FC Nantis / Paris SGEL (0-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie note ses livres

Où il est question de self-défense et de pédagogie de l’arbitrage.

 

Salut les partisan•e•s,

On retrouve toujours les mêmes têtes dans ce championnat de France de fouteballe, c’est à se demander où sont passées les belles promesses de renouvellement de nos dirigeants autoreprésentés. Vivement le retour de la coupe d’Europe, tiens. D’ailleurs, j’ai appris que ça se déroulerait pendant la pute de son père de fête de la consommation amoureuse de la Saint-Valentin, le prochain mâche. Comme l’an dernier. Avec plus de réussite, et moins d’argent gâché, si possible, quand même : si c’est pour se retrouver à acheter chaque été notre bourreau du printemps précédent, autant aligner directement les 200 millions de boules de pots de vin avant le mâche, on gagnera du temps.

 

PSGEL

Nasser se positionne sur le dossier Bahoken.

 


LA RENCONTRE


 

Après un détour par la Picardie, nos kheys du 7-8 sont de retour en terre quasi-bretonne (d’ailleurs, Nantis et Rénés semblent se tirer le mou pour savoir lequel est le moins britton des deux, ça fait peine, on croirait voir deux fafs se disputer pour déterminer si Charlemagne est français ou alboche). Pour ce déplacement périlleux chez le sous-marin de la jaunisse, solide cinquième du championnat, notre bon Unai a dégainé son 4-3-3 de toute éternité, avec un milieu Rabot-Vierratti-Le Celsius à l’animation toujours plus indicible (ce qui ne l’empêche pas d’être également de plus en plus enthousiasmante). On notera le retour en pointe du camarade Cavanuche, très attendu, et celui de Liévin Kurtzouma, qui l’était beaucoup moins, il faut bien l’avouer.

Les Nantis se présentent quant à eux avec un 5-3-2 bâti pour nous faire chier, et ça ne loupe pas dans les premières minutes : la densité mise au milieu perturbe la relance, les couloirs sont bien bloqués, Paris-Saint-Germain-en-Laye cherche les espaces en profondeur mais ne parvient pas à prendre la défense adverse à défaut. Mais au terme de dix grosses minutes de bonne facture, il suffit d’une saute d’attention des Titis atlantiques pour permettre aux Bleus-violets de placer leur banderille : servi à gauche, Cavanille contourne la défense, se retrouve dans l’axe aux vingt mètres, sert Mbappette qui laisse filer intelligemment le cuir dans son dos pour l’Ange de Marie, oublié au marquage, lequel peut placer un bon pointard des familles dans le petit filet opposé de Cyprine Tatarussanus, un peu mollasson sur ce coup. 1-0, la dure loi de la loi.

Scénario classique par la suite : le but est marqué, l’adversaire est pas trop relou, alors les camarades parisiano-saint-germanois relâchent la pression, laissent les Nantis poser le pied sur le ballon – de toute façon ils n’ont pas l’air de savoir vraiment quoi en foutre lorsqu’ils l’ont – et procèdent en contre, comme ici, à dix minutes de la mi-temps : Dani la mèche parvient à ressortir la balle sous la pression, trouve Cavanuche en pivot dos au but (nous assistons ici, il me semble, à son second et dernier ballon du mâche) qui remise à Marcoco dans l’axe. Ouverture pour Kikilian, qui fixe deux défenseurs, décale Adrien Radio à droite à l’entrée de la surface, centre à ras de terre, Angelito arrive seul au second poteau, face au but déserté par le goal… et frappe sur la barre. Deux occasions, un but pour l’Ange aux grandes oreilles, on s’en contentera pour ce premier acte.

