chabal, mi-gorille. Un physique impressionnant pour un mec que t’as PAS DU TOUT envie de faire chier. Et pourtant, malgré les apparences, ce stadier est une vraie crème, très sympathique et soucieux de notre confort et de notre bien-être. Un bon accueil.

Et la météo dans tout ça ? De la pluie pendant l’échauffement, un grand soleil au coup d’envoi, puis pluie, puis encore pluie. Un vrai temps breton, quoi. Heureusement, les supporters de l’AC Ajaccio sont à l’abri sous le parcage. Et pour l’occasion, le kop acéiste est bien garni. Maxime est venu de Niort et surtout, une quarantaine de membres de l’Orsi Ribelli est venue tout droit d’Ajaccio pour le match. Un grand bravo à eux !

Le reste du stade est plutôt bien garni et concernant le stade de Roudourou : il s’agit de l’un des plus beaux stades de Ligue 2, à mon humble avis. Très agréablement surpris, en tout cas. Avant le coup d’envoi, c’est l’heure d’aller faire un petit tour aux chiottes.

Les toilettes du parcage visiteurs du stade de Roudourou sont… étranges. En entrant à l’intérieur, on remarque un pan de mur… bleu. Ailleurs, les parpaings sont peints en blanc et les portes sont rouges/bordeaux. Un mélange de couleurs qui ne va pas très bien ensemble, c’est le moins que l’on puisse dire (surtout que c’est mal peint, si je peux me permettre). On peut également noter un manque d’éclairage dans les toilettes, avec une pauvre petite ampoule qui n’éclaire pas grand chose. Ce n’est pas beau du tout, mais l’ensemble n’est pas dégueulasse au niveau de la propreté, même si la grande poubelle n’a visiblement pas été vidée depuis des mois et des mois. Niveau confort, il y a tout ce qu’il faut : du PQ, du savon, de l’eau, du papier pour les mains et même une brosse à chiottes (qui est maintenue par une chaîne, au cas où on la vole et qu’on la lance sur les joueurs). Note : 2,75/5.

C’est parti pour le match, sur un billard. Ce sont les locaux qui dominent globalement mais c’est bel et bien Cyrille Bayala qui ouvre le score pour l’ACA juste avant la mi-temps après un magnifique une-deux avec Hugo Cuypers. C’est régalade. Explosion de joie dans le parcage. Et c’est parti pour une petite session de chambrage et de doigts d’honneur.

Mi-temps. Et qui dit mi-temps, dit détour vers la buvette. Et grosse désillusion. Il n’y a rien à manger.

Les + :

  • L’accueil était sympathique et souriant.
  • Ils vendent de la vraie bière avec alcool.

Les – :

  • Aucun choix de nourriture
  • Pire : ils n’ont rien à manger ! Ils n’ont plus de sandwichs « parce que c’est l’après-midi ». Voici leur explication. Du jamais-vu.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 0,75/5. Tu accueilles 10 000 personnes et 40 supporters visiteurs qui ont traversé le pays pour ce match et tu n’es pas capable de les nourrir ? Très décevant de la part d’un club comme l’EAG, qui descend de Ligue 1. On s’attendait à beaucoup mieux mais heureusement, la buvette du Roudourou est sauvée par la gentillesse de son personnel et par le fait qu’ils vendent de la bière. C’est tout.

La deuxième période peut reprendre, avec le même schéma. Dans les cages, Benjamin Leroy est encore une fois imbattable. Du moins, c’est ce que l’on a longtemps cru. Pas de 10e clean-sheets pour notre gardien, qui s’incline à la dernière minute, sur une tête de Nolan Roux, hors-jeu au départ de l’action. 1-1, score final. C’est rageant pour les Ajacciens, mais prendre un point à Guingamp, on aurait signé tout de suite des deux mains en début de saison.

Après de telles émotions, il est l’heure du départ, après avoir attendu une bonne demi-heure que les stadiers nous ouvrent les grilles du parcage visiteurs. Petit détour par un restaurant local pour déguster une spécialité du coin (en fait, c’était un CBO à Mcdo) et c’est reparti pour 7h30 de route. Bon, j’avoue, pour le retour j’ai triché : j’ai pris une portion d’autoroute pour rentrer au plus tôt. Un retour long, très long… J’étais tellement fatigué que je confondais le comodo d’essuie-glaces avec… le pommeau de vitesse. Arrivée finale aux alentours de 2h30 du matin, pour une petite nuit de sommeil. En rêvant de notre prochain déplacement, samedi à Saint-Flour en Coupe de France, bien évidemment.

Perfettu

PS : merci aux Guingampais pour leur accueil et leur hospitalité, et tout particulièrement à Thibautl, qui m’a offert une bière et un maillot !

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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