Les Nantis reviennent des citrons avec un beau 4-4-2 tout neuf et de belles intentions, et PSGEL a bien du mal à sortir de sa moitié de terrain. Pas loin de l’heure de jeu, Kurzaprout tente la tristement célèbre passe en retrait dans l’axe, et manque de peu d’offrir l’égalisation. Celle-ci survient – presque – quelques minutes plus tard, sur un coup franc dévié par l’avant-centre dans le petit filet de la Sainte-Aréole, mais deux Jaunis sont signalés hors-jeu. Le temps pour Angelito de rater une nouvelle occasion sur un contre, pour Mbappette de se faire bolosser au dribble par Nicolas Pallois (oui, Nicolas Pallois, oui), pour Vierratti de se faire petit-ponter par un autre Jaune, à la fraîche, et on en arrive à la fin du mâche, non sans être passé auparavant par le moment que vous attendez tous : le fameux CHAPRONGATE.

 


LE DOCUMENT EXCEPTIONNEL QUI A DEMANDÉ DES HEURES DE TRAVAIL À UN BÉNÉVOLE SOUS-PAYÉ ET MAL CONSIDÉRÉ AU BORD DU BURNE-OUTE


 

 


LE SOVIET QUI TIRE SUR DES ÉTOILES


 

Sainte-Aréole (3+/5) : Il sauve la face suite à la grosse saucisse de Kurza, mais est un peu juste sur le but hors-jeu quand même.

Dani la dèche (2/5) : Toujours précieux dans les phases de transition (c’est d’ailleurs lui qui, en se sortant du pressing pour servir Cavanouille, initie le contre achevé par la frappe d’Angelito sur la barre), il a cependant baissé de pied au cours du mâche, laissant passer quelques courants d’air fascisants dans son dos.

Marquiche (3/5) : Not’ bon capiston était bien bon, je crois.

Prunelle de Quimperlé (4/5) : Solide en première mi-temps, le joyau des tess du Val-d’Oise a montré l’exemple en seconde à ses coéquipiers endormis en allant découper du Canari jusque sur la ligne médiane, en stoppant quelques actions très chaudes, et en prenant ses responsabilités dans la relance (même si c’était pas toujours ça non plus).

Liévin Kurtzouma (1/5) : Bon, la blague est finie, maintenant, il faut rentrer chez vous, monsieur.

 

Layvin fait un beau cadeau à son gardien.

 

Marcoco (2/5) : Alors oui, il nous étonne toujours autant avec ses sorties de balle venues d’ailleurs, mais le revers de la médaille, ce sont ces tacles assassins qui lui vaudraient quelques cartons en plus s’il ne s’arbitrait pas lui-même. Et je rajoute un malus pour avoir pris ce petit pont du sheitan en fin de mâche.

Gigi Lo Celsuce (3/5) : Il venait d’avoir 18 ans, il était doux comme un enfant, fort comme un homme.

Adrien Rameaux (3/5) : Idem (+ il est presque passeur décisif pour Angelito, ne l’oublions pas).

Kiki Èmeuhbappé (2/5) : Oui, ben, il laisse passer la balle sur le but, c’est beau, c’est intelligent, c’est sûr, bravo le foot. Et ce fut sans doute le membre du trio d’attaque qui s’est rendu le plus disponible, j’en conviens. N’empêche qu’il s’est fait bolosser par Nicolas Pallois. NICOLAS. PALLOIS.

Angèle de Maria (2/5) : Pas très enclin à la collectivisation, Angelito s’est contenté de bien se placer pour se payer trois occasions, un but et une barre. Il pouvait mieux faire.

(Remplacé à la 80e par Chris N’coucou, que tout le monde déteste à Brooklyn, il paraît)

Eddy Cavanille (2/5) : Deux ballons touchés, que je me souvienne. Et quand même une passe décisive à la clé, mine de rien. Peu d’impact sur le jeu et sur la défense, on va mettre ça sur le compte de la dinde de Noël qu’il a encore du mal à digérer. Reviens-nous vite, beau barbudo (oui, alors, à l’heure où j’écris ces mots, il a déjà marqué durant le match suivant, tout va trop vite dans le fouteballe).

(Remplacé à la 68e par Tom la Meule, aware)

 

Eddy la met enfin au fond.

 

Mes remerciements éternels à Pablito sans qui cette académie n’aurait pas été possible,

Soutenons les petits producteurs vidéos,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

3 commentaires

  1. Oubliez pas le pouce bleu sur la vidéo, il faut un maximum de likes, les frères

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